Homo Burnatus

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Location: Vevey, Vaud, Switzerland

Un épicurien qui mord à pleines dents dans la vie

Wednesday, June 07, 2017

In to the wild - Alaska 2 (Kodiak Island - Talkeetna)

Un peu plus d'une heure de vol via Anchorage, et l'avion amorce sa descente sur Kodiak, une île au large de la pointe de Seward et Homer, connue pour sa faune sauvage et son plus fameux animal d'entre tous: l'ours brun de Kodiak, de la famille des grizzlis dont certains peuvent faire, paraît-il, 3 mètres de haut quand ils se mettent debout ! On les voit nombreux surtout en juillet, août et en septembre lors de la migration des saumons qui sont aussi fort nombreux dans cette contrée. Bon, un(e) certain(e) Chris devrait normalement être là avec le shuttle de l'hôtel pour m'y emmener comme c'était prévu lors de nos échanges de courriel. Mais voilà, une cigarette, deux cigaretes, et puis trois, toujours pas de Chris, il ne restait plus que moi devant l'aéroport. Il a fallu appeler l'hôtel car apparemment, ils ont oublié ! Cela me coûte un roaming pour tomber sur une américaine qui avait l'air de prendre cela par dessus la jambe. Oh, sorry, on va vous envoyer quelqu'un et encore 20 minutes d'attente avant que John, et pas Chris, n'arrive. Rachitique, et une trogne de poivrot mais débordant de gentillesse, l'ami John me souhaite la bienvenue à Kodiak et entreprend de me donner quelques tuyaux pour explorer le coin. Le long de la route qui mène à l'hôtel, on voit plein de noms à consonance russe, c'est que l'Alaska était d'abord russe jusqu'au milieu de 19e et cela se ressent fortement ici à Kodiak. D'ailleurs mon hôtel se nomme Shelikof, et un nombre de rues et de bâtiments porte des noms comme Rezanof, Kashevaroff etc ... Kodak, c'est d'abord le port que l'on voit en entrant dans le village. L'île vit de la pêche principalement et aussi beaucoup grâce au tourisme durant les mois d'été. Disons de mi Mai jusqu'en Septembre environs, et cette période voit le nombre de personnes à Kodiak augmenter considérablement. Les hôtels s'affichent quasiment complets en Juillet et Août. Du coup, juin est un bon mois pour la visiter, il y a du monde mais encore supportable, et on peut encore trouver pas trop difficile une chambre ou pour louer une voiture. Une fois les sacs posés et la douche faite, débute la visite des lieus. Encore une fois, ici comme ailleurs en Alaska, les choses à voir sont autour des villes et assez loin pour pouvoir y aller à pied ou en vélo ! Et ils ne louent pas de petites motos non plus hélas. Sans voiture on est cuit, à moins de tomber sur quelqu'un qui vous prend un peu sous son aile pour vous montrer les endroits par gentillesse comme j'ai eu la chance avec Maria à Kenai. Et comme vous verrez plus tard avec Scott, un personnage extraordinaire rencontré ici à Kodiak. C'est décidé, je prendrai mon permis de conduire avec moi pour les prochains voyages, on ne sait jamais ! Arrivant en début d'après-midi, j'ai fait un grand tour en allant jusqu'à Millwall, un jolie petit village qui jouxte Kodiak et se trouvant au bord d'un charmant grand lac. Des jolies maisons le long du bord parsemé de petits bois et le tout donne un cadre assez enchanteur, mais hélas, mille fois hélas, à part une minuscule plage ouvert au public, tout le bord du lac est privé et on peut pas y accéder. Impensable en Suisse ! Et pour éviter les désagréments du temps comme à Valdez, avant de venir ici, j'ai vérifié le temps qu'il ferait pour mes trois jours sur l'île, avec le site d'Alaska Meteo. Et les prévisions étaient exactes, le temps est beau sur Kodiak pendant ces trois jours ! Quel bol, car il pleut 25 jours par mois ici en général. D'ailleurs le lendemain de mon départ, il pleuvait comme disait Scott dans son message. Et Scott justement, comment je l'ai connu ? Et bien, le second jour de mon arrivée sur l'île, comme j'ai réservé mon "bear viewing tour" pour le troisième jour, un samedi où la météo annonce comme le plus beau jour de sûr sur l'île, j'ai un peu procrastiné comme on dit. Un peu de grasse matinée qui fait du bien et flâner un peu au hasard dans le village. En passant devant une grande boutique de vêtements, chaussures, sacs divers etc ... pour homme , j'ai poussé la porte d'entrée dans le but de jeter un coup et éventuellement acheter une paire de jeans dont le prix affiché est très intéressant. Et c'est le patron, Scot, qui m'accueille et on a commencé à parler un peu. Vu mon accent , il m'a demandé d'où je viens et quand je le dis, c'était parti ! Il se trouve que Scott et sa femme ont fait un long trip en Europe il y a peu et ils ont fait un séjour à Montreux, que Scott connaît déjà de réputation à cause de son festival. Lorsqu'il m'a demandé ce que j'ai vu de bien dans le coin, je lui ai dit pas grande chose et que j'attend le lendemain pour ce fameux tour en "bush plane" pour aller voir les ours. Et je lui ai aussi fait part des difficultés que l'on peut avoir ici si on ne peut pas louer une voiture, il m'a tout de suite propose de revenir le trouver à la fermeture de sa boutique vers 18h et on ira fait un tour à deux, trois beaux endroits à visiter de l'île. Voilà, je suis ressorti de sa boutique avec deux jeans et en ayant gagné un ami. Avant de partir, nous sommes allés d'abord chez lui pour changer de voiture car suivant où, il vaut mieux avoir un 4/4 ! Il m'a parlé de ses voyages en Europe et aussi en Asie où il a rencontré sa femme qui est philippine à qui j'ai été présenté et elle a aussi gentiment préparé un en cas pour nous pour manger en route. Ce sont vraiment des gens charmants et Scott est un Américain vraiment atypique. Pas de MacDo, ni sodas, ni alcool. Une personne qui s'intéresse au monde et pas seulement à l'Amerique. Épris de nature, il est venu du Maine pour s'établir définitivement sur Kodiak depuis les années 90. Il est aussi un photographe passionné et grand amoureux des animaux. Bref, quelqu'un de super intéressant. Toujours entrain de crapahuter dans la nature, à grimper les montagnes, à traquer les animaux pour les photographier dans leur habitats naturels. Il me dit que dès qu'il fait un tantinet pas trop moche, il saute dans sa Jeep et en route pour les grands espaces autour de l'île. Surtout en saison "chaude" comme maintenant. Il dit souvent à sa femme qu'il en à pour 1, 2 heures, et souvent il revient à la Maison minuit passé ! Comme d'ailleurs les deux fois que je suis venu avec lui. On part vers 18h et quand on revient il est presque 1 h du matin ! grâce à Scott, j'ai pu voir déjà ce soir là des coins magnifiquement beaux et surtout très photogéniques Bon, c'est déjà samedi et j'ai déjà prévu de consacrer ma matinée à la finale de la "Champions League) qui est retransmise en direct sur Fox TV à 10h30 du matin. Dix heures de décalage d'horaire oblige ! Entre deux je suis passé à la boutique de Scott pour lui dire au revoir car je pars le lendemain. Vu que l'après-midi vers 15h30, j'ai mon "bear viewing tour" en hydravion pour Katmai National Park qui se trouve sur une autre île à côté et séparé de Kodiak par le détroit de Shelikof. Il y en a pour environ 4 heures et Scott me dit que si je n'étais pas trop fatigue en rentrant, on pourrait de nouveau faire un tour dans un autre coin de l'île avec lui. Vo us pensez bien que je n'ai pas dit non ! Et voilà le "shuttle" de Kingfisher Aviation, pile a l'heure, et en route vers la petite base d'hydravions de Kodiak. Avec moi, il y a un autre couple d'Americains et nous sommes pris en charge par Kyle, le jeune pilote qui est déjà une figure locale ici. Et nous voilà parti pour une heure env. de vol qui passe tout près dessus ces hautes montagnes couvertes de neige éternelle, et nous survolons le détroit de Shelikofqui est sous un tapis de brouillard. Les paysages sont sublimes et le mot est faible. Enfin nous sommes arrivé sur Katmai et après une ronde, Kyle a déjà repéré un ours sur une plage. L'avion amorce un virage à gauche et commence à se poser sur l'eau en s'approchant du bord. Éteignant le moteur, Kyle descend dans l'eau (les pilotes d'hydravions ici sont vêtus comme des pêcheurs pour pouvoir se déplacer dans l'eau sans se mouiller) et le tire de façon sans faire trop de bruit pour s'approcher de la bête sans la déranger. Et nous, on s'asseye sur les marches de l'avion à environ une trentaine de mètres de l'ours pour le photographier sous tous les angles. Un formidable moment de pouvoir observer ainsi un ours en liberté dans son habitat naturel. Une demi-heure passée là , et ensuite nous redecollons pour un autre endroit de Katmai National Park. Dix min. de vol et de nouveau nous voyons sur une autre plage plus bas deux autres, une maman et son petit. La même opération décrite plus haut se répète et de nouveau pendant plus d'une demi-heure, on a pu observer et photographier ces belles bêtes a satiété ! Bon, il est temps de rentrer sur Kodiak, et Kyle nous propose une légère petite différent route pour admirer les magnifiques panoramas vus d'un petit avion qui vole juste au dessus. Fantastique spectacle mes amis ! Des souvenirs pour la vie ! en arrivant sur Kodiak, je reçois sur Messenger un message de Scott qui vient me chercher à l'hôtel vers 19h pour un grand tour vers White Sand Beach, et encore un autre endroit dont je ne me souviens pas du nom. Et c'est reparti pour un magnifique tour, des coins sublimes et une faune omniprésente. A un endroit sépare d'une rivière, nous avons pu voir un ours, mais il est trop loin pour pouvoir le photographier, mais on a pu l'observer grâce aux puissantes jumelles que Scott a toujours sur lui. On est rentré de nouveau passe minuit, avec des images pleins l'appareil et la tête ! Le soir en voulant transféré mes photos de mon appareil de photo vers la tablette, je ne sais pas ce que j'ai foutu, mais merde, elles ont été supprimées, toutes à l'exception d'une: un seul image du premier ours de Katmai sauvé, tous les autres, pf... disparus ! J'étais en colère, mais rien y fait, il fallait le faire sans précipitation, et à tête repose et non pas dans un état de fatigue compréhensif après une journée a crapahuter dans la nature. Et oui, ce sont des choses qui arrivent, il faut rester philosophe car au moins ces images, je les ai toujours dans ma tête. Cela m'attriste surtout de ne pas pouvoir partager ces moments avec vous sous forme d'images ! Le lendemain, je quittais Kodak à regret, pour Anchorage avec un vol d'Alaska Airlines tôt le matin. J'ai passé ici 3 jours formidables avec une belle rencontre en la personne de Scott, un super personnage ! Il me reste 5 jours à passer en Alaska, alors j'ai décidé de passer par Anchorage avant de descendre sur Talkeetna, un petit village sympa entre Denali Park et Anchorage. Un endroit tranquille pour faire des balades avec en toile de fond, le Mont McKinley, le plus haut sommet d'Amerique du Nord avec ses 6000 et quelques mètres. Et on voit très bien son top depuis ici à Talkeetna. Pour ces deux jours ici, j'ai réservé ce qu'ils appellent ici un lodge, c'est à dire souvent des cabanons dans la nature près des rivières et des spots touristiques. Mais j'ai un peu mal calculé mon coup ! Croyant que le Dave Fish Lodge se trouve juste à côté du village de Talkeetna, et vu le prix super sympa, je l'ai pris. En arrivant avec le shuttle au village on apprend que le lodge se trouve en dehors assez loin, quelque chose comme 5 miles et quelque poussière. Ce qui fait dans les 6 km env. Ben, que faire ? J'ai déjà payé mes deux nuits. Et surtout que personne ne s'y trouve avant 15h pour le check-in ! Le chauffeur du shuttle m'a suggéré une solution, faire un tour à Talkeetna en attendant puis louer un vélo pour y aller après. Cela peut être une solution sportive en effet. Le problème est mes deux petits sacs, pour les transporter en vélo c'est un peu compliqué 😀. Bon, ça vaut quand même la peine de tenter le coup, et si je le loue pour 2 jours, je peux aussi explorer le coin à vélo. Ce n'est pas plus mal en effet. Et je suis tombé sur une dame sympa à la boutique qui loue aussi les vélos. Elle s'est mise en quatre pour me proposer des solutions, garder mes affaires dans son boutique jusqu'à 8h du soir, heure à laquelle elle ferme, et au cas où, elle transporterait elle même mes sacs à l'hôtel avec sa voiture. Vraiment cool ! A ce sujet, comme j'ai dit lors de mon billet précédent, les Alaskans sont plutôt très hospitaliers et très ouverts avec les touristes. En voici un autre exemple ! Voilà, après un grand tour au village et autour, j'ai entamé mon périple à vélo vers le lodge qui est en plein nature à quelque 6 km de là. Cela a bien été car heureusement, à part une petite côte, le reste était plutôt plat, dont ce n'était pas trop pénible. Un autre problème est que le lodge ne propose de repas, alors pour croquer, il faut que je prenne mon vélo pour aller au village et revenir. Ça fait donc 12 km aller-retour pour manger 😉. Fallait bien, si non je reste le ventre vide. D'un côté, c'est bien, ça me fait de l'exercice au moins. Voilà, deux jours tranquilles dans un coin charmant et propice à la méditation car je suis dans une cabane au milieu d'une belle nature et les seuls bruits que l'on entend sont ceux des oiseaux et d'autres animaux. Demain, back to Anchorage et après demain, retour au bercail. C'est bien aussi de retrouver sa vrai vie et ses proches, amis ... et pour mieux repartir plus tard. Oui, je suis heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage et content de revenir chez lui. Alors à tout bientôt très chers pour d'autres voyages dans ce beau monde. D'ici là, portez vous bien et merci encore de bien vouloir suivre les aventures d'un vieux routard en goguette. Vous embrasse bien fort ! JPB

Wednesday, May 31, 2017

Alaska - In to the wild 1 (Anchorage - Denali National Park - Fairbanks -Valdez - Kenai)

Embarquement dans 30 min. Allez, une dernière sèche dans l'aquarium juste pas loin du comptoir d'embarquement de Condor Airlines avant 10 longues heures de vol jusqu'à Anchorage. Votre boarding card et l'autorisation d'ESTA svp ! Me demande l'hôtesse. Les voici lui dis je, tout content d'embarquer enfin pour cette contrée magique qui me titille depuis longtemps. Désolé monsieur, me dit-elle, votre passeport a un numéro qui ne correspond pas à celui indiqué sur l'autorisation d'ESTA. De fait, votre nom ne figure pas sur la liste des personnes autorisées à entrer aux Etats-Unis. par conséquent nous ne pouvons pas vous accepter à bord. J'ai cru que le ciel est tombé sur ma tête ! J'ai pourtant reçu l'approbation de cet organisme américain, mais voilà, une petite erreur a été commise. Comme c'est un nouveau passeport biométrique que j'ai reçu il n'y a pas longtemps, j'ai pris le premier chiffre (un zéro) qui suit la lettre X pour la lettre O, forcément ça ne peut pas aller. Et c'était peine perdu de parlementer avec la personne au comptoir d'embarquement, car elle ne peut rien faire d'autre que de vous conseiller de refaire ou de modifier la demande d'ESTA en ligne dont la décision est assez rapide (15, 20 min. après la demande et que le paiement par carte est validé). Mais voilà, on ne peut modifier une demande existante et accordée que les données simples, par contre dès qu'il s'agit de celles qui concernent le passeport, il faut refaire complètement la demande depuis le début. Catastrophe ! Il ne reste plus que 20 min. avant la fermeture des portes et en plus l'Internet de l'aéroport de Francfort n'était pas des plus rapides ! C'était impossible, il ne me reste plus qu'à négocier un nouveau vol avec Condor contre un gros supplément deux jours plus tard car il n'y en a pas tous les jours. Et surtout, redemander une autorisation ESTA en donnant le bon no de passeport cette fois. Ce qui fait que j'ai du prendre un hotel pas trop cher à Francfort, et attendre la réponse des américains, qui était positive et que j'ai reçu assez rapidement. Bon, ce sont les aléas du voyage et il faut l'accepter. Voyons maintenant le côté positif de la chose car il y en a quand même un ! J'ai pu ainsi découvrir une ville allemande qui est assez sympa à visiter pendant 2,3 jours. Grasses matinées et de de longues et et sympas promenades en ville et le long du fleuve Main jalonnés de jolis bistrots flottants pour des bons apéros-dînatoire 😜. Enfin, on est mardi et il est temps de me rendre à l'aéroport pour le voyage prévu. Cette fois ci, tout passe bien comme une lettre à la poste. Et après un vol confortable, j'ai atterri à Anchorage au milieu de l'après-midi. Un décalage de 10 heures (plus tard par rapport à nous), un bus pour le "down town" et cap sur Bent Prop Inn mon hotel situé en plein centre d'Anchorage. Une jolie ville bien étendue, bordée par deux bras de mer et par les monts Chugach aux neiges éternelles. Avec plein de parcs, où quand il fait beau comme le jour de mon arrivée, plein de monde qui font du sport ou simplement apprécier la chaleur du soleil ! Il y a bien d'autres choses à voir autour de la ville mais il faut une voiture, car aucun moyens de transport publics pour s'y rendre. Il faut dire qu'ici c'est le règne de la voiture, les bus ne sont que pour les transports en ville. Même entre les villes, à part certaines destinations, il n'y a rien ! Il faut, soit louer une voiture, soit prendre l'avion, pour autant qu'il y ait des liaisons ! Pour moi, c'est un peu casse-pied car je n'aime pas conduire tout seul dans un pays étranger et en plus, je n'aurais pas pu le faire car il aurait fallu que je change mon vieux permis de conduire contre un permis international à la Blécherette avant le départ pour Alaska ! Après deux jours ici, j'ai profité du fait qu'il y ait un service de bus entre Anchorage et Fairbanks pour aller à Denali Park, un parc national de grande réputation où la nature est reine ! Une nature sauvage et grandiose et où se trouve aussi le Mont McKinley, le plus haut sommet des Etats-Unis. A ce propos, il y a une chose que les moins de 50, 60 ans ne peuvent pas le savoir. Savez vous que le premier skieur qui est descendu de cette montagne était un Suisse ? Oui, c'est Sylvain Saudan, dans les années 70, un truc qui m'est resté ! D'ailleurs on l'appelait le skieur de l'impossible ! Dans ce parc national tout est prévu pour les amoureux de la nature. Des campings, des espaces pour les motohomes etc ... et des lodges en accord avec la nature environnante, bref, il y en a pour tous les goûts. C'est un immense parc et les chemins ne sont pas autorisés aux voitures privées, seuls peuvent sillonner les chemins les bus du service national des pars américains pour emmener les touristes voir des paysages à couper le souffle, ainsi que les animaux qui vivent en liberté dans cet immense espace de forêts, de montagnes, rivières etc ... les touristes peuvent aussi la sillonner à pieds, mais il vaut mieux être entraînés suivant quel treks, et surtout, comment savoir se comporter sans se faire bouffer quand on rencontre des loups ou des ours ! Et c'est aussi un endroit, au printemps comme maintenant ou même en plein été, peut avoir 4 saisons dans l'espace d'une heure ! Le jour où je suis allé visiter le parc avec le tour en bus organisé qui dure en général entre 6 et 7 heures, il a neigé dru le matin, et un petit moins trois au thermomètre, puis à mesure que le jour avance, La température remonte, le soleil a fait son apparition et le spectacle est devenu féerique. Les paysages enneigé est de toute beauté, et en plus on a pu voir un beau spécimen de loup, une belle bête qui s'est approchée bien près de notre bus comme s'il avait envie de poser pour nous 😁. Et aussi des caribous, des élans, et des "mountains goats", des beaux oiseaux de toute sorte. On en avait plein les yeux. C'était magique ! Après deux jours dans ce merveilleux parc que je quitte à regret, d'autant plus que les ladies qui travaillent au lodge sont devenues quasiment des amies, avec qui j'avais de longues heures de discussion durant ces soirées où le soleil ne se couche presque jamais en cette saison. C'est presque un problème pour dormir car il fait grand jours jusqu'à passé minuit, et ensuite il fait encore bien clair jusqu'à l'aube. On a intérêt a bien tirer les rideaux des fenêtres, si non, niente dormire ! Profitant du fait que le shuttle faisant Anchorage - Fairbanks passe par Denali Park, j'ai réservé pour qu'ils me prennent au lodge de Denali en passant. C'était un samedi après-midi et je suis arrivé vers 16h à Fairbanks, la troisième ville de l'Alaska avec l'université d'état et d'autres administrations fédérales. En descendant du bus au "down town", le centre de la ville, j'avais l'impression de débarquer dans une ville morte. À part quelques homeless qui boivent leurs litrons en se chamaillant dans un parc, il n'y avait pas un chat en ville. Et pourtant on est un samedi ! Heureusement que les bistrots étaient ouverts, et j'ai pu noire un café, en recherchant un hotel répertorié dans mon guide. Sapristi, ces hôtels pas trop chers étaient tous fermés et pourtant la saison touristique bat son plein ici en Alaska ! La ville est normalement une base pour les spots touristiques connus autour. Mais une fois de plus, sans voiture, vous êtes mort ici, il n'y a aucun transport public qui vous y mène. Normal, diront -ils, tout le monde utilise les voitures en Amérique même pour aller à un endroit aussi près soit-il ! Le règne de la voiture reine comme j'ai dit plus haut ! De guerre lasse, j'ai atterri à Bridgewater Hotel, pas donné mais de toute façon, à part d'aller dans un dortoir de 8 lits à 35, 40 dollars la nuit, vous ne trouvez rien à moins de 80 USD uns chambre avec sanitaires privés corrects. Et on a de la chance si on en trouve à ce prix là. Quand il y a des promotions seulement ! Bon, ce sont les chambres doubles, mais pour un voyageur solitaire comme moi, c'est le même prix, vu qu'il n'y a pas de single ! Après une nuit à Fairbanks, j'ai pris un avion pour Valdez, une petite ville magnifiquement cernée par des hautes montagnes majestueuses et entourée d'une belle nature sauvage. cette ville est aussi le terminus du pipeline qui amène des milliers de litres de pétrole depuis l'extrême nord du pays afin de l'acheminer dans le monde entier. A propos, ce nom vous dit quelque chose ? Et oui, c'était l'histoire de l'Exxon Valdez, un bateau qui a fait naufrage au large de d'Alaska et qui venait de Valdez avec sa cargaison de pétrole. C'était en 1989 et ce désastre a modifié les règles de transport maritime de pétrole aux Etats-Unis. On vient à Valdez pouf faire des randonnées ou des tours en bateau pour aller voir les glaciers. Mais les deux jours que j'etais là-bas, pas de chance, il pleuvait à verse, et le deuxième jours, j'ai du faire la croisière vers le glacier Columbia sous la pluie. C'est merdique car le paysage n'est plus le même, le plafond des nuages est bas, on ne voit rien des montagnes et tout est gris et triste. Bon, c'est beau quand même, mais avec le soleil, c'est certainement autre chose ! Comme par hasard, le soleil a pointé son nez à la fin de la croisière, quand on était presque au port 😂, juste pour raviver nos regrets. Pas grave, ça fait partie du jeu, et Valdez a quand même une atmosphère de bout du monde qui est très intéressant à découvrir. Et quand il fait "beau" les paysages sont à couper le souffle. Depuis hier, je suis à Kenai, dans la péninsule du même nom, une bourgade toute en longueur comme tant d'autres ici en Alaska, et certainement ailleurs aussi aux Etas-Unis. il n'y a pas vraiment de centre comme dans les grandes villes. On vient ici surtout pour la pêche: saumons, flétans et autres. Des concours sont organisés tout du long de la belle saison, et le long de la rivière Kenai, les berges sont noires de pêcheurs qui viennent de tout Alaska et d'ailleurs du pays, voire même de l'étranger. Les paysages autour sont magnifiques avec au loin le terrible et fascinant volcan Mount Redoubt qui trône majestueusement sur la péninsule. L'endroit était au 18ème siècle un comptoir commercial russe pour le commerce de fourrures d'où ces quelques reliques que l'on voit encore de nos jours, comme l'église Holy Assumption of the Virgin Mary Russian Orthodox Church et un peu plus loin une petite chapelle dédié au prêtre de l'époque, le père Nikolai ! En promenant le long de la plage de sable qui longe le village, j'ai eu la surprise de tomber sur 5 neuchâtelois qui voyagent pendant un mois ici avec un Motohome loué sur place. C'est vraiment une idée géniale, un camper, quand on est nombreux ! Plus économique ! Au retour je me suis arrêté prendre un verre dans un bar de Kenai, un de ces bars comme on en voit au cinéma dans les films américains. C'était en fin d'après midi et je suis seul au bar, la dame qui sert a commencé à engager la conversation, et Vicky, c'est son nom, me dit qu'elle est philippine, et installée aux USA suite à son mariage avec son ex-mari. Une sympathique dame, mais un véritable moulin à parole 😂. Et la surprise aussi pour moi, est que l'on peut fumer dans ce bar. C'est tout de même exceptionnel dans un pays où on ne peut même pas fumer sur les terrasses des bistrots et pas à moins de 10 mètres des bâtiments. J'en ai profité vous pensez bien. Un moment sympa passé en tout cas dans ce bar avec Vicky la mitraillette 😃. Et plus tard sur le chemin de retour à l'hôtel, je me suis arrêté au restaurant mexicain a côté pour dîner, et là, j'ai fait la rencontre de Maria une autre philippine qui sert là comme second job ! Voyant mon air asiatique elle n'a demandé d'où je viens etc ... et de nouveau c'est parti pour une conversation sympa, en plus le repas était bon, quoique un peu gargantuesque. Et quand j'ai fait part des difficultés que peut rencontre un voyageur solitaire et sans voiture ici en Alaska, Maria m'a demandé si je restais encore le lendemain à Kenai, auquel cas, elle passera me prendre au McDo a côté de mon hotel. Comme elle a congé le lendemain, et elle propose de me faire visiter Kenai et ses alentours avec sa voiture pour la matinée. Une gentillesse désintéressée et une personne vraiment superbe. Grâce à elle, j'ai pu voir les beaux coins autour de la bourgade et même plus loin, a Soldotna, et Cooper Landing, avec en prime un coin particulier pour mieux photographier le fameux volcan Mt Redoubt. Merci encore Maria pour ce gentil cadeaux. C'est vrai que les gens ici sont très accueillants. A Valdez, j'avais déjà eu à expérimenter l'hospitalite des habitants. En arrivant à Valdez, un loueur de voitures a l'aéroport m'a emmené gratuitement en ville à l'hôtel, et le réceptionniste de mon hotel m'a aussi proposé de me ramener à l'aéroport. Et tout ça, pour rendre service tout simplement. That's really great 👍. Voilà mes chers, les premières impressions du pays du soleil de minuit. Demain, je dois me lever tôt car je prends l'avion de bonne heure pour l'île de Kodiak. En espérant qu'il ne fasse pas trop mauvais car c'est un beau coin pour quelques randonnées, et surtout pour le fameux tour organisé pour aller voir des grands ours bruns. Hope to see that ! Alors je vous dis au prochain billet mes amis, d'ici là portez vous bien et à tout bientôt. Vous embrasse bien fort ! John-Peter

Monday, May 22, 2017

Au pays de Cesaria ! 🇨🇻

Il est 3h15 du mat, time to move comme qui disait. Le vol est prévu à 6h35, il faut espérer que le train n'aurait pas trop de retard. C'est celui de 3h36 qui part de Vevey, mais sa mission principale est de ramener les fetards du vendredi soir de Lausanne vers les localités de la Côte et accessoirement jusqu'à l'aéroport de Genève. Entre Vevey et Lausanne il était quasiment vide, mais ça change depuis la capitale Vaudoise. Des hordes de jeunes ont investi le cheval de fer et en moins de deux, on se croirait un lundi matin dans un train de pendulaires. Parmi ces jeunes bien imbibés apres une nuit de fête, quelques voyageurs comme moi qui ont à prendre un vol tôt le matin et tous stressés à cause du léger retard qu'il avait sur l'horaire. Heureusement que ce n'était pas trop conséquent et on a pu arriver dans les limites raisonnables. A ce sujet, j'ai pourtant pris toutes les précautions: minimum de bagages afin de franchir directement les contrôles sans passer par le guichet d'enregistrement mais il y avait un hic, avec mon billet commandé par Internet et payé par carte de crédit la TAP exige que je passe d'abord par le guichet car ils voulaient contrôler ma carte Visa. Du coup, l'enregistrement en ligne était impossible. C'est la première fois que je vois une telle chose, et pourtant l'argent a été déjà versé juste après la commande. En plus quand on arrive au guichet d'enregistrement après avoir fait la queue (d'autres voyageurs étaient dans le même cas que moi), l'agent nous envoie à un autre pour ce contrôle avant de revenir vers eux pour l'enregistrement. Bande d'enfoirés, ils ont failli nous faire manquer l'avion ! Je pense que je ne voyagerai plus avec cette compagnie qui ont des poils sous les ailes à moins qu'il n'y ait pas d'autres possibilités. Et c'est dommage car le reste était très bien ! Nous avons atterri à l'aéroport Nelson Mandela a Praia sur l'île de Santiago juste après midi. Les formalités sont vite passées pour moi car je n'avais pas de bagages en soute à récupérer. A la sortie, comme l'aérogare est en pleins travaux, il faut se taper un trajet de 200 mètres env. sous un soleil de plomb pour gagner la station de taxis. Il n'y a pas de bus publics pour le centre, et le voyageur est livre à la foire d'empoigne des chauffeurs de taxis. Pour un trajet d'à peine 10 min., il faut débourser 12 euros, une ch'tite fortune pour le Cap Vert. Et c'est ainsi sur toutes les îles du pays, aucun bus public pour desservir les aéroports ! A part ça, Praia, la capitale du pays n'est pas désagréable à passer deux, trois jours. Même si la ville n'est pas particulièrement jolie, à cause d'une incohérence totale d'un point de vue architecturale. Des constructions anarchiques le long des côtes bordant la ville qui défigure un paysage qui a dû être beau il y a encore quelques années. Sans compter la folie du gouvernement cap verdien qui projette de construire en bord de mer un gigantesque complexe hôtelier pharaonique avec une entreprise de Macao qui veut certainement dire aussi grand casino pour les jeux d'argent. Le résultat est que presque tout le bord de mer est masqué par des palissades et et rempli de machines de chantier qui gâchent tout ! Cela la fout mal quand même pour une ville dont le nom signifie "plage" ! Heureusement qu'il est possible encore de trouver des endroits agréables et pour cela il suffit de s'éloigner de la ville. Le problème est que les "aluegers", un genre de bus de brousse qui partent quand ils sont pleins ne vont pas partout, et s'il faut louer un taxi pour la journée, c'est tout de suite 100 euros par jours par véhicule ! Le même prix en passant par les agences. Il fait chaud, c'est le début de la saison sèche, mais il y a toujours un vent qui atténue un peu la chaleur. Et si on veut avoir plus de fraîcheur, il faut simplement monter en altitude. Santiago, comme la plupart des îles du Cap Vert, a un relief montagneux et en moins de deux, on se retrouve en montagne qui offre de beaux points de vue sur la mer en contre bas. Après trois jours ici, je suis parti sur l'île de Sao Vicente dont la capitale est Mindelo, une magnifique ville, comparée à Praia. C'est la ville des arts, de la musique, et qui a vu naître une des plus grandes artistes cap verdiennes. La diva aux pieds nus: Cesaria Evora, qui a fait rayonner la musique cap verdienne dans le monde entier. Qui ne connaît pas maintenant, la Morna, ou la Coladeira, ces musiques à la fois tristes et dansantes chantées par cette grande dame qui éclusait des verres de rhum entre deux chansons. Et oui, c'était son pêché mignon avec le chocolat. Ces verres pour lesquels elle chantait quand elle était une pauvresse dans les bars à marins de Mindelo ! Décédée en 2011, en son hommage, son nom a été donné à l'aéroport international de Sao Vicente. Il y a une atmosphère particulière dans cette ville. Très peu de buildings, à part deux petits vers le bord de mer, si non que des maisons basses, pas plus que deux étages pour certaines et peintes dans des couleurs vives qui donnent un air sympa à la cité. Il est très agréable de flâner sans but dans la ville et découvrir au détour d'un chemin une belle maison coloniale encore bien entretenue. Elle a aussi une magnifique baie dans laquelle viennent se mouiller des bateaux du monde entier. A part les bateaux de croisières qui déversent tous les X jours des hordes de touristes braillards, on y voit beaucoup de voiliers venant d'Europe, certains viennent meme du Japon, voire des Etats-Unis. Cette baie est particulièrement photogénique vue depuis les hauteurs qui l'entourent. Et les nuits de Mindelo sont aussi à l'image de de l'endroit. Festives et vivantes, dans la plupart des restos, cafés, il y a toujours de la musique live, jouée par les groupes locaux. Les gens adorent danser et certains montent même sur scène pour pousser la chansonnette avec les musiciens. C'est vraiment la ville symbole du pays, on dit que si vous n'avez pas vu Mindelo, vous n'avez rien vu du Cap Vert ! Tout comme Santo Antao, à une heure de bateau de Sao Vicente, une île volcanique et fertile qui sert aussi de potager à sa voisine car tout pousse ici, cannes à sucre, café, légumes de toute sorte ! C'est aussi une île montagneuse et un paradis pour les randonnées avec des falaises qui tombent à pic et ses cultures en terrasse, fruit de travaux herculéens ! Pour des randonnées en montagnes, il y en a pour tous les goûts, des balades assez faciles tout en descente vers la mer après s'être fait déposé par un "alueger", des boucles qui alternent montées et descentes de 4, 6 heures, voire des longs trips de 10 heures et plus. Et les paysages sont de toute beauté, tout comme les gens qui sont connus de tout le pays pour leur hospitalité sans défaut. C'est le Cap Vert authentique ici comme l'île de Fogo, sur laquelle je vais bientôt me rendre. J'ai passé sur Santo Antao deux jours formidables dont une nuit dans une auberge de montagne tenue par un français établi depuis 18 ans dans le coin dont la clientèle est composée de marcheurs de tous les pays. J'y ai même rencontré des biennois qui voyagent avec un enfant d'à peine 1 an et demi. Une soirée à refaire le monde comme seul peut procurer un voyage. Après deux jours sur Santo Antao, je suis retourné samedi sur Sao Vicente a Mindelo pour essayer d'avoir un vol soit sur Fogo soit sur Boa Vista, n'ayant pas accès à Internet pendant les deux jours passes sur SA. Mais hélas, ni dimanche, ni lundi, il n'y a une place disponible sur les vols pour ces deux destinations, ni sur la plupart des autres îles d'ailleurs. A ce propos, si vous venez au Cap Vert, essayez de vous y prendre assez tôt pour les vols inter-îles car les vols sont presque tout le temps pleins, et la TACV, la compagnie nationale cap verdienne ne veut pas mettre plus de vols à disposition. il existe une autre compagnie (Binter Canaries, une compagnie des Îles Canaries) qui dessert quelques îles mais pas toutes hélas. En tout cas que celles auxquelles je ne veux pas aller 😬. Restent des bateaux, mais les liaisons sont irrégulières, il y en a pas tous les jours et certaines îles ne sont même pas desservies par bateaux tout simplement. Du coup, j'ai dû rester deux jours de plus sur Mindelo, et prendre un vol ce matin, mardi 21, pour Praia et de là, essayer de trouver un moyen pour aller sur Fogo avant la fin des vacances. Et comme je le craignais, les vols sur Sao Filipe (Fogo) aujourd'hui 21 et demain 22 sont pleins. Ne reste plus que le bateau pour Fogo, mais il ne part que le mercredi 23. Tant pis, ce sera celui-là avec retour vendredi 25 vers 13h sur Praia, juste le temps pour le vol de retour en Suisse le 26 à 2h du matin. Juste, juste, mais faisable ! Et bien on est déjà mercredi 23.11, le bateau pour Fogo part à 15h, donc il faudrait se présenter au port à 13h30 comme spécifié sur le billet. A 13h30 précise, déjà une foule bien compacte se presse devant la salle d'embarquement.. qui est fermée ! Autour pas un bistrot, ni même un marchand ambulant proposant de quoi se rafraîchir, et le tout sous un soleil de plomb. Enfin, il est 15h et on ne voit toujours pas de bateau à l'horizon. Et la salle d'embarquement est toujours fermée. Sur le quai, les deux seuls touristes sont moi, et un Hollandais qui vient au Cap Vert avec son VTT pour faire le tour des îles à la petite reine. Sympathique gaillard avec qui la conversation intéressante nous permet de passer le temps plus agréablement. A 16h la salle est ouverte, mais le bateau qui arrive de Fogo avant de repartir n'est toujours pas en vue. Finalement tout ce beau monde a pu s'embarquer vers 17h et quelque et enfin le bateau a levé l'ancre à 18h précise avec quatre heures de retard sur le programme ! Ce qui fait que nous avons accosté à Fogo vers 23h30, il faisait nuit noire. Pendant que le Hollandais enfourchait son vélo er s'en allait à Sao Filipe, "la capitale" de l'île vers l'hôtel qu'il a réservé au préalable. Moi, je négociais avec un taxi pour m'y rendre en espérant trouver une chambre pour la nuit à une heure si tardive car pensant arriver vers 19h sur l'île, je n'ai rien réservé à l'avance. Sur le moment je pestais contre ce retard non prévu, mais par la suite, je dois dire que ce léger inconvénient faisait finalement mon affaire. En effet, avant de monter dans un taxi, je discutais avec le chauffeur le temps de finir une cigarette, et là, j'ai cru comprendre (il ne parlait que le portugais)qu'il me propose de me joindre, pour le lendemain, à un groupe de 2 touristes ayant déjà requis ses services, ainsi que ceux d'un guide de montagne, pour faire l'ascension du Pico do Fogo, le volcan de l'île (2829m). Cela me reviendra moins cher me disait-il ! Il est vrai qu'avant de venir, je me suis un peu informé sur les prix pratiqués dans la région pour ce genre d'activité, en passant par une agence spécialisé, vous ne vous en sortez pas à moins de 200 euros pour la journée tout compris (véhicule, guide etc...). Entre temps, nous sommes arrivés à l'hôtel que je voulais, et après avoir déposé mes affaires, j'ai trouvé par bonheur, une pizzeria tenue par un couple d'Italiens juste à côté qui accepte encore de me faire à manger. Du coup, le chauffeur m'a proposé de revenir avec son ami le guide qui parle anglais pour se mettre d'accord sur les modalités. Donc, José le guide est arrivé et en dix minutes le deal était conclu. En me joignant aux deux clients qu'ils ont déjà, cela ne me coûte que 65 euros au lieu de bien plus du double si je suis seul, ou en passant par une agence. Tout bénéf ! Après une pizza vite avalée chez Piano, italien de Treviso et installé depuis bientôt dix ans un partout au Cap Vert, heureusement encore ouvert car il était presque minuit et j'étais couché a quasi deux heures du mat. ! Le lendemain matin à 5 plombes le vieux était déjà devant l'hôtel en attendant José et le chauffeur, ainsi que les deux français à qui je me joins pour l'ascension du volcan. Et c'est ainsi que j'ai fait connaissance de Mathieu et Audrey, deux charmantes personnes qui travaillent en Suisse. L'ascension s'est bien déroulée car finalement, malgré plus de mille mètres de dénivellation, ce n'était pas trop dure. En début d'après midi, nous étions déjà de retour en ville et nous nous sommes donnés rendez-vous pour manger ensemble chez Pino. Une bonne soirée à partager de bons plats préparés avec soin par Luciana, la femme de Piano, arroses de bon vin italien et il est déjà temps de nous dire au revoir, car Audrey et Mathieu partent de bonne heure en avion. Quant à moi, j'ai le bateau l'après midi pour Praia, et tard le soir même, le vol de retour pour l'Helvetie. Voilà, deux semaines de dépaysement au Cap Vert, ca fait du bien de s'éloigner des frimas de novembre en Europe, et des marches sur l'île de Santo Antao m'ont fait beaucoup de bien, ainsi que la découverte un archipel magnifique, habité par un peuple métissé, gentil et plein de ressource. Une destination à 4,5 heures de vol d'Europe qui permet faire une bonne coupure en hiver. Et bien mes chers, je termine ici ce billet, et vous remercie encore pour votre gentil intérêt. Je vous donne rendez-vous bientôt pour d'autres aventures dans ce beau et vaste monde. A plus, mes chers, bisous aux dames ! JPB

Monday, March 28, 2016

Au pays des gauchos🇦🇷

Aéroport de Trelew, porte d'entrée de la Patagonie argentine. Il est 6h30 du matin et le vol AR2705 d'Aerolineas Argentinas part dans 30 minutes pour Ushuaia, une des trois villes les plus australes du monde au fin fond de la Terre de Feu. La vibration de mon portable se fait sentir. Appel venant de la Russie affiché sur l'écran. Mais c'est quoi ça ? J'ai décidé de ne pas répondre ! A peine rangé dans la poche, ça vibre de nouveau. Et cette fois ci, sur l'écran, c'est le nom de ma sœur qui s'affiche. J'ai tout de suite compris que ce que je craignais est arrivé. Notre père nous a quitté dans la nuit après une longue vie extraordinairement bien remplie. A bientôt 89 ans, il aurait signé pour quelques années de plus, ne serait ce que pour visiter encore quelques jolis endroits de ce bas monde. Mais voilà, on ne peut pas modifier son destin, on n'est que de passage dans ce monde et la seule justice pour tous est de vieillir et ensuite de mourir, quelque soit sa condition ! La veille de mon départ pour l'Argentine, mon père était bien même si depuis quelques temps, il avait des bobos que connaissent toutes les personnes âgées et a du être hospitalisé pour être retapé comme on disait. Brusquement, son état s'était détérioré le matin même où j'attendais mon avion pour Madrid a l'aéroport de Genève. Ne sachant pas quel degré de gravité son état inspire, mes sœurs se voulaient rassurantes au téléphone même si je devinais leur grande inquiétude. Du coup, je suis parti mais dans un état d'esprit que vous devinez, tout se bouscule dans ma tête et l'excitation habituelle du voyage fait place à une sorte de morosité comme si j'attendais déjà le pire. Bon, alea jacta est, je suis parti et le voyage s'est passé sans encombre. En fin, Buenos Aires au petit matin baignée de soleil et l'optimisme renaît ! Mon solide papa ne va sûrement pas se laisser faire, il va se remettre et partira faire un tour à Dubaï, un voyage qu'il a dû remettre à cause de son hospitalisation. Alors cap sur Palermo, un quartier bobo de la capitale argentine. Après quelques hésitations pour trouver le bon "collectivo"(les bus publics) je suis arrivé à l'hôtel à l'heure où les bistros du coin font leur asados dominicales qui sentent bon la bonne viande grillée comme les Argentins savent si bien le faire🍷🍲. Une fois le sac posé et la douche faite, une bonne portion de bidoche tendre et savoureuse à déguster au boui-boui en face de l'hôtel. Tout simplement divin ce premier repas sur sol argentin ! Les deux premiers jours à Buenos Aires sont vite passés, j'ai eu assez de temps pour la visiter, au moins les incontournables de la capitale tels que le cimetière de Recoleta, La place de Mai connue du monde entier pour les folles de la place de Mai comme on les appelle les mères, et les grandes-mères qui s'y réunissent tous les jeudis pour exiger du gouvernement de leur restituer leurs fils, petit fils enlevés par la junte pendant la période sombre de la dictature qu'a connu ce pays, ou encore Boca, le coin coloré de BA avec ses maisons peintes de toutes les couleurs et ses danseurs de Tango ! Ainsi que les différents quartiers qui constituent Buenos Aires qui, comparée à d'autres capitales d'Amerique latine, ne fait pas très couleur locale. On se croirait en Europe, avec des habitants qui sont quasi tous de type européen, comme disait justement Octavio Paz, l'écrivain mexicain: "les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas, et les Argentins... des bateaux" ! Lundi matin, diane a 3h45 car mon avion decolle à 5h15 pour Trelew, porte d'entrée de la Patagonie et ensuite la ville de Puerto Madryn, point de départ pour visiter la Péninsule de Valdes avec ses pingouins, otaries et autres lions de mer. On est dans l'hémisphère sud ici et c'est le début de l'automne en Patagonie. Le contraste avec Buenos Aires est saisissant d'un point de vue climatique ! il ne doit pas faire plus que 4, 5 degrés à Trelew à mon arrivée et guère mieux à Puerto Madryn où j'ai établi mon quartier. On est déjà presque au bout du monde ici, et le lendemain, une excursion d'une journée pour la Peninsula Valdes ou j'ai pu voir de magnifiques endroits sauvages, ainsi que des animaux que l'on a pas l'habitude de voir dans nos contrées sauf dans les zoos ou encore aux cirques ! Voilà une bonne chose de faite, et il est temps de pousser sur Ushuaia en Terre de Feu argentine qui revendique le titre de ville la plus australe du monde. A tord bien évidemment car tout bon voyageur le sait, la plus australe ville du monde est Puerto Williams, une petite ville de garnison chilienne de l'autre côté du canal de Beagle ! J'y suis passé devant justement lors de mon excursion d'une journée avec le bateau d'une agence d'Ushuaia !D'ailleurs, Ushuaia ne correspond pas tout à fait à mon imagination de voyageur, je m'attendais à un petit coin sauvage et je trouve une grande ville remplie de touristes. Locaux, Brésiliens (beaucoup), d'autres pays d'Amerique latine, et aussi du monde entier. Vue la configuration de ville, il y a des jours où on se croirait à San Francisco ! Mais avant ça, j'ai du résoudre un problème d'urgence. Comme j'ai dit plus haut, c'est en attendant mon avion pour Ushuaia que j'ai appris la triste nouvelle pour mon papa ! Donc, durant les deux jours et demi à Ushuaia, mes priorités étaient d'assurer un vol de retour sur Buenos Aires et ensuite un autre vol pour la Suisse où je devrais être au plus tard le mercredi matin 16 mars car l'après-midi même, il y aurait la cérémonie d'adieu pour mon papa. J'ai pu trouver sans problèmes les vols. Pour la Suisse, j'ai pris le vol le moins cher que je trouve avec Turkish Airlines avec départ le 14 mars, une nuit à Istanbul et mardi soir 15 mars en Suisse. Ouf, me disais je ! J'aurais assez de temps etc... Mais il y avait un hic, c'est que dans l'état d'esprit où je me trouvais à ce moment là, le billet est émis pour le 14 mars, donc jusque là, ça va bien. Et le problème est que dans ma tête, le vol a lieu le soir et on arrive comme d'hab. le lendemain. Erreur fatale ! Le vol est justement pour le 14 mars, mais à 00h20 et on arrive le soir même en Turquie ! Et oui, comme une merde, j'ai loupé mon vol et il reste plus qu'à espérer trouver un autre vol le soir même et espérer arriver à Genève au plus tard mercredi du 16 mars au matin ! Heureusement qu'à l'agence de Turkish Airlines à BA, j'ai pu obtenir cet arrangement contre un supplément. Ouf ! Bon, une nuit à Istanbul près de l'aéroport, et le matin j'ai un vol pour Genève à 8h15 avec l'arrivée à 10h30. Jusque là, tout va bien, j'étais dans les temps. Et à 8h15 précise, l'avion était sur la piste, prêt à décoller. Tout passe comme prévu, et patatras, on annonce au haut parleur que les passagers doivent quitter l'avion et rembarquer dans un autre à cause d'un problème de sécurité ! Putain de sort, j'ai l'impression que tout est fait pour m'empêcher de faire un adieu correct à mon cher père. Heureusement que l'on a pu changer rapidement de zinc, et que ce dernier a pu décoller avec seulement une heure et demie de retard. Du coup, je suis arrivé à Genève vers 11h45 et juste le temps de sauter dans le train pour Vevey ! Un taxi pour l'église catholique de Vevey, et je suis arrivé à peine un quart d'heure avant le début de la cérémonie. Juste le temps de voir mon père pour la dernière fois grâce à la gentillesse des pompes funèbres qui ont ouvert le cercueil pour faire plaisir au fils qui arrive d'un long voyage ! J'étais content d'arriver à temps car avec ma bourde pour le vol, je me me pardonnerais jamais. Enfin, j'étais là, c'est l'essentiel ! Comme j'ai pris un billet aller-retour car moins cher, et il me reste deux semaines sur un mois de prévu pour ce voyage, j'ai utilisé le retour pour revenir en Argentine afin de finir ce trip qui m'a vu passer par tous les états. Et après le trajet inverse, Genève, nuit à Istanbul puis Buenos Aires, je suis de nouveau depuis bientôt une semaine et demie dans le pays des gauchos. Ayant dû faire l'impasse sur le reste de la Patagonie (j'avais prévu de visiter le glacier Perito Moreno, et Chalten), je me suis rabattu sur les chutes d'Iguazu, un autre des spots incontournables de ce pays qui n'était pas dans mon programme initial. Et je dois dire que je n'étais pas déçu du voyage. Ces fameuses chutes au milieu des trois pays (Argentine, Brésil, Paraguay) sont de toute beauté. Dans un parc sauvage où le long des différents circuits pour voir les chutes, on voit plein d'animaux de toute sorte, et le spectacle est simplement grandiose ! Après Iguazu, j'ai prévu d'aller à Salta dans le nord d'Argentine pour visiter cette fameuse cité coloniale et pour ça, j'ai eu de nouveau recours à l'avion car les distances dans ce pays sont monstrueuses. En bus, pour certaines destinations suivant où on se trouve, ça peut prendre 35, 40 heures de bus, voire plus. Pour ceux qui n'ont pas trop de temps, l'avion s'avère une bonne solution, même si en tant qu'étrangers, vous devez payer plus que les locaux pour le même vol. Bande d'enfoires car je peux vous dire que ce ne sont pas les prix d'Easy Jet ! Jusque là, les vols internes s'étaient toujours bien passés, mais pour Salta depuis Iguazu, j'ai poireauté depuis 9 plombs du mat jusqu'à 16h de l'après-midi au gré des mails successifs envoyés par AA pour signaler les retards. Et pour finir, tout ce beau monde doivent prendre un autre vol sur Buenos Aires, ensuite un autre pour Mendoza, puis enfin sur Salta. Au lieu d'être à Salta vers midi je suis arrivé à 23 h le soir, et tout cela sans un mot d'excuse ou un bon pour un café. Quelle bande de c... , d'ailleurs pour trouver le chapitre des réclamations sur le site internet d'Aerolineas Argentinas, il faut se lever tôt ! Introuvable tout simplement ! Pour finir, j'ai écrit un message sur leur page Facebook, et j'ai seulement reçu aujourd'hui une réponse succincte avec le lien pour les réclamations. Ils vont m'en entendre cette équipe ! Bon, Salta, une ville sympa pour passer deux jours mais question architecture coloniale, ça ne vaut pas Cuzco au Pérou ou Cuenca en Equateur. Je m'attendais à mieux mais ce n'est désagréable non plus de passer un moment ici pour son atmosphère, surtout si on tombe sur la Semana Santa de Pâques comme en ce moment. Depuis hier, je suis à Mendoza, quatrième ville du pays et capitale du vin en Argentine. Une grosse ville animée sans charme particulier mais agréable pour sa vie culturelle et ses parcs pleins de charme. Cela fait penser au Mexique avec ses zocalos (places) ou la vie se passe ! Et pour venir ici, j'ai expérimenté pour la première fois en Argentine, un bus longue distance. Vingt heures de route en semi-cama ( demi lit !) avec repas servis à bord ! Voilà mes chers, étant donné les circonstances, je n'ai pas trop alimenté Homo Burnatus durant ce voyage. Je dois même dire que j'ai failli ne pas l'alimenter du tout, mais après réflexion, je me suis dit que la tradition doit être respectée, et chers amis adores, vous méritez aussi d'avoir quelques lignes qui raconte un peu les tribulations du vieux routard 😉 Demain, je vais au Chili, à Santiago précisément pour dire bonjour à quelques amis chers qui sont retournés au pays après une longue vie de labeur en Suisse, et je me réjouis déjà 😆. Alors à bientôt pour d'autres travel news. Vous embrasse bien fort. Juan Pedro Burnatos

Saturday, June 13, 2015

Going East 8 (Jeju Island - Seoul) and [last exit to Switzerland]

Ring, ring, ring, le réveil sonne. Il est 10 du mat et il va falloir se lever car le ferry pour Jeju Island n'attend pas ! Pu ... ! Je suis encore dans les vapes, la nuit était plus que courte. A peine 3 heures de dodo. Cela m'apprendra a laisser libre cours à ma passion, le football ! C'est qu'avec le décalage d'horaire, la finale de la Ligue de Champions est retransmise en direct sur Sky Sport Korea à 4 heures du matin. Et normalement, c'est dans ces eaux là que je commence à m'endormir pour de bon, vus mes problèmes d'insomnie chronique. Bon,finalement ça s'est encore pas trop mal passé même si je n'avais pas une gueule de vainqueur en prenant le ferry qui part de Mokpo pour Jeju Island. Manque de pot, c'est un hydrocoptere qui met moins de temps pour rallier Jeju, mais par contre, on prenait de ces vagues et là, on était tous a deux doigts, les passagers, de vomir nos tripes et boyaux ! C'était moins une pour moi 😀 ! Enfin, Jeju-si, la capitale de l'île est en vue, une des sept merveilles du monde moderne comme proclamait fièrement l'affiche géante dans le hall d'arrivée du terminal maritime. Énormément de touristes locaux qui viennent en voyages organisés dans les grands hôtels de l'ile car pour les Coreens, Jeju est un must qu'il faut au moins voir une fois dans sa vie. C'est vrai qu'elle est belle cette île volcanique, avec en son sein le pic le plus haut de Corée, un volcan éteint, et destination prisée de tous les randonneurs. Bon, direction Tapdong, le front de mer pour moi, où se trouvent tous les motels, guesthouses économiques de l'île. Et voilà Hostel Korea, un backpacker pour 12 frs la nuit, ça fera mon affaire. Surtout que début juin, c'est la basse saison, et avec de la chance, je serai tout seul dans un dortoir de 4, ou 8 lits tout seul, avec sanitaire inside comme souvent dans les backpackers coréens ou japonais. Et bien c'était le cas, toute la chambre pour moi tout seul a l'aise 😝. Il commence a faire nuit, bon un ch'ti tour en ville pour trouver un Resto correct, et retour a l'auberge pour un peu d'Internet et se reposer en vue de l'ascension de la montagne la plus haute de Corée le lendemain. Après un solide petit-déjeuner, un bus en direction de Seogwipo à côté du parc national d'Hallasan ou se trouve cette montagne. Au début, le temps était un peu gris mais rien de terrible, par contre, à l'approche de Seogwipo, il commencait a pleuvoir comme vache qui pisse et cela n'a plus arrêté jusque tard dans la nuit. Forcément, vu le temps, ne n'ai pas insisté et remettre le cap sur Jeju-si afin de passe la soirée à la chotte ! Il me reste encore la journée d'après, mais l'enthousiasme est passé quand je pense que les sentiers de montagne, avec la pluie qu'il a fait la veille, doivent être trempés et casse-gueules comme pas possible. Étant donné que la grimpette d'Hallasan est considérée comme difficile ! Bon, comme programme de substitution, il y a U-do une minuscule île au large, et on peut y louer un vélo pour faire le tour de l'île en une demi-journée. Ben, c'est ce que j'ai fait et c'est vraiment intéressant comme tour. Les deux jours et demi sur Jeju sont vite passés, il est temps pour moi de repartir sur Seoul car la fin du voyage est proche, et la rentrée en Suisse est prévue le surlendemain. Donc, j'ai retrouvé la même guesthouse dans le quartier de Hongik University dans laquelle j'étais lors de mon arrivée à Séoul deux semaines auparavant ! Et ces deux derniers jours étaient consacrés aux choses que je n'ai pas encore vu comme par ex. le spectacle pyrotechnique du pont de Banpo sur le Han tous les soirs et qui drainent une foule considérable de Seouliens et de touristes, ou encore, balader sans but dans ces quartiers hyper-animés de la capitale. Et aussi un peu de grasses matinées qui me faisaient du bien car depuis le début du voyage, c'est encore pire qu'en Suise, je n'étais jamais au lit avant 2, 3 heures du mat et me lever au plus tard a 10 heures pour voir toutes les choses qui a à voir ! Voilà, le fantastique voyage arrive gentiment à son terme, il est temps de me préparer pour la rentrée au bercail, retrouver ses proches, amis, boulot etc ... Je ne suis pas mécontent car j'ai fait un magnifique trip, voir plein de belles choses, rencontrer plein de gens remaquables et je me sens heureux comme Ulysse de rentrer chez moi après un beau voyage 😉. C'est vrai que ce voyage sort de l'ordinaire. Je me suis senti dans un état euphorique tout du long, émerveille par ce que cette belle terre peut nous offrir de beauté et de gens magnifiques d'hospitalité et de gentillesse. J'ai peut-être simplement eu de la chance de ne pas faire de mauvaises rencontres, mais je suis persuadé que si on a une attitude humble, ouverte et amicale avec un sourire, bien des barrières sont abattus et on reçoit en retour un accueil à la mesure de ce que l'on attend. A ce propos, je peux vous raconter ici une anecdote, comme quoi ce voyage est quand même incroyable. A mon retour à Séoul avant de rentrer en Suisse, comme j'ai mon auberge dans le quartier de Mapo-Gu, où se trouve cette fameuse université de Hongik d'où il tient son nom officiel, le dernier jour en passant devant le resto où j'ai mangé le premier soir à Séoul. Qui vois je devant le Resto qui est en pleine rénovation entre temps ? Une des dames de l'équipe des restaurateurs de Mapo-gu avec qui j'ai fait deux soirs de fête sur Sapsido Island ! Incroyable non ? et dire que c'est la patronne de ce restaurant dans lequel j'ai mangé mon tout premier repas sur sol coréen (de ce voyage) ! Toute contente aussi de me revoir, et malgré le chantier dans lequel se trouve son restaurant, elle a tenu à m'offrir un verre et appeler son mari pour nous rejoindre autour d'un apéro. Décidément, ce trip n'est vraiment pas comme les autres. Voilà, après un vol avec British Aiways avec escale à Londres ( ou il n'y a même pas un aquarium pour les gros fumeurs - et après un vol de 13 heures, faire 3 heures de transit à Heathrow sans fumer, c'est dur 😕, je crois que je ne vais plus voyager avec eux 😉). Je suis enfin de retour dans la belle Helvetie. Avant de fermer cette superbe parenthèse, après des milliers de km en avions, trains, bus, bateaux et Pédibus à travers les taïgas, les fleuves grandioses et des villes aux noms évocateurs, et des rencontres fantastiques avec des gens remarquables que ce soit en Russie ou en Corée, je voulais vous remercier pour vos mots sympas et la peine que vous vous êtes donnés pour lire ces élucubrations d'un vieux routard en goguette. Et vous donne rendez-vous pour la prochaine édition d'Homo Burnatus lors d'un prochain voyage sur cette merveilleuse terre. Vous embrase bien fort toutes et tous. JPB

Sunday, June 07, 2015

Going East 7 (Deogyusan National Park et Sapsido Island)

Deux kilomètres et demi jusqu'au pic de Hyanjeokbong indiqués par la borne juste après l'embranchement de Baengnyonsa Temple. Jusque là, les six km depuis le village de Gucheon-dong a l'entrée du parc étaient plutôt une formalité avec une montée en pente douce. Le sentier longe la rivière et la vallée et passe par une vingtaine env. de jolis sites où selon la légende, les fées dévaleraient les arcs-en-ciel pour venir se baigner dans ces petites cascades. A mi chemin du parc, le temple de Baengnyonsa, composé de plusieurs petites pagodes d'une beauté sobre comme la plupart des temples bouddhistes coréens. L'endroit respire la sérénité, habité par une dizaine de moines qui vivent selon le rythme des prières loin du stresse de la vie moderne. De temps à autre, on entend le bruit caractéristique que fait deux morceaux de bois tapés l'un sur l'autre qui accompagne la prière des bonzes. Un calme relaxant, troublé juste par les chants des insectes et des oiseaux. On est qu'au début de saison d'été ici dans le parc, pas encore beaucoup de touristes locaux, encore moins d'étrangers. Je suis bien le seul, et dans la guesthouse juste à l'entrée du parc, un peu en dehors du village, j'avais pour moi tout seul un dortoir de 8 lits. Le pied ! A oui, ce parc national se nomme Deogyusan, un magnifique coin montagneux ouvert toute l'année mais couru surtout en hiver pour le ski. Il y a quelques remontées mécaniques un peu plus bas entre Gucheon-dong et Muju le chef-lieu du district, une ville comme Vevey. En ce début de saison, on croise surtout des randonneurs venus pour le temple de Baengnyonsa et grimper jusqu'au sommet du Hyangeokbong qui domine le parc du haut de ses 1614 m. Après les grandes villes que sont Seoul et Jeonju, j'ai ressenti un peu le besoin de calme et d'air frais. Et mon choix s'est porté sur ce parc qui n'est pas trop loin de Jeonju et sur mon chemin du sud vers les îles de Sapsido et Jeju. Pour cela, en Corée, on est très bien servi en matière de parc pour les randonnées tous très bien entretenus et balisés. Les risques de se perdre sont minimes. Et dans ce pays, les marches en montagne, c'est un sport national. Il faut voir les randonneurs coréens, ils sont équipés comme s'ils partaient gravir l'Everest ! Moi, j'étais un peu riquiqui avec mes chaussures de trek, ok, mais en jeans et K'way 😀. Mais l'essentiel, n'est ce pas d'arriver ? Bon, je disais plus haut qu'il reste deux kilomètre et demi jusqu'au pic depuis le temple. Et bien, les choses se corsent car ce sont 2,5 km d'effort parce que la dénivelée est grande. La il va falloir grimper sec, le sentier est pierreux et par moment il y a des escaliers plutôt bien faits posés par le service des parcs. En mettant un bon rythme, ça m'a pris deux bonnes heures où les muscles des jambes sont bien sollicités pour arriver jusqu'au sommet. Et bien l'effort était bien récompensé car la vue du sommet qui domine toute la vallée entourée d'autre montagnes étaient magnifiques. Il y avait même un refuge où on peut se désaltérer et grignoter un ch'ti en cas. Un poil plus bas à côté du sommet, c'est l'arrivée du téléphérique et les pentes du domaine skiable. J'aurais pu descendre avec le téléphérique qui déposent les randonneurs plus bas à Seolcheonbong, a 4 km de Gucheon-dong mais je me suis dis que pour que la randonnée soit complète, il faut descendre a pied. J'aurais peut-être dû écarter cette idée car la descente était encore plus dure que la montée, les genoux ramassent des sacrés chocs avec une déclivité pareille. Je n'étais pas mécontent d'arriver à hauteur du temple de Baengnyonsa et de parcourir les cinq kilomètres restant sur un chemin plutôt normal pour rentrer prendre une bonne douche chaude a l'auberge puis un repas à la hauteur de l'événement ! Je suis parti vers 11h du mat, et quand je suis rentrée, il était passé 20 heures. Cela fait quand même une bonne journée de trotte ! Le soir, cet avant poste est d'un calme religieux, il y a juste quelques restaurants et une épicerie ouverts. Le jeune et sympathique patron de la guesthouse est content d'avoir quelques clients, moi et un couple de Seoul qui occupe l'autre dortoir, nous invite souvent à boire du vin de riz local et grignoter deux trois trucs. La communication était un peu ardue car ils ne parlent que 2, 3 mots d'anglais mais on arrivait toujours a s'entendre. C'étaient deux journées sympas passées dans cette station de montagne loin des tumultes des villes. Vraiment ! Et après la montagne et ses randonnées qui demandent quand même un peu d'effort, place à la mer et ses plaisirs balnéaires, fruits de mer et activités relaxantes. De nouveau une bonne quasi journée dans les bus, d'abord descendre a Muju, puis changement de bus pour Daejeon, puis un autre pour Boryeong, puis encore un autre bus urbain pour Daecheonghang, et enfin un ferry pour Sapsido Island. Une île qui ne vit de façon animée que pendant les mois de juillet et août, quand les touristes locaux arrivent pour fuir la grande chaleur des villes. Le reste du temps, comme maintenant début juin, Sapsido vit à son rythme, les habitants réparent des filets, pêchent des coquillages à marée basse ou travaillent dans les rizières. Pour les quelques visiteurs, lézarder sur les plages, ou flâner entre la marina et le village principal constituent les principales activités. A la descente du ferry, n'ayant pas réservé au préalable un auberge, je m'enfonce dans l'île au hasard, et tout à coup, je vois un enseigne rouge sur une maison, qui avait l'air d'un restaurant car une bande de joyeux lurons coréens étaient en train de festoyer sur la terrasse a grands renforts de rires et le Soju (eau de vie qui ressemble à la vodka) coulait à flot ! Voulant demander s'il y a un "minbak" (chambre d'hôte) ou un hotel dans le coin, un des convives appelle la patronne et me tend un verre de Soju direct ! La dernière arrive et me fait comprendre qu'ils font aussi guesthouse. C'était à rire avec les tractations car bien entendu elle ne parlait que le coréen. Et voilà qu'un autre des convives nous venait en aide avec son peu d'anglais et l'affaire était vite conclue. Quand je ressortais de ma chambre, juste à côté de terrasse ou ils festoient, avec l'idée de faire une petite marche d'approche de cette île, je me suis fais carrément happé par l'équipe qui m'enjoignent de partager leur repas. Un BBQ Coréen avec des crevettes, du porc, du bacon et une multitude de légume. J'ai un peu refusé pour la forme, mais j'étais content car ça me faisait vraiment envie. Il y a longtemps que j'avais envie de ce plat mais c'est le genre de plat que l'on sert au deux, voire plus de personnes. Si vous êtes seul, il faut carrément manger pour deux, et je peux vous dire qu'ici les portions ne sont pas pour les fillettes 😀 et bien mes amis c'était une soirée mémorables ! Un repas gargantuesque et les bouteilles de Soju n'arrêtaient plus d'arriver sur la table. C'est une équipe de restaurateurs de Seoul en séminaire sur l'île avec leurs épouses et ils logent dans la même guesthouse que moi. Vers 22h, Lee, le jeune homme qui a aidé à traduire lors des tractations de la chambre m'a fait comprendre qu'ils aimeraient que je viennes avec eux. Sur le moment je ne savais pas ce que l'on allait faire. Il fait signe qu'on ira dans l'eau et suivant où, il y aura de l'eau jusqu'aux genoux voire un poil plus haut. J'ai enfin compris qu'on allait a la pêche des coquillages (moules, ormeaux, crabes, poulpes etc ... rejetés sur la plage à marée basse). Chausses de bottes en caoutchouc, gants et lampes de poche fournis par l'auberge, toute la joyeuse bande est emmenée par la camionnette mise a disposition par le patron en direction d'une plage un peu plus loin. Et a la pêche aux moules, un formidable moment de convivialité et de partage, car les choses que l'on ramasse, sont cuisinées direct au retour à l'auberge. Et de nouveau à table une deuxième fois et de nouveaux des bouteilles de Soju qui se vident ! Une soirée mémorable mes amis. Pour une fois, je n'avais de problèmes pour trouver rapidement le sommeil 😉 ! Le lendemain, je dormais encore quand Lee est venu taper à la porte pour me dire que le petit déjeuner est prêt, et qu'après on allait de nouveau ramasser les coquillages pour le repas de midi ! Et bien, c'est reparti pour un tour. Après le ramassage, les choses sont cuisinées et additionnées d'autres produits de la patronne, c'est de nouveau la grande bouffe 😜 ! Comme ils partaient avec le ferry de 17h, Lee et un de ses amis me proposent de les accompagner à la pêche avant leur départ. Ben oui pourquoi pas ? C'était sympa et le coin était joli mais on est rentré bredouille, aucun poisson n'a mordu à l'hameçon. Bon, l'équipe est reparti sur Seoul, je me suis dis que que je vais être un peu tout seul pour faire autre chose, mais non, une autre équipe est venue prendre les chambres laissées par les autres. Plus jeunes que les premiers, ce sont les representants travaillant dans l'industrie automobile. Aussi fêtards, gros mangeurs et gros buveurs que les autres 😀. Par contre, ce ne sont pas des adeptes du ramassage de coquillages. Et de nouveaux, on boit des canons et on mange des quantités phénoménales de trucs. Tous hyper-piquants comme il se doit ici. Et c'était comme ça jusqu'au lendemain midi pour nous avant de prendre le ferry a 13h45. Figurez vous que la patronne nous donnait encore à manger une demi heure avant le départ du ferry. Heureusement que l'on avait pas trop de distance à faire pour aller au débarcadère ! Pendant la traversée, qui dure env. 50 min., de nouveaux des tournées de bières au kiosque du bateau. Des sacrés fêtard je vous dis. En tout cas des gens formidables de gentillesse et de générosité. A part la chambre, je n'ai même pas réussi à payer mes repas durant ces deux jours. Encore moins à participer aux tournées des alcools, rien a faire, ils me considèrent comme un ami à qui ils veulent faire plaisir. Et il n'est pas question qu'il sorte son porte monnaie. Je suis vraiment très touché par tant de marques d'amitié et par tant de gentillesse. Vraiment deux jours fantastiques en compagnie de joyeuses personnes dont l'hospitalité va droit au cœur. A la sortie du ferry, un de l'équipe, comme il habite Jeonju, m'a proposé de m'y emmener car pour me rendre à Mokpo, d'où je dois prendre un autre ferry pour l'île de Jeju, c'est plus pratique de passer par Jeonju. Et après une nuit dans un motel a Mokpo, j'ai pris ce bateau pour Jeju ou je me trouve depuis ce soir. A propos de motels, ici en Corée du Sud, les motels sont en général près des gares routières, ferroviaires ou maritimes, ils portent ce nom mais c'est plutôt des "love hotels" comme il en existe aussi au Japon. Toujours très bien clinquants et bien équipés, ils servent de refuges aux couples cherchant un peu de tranquillité, pour pouvoir donner libre cours à leur passion. Pas forcément des couples illégitimes mais pour échapper un peu à la proximité pour certains du fait de l'exiguïté des appartements où, des fois, plusieurs générations cohabitent. Ces motels acceptent aussi les voyageurs solitaires et c'est une excellente alternative aux autres hôtels ou guesthouses, car ils coûtent beaucoup moins chers et les chambres sont toujours impeccables avec des grands lits doubles, ordinateurs fournis, rasoirs, brosses à dents, sanitaires privés etc ... Le problème ici en Corée pour les voyageurs seuls comme moi, c'est que les single rooms n'existent pas. Comme pour les BBQ, si vous êtes seuls, vous devez payer ces choses à double. Du coup, à moins que les stations soient vraiment très loin du centre ville où pour s'y rendre, c'est difficile, je privilégie de plus en plus ces " love hotels" où vraiment le voyageur a tout le confort possible. Bon mes amis, je vais m'arrêter là car il se fait tard ici au Pays du Matin Calme. Et demain je vais à Seogwipo, un peu plus sympa et plus de choses à voir qu'ici à Jeju-si la capitale de l'île. Et bien entendu, la suite au prochain numéro sans faute. Alors à tantôt chers lecteurs adorés. Gros becs a tous. Jeanyong Pierryu Burnatkwondo

Tuesday, June 02, 2015

Going East 6 (Séoul - Jeonju)

Bordel de Dieu, mais où est-ce qu'elle peut être cette putain de Guesthouse ? Je commence à m'énerver sec et à jurer intérieurement ! Cela fait quasi une heure que je tourne dans ce quartier de Hongik University avec tout mon barda pour essayer de trouver ce Campfire Guesthouse qui devrait être quelque part tout près. Ca ne peut pas être loin, d'après le plan et aussi selon le jeune homme qui m'a gentiment renseigné avec Google Map sur son smartphone à la sortie du métro. Le problème c'est que la plupart de ces établissements n'ont que des enseignes très discret, et le quartier, très dense avec plein de ruelles enchevêtrées. D'ailleurs dans ce même quartier lorsque je suis venu en 2007, on avait déjà les mêmes difficultés à trouver mon auberge, pourtant avec l'aide d'une habitante du coin qui a consacré presque 40 minutes de son temps ! Car ici en Corée, les rues ont un système de numérotation très particulière. Et les gens, lorsqu'ils invitent les amis, ils sont obligés de faxer le plan du quartier pour que ces derniers puissent trouver l'endroit exacte. Le pire, je ne me suis rendu compte qu'après bien sûr, est que je suis passé 20 mètres devant auparavant sans l'avoir vu car il est au fond d'une ruelle et l'enseigne n'était pas allumé (on était pourtant en début de soirée). Et là, est intervenu Mister Jong, un sacré personnage ce monsieur. Une armoire à glace pour un Coréen, et ce qui est drôle c'est qu'il était justement entrain de charrier une glace au coin de la rue car, avec sa femme, ils déménagent leur appartement pour aller habiter dans l'immeuble d'a côté . Balbutiant quelque mots d'anglais, avec une haleine bien alcoolisée (il était déjà un peu sur Soleure 😀 ) Monsieur Jong m'a souhaite la bienvenue en Corée, et me fait comprendre que c'est sacré pour lui d'aider un visiteur étranger en difficulté ! Du coup, il a planté là son épouse et entreprend de rechercher la Guesthouse avec moi. Mais même avec lui qui est pourtant dans le quartier depuis plus de vingt ans comme il dit, on était pas plus avancé. Pourtant on sait tous deux que cette satanée guesthouse ne devait pas être loin ! Pour finir, il a ressorti son téléphone (on a essayé d'appeler la guesthouse avant mais pas de réponse) et appeler carrément la police. Et ben, une voiture de police est arrivée avec deux agents dedans, et ils m'ont pris dans la voiture pour essayer de trouver cette maison. Et de nouveau, on a tourné et tourné pour finalement la trouver cette fameuse guesthouse qui était à 50 mètres à peine de là. Épique !😀 Han, le jeune propriétaire de l'auberge était surpris de voir arriver son client dans une voiture de police. Et on a bien ri 😆. Ben, ça valait la peine car la Guesthouse était superbe. Un rapport qualité-prix excellent. Propreté, confort et services fournis, sans compter un magnifique petit déjeuner que bien des hôtels supérieurs pourraient envier ! Un cadre douillet qui me fait oublier la fatigue engendrée par un voyage de plus de 26 heures depuis la veille avec le bateau depuis Vladivostok (22 heures de traversée) jusqu'à Donghae sur la côte est de la Corée, puis 4 heures de bus de Donghae à Séoul. Une nuit réparatrice après un bon Hot Pot Bulgogi à Hongik et le vieux est en pleine forme pour la redécouverte de Séoul le lendemain. Par rapport à 2007, la ville a forcément un peu changé, des buildings audacieux ont poussé un peu partout, par contre ce qui n'a pas changé, c'est cette vie trépidante qui anime cette mégalopole a toute heure. Dans tous les quartiers, les jeunes ont investi les lieux, les cafés, c'est une nouvelle mode ici (pas le cas en 2007), ont poussé comme des champignons et ne désemplissent pas. Les parcs sont plein de gens qui pic-niquent ou jouent de la musique. Il y a comme un air de fête perpétuel, très plaisant ! Le quartier où j'ai mon auberge est connue aussi pour la vie nocturne, on a là, un bar, un pub, Resto ou un café quasiment tous les trois mètres. Comme Dontoburi à Osaka ! Complètement dément ! J'ai baguenaudé un peu du côté du Palais Royal (Gyeongbokgung) et l'autre palais qui me semble plus intéressant qu'est Chandeokgung. Un peu plus sobre question architecture et un calme reposant comparé à l'autre. Et ce qui est sympa à faire aussi ici à Séoul c'est d'aller se perdre dans les dédales des ruelles du vieux quartier de Bukchon qu'on appelle le village de Hanok, avec ses vieilles maison typiques (mais aussi pas mal de nouvelles construites dans le vieux style) et ses cafés plus originaux les uns que les autres. La ville est aussi connue pour son activité artistique. Des expositions et des musées intéressants pour tous les sujets. En ce moment celle la plus courue est celle des pandas et des roses blanches au Dongdameun Design Plaza, un bâtiment d'un style architectural futuriste dessiné par l'architecte d'origine iranienne Zaha Hadid qui est devenu un peu l'emblème de Seoul. Vous avez là, des milliers de pandas en peluche disséminés dans un jardin rempli de milliers de roses blanches (en plastique of course 😀) l'ensemble est funny et plutôt original. Et quand vient le soir, on retire les pandas et cet immenses jardin de roses blanches qui ont une lampe dans chacune des fleurs s'allume et ça donne un spectacle féerique ! Le jour d'après, j'ai profité d'être à Séoul pour revoir une amie seoulienne connue il y a quelques années en Suisse par l'intermédiaire d'une ami commune. Amelie, c'est son nom, et on a déjeuné ensemble dans un typique et très connu restaurant près de Bukchon (il y avait une queue de 20 mètres devant le Resto pour entrer) en parlant des souvenirs helvetico-coreens autour d'un excellent et typique plat de cette fameuse cuisine coréenne qu'est le "seunggyetang", une soupe de poulet farci au riz et au ginseng avec beaucoup de légumes d'accompagnement. Un régal ! Et apres nous nous sommes baladé dans le village Hanok avant d'être rejointe par une amie, et associée d'Amelie, "Mary". Un après-midi sympa ! En fin de journée, le must est d'aller se promener le long du fleuve Han qui sépare Seoul en deux parties. Nord et Sud ! Puis assister au coucher du soleil en compagnie de Seouliens qui viennent se détendre en famille à la fin de la journée, dans le super parc qui coure le long du fleuve. J'ai quitté Seoul il y a deux jours pour Jeongju, la patrie du "bibimbap" le plat national coréen ! Pour mes deux semaines ici en Corée, j'ai opté pour le grand sud, en commençant par Jeongju après Seoul. C'est la porte d'entrée du Jeollabuk-do le sud avec ses villes côtières et ses petites îles ou il fait bon vivre et aussi ses parc nationaux de montagnes pour des jolies randonnées. Une activité incontournable ici en Corée ! Jeongju est une grande ville, agréable sans plus. Avec aussi un joli village Hanok où se donne rendez-vous toute la ville dès la fin de la journée pour se promener, flirter, manger des glaces ou déguster un bon plat. Et c'est aussi une expérience sympa de dormir dans une de ces Hanoks, maisons anciennes transformées en guesthouses. J'ai d'ailleurs passé mes deux nuits à Jeongju dans une telle maison en dormant sur un "yo" (comme un futon) dans une chambre "on dol" ( avec le chauffage par le sol). Très confortable et avec toutes les commodités. Vraiment une bonne expérience ! Et je me suis empiffré de bibimbap bien sur 😉 ce plat est encore meilleur à la mode d'ici, et en plus il y a de la viande en plus contrairement au reste du pays. Le meilleur des légumes 😀 ! Et voilà, ce matin, on the road again. Un bus pour Muju, puis un autre pour Gucheon-dong, le village avant l'entrée du Parc National de Deogyusan, une station de montagne où on fait aussi du ski en hiver. Un peu de randonnée en montagne et d'air frais des hauteurs ne pourraient que me faire que du bien, et en plus, le coin sera sûrement très photogénique. Mais ceci, mes amis, sera pour le prochain article de "Going East" et en attendant, je vous embrasse bien fort et vous dis a très bientôt. Jeanyong Pierryu Burnatkwondo