<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243</id><updated>2011-12-03T03:40:46.037-08:00</updated><title type='text'>Homo Burnatus</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>46</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-5960078677857598409</id><published>2011-06-01T08:55:00.000-07:00</published><updated>2011-06-01T12:08:45.175-07:00</updated><title type='text'>Sur la route de l'Orient 6 (Tachkent - Pékin [last exit to Switzerland])</title><content type='html'>Ni hao everyone, vous allez bien ? Je crois que oui car le grand week-end commence bientôt en Suisse non ? Ici aussi (comme disait le Japonais à côté des Négociants !), ça va bien. Je suis revenu à Pékin hier matin à l'heure où les fils du ciel vont au turbin, si tôt que même le métro n'était pas encore en service. Le vol de nuit s'est passé sans problème, n'étant le service déplorable de l'hôtesse qui avait en charge des passagers du côté où j'avais ma place. Une vraie tête à claque, on avait l'impression que s'occuper des passagers était un terrible pensum pour madame. Mon voisin Ouzbek demande une bière pour son repas, s'entend répondre que la bière il n'y en a pas et elle lançait les barquets sur le plateau d'un air condescendant. Ce qui le met en fureur, et je le comprends car de l'autre côté, les autres flight attendants servaient les bières à tire-larigot et avec le sourire. On a failli assister à un incident diplomatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée a du être longue pour elle, mais des heures de vol (pour elle, c'est au propre comme au figuré) n'expliquent pas un tel comportement impoli et frisant le racisme. Bref, China Southern Airlines a du soucis à se faire avec des employées pareilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je vais revenir ici un peu sur l'Ouzbékistan où je viens de passer 2 semaines formidables à tous points de vue. Après ces merveilles de villes qui m'ont rempli de joie, je suis revenu à Tachkent par le train de Samarcande, la veille de mon vol sur Beijing. Il était plus de 5 heures de l'après-midi quand je suis sorti avec tout mon barda de la gare. Là, j'avais une petite hésitation entre le métro ou un taxi (le métro coûte même pas 10 centimes suisses en équivalence de la monnaie ouzbeke - le taxi par contre c'est minimum 3 dollars !), alors pourquoi une telle hésitation me direz vous ? Tout simplement parce que les flics postés dans les bouches de métro n'attendent que ça. S'ils n'obtiennent rien, pour faire ch..., ils vous obligeront souvent à vider les sacs pour soit disant un contrôle sérieux contre les actes terroristes. &lt;br /&gt;Et là, j'ai une annecdote assez drôle à vous raconter: Passant devant une station de métro, de loin j'ai vu deux flics et un des deux ripoux lançant un coup d'oeil à son collègue, l'air de dire, voilà une victime toute désignée !&lt;br /&gt;Sur le moment, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais de rage, je suis passé exprès devant eux et leur lançais en français: "Je vais passer juste à côté pour vous faire chleu, mais je ne vais pas descendre dans la station, comme ça, votre contrôle, vous pouvez vous le mettre quelque part", tout celà dit avec un grand sourire. Et bien, les deux gaillards, sans rien comprendre,  se sont fendu la poire eux aussi. Mais je suis persuadé que si je suis descendu dans la station, ils ne me manqueront pas, c'est certain ! Alors j'ai hélé un privé qui passe avec sa voiture qui accepte de me prendre pour un peu moins que ce que demandent les taximen officieles. C'est une particularité ici en Ouzbékistan, les voitures privées n'hésitent pas à prendre des gens contre paiement car celà leur permet d'alléger les factures de benzine qui n'est pas donnée ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction le même auberge que lors de mon début de séjour. Accueilli par la gentille famille de Gulnara comme si je n'étais jamais parti. Un lit dans dortoir pour la dernière nuit car ma réserve de dollars cash comment à tarir et comme je n'ai aucune envie d'aller en retirer d'autres à la banque juste pour la dernière soirée à Tachkent et de tout façon, elles étaient déjà fermées. Vu que l'on parle d'argent, je peux vous dire que pour nous Européens, le pays est très bon marché même si l'hôtellerie n'est pas aussi cheap que d'autres pays comme le Vietnam, La Chine ou encore la Malaisie. Disons que pour ces prix ouzbeks, on a mieux dans ces autres pays (ça varie ici entre 14 USD un lit dans un dortoir avec peitit déj. et 28, 30 USD pour une chambre avec salle de bain privée) et au taux de change du marché noir bien sûr, car avec le taux officiel, ce sera beaucoup plus cher ! Par contre la nourriture, les transports publics, les excursions par les agences etc... sont plutôt dérisoires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme mon avion ne décolle qu'à 21h, la dernière journée ouzbeke à Tachkent se passe pour moi par une longue recherche d'un endroit où je peux connecter mon netbook à une borne wifi afin de télécharger ce sofware qui me permettrait d'accéder à Blogger et à Facebook car il faut l'installer avant d'arriver en Chine, si non ça ne jouerait pas. J'en ai trouvé un dans un café mais rien ne marche, pas d'accès à la toile. Finalement, je suis tombé par hazard en ville sur un Internet Center de la Poste ouzbeke, et là, avec l'aide d'un vieux cable, j'ai pu télécharger ce programme qui m'a été indiqué par un routard malaysien rencontré à Samarcande dans notre fameuse "auberge espagnole". C'est un truc vraiment génial pour déjouer les tentatives de blocage de certains sites par des pays totalitaires. Et grâce à ça que j'ai pu vous écrire ce soir, ce billet qui clore le chapitre de: "Sur la route de l'Orient" mes très chers lecteurs adorés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, depuis hier, je suis de nouveau à Pékin, toujours dans ce hutong qui transpire la vie, animé à toute heure du jour et de la nuit et qui me change agréablement du calme plat qui règne dans les cités ouzbekes à de rares exceptions près. Il faut dire que nos amis ouzbeks, malgré leur gentillesse et leur hospitalité légendaires, ne sont pas tellement ce qu'on appelle des joyeux lurons. Encore un héritage de la Soviétisation sans doute. Et le soir, même à Tachkent, la capitale, les bistrots (à part peut-être quelques boîtes de nuit) ferment déjà gentiment les portes vers 22h. Tandis qu'ici à Pékin, c'est toute autre chose. Il faut dire que les chinois sont connus pour être des bons vivants qui adorent la bonne chère et faire la fête. Pour la bouffe, c'est le paradis ici après la cuisine ouzbeke qui a du mal à varier dans les registres. Et surtout le porc décliné à toutes les sauces et dieu sait si les chinois sont passé maîtres dans l'art de faire d'excellents plats avec cette viande. En Ouzbékistan, forcément il est impossible d'en manger à cause de la religion musulmane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne reste plus qu'à se fondre dans cette douceur de vivre, et profiter un maximun de ses bienfaits avant le retour en Suisse. Grasses matinées, promenades relaxantes dans les parcs et le long des lacs pékinoises à proximité des quartiers tartares populaires du Old Beijing, siroter un bon petit cocktail en guise d'appéritif et une bonne bouffe le soir dans ces gargottes populaires à la rue des Fantômes, un endroit bien connue des autochtones et des touristes et son nom vient du fait qu'on peut y manger des cuisines de toutes les régions de Chine et à toute heure de la nuit. Et là, il me revient en mémoire ce que m'ont dit les amis israéliens Gilli et Tali: "Life is nice, and it's good to be alive". C'est tout-à-fait ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, pour mon dernier jour de voyage, ce sera de nouveau le même programme certainement car on ne change pas une équipe qui gagne. Voilà mes chers, mon périple arrive gentiment à son terme. Après Moscou, Le Transibérien, Pékin, L'Ouzbékistan et de nouveau la Chine. Celà fait des milliers de kilomètres parcourus en avion, train, bus voitures et aussi beaucoup de pédibus. J'ai pu voir des choses fantastiques et faire des rencontres extraordinaires, éphémères certes, mais intenses. Pour celà, je suis conscient dêtre un privilégié d'avoir pu vivre toutes ces expérience et j'espère aussi avoir pu vous faire un peu partager ce que je ressens à travers ce blog que vous m'avez fait l'honneur et le plaisir de lire en prenant un peu de votre temps. Encore merci d'avoir voulu suivre les tribulations d'un vieux routard en goguette. Et je vous donne rendez-vous l'année prochaine à la découverte d'un autre, ou les autres endroits de notre merveilleuse planète terre. A bientôt, vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-5960078677857598409?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/5960078677857598409/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=5960078677857598409' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5960078677857598409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5960078677857598409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2011/06/sur-la-route-de-lorient-6-tachkent.html' title='Sur la route de l&apos;Orient 6 (Tachkent - Pékin [last exit to Switzerland])'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-6673485055544291346</id><published>2011-05-28T07:49:00.000-07:00</published><updated>2011-06-07T09:07:20.756-07:00</updated><title type='text'>Sur la route de l'Orient 5 (Samarcande)</title><content type='html'>La soirée est douce, une petite bise bienfaisante s'est levée après une journée écrasée de chaleur. De tous les coins de la ville se sont élevés des chants des lycéens, étudiants... enfin libérés de leurs obligations scolaires et contents de célébrer leur début de vacances annuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cité semble être livrée aujourd'hui à la jeunesse. Depuis tôt ce matin, on voit partout en ville des jeunes gens dans leurs plus beaux atours, et certains portent autour de leur taille des écharpes, un peu à la manière des miss, signe d'une année scolaire réussie et méritante. Le soir venu, des réunions spontanées ont lieu dans les différents parcs de l'endroit, et c'est parti pour un happening bon enfant, loin des excès des soirée de fin d'année d'étude de nos étudiants occidentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mélopées arabisantes et envoûtantes qui rendent la nuit de Samarcande encore plus belle et mystérieuse, surtout du côté du Registan, cette place de légende où a été construit (et restauré dans sa splendeur originelle) le complexe le plus grandiose de toute l'Asie centrale et l'un des plus beau de l'islam.&lt;br /&gt;Nous sommes arrivés ici il y a deux jours et à la descente du bus qui nous mène au Registan où nous avons notre Guesthouse tout proche, les bras nous en tombaient et nous étions complètement saisis par l'émotion en voyant cet ensemble architectural d'une majestueuse beauté. Et ce n'est qu'une petite partie de ce qu'offre cette merveilleuse cité. Les superlatifs n'ont jamais manqué pour décrire la beauté de Samarcande: Miroir du monde, jardin de l'âme, joyau de l'islam, perle de l'Orient, centre de l'univers etc ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette ville dont les origines remontent au VIe siècle avant notre ère, peut-être même plus loin, a été le carrefour des diverses branches de la Route de la Soie, celle de l'Ouest vers la Perse, celle de l'Est vers la Chine et celle du Sud vers l'Inde. Alexandre le Grand, Gengis Khan ont été ses conquérants, jusqu'à ce que Tamerlan, ce berger turco-mongol parti de rien avant de devenir  un bâtisseur d'empire sanguinaire dont les troupes ont déferlé de l'Inde à la Russie, l'ait choisie pour capitale de la Transoxiane vers 1370. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est assez beau pour sa ville. De ses conquêtes de Perse, d'Asie mineure, d'Inde, il ramène des artisans, architectes, maçons, peintres, calligraphes, céramistes, tisserands etc... ainsi que les plus grands esprits de ces pays: théologiens, savants, historiens et autres pour faire de sa capitale, le phare du monde comme il disait.&lt;br /&gt;Des portes principales, six rues menant par des places entourées de fontaines, de mosquées, de médersas et de caravansérails, jusqu'à la galerie commerçante couverte d'un dôme au centre de la ville: le fameux Registan dont je vous ai parlé plus haut.&lt;br /&gt;Vers le début du XVe siècle, son petit fils Ouloug Beg y ajoutait d'autres édifices, et un certain gouverneur du nom de Yalantouch Bakhadour en a encore construit d'autres plus tard. Et c'est ce qui donne sa configuration actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part cette fameuse place, Samarcande contient d'autres monuments tout aussi majestueuse et chargés d'histoire  tels que la mosquée Bibi Khanoum du nom de la femme chinoise de Tamerlan, ou l'obervatoire d'Ouloug Beg, voire le nécropole de Chah-i-Zinda et bien d'autres encore dont l'énumération sera par trop fastidieuse. &lt;br /&gt;Ici aussi, comme à Khiva et Boukhara, il ne subsiste de l'état original des édifices que 5 ou 10 %, le reste a été restauré de façon remarquable dont les travaux ont déjà commencé depuis l'époque soviétique. Bref, on est là dans une sorte de ville des Mille et une Nuits, de l'histoire à tous les coins de rue comme Rome ou Babylone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, il n'y avait aucune organisation cohérente de la part des autorités ouzbekes pour l'exploitation de ces trésors. A certains endroits, aucun droit d'entrée à payer, à d'autres, le visiteur étranger doit payer 30, 40 fois plus qu'un citoyen ouzbek (ce qui provoque la grogne de pas mal de voyageurs car ils ont l'impression d'être victimes de discrimination - voire considérés comme des banques sur deux pattes juste bons à payer). Il y a aussi des endroits où vous payez si vous passez par l'entrée principale, mais pas si vous passez par derrière ou latéralement. Et encore d'autres où vous devez payer aux gens qui n'ont rien d'officiels, à croire qu'ils ont trouvé le bon filon pour rouler les autorités et les touristes dans la farine. Très étrange tout ça ! Il règne une sorte d'anarchie à tous les niveaux.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes descendus, avec mes compagnons de voyage rencontrés sur la route, Gilli et Tali, à Bahodir B&amp;B, encore une adresse qui nous a été refilée par le bon vieux Horst. Un emplacement imbattable et des prix doux, à deux minutes du Registan et en plein coeur du vieux Samarcande. Certains soirs, notre guesthouse a tout de l'auberge espagnole à l'instar de ce que fut cette ville à l'époque: un lieu de rencontre des voyageurs où le Chinois discutant commerce avec un Perse, le Sogdien parlant de religion avec un Zoroastrien. Là nous avons des Polonais qui parlent politique avec des Israéliens, des Malaysiens qui parlent cuisine avec des Bulgares, les Anglais qui échangent des tuyaux de voyage avec les Russes, et des Japonaises qui se contentent d'écouter et de sourire en cachant leur bouche dans les mains. On entend parler toutes les langues et les conversations et les rires résonnent jusque tard dans la nuit. Vraiment très sympathique comme endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, avec Gilli et Tali, nous sommes allés faire un tour à Chakrisabz, la ville natale de Tamerlan qui se trouve à une huitantaine de km de Samarcande, par une belle route de montagne qui grimpe à 1675 mètres d'altitude franchissant un col qui offre un superbe panorama sur la vallée et sur cette ville où on peut voire encore les restes du plus grand projet du tyran: son Palais blanc qui a partiellement disparu, auquel il ne subsistent que deux tours grandioses qui témoignent néanmoins de son âge d'or. Et aussi d'autres ensembles de mosquées et de mausolées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de cette intéressante journée, Tali et Gilli m'ont quitté pour partir sur Tachkent avant de poursuivre leur voyage vers le Kirghistan voisin le lendemain. Et alors que cet après-midi pendant que j'écris mes cartes postales dans le patio de l'auberge, voilà qu'une bonne surprise survient avec l'arrivée de Xu, le sympathique Taiwanais rencontré la semaine passée à la capitale ouzbeke. Il arrive souvent ici qu'on croise des gens connus le long de cette fameuse route car tous sont venus en Ouzbékistan pour ces célèbres villes de légende. On a repris nos conversations avec Xu, laissées en suspense à Tachkent et j'ai appris qu'il n'a pas pu obtenir son visa pour le Kirghistan et du coup, il va passer en Chine le 1 juin et il y aura bien des chances qu'on va se croiser de nouveau là-bas car il m'a déjà demandé l'adresse pour le guesthouse dans lequel j'ai mes habitudes à Pékin, ça va être cool !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais rester encore une journée pour profiter encore un peu de cette belle ville et de me relaxer un peu avant de revenir sur Tachkent la veille de mon retour vers la Chine. Ce sera une journée tranquille avec une petite grasse matinée qui me changera de ces dianes matinales et aussi pour reposer un peu mon estomac qui a souffert ce matin du repas pris la veille au bazaar à Chakrisabz. Je m'y attendais d'ailleurs, à force de vouloir expérimenter une cuisine authentique en allant manger dans des endroits populaires. La soupe ouzbeke était certainement faite avec des produits peu frais, du coup en me levant ce matin, j'avais le ventre tout balonné et j'ai du jouer à quelques reprises à Tamerlan trônant dans son palais comme ses nombreuses statues en ville de Samarcande :) une pilule d'Immodium plus quelques gorgées de Coca et l'affaire était réglée.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà la transition toute trouvée pour vous parler de la cuisine ouzbeke qui n'est pas ce qu'on appelle de la cuisine fine. Beaucoup de chacklicks, ces brochettes de viande de mouton, boeuf, ou poulet. Les ouzbeks les aiment bien avec les morceaux de gras. Les choux, les poivrons farcis, les lagmans, une sorte de nouille en soupe ou sautée, et le plov, un genre de riz pilaf avec de la viande bien cuite et du raisin sec avec beaucoup d'ail (le plat national ici), les choux-fleurs frits etc... Le tout baignant dans beaucoup d'huile. Et aussi de temps en temps une borsch ou des pelmenis, héritage du grand frère russe ! Pas très variée comme cuisine je dois dire, et cette utilisation généreuse de l'huile de coton qui ne convient pas beaucoup aux estomacs occidentaux peu habitués à cette denrée. Dans les restos et les pseudos cafés (on a pas ici la même conception du café - endroit de rencontre comme en Occident), on a tendance à facturer d'après la tête du client. En tant qu'étranger, attendez vous à ce que les factures soient quadruplées voire même plus. Et d'un jour à l'autre, les prix changent on ne sait pas pourquoi. Certainement une maladie infantile qui touchent tous les pays fermés pendant longtemps et qui s'ouvrent aux visiteurs étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien mes chers, après ces quelques considérations socio-culinaire-touristicos, je crois qu'il est temps pour moi d'aller faire dodo car la nuit est bien avancée ici à Samarcande. Donc comme j'ai dit plus haut, le 29 je vais descendre sur Tachkent et le 30 j'ai l'avion pour Pékin. Alors vous aurez des news d'ici là d'acc. ? A tantôt, vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-6673485055544291346?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/6673485055544291346/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=6673485055544291346' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/6673485055544291346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/6673485055544291346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2011/05/sur-la-route-de-lorient-5-samarcande.html' title='Sur la route de l&apos;Orient 5 (Samarcande)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-3241335605165640695</id><published>2011-05-26T05:38:00.000-07:00</published><updated>2011-06-07T08:59:38.253-07:00</updated><title type='text'>Sur la route de l'Orient 4 (Boukhara)</title><content type='html'>Il est 9h45, le petit déjeuner est expédié, nos sacs sont bouclés mais Turgut, le chauffeur recommandé par Omar, le jeune et serviable patron de Lali Opa notre guesthouse à Khiva, n'est toujours pas là. L'occasion pour Gilli et moi d'entamer une conversation intéressante avec Kimiko, une vielle dame japonaise toute menue dans sa tenue de treker. Elle est venue pour attendre son chauffeur à elle, qui devrait l'emmener en excursion dans la région d'Ayaz Kala pour voir des ruines de forteresses dans le désert du Khozerm ainsi que le lac Ayaz Koul. Scientifique de profession à la retraite, dame Kimiko voyage seule, c'est d'autant plus rare pour une japonaise qu'elle est âgée et ce n'est pas évidente pour une telle personne dans un pays comme l'Ouzbékistan qui est encore à l'aube du tourisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi, nous nous disions Gilli et moi, que nous avons encore de la marge en la matière. Il est vrai que dans ces Guesthouses prisées des voyageurs indépendants, nous rencontrons souvent des phénomènes comme ça. Des personnages extraordinaires, comme Kimiko, comme Horst, notre fameux allemand dont je vous ai parlé dans le billet précédent. En tout cas, les tuyaux que m'avait refilé l'ami Horst se sont toujours révélés précieux, on peut s'y fier les yeux fermés.&lt;br /&gt;Les adresses des Guesthouses qu'il m'a données et que je fais profiter à Gilli et sa femme Tali, les moyens de transport les plus adéquats pour tels ou tels endroits etc... Tout s'est toujours passé conformément à nos attentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin Turgut notre chauffeur est là, et c'est parti pour un long trajet de presque 8 heures à travers une zone arride et sous un soleil de plomb. Il fait une chaleur de fou dans la voiture malgré les fenêtres ouvertes car la clim est tombé en panne après quelques kilomètres. Nous avons partagé les frais d'une voiture privée et c'est le meilleur choix car en bus, on mettrait le double pour arriver à Boukhara notre destination. Sans compter que l'état de la route est déplorable, sur de longues portions, il n'y a même plus d'asphalte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est couvert de poussière que nous avons enfin atteint Boukhara, en fin d'après-midi, une autre merveille de ces fameuses villes de la "Silk Road". Direction Sarafon B&amp;B, une autre adresse  conseillée par Horst. Encore un endroit formidable exploité en famille comme souvent les B&amp;B ouzbeks. Nos chambres sont déjà prêtes car Omar les a averti de notre arrivée. Thé et gâteaux de bienvenue, et si on veut, on peut prendre le dîner pour un prix modique et c'est souvent excellent car il s'agit d'une cuisine familiale typique préparée par la patronne du Guesthouse. C'est là que l'on peut manger des plats traditionnels ouzbeks introuvables dans les restos en ville. Depuis Khiva, comme Gilli et Tali ont le même itinéraire et dans les même laps de temps que moi, nous voyageons ensemble et la journée, chacun fait ce qu'il a à faire et on se retrouve le soir pour partager ensemble un bon repas typique. Des compagnons agréables et pleins d'esprit cet ingénieur forestier et sa femme enseignante. Ayant pu obtenir un congé sans solde, ils se sont lancé dans un trip de 7 mois en commençant précisément par l'Ouzbékistan et pensent le finir en Inde, après le Kirghistan, la Chine, La Nouvelle-Zélande etc... Cela me rend presque jaloux !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And now, what's about Boukhara ? Je crois que je ne vais pas me lancer dans l'historique de cette merveilleuse ville car pour celà, vous avez d'excellents sites sur le Net (Wikipédia et autres), je me bornerai ici à vous dire simplement que sa réputation n'est pas usurpée. Il est écrit que "Visiteurs, écrivains, historiens, tous sont d'accord: Boukhara la sainte, Boukhara la noble, le Dôme de l'islam, le pillier de la religion, la Beauté de l'esprit, la plus secrète des cités caravanières, la mieux préservée des villes figées d'Orient, Boukhara est la cité la plus intéressante du monde".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas loin d'être d'accord avec ça, pas loin seulement car n'ayant pas encore vu Samarcande mais je peux vous dire que la vue de cette ville (sa partie ancienne bien sûr - où sont concentrés toutes ces monuments chargés d'histoire) provoque en moi les mêmes sentiments qu'à Khiva: une joie intense mêlée d'excitations grandissantes.&lt;br /&gt;Il suffit de s'asseoir devant ces petites merveilles, fermer les yeux et laisser l'imagination faire son travail: On est au 13e siècle, des bruits parvenant du Bazaar, toujours bruissant de vie, lieu du commerce, des échanges et aussi d'exécutions. Voici les madrassas hébergeant des étudiants en religion psalmodiant leur texte, les mosquées où vont prier les fidèles, ses minarets où le chant des muezzins résonnent dans toute la ville et qui servent aussi de phares aux caravanes de chameaux dans le désert. Mais aussi pour d'autres tâches plus profanes comme la mise à mort des criminels qu'on enferme dans un sac avant de balancer du haut de la tour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, sans jeux de mots, on sent le poids de l'histoire qui nous tombe dessus et toutes ces beautés architecturales qui nous entourent, c'est vraiment too much !&lt;br /&gt;Hier soir, Gilli fêtait ses 55 ans, Korma et Abdul son fils, les patrons du Guesthouse ont tenu à nous faire plaisir en nous offrant du vin (denrée rare ici) et de la vodka pour notre souper. Une soirée mémorable dans le patio de l'auberge au clair de lune en compagnie de toute leur famille. A magic Boukharian night !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, tout a une fin, notre séjour à Boukhara arrive à son terme, ce matin, nous avons dit au revoir à regret à la famille de Korma et tout le monde s'engrouffe dans la voiture de sa soeur, direction la gare pour prendre le train pour Samarcande, la dernière étape de notre route de la soie à nous: Gilli, Tali et moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une autre ville de tous les superlatifs et vous aurez les échos dans le prochain billet doux mes chers lecteurs adorés. D'ici là, je vous embrasse bien fort et vous dis à tout bientôt.&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-3241335605165640695?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/3241335605165640695/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=3241335605165640695' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/3241335605165640695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/3241335605165640695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2011/05/sur-la-route-de-lorient-4-boukhara.html' title='Sur la route de l&apos;Orient 4 (Boukhara)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-6577163177541933769</id><published>2011-05-22T09:28:00.000-07:00</published><updated>2011-05-23T11:38:04.538-07:00</updated><title type='text'>Sur la route de l'Orient 3 (Tachkent - Khiva)</title><content type='html'>Il est 20h25, le vol CZ6027 de la China Southern Airlines en provenance de Pékin, vient de se poser sur la piste de l'aéroport Yuzhny de Tachkent, capitale de l'Ouzbékistan, une ancienne République de l'Union soviétique. Ce jeune pays, indépendant depuis le 31 août 1991 de manière presque contrainte suite à l'effondrement des putschistes dans leur tentative de renverser Gorbatchev (vous souvenez vous encore de l'image de Boris Eltsine, prenant la défense de Gorby, debout sur un char, haranguant la foule face à l'armée russe ?). A cette époque là, les 90 % de l'Asie centrale s'était prononcé pour le maintien de l'Union. Face à cette nouvelle donne, une sorte de cadeau empoisonné, le jeune pays a du faire face, et tout est à faire ou à refaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passées les premières années difficiles, le pays commence à surmonter la pente, en s'appuyant sur la culture du coton (déjà cultivé à l'époque et de manière intensive pour le profit du grand frère russe), mais cette plante, qui a besoin d'être énormément arrosée et ce qui fait que les volumes d'eau détournée des fleuves pour les irrigations ont eu pour conséquence l'assèchement de la mer d'Aral ! Et aussi sur l'extraction de l'or, dont l'Oubékistant est respectivement, le sixième et le neuvième mondial. Mais surtout, les autorités Ouzbekes ont bien compris le rôle que pourraient jouer dans l'économie du pays les trésors historiques et architecturaux que sont les fameuses villes de la Route de la Soie. Ces villes qui ont fait rêver des générations entières de voyageurs et qui ont pour noms: Khiva, Boukhara et the last but not least Samarcande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour booster le tourisme qui prend toujours plus d'ampleur et rapporte pas mal de devises dont le pays a besoin, les autorités ont assoupli les formalités de visa, les voyageurs individuels sont les bienvenus  et les initiatives privées dans l'hôtellerie sont fortement encouragées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà la fin de cette petite introduction vous explique le pourquoi de ma présence ici dans ce pays dont c'est un peu la préhistoire du tourisme. L'Ouzbékistan me rappelle un peu le Vietnam du début des années 90 où toutes les infrastructures sont à créer, surtout les transports publics et les routes.  Et aussi beaucoup de bureaucratie héritée de l'époque soviétique qu'il faut simplifier en plus d'une inflation à juguler. Il y a aussi le problème des banques, dans tout le pays, on ne trouve nulle part un ATM, pour les voyageurs ayant peu de cash comme moi, il faut aller à la banque d'état pour pouvoir retier des dollars avec sa carte de crédit.  Figurez vous qu'en changeant 200 USD pour payer mes nuits d'hôtel, il faut presque un cornet Migros pour contenir toutes les billets de 1000 Soums ouzbeks qui me sont remises. Comme le plus gros billet est de 1000, on a des liasses pour l'équivalence de 200 dollars. Inutile de penser les mettre dans les poches. Et tout se passe au "black market" comme ils disent ici, les changes se font au Bazar et on gagne presque le double par rapport aux taux officiels. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les hébergements, on trouve de plus en plus des B&amp;B tout-à-fait corrects à coté des établissements d'état, héritiers de l'Union Soviétique, chers mais les prestations fournies ne sont pas à la hauteur de leur prétention. Mais gare aux touristes qui égarents les papiers d'enregistrement remis par l'hôtel car à la sortie, ils auront des ennuis. Dans les coins un peu reculés du pays, on trouve des hébergements, mais les "registrations" font défaut, ou sont l'objet d'enchère de la part des responsables. Du coup, cela peut coûter plus chers que le prix de la chambre. Heureusement que ceci n'existe pas dans les villes ou sites touristiques inportants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les formalités d'une monstrueuse longeur, il est déjà 22 heures passée. Plus de bus, ni de "malouchkas", ces mini-bus bien pratiques et bons marchés pour les courts trajets en ville. Les voyageurs étaient à la merci des taxis requins qui n'hésitent pas à demander 15 USD pour le trajet jusqu'à l'hôtel. Une petite fortune pour ce pays. Et il tenaient mordicus à leur os. Bon, fouette cocher, direction Gulnara Guesthouse, un B&amp;B sympa dans le quartier de Chorsu, le vieux Tachkent. Un endroit bien agréable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis resté 2 jours et demi à Tachkent, capitale et fière de son histoire bimillénaire de carrefour des anciennes routes caravanières mais hélas, il ne subsiste plus grande chose de cette oasis située sur la Route de la Soie. C'est maintenant une ville moderne de plus de 2 millions d'habitants, la quatrième en importance des pays de la CEI, après Moscou, Saint-Pétersbourg et Kiev. Une grande ville assez banale, pas forcément laide avec ses grandes avenues bordées d'arbres et d'immenses places publiques ombragées, surtout la place de l'Indépendance (Moustakillik Maidoni), la plus grande de toutes les places de l'ancienne Union Soviétique. Pour les quelques reliques d'époque, il faut sortir de la ville (assez loin) et prévoir de bonnes chaussures car point de bus ou autres qui y vont. Seulement les taxis, toujours promptes à multiplier les prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors des taximen, les Ouzbeks les plus désagréables sont les flics. Une bande d'enfoirés qui multiplie les chicanes à l'égard des voyageurs individuels. Surtout ceux qui sont postés aux entrées des bouches de métro. Sous prétexte de contrôler l'identité des voyageurs (pas les groupes - seulement les routards solitaires), ils essaient de soutirer quelques dollars aux gens facilement impressionables. Le premier matin, en prenant mon premier métro a Chorsu pour aller au centre ville, juste après la caisse, 3 flics m'entourent et me demande mon passeport(surtout il ne faut pas le leur donner), il est à l'hôtel, répondais je (d'habitude j'ai tjs les photocopies de mes pages de passeport et, surtout de visa - mais en changeant de pantalon, je ne les avais pas sur moi). Venez ici, il me font signe car aucun ne parle une autre langue que l'ouzbek ou le russe. Dans leur cagibi à côté de la caisse du métro, qui sent la pisse et leur odeur corporelle qui chlingue, on est parti pour une partie de poker-menteur. Nom, nationalité etc ..., du moins c'est ce que j'ai compris. Je leur ai dit de téléphoner à l'hôtel Gulnara, juste à deux pas de là, mais je crois qu'ils n'ont fait que semblant d'appeler, et toujours les questions en Russe (une des deux langues officielles du pays, avec l'ouzbek qui ressemble beaucoup au turc) . Gardant mon calme, j'ai dis ce que j'ai à dire, et surtout je me disais à moi même: "Bande de cons, vous n'aurez pas un cent,  même si je dois rester un bon moment ici". Finalement de guerre lasse, après env. 40 min., ils m'ont fait écrire sur leur cahier de flic le mot: "No problem" avec ma signature et me serrant la main en mettant la leur sur le coeur. Ces hypocrites de ripoux ! Ensuite, pas mal d'autres fois, j'étais contrôlé par d'autres, à d'autres endroits, et en montrant les photocopies, ils ne m'ont plus emm...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme le métro est le moyen le plus pratique pour se déplacer dans Tachkent, on ne peut pas échapper à leur cirque de ripoux. Dommage car le métro de Tachkent est presque aussi beau que celui de Moscou, et aussi un des plus anciens des anciennes Républiques des Soviets. Mais comme celui du grand frère russe, il est hélas interdit de les photographier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part les flics et autres taximen, les gens sont assez amicaux, et pas austères du tout pour un pays musulman. Aucun problème pour l'alcool, très peu de femmes portant le foulard islamique. Et tolérants pour d'autres religions. Il y a ici une minorité de juifs qui vivent tout-à-fait en paix tout comme des chrétiens qui sont d'origine russe. A l'indépendance, beaucoup sont repartis en Russie, mais d'autres sont restés avec leur coutumes et leur religion orthodoxe et qui font partie prenante de la nouvelle nation Ouzbeke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Gulnara Guesthouse, où je suis descendu pendant ce séjour, gravite toute une galerie de voyageurs plus originaux les uns que les autres. A commencer par Xu, un taiwanais des plus sympathiques avec qui je fais de longues discussions jusque tard dans la nuit. N'ayant pas obtenu un mois de congé pour son voyage rêvé depuis longtemps, il n'a pas hésité à demissionner, cet ingénieur en énergie solaire. Et c'est aussi grâce à lui que j'ai pu avoir un adaptateur pour mon ordi. Merci mon cher Xu, you make me a very happy man ! Et Horst, un personnage légendaire, qui à 69 ans, n'a passé qu'une trentaine d'année chez lui en Allemagne. Des enfants au Brésil, en Asie, en Afrique. Il peut te donner des tuyaux sur n'importe quel pays, ayant été dans des endroits de fous et fait des choses complètement crazy ! Ou encore Kate et Kirstin, 2 Canadiennes qui arrivent en droite ligne depuis Istambul jusqu'en Ouzbékistan sur leurs vélos. Voire Gilli et Tali, deux Israéliens qui prennent un congé de 7 mois pour leur trip. Bref, une superbe équipe de "real travellers" hyper-intéressante.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis hier, après un court vol d'une heure et demie, je suis arrivé a Ourgentch, 1050 km de la capitale. Et de là, avec Gilli et Tali déjà rencontrés à l'hôtel Gulnara, nous avons partagé un taxi pour aller directement à Khiva, la plus intacte et la plus reculée des villes qui parsèment la Route de la Soie.&lt;br /&gt;Cette ville qui comporte une partie moderne n'ayant pas grande chose de beau à voir. Par contre dans son centre historique, trône une petite merveiile en la citadelle d'Itchan Kala. Une fortification crénélée ceinte de remparts de pisé et considérée comme l'ensemble architectural le plus homogène du monde islamique (certains endroits sont encore à l'état original du Ve siècle - d'autres ont été restaurés par les Soviets et qui servaient à d'autres usages en ce temps là) et ce qui fait la particularité de cette fortification aussi est que 2000 des 40000 habitants de Khiva vivent à l'intérieur de l'enceinte. Du coup, tout n'est pas figé, et la vie se fait sentir jusque tard le soir. Et du coup, l'entrée n'est pas payante, sauf pour 2, 3 musées. On peut se promener des heures dans cette citadelle et sentir la présence de l'histoire partout  autour. Des medersas, des mosquées, des minarets, des résidences de plusieurs Khan (chefs) successifs, des palais des milles et une nuits, il y en a tellement à voir et à photographier qu'il sera trop fastidieux de tous les énumérer ici. Vous verrez sur les photos mes chers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, comme j'ai dit plus haut, il n'y pas grande chose d'autre à voir à Khiva. Pour quelques ruines et autres, il faut aller plus loin en recourant aux services des agences, chers et pas terribles comparés à Itchan Kala.&lt;br /&gt;Demain, toujours avec Talie et Gili, nous allons quitter Khiva pour Boukhara, un autre endroit des milles et une merveilles qui fera l'objet d'un autre article mes chers lecteurs adorés. D'ici là, je vous embrasse bien fort et vous dis à bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-6577163177541933769?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/6577163177541933769/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=6577163177541933769' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/6577163177541933769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/6577163177541933769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2011/05/sur-le-chemin-de-lorient-3-tachkent.html' title='Sur la route de l&apos;Orient 3 (Tachkent - Khiva)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-5928483922796336064</id><published>2011-05-18T01:45:00.000-07:00</published><updated>2011-05-23T11:48:13.702-07:00</updated><title type='text'>Sur la route de l'Orient 2 (Transiberien Moscou - Pekin)</title><content type='html'>Il commence a pleuvoir fort mais quand il faut y aller, il faut y aller ! Et le vieux de charger son gros sac sur le dos, sa besace en bandouliere et apres un au revoir a Bertrand, l'ancien commando de l'armee de l'air francaise et accessoirement patron de HM Moscow Packbacker, sort dans la rue et s'engouffre dans un metro a la station Arbatskaya en direction de l'arret Komsomolskaya qui debouche directement sur la gare d'Iaroslav d'ou partent les trains longue-distance vers Vladivostok, Oulan Bator ou Pekin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, apres deux jours a Moscou, il est venu pour moi le temps d'une autre aventure revee depuis longtemps et dans quelques instants est en passe de debuter reellement: Le Transiberien, ce train mythique qui fait fantasmer des generations entieres de voyageurs. Mais avant cela, il faut encore trouver des informations importantes concernant le voyage et le train lui-meme. Car la gare Iaroslav qui est pourtant une des plus importantes de Russie et point de depart pour les grands trains internationaux, n'a meme pas un kiosque d'information. Et le seul tableau lumineux ne transmet que des infos en Russe. Avec d'autres voyageurs de l'Ouest qui prennent le meme train que moi ou pour Vladivostok, nous harcelons, mais en vain, les employes de la gare ou les flics car personne ne parle un traitre mot d'Anglais ou autre langue que le Russe. Finalement, nous avons reussi a comprendre que les infos concernant tel ou tel train n'apparaissent sur le tableau que 20 minutes avant son depart. Et c'est la qu'il faut etre capable de transcrire ou de deviner les mots qui representent Moscou et Pekin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, tout s'est bien passe, le mien part du quai 5 et l'embarquement se fait env. une demie-heure avant son depart prevu a 21h45. Quelques achats de derniere minute au Mini Super Market de la gare et c'est enfin l'embarquement. Premiere surprise: au lieu d'un train russe (du moins pour le segment jusqu'a la frontiere mongole, comme c'etait le cas a l'epoque), c'est un train chinois. Et le personnel est tout compose de fils du ciel aux visages impassibles, a l'exception d'une commissaire russe qui jouera un role importante plus tard au cours du voyage comme vous le verrez. Et le wagon-restaurant est lui aussi russe avec un drole de personnage repondant au doux nom de Vladimir et son sourire edente qui ferait de longs voyages aller-retour entre les wagons pour essayer de nous fourguer son stock de bieres au prix fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tuc, tuc, tuc.... le train s'ebranle pour un long trajet de 6 jours et il est temps maintenant de faire connaissance de mes compagnons de voyage. Je partage mon compartiment avec un jeune couple d'Australien fort sympathiques. Tania et Paul, deux trentenaires qui font un trip de 2 ans (oui 2 ans !). Ils ont commence par l'Afrique du Sud pendant la Coupe du monde de foot, d'autres pays africains, l'Europe dont plus d'un mois en Russie avant de s'embarquer dans ce train pour la Mongolie. A cote, nous avons pour voisins une famille mongole avec leurs deux adorables enfants pleins de vie, un garconnet (Arsea) et une filette (Sondrot). Plus loin, trois jeunes mongols dont deux freres Dashka et Tungut qui sont aux etudes a Moscou et un jeune boxeur Ourgun au nez ecrase caracteristique. Puis Svein et Harald, deux vieux Norvegiens retraites des chemins de fer de leur pays et qui sont emerveilles comme de grands enfants par ce beau voyage. Puis Ann, une delicieuse vieille dame anglaise qui parle un francais des plus academiques et qui a dans son compartiment un compagnon japonais (un gars super-organise et qui a tout: cafe, sucre, lait et bien d'autres choses). Dans le dernier "compart" il y a Sonia, une Americaine qui a tout largue: son job de graphiste a Los Angeles, son ami, sa maison ... pour entamer un long voyage de deux ans qui debute precisement par ce Transiberien, et un vieux monsieur mongol taciturne restant toujours en retrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous voyez, on n'etait pas nombreux pour toutes ces voitures aux compartiments de 4 couchettes. Tant mieux car nous pouvons ainsi avoir plus de place pour nos gros sacs et sutout pour les trucs invraisemblables que nos compagnons Mongols ramenent avec eux de Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la vie de commencer a s'organiser a bord. Six jours de voyage dans un train qui sera notre maison, ce n'est pas rien. Premiere constatation: les douches qui avaient dans chaque voiture sont supprimes et transformees en depots de materiels et autres. Cela veut dire qu'il va falloir se laver "a la chinoise" avec le petit lavabo qui a dans chaque cagibi d'une voiture et qui sert aussi de WC. Il faut faire avec ! Avec mes deux australiens, le courant passe fort bien. Paul est un sacre "boute-en-train" (c'est le cas de dire), une vrai pile qui ne s'arrete jamais. Il nous a meme organise un tournoi de bowling dans le couloir du wagon avec des petites bouteilles de shampoing et autres et une boule faite d'osier de sa fabrication ! On s'invite souvent les uns, les autres, une fois que les connaissances sont faites, pour un the, un cafe etc... Et de bons moments de conversations dans un bon esprit de voyageurs responsables. Le wagon-restaurant n'avait pas trop de succes car les prix sont assez chers. Nous nous contentons souvent de viande froide, pain toast, et les incontournables nouilles-instantanees. Dans chaque voiture, il y a toujours un gros samovar d'eau bouillie constamment maintenu par un feu de charbon. Dans chaque equipe de 2, 3 preposes a chaque voiture, un est devolu a cette tache si importante car sans ca, plus de nouilles, de the ou de cafe possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres un premier arret a Vladnir dans la banlieu de Moscou, ainsi que 3 autres au cours de la nuit, le lendemain, nous entrons dans l'Oural et la premiere ville d'importance sur notre route: Perm vers 17 heures de l'apres-midi avec un arret de 25 min. affiche sur le tableau de marche de notre wagon. Nous sommes descendus faire quelques pas et pour d'autres, l'occasion d'acheter encore quelques nourritures proposes par des vendeurs ambulants comme a chaque arret. Il est temps de remonter dans le wagon car les chinois commencent a s'agiter. Le train part, tout le monde est la sauf Tania et Paul. Panique a bord, et nous voyons revenir Tania depuis l'autre voiture mais seule. En tournant la tete, je vois avec stupeur Paul sur le quai qui fait de grands geste en notre direction et nous courant apres. Tout le monde hurle, demande aux Chinois de faire arreter le train mais ce n'etait plus possible. Tania etait completement effondree en larmes et nous faisons ce que nous pouvons pour la tranquiliser. S'ensuivaient toute la nuit de longues conciliabules entre la commissaire russe et le chef de train chinois et personne ne pige rien car ils ne parlent que le russe. Et quand la commissaire russe essaie de se montrer rassurante a Tania, celle-ci s'inquiete encore plus car elle ne sait tjs pas ce qu'il est advenu de son Paul seul quelque part dans un pays etranger sans argent, ni passeport et avec le froid qu'il fait encore en ce moment dans cette contree, il n'avait qu'un t'shirt, un bermuda et des tongs aux pieds ! Finalement, Anne et moi, nous avons parcouru toutes les voitures pour essayer de denicher une peronne qui parle a la fois le russe et aussi l'anglais pour servire d'interprete. La derniere voiture est en vue et on trouvait tjs personne. Et au dernier compartiment de cette derniere voiture, sans blague, le miracle a eu lieu en la personne d'une jeune fille mongole enceinte jusqu'aux yeux et qui maitrise les 2 langues. Ainsi nous avons appris que Paul a ete mis dans un train local et deja en route pour Sverdlovsk, le prochain arret de notre train. Et il arrivera vers 4 heures du matin. Le personnel de Sverdlovsk a ete prevenu du cas et Tania doit y descendre pour recuperer Paul et prendre le train du lendemain ensemble pour la Mongolie. Tout est bien qui finit bien. Par contre j'ai perdu deux joyeux et attachants compagnons, mais gagner tout le compartiment pour moi tout seul. Alors la, liberte totale la nuit, dormir dans la tenue que je veux, ronfler autant que je peux, et me lever a l'heure que je veux, ce n'est pas plus mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux jours, nous sommes dans la Taiga, ces grandes forets de coniferes avec de magnifiques couchers du soleil, entrecoupee de temps a autre par des petits villages typiques aux isbas de bois. Le temps est encore bien frais dans l'Oural et nous nous rapprochons gentiment de la Siberie proprement dite. Ce qui fut fait avec l'arrivee a Novosibirsk deux jours apres notre depart. La temperature a encore chute mais dans notre petite communaute, le moral est au beau fixe car Tania a pu avertir Anne par SMS que ses retrouvailles avec Paul se sont bien passees. La vie de bord continue son bonhomme de chemin: lecture pour certains dans certains moments (j'ai pris avec moi les oeuvres choisies de Blaise Cendrars, un pave de 1372 pages au titres evocateurs de: "Partir" - et son celebre poeme de circonstance: "Le voyage en Transiberien et la Jeanne de France" ou encore "Bourlinguer") il y a la de quoi m'occuper un bon moment pendant les periodes creuses du voyage. Meditations pour d'autres, ou exercices physiques pour notre boxeur Ourgun. Ou encore des disscussions portant sur les voyages faits ou a faire. Il fait tjs une temperature plutot basse pour la saison et le paysage est tjs la taiga et les isbas des villages siberiens et que voila, nous arrivons a Irkutsk. La, certains passagers descendent pour la visite du lac Baikal tout proche. Et d'autres, montent dans le train et continuent sur Oulan Bator ou Pekin. C'est ainsi que nous avons accueilli deux jeunes suisses allemands: Reto et Luciano. Ils ont ete a Irkutsk pour le Baikal et poussent maintenant sur Pekin. De sympa gaillards et grace a Luciano et a son adaptateur 3 branches, j'ai pu charger au moins une fois mon ordi. Cela rend bien service. A part ca, toujours la taiga et cette satanee heure de Moscou imposee a ces regions qui traversent 7 fuseaux horaires selon mon compagnon japonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait que du coup, on est completement a l'ouest car c'est completement artificiel. Il est cense etre 1 heure du matin et il fait clair comme en plein jour par ex. Un beau matin, on se reveille et le paysage change. On est entre dans les steppes d'Oulan Oude le dernier espace russe avant la frontiere mongole. Et enfin le train entre dans Naushki le poste frontalier avec la Mongolie. Trois heures et quelque d'arret et l'occasion de changer les derniers roubles pour la monnaie momgole. Controle minutieux des douaniers russes et juste avant le depart, 3 douaniers sont venus dans mon compartiment. Apres m'avoir prie gentiment de sortir, ils ont commence a demonter le plafond. Je peux vous dire que je fais une drole de gueule car si par malheur, quelqu'un a planque une m.... la dedans, j'aurai surement plein d'ennuis. Et bien, il n'y avait rien et c'etait plutot pour un probleme electrique qu'ils ont voulu voir ! OUF !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrons maintenant en Mongolie, toujours la steppe et au loin de belles montagnes apparaissant dans le petit matin et voila Oulan Bator. Destination finale pour nos compagnons mongols, heureux d'arriver chez eux. Et aussi pour Anne qui s'y arrete pour 4 jours avant de passer en Chine. Emouvants au-revoirs, echanges d'Email etc... et nous repartons en direction d'Erlian la premiere ville chinoise ou nous arrivons vers 21 heures. Presque 4 heures d'arret sont necessaires ici car chaque wagon, un a un, est souleve pour etre pose sur d'autres rails chinois qui ont un ecartement plus grand que chez leurs voisins ruses et mongols. Encore une nuit, la derniere dans ce train et le lendemain c'est Pekin, la capitale chinoise ou nous arriverons a 14h04 heure chinoise. Precis comme indique sur le tableau de bord. Incroyable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes dis au revoir sur le quai. Nos norvegiens sont pris en charges par leur guide (un package qu'ils ont achete depuis la Norvege) Reto et Luciano prennent un taxi, tandis que Sonia et moi, nous nous engouffrons dans le metro car il se trouve qu'elle a aussi son hotel dans le meme quartier pres de Tian An Men que moi. D'ailleurs les 5 jours qu'elle passe a Pekin, comme nos hotels sont proches, il nous arrive souvent de boire une biere ensemble avant qu'elle ne parte sur Seoul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, je suis de nouveau a Pekin apres 2008, dans le meme "hutong" populaire et dans le meme hotel que j'avais a l'epoque. Je dois dire que les deux se sont vachement embourgeoises. Les rues du quartier sont maintenant dallees de marbre (certains etaient encore en terre en 2008) et plein de belles boutiques, restos, hotels etc... sont apparus. Mais on ressent encore son ame. J'espere que tout ceci ne va pas disparaitre. Quant a mon hostel, non seulement il a change de nom, mais aussi de personnel. La gentille Ma n'y est plus. Dommage ! Mais ils ont respecte le cachet unique de cet ancien repaire de courtisannes du vieux Pekin. Tant mieux ! Et apres 6 jours de train a travers la Siberie, on n'est pas mecontent d'etre ici dans un monde ou on peut se laver et manger correctement. Et pour manger, vous le savez bien. Le choix est immense ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, j'ai profite de ces quelques jours ici pour faire un peu de tourisme traditionnel. Visiter les endroits qui n'ont pas pu etre visite lors de mon dernier sejour. Et pour compenser un peu ma frustration de rater une fois de plus le Tibet (de nouvelles lois sont decretees - le touriste individuel ne peut plus se rendre au Tibet - il faut etre dans un groupe avec package deja goupille depuis le pays de depart et a ces groupes, les autorites colleraient d'office un guide officiel etc..., etc...) je suis alle passer deux jours en altitude dans une ville qui s'appelle Chengde a 250 km env. de Pekin et qui a une particularite tres couru ici. Elle a, cette ville, un ensemble de temples lamaiques dont celui, magnifique erige au 17e par le roi Quing Long en honneur du Pancheng Lama de l'epoque. Et surtout, une replique du Potala, presque aussi grande que l'originale de Lhassa. Tres belle certe, mais qui rend encore plus grande ma frustration. Du coup, j'ai decide de passer plus tot en Ouzbekistan (je dois normalement y aller seulement le 20 Mai) afin de profiter un peu plus des beautes de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ben voila, je suis arrive a Tashkent la capitale ouzbeke avant-hier par un vol de la China Southern Airlines. Une ville qui n'est pas trop mal pour une capitale d'une ancienne republique sovietique. Mais le voyageur vient ici surtout pour ses tresors architecturaux et historiques. Ces villes aux noms evocateurs de la "Silk Road" comme Khiva, Boukhara, et surtout Samarcand. Je me rejouis deja. J'ai pris un vol domestique pour Ouguentch, une ville situee a l'autre bout du pays pour ainsi revenir par sauts de puche a travers toutes ces sites avant de finir le dernier jour a Tashkent avant de rentrer sur Pekin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ceci, mes amis, sera l'objet du prochain billet doux. D'ici la, je vous dis a tout bientot et vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-5928483922796336064?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/5928483922796336064/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=5928483922796336064' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5928483922796336064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5928483922796336064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2011/05/sur-le-chemin-de-lorient-2-transiberien.html' title='Sur la route de l&apos;Orient 2 (Transiberien Moscou - Pekin)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-7598659801858793378</id><published>2011-05-02T12:35:00.000-07:00</published><updated>2011-05-03T07:31:37.740-07:00</updated><title type='text'>Sur la route de l'Orient 1 (Moscou)</title><content type='html'>Dobrij vetcher tovaritch, tout le monde va bien ? Physiquement mieux que moi certainement, car la decouverte de Moscou a pied est assez ereintant je ne vous dis pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, j'ai debarque dans la ville d'Ivan le Terrible hier apres un voyage bien longuet, surtout apres une soiree bien sympa mais ou je n'avais pas finalement beaucoup de sommeil (personne n'est incrimine ici car je le voulais bien :). Et stressant aussi car l'avion pour Zuerich est parti avec du retard, du coup la-bas, j'ai du courir comme un derate pour ne pas manquer celui de Moscou. Le zinc etait a moitie vide et la majorite des voyageurs sont des nouveaux riches russes venus faire des emplettes en Suisse, arrogants et meprisants comme pas possible envers le personnel de bord. L'avion s'est pose en fin de journee a Domodedovo, un des deux aerports internationaux de Moscou et c'est aussi celui qui etait la cible d'une attaque terroriste il y a quelque temps de cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des policiers armes jusqu'aux dents partout, et les controles sont fortement accrus et bien tatillons. Une fois sorti des fouilles en passant la douane, il faut encore se taper un long couloir jusqu'a la station d'Aeroexpress pour Moscou centre. Enfin pas tout-a-fait car il nous depose a une station de metro a 4, 5 arrets du centre. La, on est plonge dans une espece de labyrinthe qui semble a premiere vue inextricable. De longs couloirs bien enfouis sous terre (c'est parait-il le metro le plus profond du monde ! ) Et tout est en cyrillique ! Apres un petit moment de tatonnement, j'ai enfin reussi a prendre la bonne ligne pour Arbatskaya ou j'ai un lit reserve dans dortoir a 6 gueulus a HM Hostel, apres un changement a Kievsky (poetiques ces noms n'est ce pas ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorti du metro, il faut encore trouver le bon chemin parmi toutes ces rues aux noms completement exotiques pour le voyageur de l'Ouest. Avec l'aide d'un gentil vieux monsieur qui n'a pas hesite a appeler l'Hostel avec son mobile phone, je suis arrive enfin devant la porte de HM Hostel, un backpacker comme il y a tant d'autres. Passe la porte d'entree, une bonne odeur de panards vous saute a la figure car dans ces auberges pour voyageurs au petit budget, on nous demande souvent de dechausser et de laisser les chaussures vers l'entree. A l'interieur, ceux qui n'ont pas de sandales baguenaudent en chaussettes ou a pieds nus. Autant vous dire qu'il flotte tous les jours dans l'hostel un bon effluve de vieux fromage. A part ca, c'est sympa ce genre d'auberge car dans une ville comme Moscou, les chambres d'hotel sont hors de prix. C'est une des villes les plus cheres du monde. Etonnant mais vrai ! Et le mien est en plein centre ville dans l'Arbat, un quartier boheme a deux pas du Kremlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant a la temperature, j'ai de la chance car il neigeait la semaine precedente mon arrivee. Il fait plus frais que chez nous car on est deja bien plus a l'est mais il fait un bon soleil de printemps qui rend la ville encore plus sympa a visiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premiere soir apres un tres bon repas dans un resto ajerbaijanais, je suis alle faire un tour a la magnifique Place Rouge accolee au Kremlin le centre du pouvoir russe. Devant moi, marchait non pas Nathalie, mais une foule bigarree de russes et de touristes emerveilles devant tant de splendeur. Voici la cathedrale Basile le Bienheureux avec son festival de bulbes polychrome le plus enblematique de Russie, a cote c'est le mausolee d'Ivan Illitch et en face du Kremlin dont les remparts courent le long de la Place Rouge, on a le fameux Goum, l'une des galeries marchandes les plus celebres du monde. Un peu plus loin, la Cathedrale de Kazan, edifiee en 1634 par le tsar. Que des splendeurs mes amis ! On ressent face a ca, une emotion indescriptible. Et le soir, je peux vous dire qu'elle est encore plus belle a visiter que la journee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, c'est l'exploration de Moscou a pieds, et parfois en metro dont les stations sont de veritables galeries d'art. Dommage qu'on ne peut pas tellement faire des photos a l'interieur de ces stations car les russes souffrent encore a mon avis d'espionnite. Et les recents attentats islamiques a Moscou n'arrangent rien ! Tverskaya, Kitai Gorod le plus vieux quartier de la ville, le vieux Arbat boheme ou se trouve l'unique rue pietonniere moscovite. Balade le long de la Moscova qui serpente paresseusement autour de la ville. Sans compter une multitude de musees interessants. Bref, il y a de quoi faire ici mais il faudrait un peu plus de temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, leve des poltron minet car je dois aller chercher mon billet de train a Pospekt Mira un peu plus loin du centre. Et comme je ne le prend que ce soir vers 21.30, j'ai mis a profit la journee a visiter le monastere de Novodievitch, ainsi que le magnifique cimetiere attenant ou sont enterres pas mal de celebrites russes, du monde des arts comme le clown Nikouline, des ecrivains comme Boulgakov, Gogol, Tchekov ..., cineaste comme S. Eisenstein, ou de la politique comme Kroutchev et Gromyko, ou encore des capitaines d'industrie comme Tupolev l'aviateur. Un bon moment en effet. Et le monastere est magnifique, on dit que s'il n'y en a qu'un a voir ici, c'est celui-la !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mes chers, suis entrain de taper ces lignes a l'hostel en attendant l'heure d'aller a la gare d'Iaroslav pour ce fameux Transiberien. Mais avant il va falloir que je mange une morce car il ne faut pas trop compter sur le wagon-resto du Transib. et aussi mettre a profit ce petit temps qui reste avant l'embarquement pour prendre quelques provisions pour le voyage. Alors je vais vous planter ici mes chers tovaritchs et je vous dis au prochain billet doux. Vous embrasse bien fort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J. Piotr Burnatov&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je n'avais pas beaucoup finalement de sommeil. Stressant aussi car l-avion pour Zuerich est parti avec du retard et, du coup,&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-7598659801858793378?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/7598659801858793378/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=7598659801858793378' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7598659801858793378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7598659801858793378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2011/05/sur-la-route-de-lorient-1-moscou.html' title='Sur la route de l&apos;Orient 1 (Moscou)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-4961097670461952986</id><published>2010-03-24T08:16:00.000-07:00</published><updated>2010-03-29T06:07:32.323-07:00</updated><title type='text'>JP on tour again 6 (Kota Kinabalu, Borneo - Kuala Lumpur, et fin du periple)</title><content type='html'>Salut a tous, j'espere que tout le monde va bien. Plus qu'un jour a tirer et le week-end est la non ? Pour moi aussi, plus qu'un jour et les vacances sont finies. Je vais enfin pouvoir vous revoir mes chers. Ce n'est pas que ca me deplait, au contraire, mais j'aurais bien aime que ca dure un poil plus pour pouvoir faire tout ce que je n'ai pu faire dans le Sabah (Borneo) surnomme "Land below the wind" par les Malaisiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fabuleuse contree qui recele des coins parmi les plus grandioses de la Malaisie merite qu'on lui consacre au moins deux bonnes semaines. Il y a tellement de choses a voir et a faire. Et il y en a pour tous les gouts. Des parcs nationaux grandioses, une des  montagnes les plus hautes de l'Asie du Sud-Est (Mount Kinabalu 4095 m), de magnifiques sites pour la plongee sous-marine, et le fleuve le plus long du pays, le Sungai Kinabatangan, une fantastique destination pour un super trek de plusieurs jours comprenant la descente en pirogue du fleuve et des marches dans la jungle pour l'observation des animaux sauvages etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui n'ont pas beaucoup de temps ou ne veulent pas trop renoncer a leur confort, il y a aussi des plages qui n'ont pas grande chose a envier a celles de la Peninsule. Bref, comme Alice au pays des merveilles, la derniere creation de Tim Burton que j'ai vu avant-hier soir dans un kino de Kota Kinabalu (KK pour tout le monde en Malaisie), le voyageur qui se trouve au Sabah, est comme dans un reve, les yeux ouverts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manque de temps, c'est ce qui s'est presente pour votre serviteur. Avec seulement un mois pour visiter le pays et de ce fait, voulant voir un maximum de choses partout, il n'etait plus possible d'apprecier tout ce que cette partie du pays pouvait offrir. Tant pis, j'ai fait un choix et je l'assume et les deux jours et demi passes a KK, la capitale de l'etat le plus septentrional de la Malaysian Federation m'ont quand meme permis d'avoir un appercu positif de ce beau coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos du septieme art, En prenant le bus de Lawas a KK, un trajet de 4 heures, les passagers ont eu une bonne surprise d'ordre cinematographique. D'ordinaire, dans ces pays, pour egayer les longs trajet, les chauffeurs ont l'habitude de mettre des cassettes videos ou, comme maintenant, des DVDs. En general, c'est souvent des series Z que personne ne regarde. Et la, devinez quoi ? Avatar de James Cameron, le succes mondial que je ne voulais pas voir au cinema. Dire qu'il m'a fallu se trouver au fin fond de Borneo pour le voir ! J'avoue que j'ai passe quand meme un bon moment, surtout que le trajet a paru plus court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si non, cinematographiquement parlant, ca ne casse pas des briques, c'est cousu de fil blanc, toujours l'habituel manicheisme americain, avec une pincee d'ecologie, l'apologie du sauvegarde de la nature etc... Des superbes images, agreables a regarder sans plus. Je prefere de loin, l'univers poetique de Tim Burton dans son Alice in wonderland qui m'a permis un bon moment de detente le dernier soir dans cette ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon laissons le cinema a Sandro (coucou Dro), car on est entrain de s'egarer du sujet. En arrivant a KK, il m'a fallu tourner un petit moment en ville avant de trouver un hotel bien et surtout pas trop cher. Car c'est le week-end et les hoteliers d'ici ont tendance a augmenter les prix. Les 2, 3 Backpackers que j'ai visite proposent tous pour un single sans "private bathroom" des prix encore plus chers que sur les iles "trendy" comme Pulau Tioman. J'ai fini par trouver un hotel plein centre, tout confort, impeccable de proprete et un prix doux. Mille fois mieux que dans un Backpackers et moins cher. Comme quoi, il ne faut pas avoir peur de tourner en ville sous la chaleur pour denicher le bon truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si non, la capitale du Sabah est une charmante ville tout en longeur avec de grandes avenues bordees d'arbres. D'un cote la jungle, de l'autre la mer de Chine meridionale qui offre des couchers du soleil de toute beaute. Et de la, les voyageurs au long cours pourront pousser plus loin en bateau vers l'Indonesie ou Zamboanga aux Phillipines. Une ville tres sympa a passer quelques jours. Par contre, ces beautes naturelles qui pullulent dans la region ne sont pas toutes faciles d'acces, les reserves des parcs nationaux comme le fabuleux "Lost Land" de Maliau par ex. ne peut se visiter que par l'intermediaire des agences qui demandent tous un prix consequent. Idem pour les camps decouvertes de Sungai Kinabatangan. Disons que ce n'est pas donne a l'echelle malaisienne. En ce qui me concerne, ce n'etait pas une question de pesetes, mais surtout comme j'ai dit plus haut, il faut disposer d'un peu de temps pour le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste le Mont Kinabalu, ce +4000 metres qui est considere comme un des plus faciles a faire. La, je me disais pourquoi pas, en deux jours, j'aurai le temps de le faire. Et j'avoue que cette idee me trottait dans la tete depuis un moment, deja avant mon arrivee en Malaisie. Mais, apres avoir considere l'etat du materiel dont je dispose, et surtout le manque d'entrainement depuis 7 mois, du a mon operation du genoud en juillet 2009, je me suis dit qu'il etait peut-etre plus sage de ne pas le faire. La grimpette du Mont Kinabalu n'etait peut-etre pas tres difficile. Un peu d'endurance et surtout de la determination mais on ne se lance pas dans une entreprise comme ca sans un minimum de condition physique, me disais je. Alors, la mort dans l'ame, j'ai renonce a cette grimpe qui me faisait rever. Je ressens encore des regrets en ce moment. Partie remise peut-etre, qui sait ? L'an prochain, un petit trip en Indonesie et hop, un petit passage au Sabah juste a cote. Pourquoi pas, a voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me suis rabattu sur les iles du parc national marin de Tunk Abdul Razak ? Je ne me souviens plus tres bien du nom. C'est un ensemble d'iles au large de KK, on peut s'y rendre par nos propres moyens depuis l'embarcadere de Jesselton au bout de la ville. Deux jours a faire le lezard sur trois iles du nom de Pulau Manukan, Sapi et Mamutik. Du soleil et la mer claire sur de vieux os, ca ne fait pas de mal non plus.&lt;br /&gt;A ce propos, avec un teint bien hale et pendant un mois un mois au regime sec avec  beaucoup de marche et d'activites physiques etc... Le vieux a retrouve une silhouette bien "fit" et est pas mal du tout. Alors avis aux dames !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, treve de plaisanterie narcissique ! J'ai quitte KK pour la Peninsule par un vol "low cost" d'Air Asia et me trouve de nouveau a Kuala Lumpur depuis hier apres-midi. Je suis retourne a Bukit Bintang, le quartier ou tout se passe a KL, mais pas dans la meme turne qu'au debut. Un hotel qui donne en plein sur les "Champs Elysees" malaisiens offre des promotions pour des single rooms tout confort pour moins de 20 francs suisses, une affaire ici a Kuala Lumpur et surtout dans ce quartier. Je ne me suis pas fait prier, vous vous en doutez bien. Et depuis hier, j'ai mis a profit ces deux derniers jours pour aller voir ce que je n'ai pu voir la derniere fois que j'etais dans la capitale malaisienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au programme, les Lake Gardens un peu en dehors de KL qui offre un environnement serein par rapport a la trepidante Kuala Lumpur. Et aussi le lac Titiwansa d'ou on a une vue superbe sur les gratte-ciel de la ville au loin. Et aussi une visite a la Mosquee Negara, la principale mosque du pays. Belle architecture et une sobriete de bon gout par rapport a bien d'autres. Et la, j'ai assiste a une scene assez drole. Dans une espece de kiosque qui sert d'aire de repos aux visiteurs de la mosquee, d'un cote, on a un groupe de femmes voilees, il s'agit de touristes venues des pays du Golf, on ne voit que les yeux. Et de l'autre une europeene, un canon comme on dit, en mini-jupe et un decollete pigeonnant avec une enorme croix chretienne lovee au creux des seins. Completement decontractee la miss, tandis que les voilees du Golf n'osaient pas la regarder. Tres cocasse en effet ! A se demander si cette fille donnait dans une provocation deliberee ou c'est de l'inconscience pure ! Car tous les guides de voyage sur la Malaisie recommandent bien aux voyageuses europeennes de ne pas s'habiller de facon a heurter la sensibilite des habitans de ce pays ou l'islam est la religion d'etat. Dommage que je n'ai pu photographier la scene a cause des regards inquisiteurs des maris des voilees.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A par ca, les fin d'apres-midi ici, il faut composer aussi avec la pluie. Comme je vous ai dit lors du premier billet, vers 16h, 16,h30, apres 2, 3 coups de tonnerre dans un ciel pourtant bleu, une "heavy rain" comme disent nos amis angliches  se met a tomber et d'une violence extreme. Cela dure une heure, une heure et demie puis de nouveau beau et sec. La violence de ce genre de pluie est telle que sur les autoroutes malaisiennes, il y a des abris specialement crees pour abriter les conducteurs de deux roues bien nombreux ici dans ce pays. Quand c'est comme ca, on fait comme les gens du coin, s'enfiler dans des Shopping Center faire du leche-vitrine ou dans un cafe et attendre que ca passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mes chers, c'est le dernier soir en Malaisie. Je vais vous quitter ici pour aller manger un morceau et faire quelques achats de souvenirs dans un Shopping Center a cote. Apres un mois de voyage dans ce beau pays que je recommande chaudement a tout le monde, demain c'est le retour au "home land". Il faut revenir pour mieux repartir et surtout, ne pas abuser de bonnes choses sous peine d'etre blase. Retour a la vrai vie de tous les jours la ou on a ses proches et ses amis, ca fait plaisir aussi. Vous commencez a me manquer, et oui, c'est vrai ! Avant de terminer, comme de coutume, quelque mots sur ce merveilleux pays qu'est la Malaisie. Un pays ou les gens sont tres amicaux, toujours souriants et d'une honnetete a souligner. Pas d'arnaques a deux sous comme dans pas mal d'autres endroits, et surtout au benefice de paysages de toute beaute. Des iles fabuleuses, des villes chargees d'histoire et d'autres aux ondes positives. Des forets primaires aux orang-outans attachantes. Bref, un pays tout pour bien faire et a consommer sans restriction. A visiter a volonte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je vous dis a bientot mes tres chers pour d'autres aventures, et vous remercie encore d'avoir bien voulu lire les elucubrations d'un vieux routard en goguette. Vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S.: J'arriverai le samedi 27 au matin, alors pour ceux a qui cela dit. Passez, qui pour un apero, qui pour une bouffe, qui pour un digestif selon vos disponibilites, au "Natio" le samedi soir. Ce sera sympa de boire un canon de rouge au plaisir de vous revoir. Alors a+&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-4961097670461952986?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/4961097670461952986/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=4961097670461952986' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4961097670461952986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4961097670461952986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2010/03/jp-on-tour-again-6-kota-kinabalu-borneo.html' title='JP on tour again 6 (Kota Kinabalu, Borneo - Kuala Lumpur, et fin du periple)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-4821198503484493282</id><published>2010-03-19T04:41:00.000-07:00</published><updated>2010-04-01T04:03:09.674-07:00</updated><title type='text'>JP on tour again 5 (Kuching, Sarawak - Bandar Seri Begawan, Brunei)</title><content type='html'>Vivement le soir qu'on se couche, voila ce que je me suis dis ce matin la en debarquant a Miri apres 15h30 passees dans un bus de nuit en provenance de Kuching. Parti a14 heures de l'apres-midi, nous sommes arrives 5h30 du mat le lendemain. C'etait presque aussi long que le trajet record (17h) que j'ai fait de Puerto Montt dans le centre du Chili jusqu'en Patagonie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyage ereintant s'il en est mais je n'avais pas le choix car les vols pour Miri etaient comme par hasard complets depuis plusieurs jours. Pas etonnant car avec des prix tres competitifs proposes par les deux  compagnies aeriennes du pays en ce moment, pourquoi les gens s'emmerderont a prendre le bus pour un si long voyage ? D'autant plus que c'est la periode des vacances scolaires ici dans le Sarawak. Ce que "Planete Solitaire" avait omis de l'ecrire dans son guide consacre a la Malaisie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs j'etais le seul passager a faire Kuching-Miri, les autres debarquent soit a Karikei, soit a Sibu, voire Bintulu comme c'est le cas de Mahad, un jeune inspecteur des forets que j'ai eu le plaisir de faire connaissance dans le bus. Finalement, ce n'etait pas une mauvaise chose de devoir prendre le bus, me disais je, car Mahad se revele un garcon plein de gentillesse et un compagnon de voyage hyper-interessant. Nous avions un echange des plus instructifs et j'ai appris plein de choses sur le Sarawak dont Kuching est precisement la capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kuching dont le nom signifie chat en malais. Ce felin qu'on trouve partout en ville sous forme de statues ou aussi en vrai, sans lieux ni maitres et qui errent partout a la recherche de nourriture. C'est fou ce qu'il y a comme chats errants ici en Malaisie. J'en ai vu partout de la terre ferme jusqu'aux iles. Par contre des chiens, pratiquement pas. Bientot un mois que je suis ici, les chiens que j'ai vu peuvent se compter sur les deux mains. Sauf une fois 5, 6 chiots d'un coup dans une cage sur le marche chinois du dimanche matin a Kota Kinabalu ou je me trouve en ce moment. Etrange ! A se demander s'ils ne les ont pas tous mange ! Car on sait que les Chinois, Vietnamiens, Coreens se raffolent de leur chair. Et comme il y a beaucoup de fils du ciel en Malaisie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'image de son animal enblematique, Kuching a quelque chose que je dirai d'une langueur toute feline. Traverse par le Sungai Sarawak, et couvert de jungle autour a l'instar de l'etat qu'elle represente, cette ville degage une atmosphere de mystere, de ville de Far West (surtout du cote ouest du fleuve) mais avec toutes les commodites dont on peut attendre de la part d'une cite moderne (avec les hauts buildings des grands hotels comme Hilton et autres centres commerciaux dominant la berge sud). Ce melange surprenant confere a Kuching quelque chose de tres attachant et en plus, on a pas ici de problemes avec les plaisirs de la vie, contrairement a certains etats malais de la Peninsule. La consommation d'alcool dans le Sarawak, et le Sabah, l'autre etat voisin de l'ile de Borneo arrive en tete de la Federation malaisienne. Et une vie nocture des plus effervescentes. Ce qui fait qu'on a envie de poser son sac dans le coin pour un long sejour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant plus que les choses a voir ne manquent pas tout autour. Par exemple, des treks de plusieurs jours dans la jungle sur les traces des chasseurs de tetes kanyan, dayak, iban etc..., une visite du parc national Bako, le plus ancien du Sarawak, borde de plages, de mangroves et riche d'une faune et flore extraordinaire. Sans compter une autre floppee de parcs tout aussi dignes d'interet et d'autres randonnees tout aussi extraordinaires. Mais pour faire tout ceci en independant, il vaut mieux avoir un peu de temps devant soi car c'est souvent des endroits difficiles d'acces, pas de transports publics, il faut beaucoup marcher, certaines fois plusieurs jours. Alors la plupart des touristes se rabattent sur les "packages" proposes par les agences pour de courts trips d'un, voire 2 jours, ou plus pour ceux qui ont beaucoup de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme beaucoup d'autres, j'ai pris une option qui consiste a une visite d'un centre de rehabilitation des orangs-outans. Le Centre de Semenggoh a une quarantaine de km de Kuching, ou on tente de readapter  des orangs-outans, des singes, des kinkajous et d'autre animaux orphelins, voire illegalement captures. Le but est de les reinserer dans la vie sauvage. Mais il y a aussi d'autres orangs-outans completement sauvages qui y viennent pour profiter de la nourriture offerte 2 fois par jour par le centre lorsque ce n'est pas la saison des fruits dans la forets et que la pitance devient rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu la loterie, certaines fois, les gens reviennent bredouilles car les primates ne se montrent pas. J'ai de la chance cette fois, car c'est la fin bientot de la saison des fruits, de pouvoir voir 2 meres et leurs petits: un bebe, et un autre deja plus grand. Un spectacle de toute beaute que de les voir comme ca, majestueux et fiers tels des seigneurs de la foret, se balancer d'arbre en arbre en faisant le pitre comme s'il se produisaient en spectacle. Un moment plein de grace a passer en leur compagnie. Ils ont une de ces facons de vous regarder mes amis ! Un regard des plus expressifs, presque humain. D'ailleurs en langue Bahasia, orang signifie aussi personne, etre humain. Et comme par hasard, c'est aussi l'animal le plus proche de l'homme (plus de 90% de genetique commune avec nous, seules 3 a 4 de difference avec l'espece humain). Leur nom vient precisement du malais: orang-hutan qui signifie "homme de la foret".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aussi fait une visite des "longhouses" ces maisons longues habitees par des communautes indigenes qui vivent le long des cours d'eau du Sarawak. Ici dans cette partie de Borneo, habitent une multitude d'ethnies (Iban, Kanyan, Dayak, Bidayuh etc... ) et ces gens, enfin la plupart, vivent toujours dans des maisons longues communautaires. Des gigantesques structures en bois sur pilotis ou toute la population se regroupe sous le meme toit, et chaque piece donne sur une longue veranda commune. Une partie d'entre eux s'est ouvert au tourisme en concluant des accords avec des agences, en imposant leur condition et en limitant le nombre de visiteurs. C'est une facon pour eux de faire entrer de l'argent pour les besoins de toute la communaute: reparations de la maison, ameliorer l'infrastructure etc... Du tourisme mais responsable. Les autres se tiennent completement a l'ecart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une experience enrichissante, car ceux qui se sont ouverts aux visiteurs, leur proposent aussi de participer aux differentes activites comme les recoltes lorsque c'est la saison, ou une promenade dans la jungle, sur les rivieres etc... et le soir, pour ceux qui y passent la nuit, le partage des conditions de vie de la communaute avec repas commun, chants etc... Tres interessante la visite que j'ai faite a celle appartenant a la communaute Bidayuh a une huitantaine de kil de Kuching.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres Kuching et le long trajet en bus decrit au debut de billet, la route n'etait pas finie pour moi a Miri, car de la, j'ai du prendre un autre bus a 8h30 du mat pour aller a Bandar Seri Begawan, la capitale du Brunei ou le Sultan fut un temps l'homme le plus riche du monde. J'y suis arrive apres un complique voyage ou il a fallu changer plusieurs fois de bus, passer plusieurs fois des controles frontaliers etc... Pourquoi faire simple quand on peut faire complique ! A ne rien comprendre. Meme si le Brunei est completement enclave dans le Sarawak (pour aller du Sarawak au Sabah malaisien par la route, il faut traverser un petit bout le Brunei), je pense qu'on aurait pu faire plus simple. Mais pas grave, j'y suis quand meme arrive, et la premiere impression de BSB, comme on l'appelle ici la capitale du Brunei, est qu'on est dans une ville provinciale completement endormie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui s'attendent a une sorte de ville des mille et une nuits, mysterieuse et envoutante en seront pour leur frais. Rien a voir avec les Emirats, et autres Sultanats du Golf. Ici on a beau asssi sur un fabuleux puit de petrole qui assure a ce petit pays une grande richesse, on ne donne pas dans l'ostentation. Le seul batiment vraiment luxueux de la ville est la mosquee Omar Ali Saifuddien, du nom du pere de l'actuel Sultan. Mais d'un luxe discret, meme si elle a coute une fortune car batie avec du marbre d'Italie, et les vitraux d'Angletterre, les tapis d'Arabie et de Belgique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour voir des choses qui sortent de l'ordinaire, il faut aller un peu plus loin, a quelques kilometres de la ou le Sultan a bati son palais au bord du Sungai Brunei. Ou a Tujong, endroit ou se trouvent une alignee de Shopping Centers luxueux et surtout l'Empire Hotel, le jouet du Prince Jefri, le frere du Sultan et ancien ministre de la finance du Royaume. Un ministre des finances au poches trouees et qui a fait perdre des milliards a son pays. Son hotel a coute a l'etat du Brunei plus de 1,1 milliard de dollars US, presque aussi cher que la Tour de Dubai, pour donner une idee. Et completement inaproprie pour le nombre de clients qui pourrait y avoir.&lt;br /&gt;Un prince qui possede 2000 voitures, des dizaines de jets prives et comme tout bon musulman qui se respecte, monsieur a 4 femmes et 35 enfants.  En brouille avec son frere pour avoir dilapide des deniers de l'etat. Il est envoye a Londres ou il continue de mener grande vie malgre les poursuites intentees par le Sultanat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A par ca, BSB n'a rien de follichonne, le soir des 21h30 les cafes, etc... commencent a fermer leur porte. La vie se deroule certainement un peu plus tard dans les hotels de luxe de la capitale, mais helas, pour votre serviteur, ces hotels sont hors de prix et meme, ca ne doit pas casser des briques. En plus je prefere des petites structures plus sympas. Enfin, pour le voyageur qui arrive de la Malaisie, c'est le choc des finances car le cout de la vie ici est 3 fois plus chers. Les memes prix qu'a Singapour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'a dit qu'avant, le Brunei etait plutot cool pour les choses de la vie, mais que depuis 1991, le pays est tourne completement vers une theocratie style Iran. L'alcool est bannie depuis cette date, et gare a celui qui en consomme (meme pour la minorite chinoise non musulmane du pays). Et meme pas dans ces hotels luxueux ou les clients sont en grande partie etrangers. Very strict my friend et la possession d'un peu de shit peut vous valoir la mort. C'est aussi un pays ou etre gay est un delit car l'homosexualite est passible de 5 ans de prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais a force d'etre austere de facon forcenee, ce systeme provoque un effet pervers car selon "Planete Solitaire", les Bruneiens vont souvent enfin de semaine s'encanailler a Kuala Lurah, ville frontaliere malaisienne ou ils se lachent d'une facon completement honteuse. C'est comme Tijuana a la frontiere mexicano-americain ou tous les exces sont permis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, apres un apres-midi et une nuit a BSB, je me suis dit que ca suffit, il est temps d'aller vers des contrees plus accueillantes. Alors j'ai pris un petit bateau de Muara, petit port a 30 km de BSB pour me rendre a Lawas sur le Sabah, l'etat le plus septentrional de la Malaisie. Et de la, un bus pour Kota Kinabalu, une tres sympa cite que je vous decrirai dans le prochain billet mes chers. D'ici la, passez une excellente semaine qui debute et a tout bientot. Vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-4821198503484493282?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/4821198503484493282/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=4821198503484493282' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4821198503484493282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4821198503484493282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2010/03/jp-on-tour-again-5-kuching-sarawak.html' title='JP on tour again 5 (Kuching, Sarawak - Bandar Seri Begawan, Brunei)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-1833051702665201816</id><published>2010-03-16T21:24:00.000-07:00</published><updated>2010-03-18T23:24:31.849-07:00</updated><title type='text'>JP on tour again 4 (Malacca - Singapour)</title><content type='html'>Salut a tous, il est bientot l'heure de vous lever mes chers. Il vous reste a peine une heure et quelque poussieres a dormir mes pauvres. Quant a moi, je sors d'un "Kopi Tiam", endroit populaire par exellence pour avaler une soupe de nouilles, et boire un "kopi o" car il est midi et quelque ici a Kuching, la capital du Sarawak (Borneo) ou je suis arrive hier apres un court vol de 2 heures de Johor Bahru en retraversant la frontiere depuis Singapour (moins cher le flight ticket cote Malaisien !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avant ca, j'aimerais vous parler de Malacca, un des endroits les plus recherches de la Federation malaisienne.  Destination phare et tresor historique du pays, la capitale de l'etat du meme nom offre un tableau pittoresque des traditions multiculturelles de la Malaisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ici que sont arrives les premiers immigrants chinois au debut du XVe siecle, dans le sillage de l'amiral Chen Ho surnomme: "l'eunuque aux trois joyaux" (bizarre non ?) envoye par l'empereur Ming pour etablir des relations avec le sultanat de Malacca. Par la suite, ces colons se mariaient avec des Malaisiennes, ce qui donne des Baba-Nonya, appeles aussi des Chinois du detroit (Straits Chineses), c'est le plus ancien groupe chinois de la Malaisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y a eu des Portugais arrives pour les epices et les comptoirs de Chine. Et apres une attaque reussie, etablissent une domination  de plus de cent ans sur Malacca avant d'etre deloges par des Hollandais qui, a leur tour, imposent une mainmise de plus de 150 ans, avant d'etre contraints de tout ceder aux Anglais en 1824.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le temps, les differents ethnies ont appris a cohabiter d'une facon harmonieuse meme si la loyaute ethnique reste forte. Avec une histoire pareille, il n'est pas etonnant que Malacca offre actuellement le visage d'une cite ouverte, riante ou il fait bon vivre. D'autant plus que l'etat est parmi des plus dynamiques economiquement de la Federation malaisienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un vrai plaisir de flaner dans cette cite, traversee nonchalamment par le Sungai Melaka. A l'est de la riviere, se trouve le quartier colonial avec des vestiges Portugais, Hollandais et Anglaises. Parmi ceux-ci, entre autres, on a la Town Square appele ausi la Place des Hollandais avec une fontaine erigee plus tard a l'honneur de la reine Victoria. Juste a cote, le Christ Church de Melaka (1753) tout en briques rouges importees directement de Hollande a l'epoque et le Stadthuys ou Hotel de Ville (1641). Un peu plus loin, on a les reste de la Porta de Santiago, seul vestige de la forteresse A Formosa construite par les Portugais en 1512 par Afonso de Albuquerque et tout de suite apres, les ruines de l'Eglise St Paul (1521) qu'on peut encore admirer les murs imposants et a l'interieur, des superbes pierres tombales anciennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'ouest du fleuve, le plus beau Chinatown de tout le pays ou tous les soirs se tient un magnifique marche nocture. Ici aussi, en s'y promenant, on a l'impression de marcher dans un musee a ciel ouvert.  De magnifiques maisons coloniales bien entretenues dont certaines sont transformees en musees comme le super Musee du Patrimoine Baba-Nonya et aussi des beaux temples bouddhistes. Encore plus loin vers l'ouest, se trouve le Kampung Chitty ou vit une petite communaute de Chitty, des Indiens des Detroits, comme les Baba-nonya, nes des mariages entre les commercants indiens et les femmes malaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux descendants des unions nouees entre les colons Portugais et les Malaises qui forment la petite communaute eurasienne de Malacca, pour les trouver, il faut aller a Medam Portugis a quelques kilometres du centre ville. Entre eux, ces gens parlent encore le Kristang (ou Cristao), un derive du terme "chretien". C'est une langue comprehensive pour les lusophones car si elle a des structures grammaticales malaises, le vocabulaire est portugais. Quant aux autres, chacun des groupes parle sa propre langue: chinois, hindi etc... avec comme langue federatrice pour tous le bahasia malaysia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est normal qu'avec un tel brassage de population, la cuisine de l'endroit ne peut qu'etre au diapason. Une fantaisie culinaire du plus bel effet. C'est ici qu'on peut decouvrir une des gastronomies les plus raffinees de la Malasie. La succulente cuisine Baba-Nonya (appelee aussi Peranakan) et sa reputee Laksa, ou encore la surprenante luso-eurasienne, voire les grands classiques de la cuisine chinoise et indienne ou malaise. Pendant mes trois jours ici, j'essaie une cuisine differente chaque midi car les restos proposes des menus du jour dans lesquels on trouve plus facilement des plats authentiques. Quand aux soupers, je prefere piocher au hasard dans les "food stalls" au marche nocture dans China Town.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir, c'est en voulant deguster un "Char Kway Teouw", ce sont des nouilles plates sautees avec des grosses crevettes et des palourdes dans une sauce aux haricots, que j'ai fait la connaissance d'Alan Cheng le patron de la gargotte. La conversation s'est engagee comme par hasard par, devinez quoi, la question habituelle: "vous venez de Hongkong ?" Non pourquoi ? "Mais vous ressemblez beaucoup a... etc..." Et oui, comme d'hab. ! Mon sosie "gangster heroe" acteur hongkongais !&lt;br /&gt;La conversation se poursuit et ainsi j'ai pu avoir pour une fois un contact moins artificiel que des echanges clients-commercants. On a parle de tout, des rapports entre les differentes communautes formant la Malaisie, la montee de l'islam dur dans certains etats malais, la politique du gouvernement etc... Tres instructifs a entendre Alan, par ex. a propos de l'entente entre les ethnies. Selon lui, il n'y a pas de problemes, les gens s'entendent bien meme si les mariages mixtes ne sont pas tres frequents de nos jours. Car de toute facon, il n'y a pas d'autres choix. Quant a la religion, l'ami Alan emet certains reserves concernant 'l'austerite forcenee" de l'islam tout en restant dans les proportions. Pas difficile a comprendre car les Chinois sont connus pour etre des bon vivants, qui aiment bien faire la fete et qui apprecient les bonnes choses de la vie.  Quant au gouvernement, oublie ! Tous des pourris. Enfin pas tous, selon lui la corruption existe au niveau intermediare, la tete de l'etat est plus integre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce meme soir, quelqu'un me tape sur l'epaule en disant "Hello" en passant. Un autre Chinois qui me dit qu'il a pris le meme bus que moi de Johor Bahru a Melacca. Et qu'il m'a observe, dit-il, pendant presque tout le trajet. Et de nouveau l'histoire du sosie "hongkong actor" bla, bla...&lt;br /&gt;Decidement, il faut croire que j'ai une vrai tete de "gangster heroe" hongkongais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben voila, apres trois jours a Malacca, j'ai mis le cap sur Singapour a 4 heurs d'autoroute de la. C'est drole car la premiere chose qui m'est venue a l'esprit quand le car est entre enfin a Singapour apres les formalites, c'est un souvenir qui remonte a longtemps avant, quand je suis alle en Italie par la route pour la premiere fois. Les routes et tout le reste du cote Singapourien avait quelque chose de plus nettes, plus clinquantes plutot. Comme celles de la Suisse par rapport a l'Italie. Si vous voulez, d'un cote, on a l'obsession du propre en ordre. Et de l'autre un petit cote laisser-aller sympathique. Le long de l'autoroute du cote singapourien, on voit une armee d'ouvriers qui, selon l'aspect doivent etre des immigrants Bengladeshis voire Philippins etc...  fignolent des parterres de fleurs, taillent des barrieres. Rien ne doit depasser, tout doit avoir la meme hauteur etc...  Bienvenu a Singapour, la cite-etat, une 'democratie totalitaire" comme d'aucun l'a qualifie. Le pays le plus reglemente du monde. Une "democratie" qui voit le fils succede au pere comme Premier Ministre, unique au monde ! Une proprete etincelante, a ce propos, la Suisse peut aller se rhabiller. Savez vous que cette ville n'a aucun graffiti sur les murs de leurs batisses ? Mais que dis-je, il y en avait quand meme un, dans une minuscule ruelle a deux pas de mon hotel (j'ai la photo) et qu'a son auteur, je pense qu'on doit decerner la medaille du courage car s'il se fait choper, ca lui coutera tres cher ! Les interdictions et recommandations sont partout, pas de chewingums suivant ou, on ne fume qu'a certains endroits (dans la rue, ca va encore), on ne jette pas un papier par terre et on traverse pas une route ailleurs qu'a un passage cloute. Si non, des amendes entre 500 et 1000 dollars singapouriens. Une fortune !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sens de l'ordre qui tourne a l'obsession. Ce n'est pas toujours desagreable, mais tout ceci a quelque chose d'aseptise a l'instar des gens. Il manque un peu, a mon avis, ce petit quelque chose, qui donne une ame a tout ceci. Ceux qui connaissent le Japon me diront que ce pays est aussi un peu comme ca, peut-etre, mais n'oublions pas que le Japon est un pays avec des milliers d'annees de tradition de proprete, d'ordre et d'honneur et c'est dans la nature des Japonais. Tandis qu'ici, un jeune pays (independance a la fin des annees soixante) sans grandes traditions et forme d'une population heteroclite, tout a ete obtenu par la contrainte. Et au niveau politique, c'est kif-kif, la presse est toujours muselee, la censure est omnipresente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, ce n'est quand meme pas desagreable de passer deux jours a Singapour, un pays qui a eleve le shopping au niveau de l'art. On trouve de tout a Singapour et sur Orchard Road, les "Shopping Centers" immenses et clinquants s'alignent sur des kilometres. Tout est fait pour inciter le chaland a mettre la main aux porte-monnaie. Il est dangereux de venir ici avec sa femme ou sa copine car les tentations pour les dames seront grandes. Meme moi, j'ai failli craquer en 2, 3 circonstances. Moi qui ne voulait rien, mais rien acheter. A part ca, la cite a aussi quelques belles architectures d'epoque dans Colonial District qui meritaient le coup d'oeil. Et c'est sympa aussi d'aller boire une biere au mythique Raffles Hotel dans son 'Long Bar" ou le Singapore Sling a ete invente, et ou les celebrites comme Gandhi, Somerset Maugham et d'autres grands de ce monde etaient clients. A part ca, 2 jours ici, c'est largement suffisant car une fois qu'on a fait le tour de ces choses, et faire une ou deux attractions interessantes comme la Grande Roue geante sur la baie de Singapour ou le Underworld Water Centre, il n'y a pas grande chose d'autre a faire. A moins de faire du Shopping, et/ou bouffer (on mange tres bien ici) les passe-temps favoris des Singapouriens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mes chers depuis hier je suis au Sarawak sur l'ile de Borneo. A Kuching precisement. La capital du Sarawak est tres cool a visiter, mais ceci sera l'objet du prochain billet. D'ici la, je vous dis a tres bientot et vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-1833051702665201816?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/1833051702665201816/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=1833051702665201816' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/1833051702665201816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/1833051702665201816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2010/03/jp-on-tour-again-4-malacca-singapour.html' title='JP on tour again 4 (Malacca - Singapour)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8120702188880455561</id><published>2010-03-12T22:27:00.000-08:00</published><updated>2010-03-13T01:19:30.506-08:00</updated><title type='text'>JP on tour again 3 (Tioman Island)</title><content type='html'>Chers lecteurs adores, comment allez vous mes chers ? Bien, j'espere. Ici ca va pas trop mal, je suis arrive a Malacca il y a deux jours, en provenance de Tioman Island apres une longue mais longue journee sur les routes. Ce qui etait deja le cas et encore plus rocambolesque lorsque j'ai quitte les Perhentian Islands pour me rendre sur l'ile de Tioman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, je devais prendre un bus de nuit de Kota Bahru pour Mersing, le port d'embarquement pour Tioman. Ce qui implique de prendre d'abord un bus local poussif de Kuala Besut pour remonter vers Kota Bahru en revenant avec le ferry des Perhentian Islands. Ensuite trainasser un petit apres-midi dans KB avant d'embarquer dans le bus de 21h pour Mersing. Le hic, c'est que celui-ci dessert d'abord Kuala Terengganu, ensuite Mersing, puis Pasir Gundang un bled sans ame a une trentaine de kilometres avant Johor Bahru, l'etat frontalier de Singapour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque la, pas de probleme, d'autant plus que la Miss du comptoir m'avait assure qu'on atteindra Mersing vers les 8h du mat et pas avant ! Tout le temps pour dormir un peu, se disait le vieux. En plus, d'ordinaire, les bus s'arretent toujours dans les "Bas Stesen" en malais dans le texte ! Ce qui occasionne tjs un stop d'au moins 20 min. Helas, la ce n'etait pas le cas. Non seulement on est arrive a Mersing vers les 5h30 du mat, en plus le bus s'arretait rapidement au bord d'une route de la localite. Et aucunne voix qui annonce la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le vieux dormat toujours au fond du bus, tout-a-coup, un petit moment plus tard, mu par une sorte d'instution, je me suis reveille et juste eu le temps d'appercevoir un panneau indiquant la direction de Mersing dans l'autre sens ! C'est la cata, comme disait le stewart de "Qatar" Aiways ! On est sur l'autoroute et il est hors de question pour le driver de faire demi-tour. Tant pis, je suis alle alors jusqu'a Pasir Gudang, et de la, pouser plus loin sur JB (Johor Bahru) avec un autre bus local avant de revenir en arriere sur Mersing. Et oui, les voyages forment ausi la vieillesse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdant de ce faire, un jour sur le programe, car le dernier fery pour l'ile part a 14h, mais je me suis console avec cette fin d'apres-midi et la soiree a Mersing, une charmante petite ville qui merite plus qu'un passage eclair sur la route de Tioman Island.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And now, how's Tioman Island ? Faisant partie de l'archipel de Seribuat qui se compose de 64 iles disseminees au large de la cote est du Johor, Tioman etait classee dans les 10 plus belles iles du monde dans les annees seventies par le Magazine Times. Ce n'est certainement plus le cas maintenant, meme si elle a encore de tres, mais tres beaux restes ! En forme de tortue et baignee par les eaux turquoises de la mer de Chine meridionale, elle possede en outre une nature epoustouflante. Une configuration qui ressemble un peu a Pulau Kecil dans les Perhentians mais d'une taille 10 fois plus grande. Des plages de sable blanc fin tout autour, entrecoupes par des criques, l'ile est couverte de jungle (rainforest), le royaume des singes, varans, oiseaux et pleine d'autre bestioles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part quelques hameaux, la population est peu nombreuse sur l'ile et meme en basse saison, les touristes sont superieurs en nombre. Elle fait quand meme 20 km de long sur 11 km de large mais la majeure partie est couvert de cette jungle. Les hebergements, centres touristiques etc... sont le long de la cote ouest. Sur la cote est, se trouve Juara, un tres bel endroit parait-il, ideal pour les amoureux de paix et de solitude, mais n'est pas desservi par le ferry. Il faut debarquer sur la cote ouest et ensuite louer un bateau pour s'y rendre. Le prix de la course n'est pas donne et pour Juara, il faut disposer du temps devant soi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une trentaine d'annee, Tioman n'etait accesible que par bateaux, peu nombreux. Maintenant, ils ont construit un aeroport destine aux riches Singapouriens qui ne veulent pas perdre de temps pour venir y passer leur week-ends. Et les speed boats se multiplient. Il ont ausi construit une marina a Tekek, le centre de l'ile ou se trouvent ausi le centre administratif, qui fait hurler de rage les insulaires. Heureusement que la configuration "junglesque" de l'ile fait que les groses constructions sont difficiles (et il y a ausi une nouvelle conscience ecologique qui se manifeste ici) du coup, on ne trouve sur l'ile que des structures d'hebergements tres bien integrees a la nature. Pas de beton, ni de grands hotels mastocs. Rien que des chalets en bois, sur pilotis a deux pas de l'eau, adosses a la jungle, dont certains, plus luxueux, sont carrement dans l'eau avec "air cond" et vue sur mer. Je me suis contente d'un petit chalet economique avec ventilateur et ca va tres bien. Les prix en ce debut de saison sont plus que corrects (une douzaine de franc par jour !). Le reste, nourriture et produits de base sont a peine plus chers que sur le continent. Le soir, les restaurateurs proposent souvent en BBQ, les poisons et les fruits de mer frais du jour, pour des prix plus que sympas ainsi que d'autres plats habituels chinois et malais, voire indiens.&lt;br /&gt;Par contre, il y a comme une anomalie qui plait bien aux grands buveurs et big smokers: la biere et les cigarettes sont moitie moins chers que sur la terre ferme. Une "Taxe Free Zone" bien incongrue pour le lieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, un malin certain Mister Kee, un vieux chinois bougon tout ride, a tout compris. Pendant que les "restoran", bars et autres vendent de la biere a 5 ringits malais la bt, Mister Kee a ouvert une minuscule echoppe et vend 3 cannettes de bieres (Carlsberg, Tsingtao etc...) pour 10 ringits malais. Inutile de vous dire que son echoppe, des l'ouverture a 16h de l'aprem, ne desemplit pas. Il vend ausi des bts de whiskies et autres a un prix defiant toute concurrence. Pendant les deux soirs que je suis sur l'ile, sa boutique etait carrement prise d'asault et se transforme en "botellon" improvise tout autour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les chalets sont adosses a la jungle, on a interet a bien fermer les portes en sortant, surtout le soir, car on peut trouver dans la chambre toute sorte d'OVNI. Un soir en voulant chercher un truc dans la poche de mon bermuda pose sur la chaise, j'ai pose ma main sur un drole de criquet (ca y resemble un peu), une bestiole enorme pour un insecte et qui pouse de droles de cris quand on le touche. Beurk ! Et un apres-midi, en revenant de la plage vers 17h, je trouve deux enormes varans d'au moins deux metres de long sur la veranda de mon chalet. Impressionnants mes amis ! Heureusement qu'ils craignent l'homme ces bestioles. Je n'aimerais pas les trouver dans ma chambre en rentrant le soir car la, c'est l'infartus assure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ausi un truc que je ne vous ai pas parle jusqu'ici, c'est que je suis le sosie, parait-il, d'un acteur de Hongkong. Un gars fameux pour les roles de "gangsters heroes" dans les films de kungfu produits par Hongkong des annees septantes, huitantes. Et ici en Malaisie, avec des Malaisiens d'origine chinoise, ce monsieur est tres populaire. Et souvent on me demande si je viens de Hongkong, pourquoi je dis ? Et la: "savez vous que vous ressemblez a Ti Loong" (un nom comme ca), la meme tete, la meme moustache etc... et chaque fois, je beneficie d'un accueil plus que courtois. Ca m'a permis d'avoir un contact souvent tres chaleureux avec des habitants d'ici. C'est vraiment tres appreciable ! Avec Mister Kee et d'autres chinois de l'ile par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si non comme a Pulau Kecil ou j'etais avant. La vie sur l'ile est faite invariablement de plongees sous-marines pour les plongeurs, snorkelling pour les snorkelleurs, lectures pour les lecteurs, comtempler la mer pour les comtempleurs, et se faire [re]dorer la pilule pour les blafards et ausi simplement les joies de la baignade dans une eau d'une chaleur extraordinaire. Jamais vu ca de ma vie, une eau de mer ausi chaude. Par contre deux jours sur une ile comme ca, ausi paradisiaque soit-il, me suffisent. Car ne rien faire est tout un art, et passer toute la journee a la plage ce n'est pas mon truc. En plus mon programme est quand meme charge avec les lieux a voir dans ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi je n'etais pas mecontent de reprendre la route pour retrouver une autre jungle, urbaine celle-la et a Malaca precisement, destination phare et tresor historique de la Malaisie, une ville pleine de charme que je vous decrirai plus tard dans le prochain billet mes chers lecteurs bien aimes. Car la, je commence a avoir la dalle. Je vais manger maintenant un Char Kway Teow chez mon ami Alan Cheng (vous ferez sa connaissance ausi dans le prochain billet) et terminer par le "Durian Pengat" un dessert fameux ici et dans toute la Malaisie a base de durian qui me rappelle ainsi ma jeunesse Vietnamienne. En plus, on dit ici que ce fruit, non seulement bon, aurait egalement de grand pouvoirs aphrodisiaques. D'ou le vieil adage malais: "Quand le durian descend, les sarongs se levent" ! Alors patronne, mettez moi 3 kilos de durian SVP !&lt;br /&gt;A bientot, vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8120702188880455561?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8120702188880455561/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8120702188880455561' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8120702188880455561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8120702188880455561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2010/03/jp-on-tour-again-3-tioman-island.html' title='JP on tour again 3 (Tioman Island)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-159736462318144979</id><published>2010-03-08T00:05:00.000-08:00</published><updated>2010-03-08T02:58:28.991-08:00</updated><title type='text'>JP on tour again 2 (Georgetown-Penang et Perhentian Islands)</title><content type='html'>Coucou chers lecteurs adores, me revoila apres une petite eclipse, pour cause de visite a la succursale du paradis. Et oui, c'est ainsi qu'appellent les Malaisiens, les Perhentian Islands situees sur la cote est de la Peninsule malaise dans l'etat de Terengganu dont la capitale est Kuala Terengganu. C'est peut-etre un peu exagere de parler de paradis, mais je peux vous dire qu'avec un peu d'imagination ainsi qu'un etat d'euphorie engendre par  l'excitation des vacances,  ca y ressemble quand meme un petit peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avant ca, j'aimerais vous parler de Georgetown, appelee aussi Penang par les Malaisiens, une cite empreinte d'une certaine douceur de vivre ou j'ai passe deux jours et demi bien agreables.&lt;br /&gt;Plus ancien comptoir britanique de la Malaisie, Georgetown a conserve bien des vestiges de cette epoque. De magnifiques edifices coloniaux bien entretenues, et charmante initiative de la municipalite, un bus gratuit "hop on" - "hop off" a disposition des touristes pour la visite du Colonial District. Et c'est aussi une ville a majorite chinoise. Du coup, on y trouve une multitude de superbes "shophouses", ces anciennes maisons-boutiques bien connues ici dans les China Town en Malaisie. A l'origine, les Chinois s'en servent a la fois d'habitations et de lieux de commerce. Construites toutes selon d'un style particuliers. Ici a Georgetown, certaines sont restaurees mais d'autres sont delabrees voire carrement laissees a l'abandon helas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ca, une atmosphere  particuliere baigne cette petite ville ou baguenauder dans ses ruelles a travers des differents quartiers ethniques est tout simplement un plaisir. Comme toute ville malaisienne qui se respecte, Geortown a son Little India avec ses temples hindous aux decorations surchargees et China Town avec son parfum d'encens emanant des temples dont certains sont de toute beaute comme le Tong Khoo Kongsi, une remarquable realisation architecturale de la fin du 19e siecle qui a servi de decors au film "Anna et le roi" le remake de "The king and I" avec, a la place de Deborah Kehr, Jody Foster et Chow Yun Fat a celle de Yul Brynner. Ou encore le Kek Loc Si, un autre de ces somptueux temples chinois qui se dresse sur une colline d'ou vous avez une superbe vue sur la ville et les environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cote de ces beautes architecturales, je dois dire que les mosques de Penang ne cassent pas grande chose si ce n'est les oreilles du pauvre touriste que je suis car, celle pas loin de mon hotel se met deja a beugler des 5 heures du mat et cela dure en tout cas 40 minutes au moins. Et c'est comme ca tous les jours !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ces deux jours et demi, j'ai aussi loue une fois pour une journee une petite moto pour explorer un peu les alentours de Geogetown qui recelent pas mal d'attraits. Par exemple les plages de sable de Batu Ferringhi qui malheureusement sont la proie de grands groupes hoteliers qui s'approprient toute la plage sur sa longeur en ne laissant qu'un petit bout pour les particuliers. Dire que c'etait un haut lieu des routards il y a pas si longtemps.&lt;br /&gt;Et aussi Penang Hill une colline pour prendre le frais et pour la vue sur la cite. Pour y monter, pour le dernier bout, un funiculaire de construction Suisse !  Et oui le savoir faire helvetique en la matiere.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, apres Georgetown, j'ai pris un bus de nuit pour Kota Bahru afin de rallier les Perhentian Islands dont je vous ai parle plus haut. Arrive a 4h30 du mat, avec 3 touristes anglaises rencontrees dans le bus, nous avons partage un taxi pour nous rendre a Kuala Besut (c'est fou ce qu'il y a comme Kuala par ici !) point de depart du ferry pour ces iles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Perhentian Islands sont deux iles a peu de distance l'une de l'autre avec un service de navette qui relie les deux et a environ 20 km de la terre ferme. Pulau Besar, la grande ile est investie par les grands hotels de luxe, tandis que Pulau Kecil la petite est reste cool avec des petits chalets pour les routards aux bourses moins garnies et encore plus jolie que sa grande soeur, avec plein de criques accessibles seulement par petits bateaux qu'on peut louer a Aur Bay, une des deux plages principales avec Long Beach, de l'autre cote de l'ile.&lt;br /&gt;Imaginez une petite ile avec une jungle epaisse au beau millieu et a part le petit village de Kecil a la pointe ouest ou personne ne va, et quelques hebergements plutot sommaires a Aur Bay et Long Beach, vous n'avez que des plages aux sables blancs et fins tout autour et cette jungle qui couvre quasiment tout le reste de l'ile ! Un sentier a travers la jungle permet aux gens d'aller d'Aur Bay a Long Beach et l'inverse. En la traversant, il n'est pas rare que vous rencontrez des varans dont certains font facilement 2 metres de longs. Impressionnant ! Et parfois aussi des macaques plutot craintifs ainsi qu'une multitude d'oiseaux de toutes les couleurs. Par contre pas de mouettes, ni de goelands sur front de mer. Etrange non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie se concentre sur les plages principales ou se trouvent des hebergements, restaurants attenant a ces chalets. Un seul hotel un peu plus chic sur un promontoire qui offre des reductions substantielles hors saison comme maintenant, compare a ces chalets sommaires. D'ailleurs je ne me suis pas trompe car en negociant les prix avec le manager, j'ai eu une chambre presque de luxe avec clim et tutti quanti pour le meme prix qu'un de ces mini-chalets, sympas mais depourvus pour certains meme de ventilateurs et sans ca, avec cette chaleur, on meurt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de journee, tout le monde s'attable sur les terrasses les pieds dans l'eau pour admirer les couchers de soleil hollywoodiens. Des crepuscules de toute beaute. Un seul hic, pas d'alcool, y compris dans les grandes localites sur la terre ferme car on est ici dans l'un des etats les plus farouchement islamiques de toute la Malaisie. Administre par le Parti islamique qui a gagne les elections cantonales, ils ont tente d'imposer la charia a la place des lois federales. Mais ils ont du faire marche arriere sous la pression du gouvernement central de Kuala Lumpur. Les femmes, a l'exception de celles des autres communautes non musulmanes, portent toutes les "tudong" un genre de foulard qui couvre les cheveux et descende en triangle jusque sur le corps, des habits qui cachent tout a l'exception des mains et des pieds . La plupart des mecs portent le calot et laissent pousser la barbe. A part ca, pas de problemes, ils sont plutot sympas je dois dire. Sauf que c'est bizarre de voir debarquer sur l'ile le samedi une armee de femmes qui vont se baigner toutes couvertes avec y compris le foulard sur la tete. Et meme des filles de moins de 12 ans ! Le tout sous le regard inquisiteur des maris. Et dans le Cafe Internet ou je suis entrain de taper ce texte en ce moment meme, il y a une salle pour les femmes et une autre pour les hommes.  Decidement, les voies de Mahomet sont impenetrables !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux jours sur l'ile m'ont fait beaucoup de bien, ca change de l'effervescence du quotidien routard. Le matin apres un petit dej. sur le promontoire qui domine la mer, je vais faire une seance de snorkelling sur des sites autour de l'ile, d'un prix plus que raisonnable, ces seances sont organisees par des hoteliers avec bateaux et materiels a disposition. L'apres midi on fait le lezard sur ce sable fin en sirotant un jus de fruit frais et quand il fait trop chaud, on pique une tete dans cette eau cristalline. Le soir un BBQ sur la plage en compagnie des routards de tout poil, une guitare autour d'un feu improvise. La, on est peut-etre dans la succursale du paradis non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quitte Pulau Kecil a regret mais mon programme est si charge. Il y a tellement de choses a voir dans ce pays. En ce moment je suis dans un Internet Cafe a Mersing, porte d'entree d'une autre fameuse ile (Pulau Tioman) classee parmi les 10 plus belles iles du monde dans les seventies. Suis curieux de voir ce qu'il en reste. Alors vous le saurez aussi mes chers au prochain billet. D'ici la, je vous dis a tout bientot et vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-159736462318144979?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/159736462318144979/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=159736462318144979' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/159736462318144979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/159736462318144979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2010/03/jp-on-tour-again-2-georgetown-penang-et.html' title='JP on tour again 2 (Georgetown-Penang et Perhentian Islands)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8061083732262068999</id><published>2010-03-01T02:19:00.001-08:00</published><updated>2010-03-29T06:41:25.606-07:00</updated><title type='text'>JP on tour again 1 (Kuala Lumpur)</title><content type='html'>Finale entre la Birmanie, un tenor du football asiatique de ces annees soixante et a la surprise generale, le petit Vietnam du Sud, un pays en pleine guerre civile et dont le palmares est aussi vierge qu'une feuille blanche. Le match dure depuis plus de 75 minutes, une rencontre plutot ennuyeuse, aucune des deux equipes n'avait de reelle ascendance sur l'autre. Tout a coup, un eclair de genie de Do Thoi Vinh, le divin chauve qui, apres avoir elimine deux adversaires et un "une deux" avec Cu He, troue la lucarne opposee de l'equipe birmane d'un tir brosse aussi soudain que precis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une explosion de joie retentissait alors devant la television en noir et blanc aux images sautillantes des parents de mon ami Son, une famille de nantis qui possedait un poste de tele a cette epoque ou cette technique etait encore balbutiante au Vietnam. Ayant reussi a preserver le resultat jusqu'a la fin, le Vietnam du Sud venait de gagner la coupe "Merdeka" de 1966, une epreuve organisee chaque annee en Malaisie, le championnat officieux des pays d'Asie de ces temps la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merdeka signifie aussi Liberte en langue malaise. C'est ainsi que du haut de mes 12 ans, j'ai entendu parler pour la premiere fois de la Malaisie, un jeune pays, qui a gagne son independance seulement en 1957 apres une longue periode de colonisation anglaise. Me souvenant encore a la fin de ce fameux match, dire a mon ami Son que j'aimerai visiter une fois ce pays avec plaisir quand je serais grand ! Du coup, j'ai ressenti beaucoup d'emotion tout-a-l'heure en passant devant le stade Merdeka de Kuala Lumpur, capitale de la Federation de Malaisie ou j'ai atteri hier matin apres un long vol qui n'etait pas de tout repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel horrible vol en effet, la premiere partie du moins, et ca a commence deja a Vevey. Parti des poltron minet (6h du mat), et quasiment pas dormi suite a une soiree d'au revoir sympa avec des amis, j'ai ete pris de crampes d'estomac a peine installe dans le train. Une sorte de grippe intestinale malvenue dont le resultat est un debut de rifflette et de crise de vomissement qui m'oblige a de frequents aller-retour entre le compartiment et les toilettes. A se demander si la viande de cheval que j'ai mange la veille n'etait pas taillee dans un canasson fou, vu qu'on a deja a faire avec les vaches folles ! A l'aeroport, ca n'allait pas mieux. Et les 8 heures de vol entre Geneve et Doha s'apparentait a une calvaire. Au mal de bide persistant, s'ajoutent les nausees qui font que j'ai voyage tout du long avec un sac pour les gens malades dans les avions. Le petit garcon assis a cote de moi dans le zinc disait a tout bout de champ: "T'as vu maman, le monsieur est malade, il vomit" ! Horrible je vous dis. J'ai meme du refuser le repas servi par l'equipage. Heureusement que plus on s'approchait de Doha, mieux je me sentais, et une fois debarque au Qatar, en attendant le vol de transit qui m'emmene a Kuala Lumpur, j'ai retrouve un tant soit peu la forme et ainsi pu avaler quelque chose et en griller une pour la premiere fois de la journee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vol de 7 heures plus tard, j'ai debarque a KL au petit matin. Apres une cigarette fumee a l'exterieur pour se mettre en condition, direction le comptoir de Klia Express, le train rapide qui emmenent les voyageurs au centre ville a KL Central et de la, un Monorail pour Bunkit Bintang,  les Champs Elysees de cette ville ou jai trouve non loin de la, un Guesthouse pas cher et commode pour sa position centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La premiere chose que l'on percoit en arrivant a Kuala Lumpur est une sorte de dynamisme qui anime cette cite o combien multi ethnique. Pleine de bruit et de senteurs comme toute ville asiatique qui se respecte. Entre les odeurs de curry de mouton, celles du canard laque et les fumets des "laksa ayam", on en a pour tous les gouts. A l'image des differentes communautes de cette ville, on a ici une extraordinaire cuisine qui reflete bien les habitudes alimentaires de ses composants et donne lieu aussi a une sorte de fusion culinaire du plus bel effet. Bon et pas cher, a l'instar de ces "hawkers", stands de bouffe en plein air a l'hygiene impeccable. Je me regale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ca, il fait ici une chaleur a rendre fou, ca colle partout,  dans les 36, 38 a l'ombre et d'une moiteur toute tropicale. Le choc thermique pour quelqu'un qui arrive d'une froide contree comme la notre est brutal. Sans la clim ou les "fans", dormir s'apparente a l'impossible ! Et je ne vous dis pas le parcours du combattant quand il faut explorer a pied la cite. Heureusement qu'il y a partout en ville de grands centres commerciaux bien climatises pour avoir un peu de fraicheur de temps a autre. Si non, il pleut chaque fin d'apres-midi, une de ces averses tropicales d'une grande violence pendant une heure voire un peu plus qui renverse et inonde tout. Et de nouveau le soleil qui tape fort et le ciel d'un bleu azur. Et oui mes chers on est sous les tropiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kuala Lumpur offre plein de contrastes dans ses differents quartiers ou il est sympa de flaner, entre Little India, China Town, Colonial District etc... Autrefois, les habitants se regroupaient de facon plus distincte et chaque quartier avait ses specialites. Maintenant les mixites sont un peu plus presentes et il n'est pas rare de voir un epicier chinois au milieu des magasins de saris, des joailleries tenus par des Indiens en plein Little India, ou un 'Restoran Biriyani" indien en plein China Town. Apres des violences interethniques des annees quarante-cinquante et meme soixante qui ont pousse pas mal de Chinois a s'engager dans l'insurrection communiste, les problemes de coexistences sont en passe de s'appaiser dans la nouvelle Malaisie. Le pays est parvenu a forger une societe multiculturelle plus tolerante meme si les loyautes ethniques restent fortes, et meme si le gouvernement pratique une sorte de discimination positive afin de favoriser l'ascension des malaisiens d'origine malaise pour contrer la puissance economiques des malaisiens d'origine chinoise. Les observateurs commencent a percevoir l'emergence d'une identite nationale malaisienne. En tout cas, je n'ai ressenti a aucun moment des tensions liees a cette problematique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mes chers, pour l'instant, je n'ai eu en deux jours qu'un petit appercu de Kuala Lumpur en allant visiter ses principaux quartiers. Les abords de la ville seront explores a mon retour ici a la fin du mois avant le retour en Suisse. En tout cas, ma premiere impression du pays est plus que positive, les gens sont cools et la bouffe est exquise. Tranquille aussi sur le plan securitaire, alors que demande le peuple ? Du pain et des voyages pardi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain je met le cap sur Penang, connu aussi sous le nom de Georgetown, un haut lieu de la Malaisie peninsulaire. Alors mes chers je vous dis au prochain billet, a bientot pour la suite des elucubrations d'un vieux routard en goguette. Vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;br /&gt;P.S.: Vous avez remarque qu'il n'y a pas d'accents sur les mots ? Helas, je n'en ai pas trouve sur cette machine. Sorry !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8061083732262068999?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8061083732262068999/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8061083732262068999' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8061083732262068999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8061083732262068999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2010/03/jp-on-tour-again-1-kuala-lumpur.html' title='JP on tour again 1 (Kuala Lumpur)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8377038415591467266</id><published>2009-04-07T09:10:00.000-07:00</published><updated>2009-05-19T09:11:41.760-07:00</updated><title type='text'>On the road again 4 (San Francisco et fin du périple)</title><content type='html'>C'est une maison bleue, adossée à la colline. Les gens qui vivent là, ont jeté la clé... San Francisco s'embrume, San Francisco s'allume... Comme chantait Maxime Le Forestier au début des années 70, San Francisco s'allume et s'éveille gentillement ce dimanche matin au moment où le vol NZ 8 d'Air New Zealand s'est posé à SFO International Airport. Une heure et demie plus tard, après un contrôle tatillon à l'immigration avec prises d'empreintes (tous les doigts des deux mains) et de photo, le BART (le RER local) me crache à la sortie de Mongomery Street Station, deux rues plus loin et c'est Grant Avenue, une longue rue qui monte et traverse le China Town de SF où se trouve mon hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ma feuille de réservation remise par Hostelworld.com, il est indiqué que Grant Hotel "is at the corner of Grant - Pine". N'ayez pas l'esprit tordu, je vous prie. Et honni soit qui mal y pense car cela veut simplement dire que mon hôtel se trouve à l'intersection des deux rues: Grant Av. et Pine Street ! Et là, on est carrément en Chine, ça parle chinois, mange chinois, fait des petits chinois et on peut y acheter de tout. Des animaux vivants jusqu'aux babioles les plus chinoisées possibles. Moi, je suis plutôt content car là où il y a des chinois, il y a de la bonne bouffe pas chère et de la tranquillité. Tranquille dans le sens où il n'y a pas (ou presque) de problèmes de criminalité et autres. Les triades et autres maffias existent bien sur, mais c'est entre eux, et on n'emmerde pas les touristes. Les autres voyous de la ville n'ont pas intérêt à venir s'aventurer ici car les chinois ne tolèreront pas qu'on vienne perturber leur affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne la maison bleue adossée à la colline chantée par Le Forestier, si elle existe, ce serait impossible à trouver car des collines et des maisons bleues, il y en a partout. San Francisco est une ville qui met à rude épreuve la mécanique des voitures, et surtout, la condition physique des explorateurs urbains à pied comme moi. C'est une véritable montagne russe, ça monte et descend sans cesse. Des pentes qui feront passer celles de Lausanne pour de la gnognotte ! Et c'est justement ça qui confère à cette ville sa superbe beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n'est pas très américaine comme on pourrait s'imaginer avant de la connaitre. Très peu de hauts immeubles, San Francisco a toujours été différente des autres cités étasuniennes avec ses maisons victoriennes et ses fameuses rues en pente. Considérée comme une des plus belles villes du monde et connue pour sa tolérance, sa diversité ethnique et son regard toujours tourné vers l'extérieur. C'est une ville encore à dimension humaine (seulement 750.000 habitants) et on dit que c'est une ville à se reposer de l'Amérique. D'autant plus que, et ça m'intéresse, ici on peut marcher sans que cela paraisse suspect comme ailleurs aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi la ville la plus littéraire et la plus contestataire du pays. Ville natale ou d'adoption de grands écrivains comme Jack London ou Jack Kerouac, le pape du mouvement "beat" et ses copains A. Ginsberg, W. S. Burroughs, L. Ferlinghetti qui fustigeaient le conformisme ambiant et la satisfaction de soi, et dont le livre "On the road" a inspiré des générations entières. Son influence transparait encore récemment dans le très beau film de Sean Penn: "In to the wild".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contestataire aussi car c'est du campus de l'Université de Berkeley de San Francisco que commençait la marche contre la censure et pour la liberté de la parole et c'est aussi d'ici qu'est parti le mouvement des étudiants contre la guerre du Vietnam qui a entraîné toute la jeunesse Américaine à leur suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peace and love, les enfants fleurs, la révolution psychédélique..., ça vous connaît n'est ce pas ? Mais oui, c'est aussi à SF qu'est né le mouvement hippie. Berkeley était dans le coup, mais surtout Haight Asbury, le quartier mythique de San Francisco. Elle est vraiment "too much" cette ville qui a vu éclore aussi toute une génération de musiciens, propageant les discours de tous ces mouvements qui mettaient à mal l'ordre établi, comme Grateful Death, Janis Joplin, ou encore Carlos Santana l'enfant de Mission District le quartier dans lequel je me suis promené il y a peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà mes chers, pendant ces 5 jours à SF, je n'ai cessé de m'escrimer, avec plaisir d'ailleurs, à monter et descendre (et à pédibus SVP) les montagnes russes de cette cité. Il est amusant ici de noter qu'un des quartiers qui contiennent les rues les plus pentues de la ville se nomme "Russian Hill" !&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(215, 18, 18);"&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Et on y trouve Lombard Street, la rue la plus sinueuse du monde qui a été rendue célèbre au cinéma par les poursuites spectaculaires dans "Bullit" avec Steve McQueen. Il n'est pas rare en effet que je fais 20, 30 km par jours à pied pour explorer tous les recoins de cette belle ville qui ne cesse de m'enchanter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste 4 blocs plus loins de China Town, se trouve North Beach, le Little Italy de San Francisco, autre quartier mythique de la ville avec son fameux Columbus Av., où on trouve toute sorte d'attractions, allant des cabarets froufroutants aux sympathiques bars en passant par les buoni ristoranti italiani. C'est aussi le berceau des fameux "beatniks" où Kerouac et sa bande avaient l'habitude de se retrouver au "Vesuvio Café" pour refaire le monde et où moi aussi, c'est presque un rituel, je venais chaque soir boire un dernier verre avant de rentrer à l'hôtel.&lt;br /&gt;Juste à côté du "Vesuvio", on a la fameuse librairie City Light fondée par L. Ferlinghetti. On peut y entrer et lire toute la journée ce qu'on veut sans obligation d'achat et en plus le café est gracieusement offert. L'esprit des "beat" y flotte toujours comme entre les murs du Café Vesuvio. D'ailleurs la ruelle où se trouvent ces deux endroits mythiques a été rebaptisée il y a quelques années "Jack Kerouac Street" comme une dizaine d'autres rues San Franciscaines auxquelles la municipalité a rebaptisé avec des noms d'écrivains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus haut, c'est Telegraph Hill et sa fameuse Coit Tower du nom de la généreuse mécène Lily Coit qui l'a contruit pour offrir à la ville (heureusement pour elle qu'elle ne vivait pas en France, car avec un nom pareil !), une tour au sommet de laquelle, on a une vue imprenable sur toute la cité. En redescendant de la Tour Coit, par les escaliers menant à Filbert Street, le coin qui a inspiré, paraît-il, A. Maupin dans "Les chroniques de San Francisco", on arrive à Mongomery Street au 1360 devant une maison qui a servi de décor au "Dark Passage" un film avec H. Bogart et L. Bacall. Sur une des fenêtres, on voit encore une effigie de Bogey comme s'il guettait toujours l'arrivée des malfrats qui les poursuivent ! De là, on pique droit sur Fisherman'wharf d'où partent les ferries pour Tiburon, Sausalito et Alcatraz bien en vue au large.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui San Francisco a été très souvent mise en valeur par le cinéma, et Alcatraz tient une place de choix dans la plupart de ces films. Cette terrible prison dans laquelle étaient incarcérés les criminels les plus endurcis de l'Amérique, fermée en 1963, a été depuis transformée en musée et visitée chaque année par plus d'un million de touristes. Le succès est tel qu'il faut réserver sa place 2, 3 jours à l'avance sur le ferry. Ce que je ne savais pas et en venant l'avant-dernier jour de mon séjour, j'ai failli rester à quai. Heureusement qu'il restait une place pour le lendemain car une personne l'a décommandée. Ouf !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici dans une des prisons les plus sinistres des Etats-Unis avec San Quentin, l'autre "terrible jail" située tout près de San Francisco dans le comté de Marin. La visite peut se faire en 2, 3 heures durant laquelle, le visiteur, muni d'un appareil audio retraçant l'histoire de la prison avec ses anecdotes, peut se promener librement sur l'île à l'exception de quelques endroits en réfection. Ici c'est la cellule occupée par Al Capone, là celle de Robert Stroud "the bird man", plus loin encore celle de "machine gun Kelly", les figures parmi d'autres tout aussi célèbres comme Frank Morris et les frères Anglin, auteurs d'une spectaculaire évasion portée à l'écran dont le titre français est: "Les évadés d'Alcatraz" avec dans le rôle principal le grand Clint Eastwood him self ! Et depuis le couloir G du pénitencier, les hublots donnent sur de magnifiques vues de San Francisco, une des plus belles villes du monde, presque à portée de main des prisonniers. Une torture certainement pour ces enfermés au long cours. Très intéressante comme visite et à la sortie, on a la possibilité d'échanger quelques mots avec Darwin Coon, un des derniers prisonniers de l'île à être libéré. Rangé des voitures depuis, le septuagénaire Mister Coon gagne maintenant sa vie comme écrivain et dédicace ses livres dans l'ancien bureau du directeur de la prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour d'Alcatraz, il est temps de prendre un de ces vieux tramways d'époque retapé pour se rendre à Castro, le célèbre quartier gay de SF. C'est ici que l'on ressent le mieux cet esprit tolérant qui anime cette ville. C'est un quartier prospère, et où toutes les excentricités (gentilles) sont permises et où le drapeau "sei colori" de la communauté gay flotte fièrement sur la plupart des bâtiments. Il règne comme un air de fête dans ces rues proprettes où homos et hétéros se côtoient sans acrimonie et où les cinémas projettent des films d'art et d'essai français et autres plutôt que les blockbusters hollywoodiens. A propos de ce quartier particulier de SF, en revenant en Suisse, j'ai eu l'agréable surprise de voir à l'affiche des cinémas vaudois le film qui retrace l'histoire de Harvey Milk, le politicien homosexuel de Castro (joué par Sean Penn) qui a fait beaucoup pour sa communauté au prix de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En prenant une bière dans un bar de ce quartier, je n'étais nullement surpris d'être abordé par un vieil homo qui me faisait plein de compliments sur mon physique et lorsqu'il m'entend dire que je préfère les femmes, il me disait sans se démonter que j'aurai changé d'avis si j'avais essayé, ne serait qu'une fois avec un homme. Thank you but no way ! Plus amusant qu'agaçant car le bonhomme ne se montrait pas insistant et s'incline courtoisement en me souhaitant bonne chance et désignant un panneau bien en vue dans le bar: Beware to pick-pockets and loose women !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Castro, on peut continuer à pied (une trotte tout de même) en direction de Haight Asbury en passant par Alamo Square où se trouvent les "dames peintes" de San Francisco. Les "dames peintes" ici sont des plus belles maisons victoriennes restaurées de la ville. Et ce sont aussi les plus photographiées de San Francisco. Elles sont tout simplement magnifiques ! Ceux qui ont vu le très beau film des frères Taviani: "Good morning Babylon" se souviennent certainement d'une superbe scène où on voit les deux frères Bonnano dans un parc avec ces maisons en arrière-plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Haight Asbury, le quartier mythique de SF, qui tient son nom de l'intersection de deux rues Haight Street et Asbury Street. Ancien repaire des enfants fleurs et toujours aussi déjanté aujourd'hui ; il est devenu un quartier agréable à visiter et où la contre-culture hippie subsiste encore par le biais de l'art psychédélique et des boutiques complètement ouf ! On peut y faire aussi de bonnes affaires dans des friperies, voire dans des magasins de vinyles et croiser encore pas mal de vieux nostalgiques d'une époque révolue. Et pour la petite histoire, Janis Joplin vivait ici et sa maison existe toujours au 635 Asbury Street ! Un peu plus loin à l'ouest, on a le Golden Gate Park, l'équivalence san franciscaine du Central Park de New York mais encore plus grand et plus calme. L'endroit est propice à de sereines balades et contient une petite pagode chinoise et un jardin japonais magnifiques. Surtout valable pour la journée car le soir ça craint !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;San Francisco c'est aussi Soma (South of Market) l'endroit pour sortir le soir avec ses bars branchés et ses discos pour faire la fête même si ça craint un peu le soir, surtout à la sortie des boîtes. Et c'est aussi le quartier du fameux Musée d'Art Moderne de SF (MOMA).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste un peu plus loin, c'est Mission District avec une population à majorité hispanique d'où est originaire Carlos Santana, où les murs sont couverts de fresques de toute beauté et on y trouve aussi la plus ancienne maison de San Francisco: La Dolores Mission !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre des symboles de cette ville est le pont rouge du Golden Gate, un des ponts les plus célèbres du monde, accessible par bus ou par une promenade à pied d'un peu plus d'une heure depuis Fisherman's Wharf en passant par Fort Mason, un ancien fort militaire transformé en boutiques, galleries d'art, salles de spectacle etc... et à travers le Golden Gate National Recreation Area, l'un des plus beaux parcs de la Californie avec des sentiers pour la marche à pied ou pour la pratique du vélo. Une belle promenade le long de la mer avec la vue d'Alcatraz et du Golden Gate, au loin dans la brume pour de belles photos.&lt;br /&gt;On peut aussi traverser le pont et aller jusqu'à Sausalito, petitte ville au nord de SF, célèbre pour les bateaux-maisons qui font de cette petite bourgade une ville flottante unique en son genre. De simples péniches transformées aux bateaux les plus excentriques. Très agréable aussi pour ses cafés et on y trouve encore ici et là, des petites communautés de hippies attardés bien sympathiques. Et quand SF est noyée dans le brouillard, le soleil brille de mille feux sur Sausalito. De là, pour rentrer sur San Francisco, on peut prendre le ferry et la vue sur la ville est à couper le souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ces cinq jours ici, je suis allé manger tous les soirs dans un petit resto vietnamien à 2 pas de China Town. Un boui-boui sympa où on mange de superbes spécialités comme au pays et à prix doux. A la fin je suis devenu comme un ami pour cette gentille famille vietnamienne établie à San Francisco depuis plus de 20 ans et le dernier soir, le patron m'a réservé une petite surprise en proposant de m'emmener faire un tour en ville en voiture et aller là où on ne peut pas aller à pied, ni même en transport public. Comme par exemple Twin Peaks, les deux collines culminant à 280 mètres au dessus de la ville. Et de là-haut, sur la face nord, à un point nommé Christmas Tree, on a une extraordinaire vue d'ensemble de San Francisco et de sa baie. Tout simplement fantastique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens qu'en me montrant ce panorama grandiose, John (il a américanisé son nom) le patron m'a dit: "Chô này dông thieng dàng không ?" Ce qui donne en français: N'est ce pas le paradis ici ? Cette phrase résume bien, à mon avis, ce que ressentent les habitants de cette ville et aussi les visiteurs de passage ici. Le sentiment de vivre dans un magnifique endroit, prospère, multiculturel, et surtout d'une grande ouverture d'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas pour rien que San Francisco est la ville américaine, grâce ou à cause de cette réputation de grande tolérance, qui compte le plus de communautés aux moeurs qui auraient valu à leurs membres quelques complications ailleurs dans ce pays réputé conservateur.&lt;br /&gt;A ce sujet, sous forme de boutade, John me disait qu'il a perdu une partie de ses collègues femmes hétéros qui quittent la ville après 2, 3 années passées à San Francisco malgré les qualités de vie qu'elles ont ici car il est difficile pour elles de trouver un compagnon de vie. Vu qu'un San Franciscain sur deux est soi-disant gay !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà mes chers, après 5 magnifiques journée passées dans cette ville, l'une des plus belles du globe, mon voyage autour du monde (géographiquement parlant) arrive à son terme. Après des kilomètres parcourus à travers l'Asie, l'Océanie et l'Amérique. De superbes rencontres, des images plein la tête, et des souvenirs pour toute la vie. C'est le moment de rentrer au bercail, là où m'attend la vraie vie. Revenir pour mieux repartir comme qui disait. Alors, je vous embrasse tous très fort et vous donne rendez-vous l'année prochaine, pas à Marienbad non ! Mais quelque part sûrement en Sibérie. Enfin peut-être ! A plus salut !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homo Burnatus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S.: ce billet n'a été écrit que maintenant car au prix que coûte la connexion Internet à San Francisco (2 USD les 5 minutes), ça aurait fait un petit trou dans mon budget car je ne prépare jamais à l'avance mes textes. Jamais de notes au préalable, ce n'est qu'une fois devant l'ordi que je laisse libre cours à mes inspirations selon les événements vécus. Du coup, pour un billet, quelques fois ça pourrait prendre deux, voire trois heures. Et à mon retour, avec tout ce qui a à faire, je l'ai un peu laissé de côté. Désolé pour ce retard non voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8377038415591467266?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8377038415591467266/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8377038415591467266' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8377038415591467266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8377038415591467266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/04/on-road-again-4-san-francisco-et-fin-du.html' title='On the road again 4 (San Francisco et fin du périple)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8387444631333342665</id><published>2009-03-13T01:46:00.000-07:00</published><updated>2009-06-09T08:18:34.166-07:00</updated><title type='text'>On the road again 3 (Tauranga - Rotorua - Turangi - Wellington)</title><content type='html'>Oh my god ! J'ai la vessie pleine mais il n'y a pas de toilettes dans ce Cybercafe. Tant pis, le devoir m'appelle, depuis le temps que vous etes prives de nouvelles concernant la suite de mon voyage chez les Kiwis, je peux quand meme faire un effort apres tout.&lt;br /&gt;Je vous ai laisse a Auckland la derniere fois, et bien je suis de nouveau a Auckland ce matin ou je suis entrain de finir ce billet, mais avant, j'ai fait un long chemin dans le Nord de la Nouvelle-Z&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;lande qui m'a mene jusqu'a Wellington, derniere grande ville de cette partie de l'ile et accessoirement capitale administrative de ce pays jusqu'a hier&lt;br /&gt;Mon periple m'a conduit d'abord a Tauranga, un des plus grands ports Neo-Z&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;landais, où au d&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;but des annees 90, un ami, great adventurer et grand ap&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;roteur devant l'eternel a pos&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; son sac. Il y a pass&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; un certain temps et a fait une belle rencontre avec une certaine Meagan Crompton qui doit avoir la trentaine bien sonnee aujourd'hui. J'ai beau sillonn&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; tous les endroits susceptibles de favoriser des rencontres du lieu, et ouvrir grandes mes deux oreilles si des fois ce doux nom de Meagan est prononce sur une lovely lady de la trentaine, mais helas, nothing's happened ! Eh oui, mon cher Pak, tout passe, tout casse et seuls les souvenirs sont vivaces !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ca, Tauranga (les eaux proteg&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;es en Maori), un des plus grand ports de la Nouvelle-Z&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;lande en ce qui concerne l'exportation et au ben&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;fice d'une terre fertile, a tout pour bien faire. C'est une region prospere, et grace a la douceur de son climat, a toujours ete un des site prefere des Maoris. Elle a preserve son heritage colonial, ses sites historiques et avec son agriculture, est toujours en mesure d'offrir du travail toute l'annee a beaucoup de monde. D'ailleurs, dans les Backpackers de la region, il n'est pas rare de tomber sur des flyers des grands fermes du coin qui cherchent a recruter de la main-d'oeuvre pour differentes taches concernant la recolte des kiwis et des citrons. C'est un bon plan pour les routards desargent&lt;span class="tlf_csyntagme"&gt;&lt;i&gt;é&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;s qui, grace a ca, peuvent gagner de quoi poursuivre leurs voyages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Administrativement, elle fait partie de la region de Bay of Plenty, ce qui signifie la baie de l'abondance, car lorsque le capitaine James Cook a decouvert la region, il etait hallucine par la fertilite de l'endroit. Et par opposition, il a nomme l'autre baie ou se trouve Gisborne pas loin de la: Poverty Bay ! Actuellement, selon les Neo-Zelandais, c'est la region la plus riche du pays grace a son port et a l'afflux de vacanciers en ete car elle est tres prisee par des touristes locaux grace a son climat et par sa proximite avec Mount Maunganui, autre station balneaire reputee avec de longues plages de sables et escale des grands bateaux de croisiere.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, pour les vacances balneaires c'est bien, mais pour le reste, Tauranga et Mount Maunganui , c'est bon pour pour 2, 3 jours car on se lasse vite. Tauranga par exemple, qui est pourtant bien 2X plus grande que Vevey, ne s'anime que grace a son Strand, la promenade le long de la mer ou se concentrent tous les bistrots et autres discotheques de l'endroit. Et en semaine, apres 10 heures du soir, c'est la desolation, les restos ferment car les gens mangent tot dans ce pays. La nuit on peut marcher des heures en ville en ne croisant que des homeless et autres marginaux. En quittant la pluie d'Auckland, je pensais retrouver ce soleil tant vante par les brochures touristiques en arrivant a Tauranga. Tu parles, j'ai debarque du bus Intercity en fin d'apres midi sous une tempete. Heureusement qu'il y a un Backpackers juste a cote de l'arret de bus, ca m'a permis de ne pas attendre trop longtemps car si la tempete s'est calme un peu plus tard, la pluie n'a cesse de tomber jusqu'au lendemain. Et dans ce cas la, une fois le sac pose, et douche, que fait-on ? Boire des verres au bistrot pardi ! So ahead to the Strand qui est a deux pas de la et c'est justement le moment des "Happy Hours". Je suis tombe par hasard sur un bistrot italien qui offre des "House Wines" a 4 NZD et les tapas gratuits a volonte. Le bistrot est plein et l'ambiance est superbe. Les tapas etaient gouteux et le vin maison, mamma mia che buono ! C'est un excellent vin Neo-Zelandais qui porte le nom d' Ebenezer, oui exactement comme l'institution pour personnes infirmes moteurs au dessus de Vevey. Par contre, je peux vous dire que ceux qui ont vinifie ce nectar n'etaient pas handicapes du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, c'est aussi dans ce resto italien que j'ai fait mon plus grand repas europeen du periple, car jusque la, je me suis plutot regale de nourriture asiatique. Et a propos, il vaut la peine de vous parler ici des habitudes hotelieres de ce pays. En Nouvelle-Zelande, on a des restaurants appeles "non licensed" qui ne peuvent pas servir de boissons alcoolisees, d'autres "fully licensed" ce qui veut dire qu'ils ont le droit de servir de l'alcool, et d'autres encore "fully licensed and BYO", c'est a dire, ils peuvent servir de l'alcool, mais vous pouvez aussi apporter votre propre alcool (du vin, ou du champagne), certains restos demandent 2, 3 NZD pour le droit de bouchon, d'autres rien du tout comme c'est le cas de mon bistrot italien favori a Tauranga. Et comme par hasard, il y a toujours juste a cote un Liquor Store dans lequel vous trouvez tous les bons vins possibles. Alors, vous voyez souvent arriver les dineurs avec plusieurs bouteilles chemisees sous les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'ai justement achete une bonne bouteille de Shiraz australien au Duty Free de Sydney, c'est l'occasion de la boire me disais je, alors ce soir la, je me suis offert un repas de chef: "King prawn with garlic sauce on a bed of salad" en entree, puis des Lettucine a la mode du chef qui est ici une femme, une Neo-Zelandaise qui a appris son metier a Brescia et qui parle un italien perfetto avec qui j'ai echange quelques mots dans la langue de Dante. Et apres, un "short black" pour finir le repas sur la terrasse afin de pouvoir en griller une. Car ici, nada smoking dans les etablissements publics. Bref, c'etait une soiree sympa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme je ne suis pas venu ici pour faire du balneaire, j'ai repris la route le lendemain pour Rotorua, une ville qui sent le soufre partout car construite sur une terre pleine d'activite geothermique. C'est un peu Pozzuoli du cote de Napoli mais puissance mille ! Des mares de boue chaude et des volutes de vapeur partout dans la ville même dues à la Caldeira de Rotorua ! Il faut se gaffer de ne pas tomber dedans car vous etes cuits ! C'est le cas de dire. Des bains thermaux a tous les coins de rue. La plupart des grands hotels offrent des spas prives a leurs clients. Pendant les trois jours passes ici, je suis alle tous les soirs au bain, un different chaque soir, c'est super et ca fait du bien aux vieux os, c'est le pied mes amis.&lt;br /&gt;Le coin est aussi un des plus grands spots touristiques de la Nouvelle-Zelande avec Queenstown. D'ailleurs les Neo-Zelandais la surnomme Rotovegas car elle est tres animee (surtout dans la journee, car le soir des 22h, pas terrible) et offre une multitude d'activites touristiques. Des sauts a l'elastique "Bungy" impressionnants, nager avec les dauphins, excursion a White Island, un volcan encore en activite au large de Whakatane, le tour des lacs (on compte 17 lacs autour de Rotorua) et bien d'autres. Mais l'endroit a voir et que la plupart des gens qui viennent a Rotorua ne manqueront pour rien au monde est Wai-O-Tapu situe a 27 km de la ville. Une zone geothermique intense avec beaucoup de sources d'eau chaude aux couleurs changeantes. Des sentiers sont amenages autour de ces sources qui permettent aux gens de circuler entre ces differents pools.&lt;br /&gt;Et tous les matins a 10h15 pile, on peut assister a l'eruption de Lady Knox Geyser qui jaillit de terre jusqu'a une hauteur de 20 metres, et suivant le temps, peut durer plus d'une heure. Ce spectaculaire Geyser porte le nom de Constance Knox, la seconde fille du 15e Gouverneur de Nouvelle-Zelande Uchter Knox.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai passe quelques jours sympas ici et le dernier soir, en fumant une cigarette devant la porte du Backpackers, (car meme avec une chambre individuelle, on ne peut pas fumer dedans, c'est la loi ici en NZ), il m'a semble entendre parler espagnol, il y avait la un jeune couple et le garcon est alle chercher quelque chose au lobby. En posant la question a la demoiselle si elle est d'Espagne, j'avais l'agreable surprise d'apprendre qu'elle vient de France, de Perpignan plus precisement. En discutant un peu, j'apprend que Audrey, c'est son nom, travaille dans un resto ici a Rotorua car comme les jeunes Belges, ou Canadiens, les Francais, jusqu'a trente ans, ont la possibilite de passer une annee en Nouvelle-Zelande ou l'Australie et ont l'autorisation de travailler pour subvenir a leurs besoins. C'est un programme d'echange entre La Nouvelle-Zelande, L'Australie et ces pays. Interessant! Qu'attend le gouvernement Suisse pour conclure de tels echanges qui permettront aux jeunes de partir, apprendre une nouvelle langue et voir le monde ? On est toujours en retard d'un train en la matiere.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, Audrey est venu chercher Phil, le receptioniste anglais du Backpackers ou je suis descendu pour aller boire un pot apres le boulot. Pedro le Chilien est aussi de la partie et Audrey m'a propose gentiment de me joindre a eux. Sympa, pas de refus bien sur pour un "night bird" comme moi, vous vous en doutez. Et bien, Rotorua apres minuit en semaine, il n'y a plus grande chose d'ouvert, a part quelques dancings bourrés de jeunes avinés, mais l'equipe sait ou aller, et on a atteri dans un bar super cool avec une Lady completement bourrée mais qui joue du piano comme une deesse. Il y avait la aussi Hinga, un Maori et guitariste a ses heures. A minuit, le barman qui est un ami du groupe, a ferme les portes et nous sommes restes dedans a boire des verres et refaire le monde jusqu'au petit matin. Une superbe soiree, merci a toi Audrey et si tu lis ces lignes, sache que ca a ete un plasir pour moi de te connaitre et je te souhaite que le meilleur pour ton annee en Nouvelle-Zelande et aussi plus tard. Si tu passes en Suisse, n'hesite pas, ma maison te sera toujours ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres ca, il faut rentrer a l'hotel et le plus dur c'est que le lendemain, je dois rendre la chambre avant 10h du mat. Le fameux "check out" ici. Il ne me reste plus que 3, 4 heures a dormir et avec ce qu'on a bu (meme raisonnablement), c'est quand meme un peu duraille. Ouf, j'ai tout de meme reussi a me lever dans les temps. Et direction la station de bus pour continuer mon periple sur Turangi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Turangi, un petit village perdu, une eglise, trois bistrots qui sont la plupart du temps fermes a 18h30, 19 heures ! Et une alignee de lodges luxueux destines a accueillir les touristes fortunes qui viennent taquiner la truite dans le Tongariro River tout pres. C'est la capitale de la peche a la truite ici en Nouvelle-Zelande. Les gens viennent de loin pour ca, mais d'autres comme moi, nous venons ici pour le fameux Tongariro Alpine Crossing. Un trek d'une journee qui demande une bonne condition physique car au menu: 900 metres de denivellation, 3 crateres volcaniques a plus de 1800 metres d'altitude et 8 bonnes heures de marche. Des paysages de toute beaute, avec des lacs alpins d'un vert etincelant et de "sceneries" lunaires. Bref, c'est le "most famous one day trek in New Zealand". Pour voir tout ca, il faut esperer un beau temps car on est deja au tout debut de l'automne ici et sur ces montagnes, le temps peut changer a tout moment. On dit qu'il y a souvent 4 saisons en une journee ici dans le Tongariro National Park. Quand je suis arrive a Turangi, le temps etait chaud, au beau fixe. Le lendemain, le jour ou je dois faire ce trek, au debut, le temps etait plutot valable, un peu de soleil pas trop mais rien ne laissait prefigurer ce qui allait se passer. Notre groupe qui s'etait mis d'accord la veille autour d'une biere de faire le trek ensemble est compose de 5 personnes: Marie-Ambryme et son compagnon Jean-Pierre, et oui un homonyme, qui nous viennent de Nouvelle-Caledonie, des superbes personnes ouvertes et pleines d'humour. Et deux jeunes gars, un Australien, Shaun dont le pere etait en poste au Consulat Australien en Suisse, et Lee, un Neo-Zelandais d'origine asiatique.&lt;br /&gt;Apres une marche d'environ d'une heure au pied de la montagne qui constitue le hors d'oeuvre, nous avons debute l'ascension proprement dite quand le temps commence a changer. D'abord la pluie fine, et a mesure qu'on monte, la pluie redouble. En nous croisant, des gens qui redescendent nous previennent que les conditions en haut sont epouvantables. Neige, vents a plus de 130 km a l'heure etc... Ils nous deconseillent de continuer car selon eux, le dernier passage juste apres le premier sommet avant de descendre sur l'autre versant, est super dangereux et on peut se faire emporter par le vent, vu qu'il n'y a pas de chaines fixees aux rocks sur ce passage pour pouvoir se cramponner. L'un d'eux, un vieil alpiniste a meme dit qu'il ne voulait pas lire des mauvaises nouvelles sur le journal du lendemain. Mais la, on ne voulait pas s'arreter en si bon chemin et on voulait voir par nous meme. Mal nous a pris car deja tout le long de la montee, on etait trempe par la pluie et a la fin c'est la neige qui tombe et qui nous fouette douloureusement le visage, projetée par ce terrible vent. Arrivant au sommet, c'est l'enfer. Un vent d'une violence encore plus extreme qui nous faire vaciller et le passage, effectivement, etait trop dangereux pour risquer notre vie. Il aurait fallu avoir un equipement plus adequat. En plus, a plus de 1800 metres le froid se faisait sentir durement. Dans ces conditions, nous avons prefere rebrousser le chemin, et ce n'etait pas plus mal car on etait tous transi de froid. Moi qui avais encore une autre grosse veste d'hiver dans le sac, j'aurai du la mettre mais je n'avais meme plus la force de m'arreter car il fallait avancer et descendre le plus vite pour se mettre a l'abri du vent.&lt;br /&gt;C'etait une journee a oublier et tout le monde etait content d'arriver a l'hotel et rester de longs moments sous la douche chaude. Apres, Marie-Ambryme et Jean-Pierre nous quittent pour aller sur Tororua car ils venaient du sud de La Nouvelle-Zelande et font route sur Auckland pour reprendre l'avion sur la Nouvelle-Caledonie plus tard. Les deux jeunes et moi, sommes restes encore une nuit a Turangi dans ce Backpackers sympa et on s'est fait une bonne bouffe avec la cuisine mise a notre disposition, avec force vins et cocktails pour noyer notre deception d'avoir rien vu de ce trek. Et de passer la soiree avec le DVD du second opus du "Seigneur des anneaux". Disons que c'etait quand meme une performance sportive de faire 5 heurs de marche dans de telles conditions mais pour les photos qu'on esperait prendre, c'etait rape ! Le lendemain, comme pour raviver notre regret, le ciel etait d'une beaute a couper le souffle. Bleu et pas un nuage a l'horizon. En plus d'une chaleur estivale. Bon, c'est le moment de f... le camp, me dis je. Cap sur Wellington, une grande ville, pour changer un peu les idees.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Turangi a Wellington, le bus met 5 heurs et traverse des paysages magnifiques. De hautes montagnes, des lacs, des vallees sauvages et des vallons verdoyants. On peut rouler des heures sans voir une maison, a part quelques fermes isolees. Une nature qui par moment ressemble a la Suisse, avec des vaches, et surtout beaucoup de moutons. Ils sont partout. Parait qu'il y a actuellement, 3-4 moutons par habitant en Nouvelle-Zelande. Un peu plus il y a 10 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis arrive en debut de soiree a Wellington, plus rien a voir avec la tranquilite de Turangi. Elle m'a tout de suite plu. Comparee a Auckland, Wellington semble avoir un supplement d'ame qui fait qu'on s'attache ou pas a une ville. De taille humaine, un peu plus petite qu'Auckland, la capitale est le point de passage obligé entre le Nord et le Sud avec son detroit traversé journellement par les ferries qui transportent les gens et les vehicules d'une partie a l'autre de la Nouvelle-Zelande. Etonnament, il fait plus chaud ici qu'a Turangi ou Tororua et les terrasses des bistrots sont plein de gens. On dit que c'est la ville qui compte le plus de bistrots du pays. Ce qui donne un air des plus festifs a la cité. C'est vraiment tres agreable de flaner dans cette ville vivante qui a encore pas mal de maisons d'epoque et compte aussi de belles promenades sur les hauteurs qui dominent la ville, comme au Mount Victoria d'ou vous avez une superbe vue sur le port et la cite de Wellington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et son joyau, a visiter absolument: Le Musee Te Papa Tongarewa, musee national de la Nouvelle-Zelande. Un musee moderne avec plein de trucs interactifs et qui presente de facon interessante et instructive l'histoire du pays. Beaucoup de coins sympas pour les jeunes a qui on essaye d'interesser a la culture et pour les familles. En ce moment, comme expos ponctuelles, on en a une consacrée a Monet le peintre francais, et une autre sur l'immigration en Nouvelle-Zelande. Je n'ai en tout cas pas regrette mon apres-midi passe la-bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le soir, j'ai repere un resto Malaysien sympa ou on mange super bien et ou le BYO est possible. Et oui, ces derniers jours, il m'arrive souvent de passer au New World Mart ou au Liquor Store pour prendre une bonne bouteille de vin du coin qui accompagnera mon repas. C'est vraiment une superbe formule, dommage qu'en Suisse, ce n'est pas dans les moeurs. Le seul probleme ici, c'est qu'il est quasi impossible de trouver une demi-bouteille de vin dans ces magasins. Du coup, vous etes oblige d'en prendre une entiere et souvent ne pas la finir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai mis a profit ma derniere journee a Wellington avant de prendre le bus de nuit pour Auckland pour aller visiter le Parlement de Nouvelle-Zelande. La visite du batiment de l'interieur est possible et en plus, gratuit. Un ou une guide vous est meme propose toutes les heures pour guider les groupes dans les dedales de ce haut lieu de la vie politique Neo-Zelandaise et des commentaires qui permettent de mieux comprendre le fonctionnement politique du pays. Tres instructif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mes chers, mon periple Neo-Zelandais arrive gentiment a son terme. Et avant de terminer, un mot sur ce beau pays qu'est la Nouvelle-Zelande. C'est un pays ou tout est fait pour la nature. On ne trouvera pas plus "verts" que les Neo-Zelandais. Si on aime une nature sauvage et grandiose, et de grands espaces, c'est ici qu'il faut venir. Savez vous que c'est le dernier pays ou on trouve encore des forets a l'etat originel ? Et oui, dans le Sud du pays ou c'est encore plus sauvage qu'ici dans le Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les infrastructures touristiques sont au point et tres bien organisées. Sauf un petit bemol, c'est peut-etre trop organisé et du coup, pour les sites en dehors des villes, soit vous prenez un "package" avec transport et billet d'entree combiné, ou louer une voiture, ou un taxi qui vous y mene, si non pas de transport public qui vous y depose et puis vous prenez votre billet d'entree vous meme. Un peu chiant et surtout plus cher du coup !&lt;br /&gt;Les gens sont tranquilles, assez serviables et du point de vue securitaire, pas de soucis, c'est vraiment un pays tranquille. Autre chose qui fait plaisir, c'est que ici, j'ai la nette impression que les Maoris sont mieux integres, une communaute tres dynamique et mieux consideree que les aborigenes en Australie. Je ne connais pas trop l'Australie, 5 jours a Sydney ce n'est rien mais toujours est il que pendant ces 5 jours a Sydney, je n'ai croise que 2 abos et ils sont dans un triste etat ! Tandis qu'ici, les couples mixtes Pakehas (blanc) - Maoris sont assez frequents et les enfants sont de toute beaute. Ce qui denote bien une meilleure gestion de la question raciale en Nouvelle-Zelande&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mes amis, j'ai pris le bus de nuit hier, et je suis arrive tot ce matin a Auckland d'ou je partirai le soir pour San Francisco. Et dans l'attente du prochain billet qui sera consacre a l'autre "Nouveau Monde", je vous dis a tres bientot et vous embrasse tres fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8387444631333342665?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8387444631333342665/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8387444631333342665' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8387444631333342665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8387444631333342665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/03/on-road-again-3-tauranga-rotorua.html' title='On the road again 3 (Tauranga - Rotorua - Turangi - Wellington)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8045410426751460469</id><published>2009-03-05T22:30:00.000-08:00</published><updated>2009-07-09T04:24:33.342-07:00</updated><title type='text'>On the road again 2 (Auckland )</title><content type='html'>&lt;div&gt;Vous arrivez d'ou ? De Sydney sir ! Que venez vous faire en Nouvelle-Zelande ? Du tourisme sir ! Combien de jours restez vous a Auckland ? Cinq jours sir ! Et apres ? Apres, hum, je n'en sais rien ! Mais comment ca, vous venez a Auckland et vous ne savez ce que vous voulez faire en Nouvelle-Zelande ? Pas commode le flic qui me barre le passage avant la douanne. Et pourtant, jusque la, ca s'est passe comme une lettre a la poste, au controle des passeports, on a timbr&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;é&lt;/span&gt; mon document sans meme presque me regarder.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;D'apres son look, il doit etre d'origine asiatique. Coreen, Japonais ? I d'nt know, mais ce qu'il peut etre chiant le bougre. Il a peut-etre pense que je veux rester au pays des Kiwis, et par experience, je peux vous dire qu'entre Asiatiques, il n'y a pas toujours de la solidarite. Entre ceux qui cherchent a venir, et ceux qui sont deja la qui pensent que la barque est pleine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agace, j'ai fini par lui dire: Sorry sir, mais je ne suis pas venu ici pour rester, right ? Et comme je suis de nature "hesiting", lui ai je ajout&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;é&lt;/span&gt;, j'attend toujours le dernier moment pour faire des choses, meme des grands choses. Et au cas ou, s'il veut, je ferai un rapport a la police d'Auckland pour detailler mon itineraire Neo-Zelandais, le tout avec le sourire bien sur. De guerre lasse, il finit par me souhaiter un bon sejour a Auckland, la cite des voiles. Comme je suis gentleman, je me suis garde de lui dire que je suis fier d'etre Suisse, le pays des marins d'eau douce qui a ravi la prestigieuse Coupe de l'America aux Neo-Zelandais. Je pense qu'il me tuerait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Trois quarts d'heure de bus plus tard, je suis a Aspen House, un charmant hotel sis a Emily Place, un joli petit square a deux pas du centre de la cite d'Auckland, la capitale economique de la Nouvelle-Zelande. Une tres jolie ville, et pour celui qui arrive de la grande Sydney, Auckland fait presque figure de provinciale, et c'est justement ce qui fait son charme. En tout cas elle porte bien son nom de Cite de la voile car presque partout ou on tourne la tete, on voit l'eau, et sur l'eau, une multitude de voiliers. Des marinas en veux tu, en voila et des voiliers de toutes les tailles. Du petit deriveur jusqu'aux voiliers issus de la derniere technologie qui valent des millions de francs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi la seule ville au monde bordee par deux mers: la mer de Tasman d'un cote, et l'Ocean Pacifique de l'autre. Sur la meme latitude qu'Athenes, Auckland jouit d'un climat chaud et ensoleille. En plus, elle fait partie des 5 premieres villes au monde ou il fait bon vivre (Zuerich est aussi sur la liste. Cocoricooooo... !). Voila pourquoi la plupart des touristes arrivant en Nouvelle-Zelande, connaissent d'abord cette ville avant de visiter le reste du pays.  C'est le gateway du Kiwiland comme on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part le front de mer, ou se trouve la City, le centre nerveux de la ville, flanque de la Sky Tower haut de 192 metres, du haut de laquelle vous avez une vue de 360 degres sur tout Auckland, il n'y a presque pas de hauts immeubles dans cette pimpante cite, que des maisons basses typiques et de grands espaces verts ou les pelouses sont impeccablement taillees, a faire palir de jalousie un jardinier anglais. Autre chose non negligeable, d'un point de vue securitaire, c'est une ville plutot sure, vous pouvez quasiment vous promener partout la nuit sans risquer grande chose. En outre, ses habitants sont courtois et very helpful comme ils disent ici. Bref, tout pour bien faire et pour inciter le voyageur a poser son sac quelques jours et profiter des bonnes choses offertes pas la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cosmopolite, a part la plus grande population Polynesienne du monde (Maoris et autres des iles du Pacifique) Auckland compte aussi pas mal d'autres communautes etrangeres parmi lesquelles, enormement de Japonais installes ici depuis belle lurette, des Indiens, des Arabes,  et aussi beaucoup de Chinois arrives un peu plus tard.&lt;br /&gt;Mais pas de Vietnamiens, pour l'instant, ils sont encore cantonn&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;és en Australie, tandis que les Cantonais et autres pullulent a Auckland. Ce cosmopolitisme est interessant pour le voyageur, non seulement d'un point de vue d'ouverture d'esprit, mais aussi sur le plan culinaire. Ici, on a un choix de toutes les cuisines du monde, et surtout des excellents restos chinois, jap et thailandais aux prix imbattables. Je me regale de cuisine asiatique depuis le debut du voyage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auckland est en fait compose de 4 villes qui se touchent. Auckland City, Manukau, Waitakere et North Shore. Ce qui fait1,3 million d'habitants, presque 31 % de la population totale du pays (selon mon guide book)&lt;br /&gt;La plupart des touristes logent a Auckland City ou la vie se concentre surtout sur Queen Street la grande artere commercante de la ville et sur Viaduc Harbour ou sont concentres bars, boites, restos pour tous les gouts. Sur les hauts, on a Ponsonby le quartier chic et un peu snob de la cite, et Parnell, le quartier historique d'Auckland qui contient un nombre important de batiments anciens, eriges depuis la creation de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commence par explorer les deux premiers jours les differents quartiers d'Auckland, a pied dans la mesure du possible. Ce que je peux faire comme kilometres a pedibus pendant mes voyages, vous n'avez pas idees !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un apres-midi, pendant mes p&lt;/span&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;r&lt;/span&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;grinations dans le quartier de Parnell, il s'est passe une chose assez cocasse. En attendant le feu vert pour traverser l'intersection, je vois arriver en face, de l'autre cot&lt;/span&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt; du feu, une jeune demoiselle qui doit etre Maori d'origine et qui a du, malheureusement, perdre la raison. Des qu'elle m'a vu, elle a commence a se livrer a une danse lascive - comme ces strip-teaseuses dans les cabarets - en empoignant le poteau du feu comme barre de fer. Et que je remue mon popotin, que je releve ma jupe, et que je fasse des gestes erotiques etc... tout en me provoquant avec plein d'oeillades qui se veulent engageantes.&lt;br /&gt;My god, je ne savais plus quoi faire, et la scene declenche aussi l'hilarit&lt;/span&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;é generale des automobilistes qui attendent au feu.&lt;/span&gt; Bon, le feu passe au vert, je traverse avec l'air de rien du tout, la demoiselle me fait un sourire que j'ai rendu par politesse en esperant qu'elle s'arrete la ce numero. Ouf, elle poursuit son chemin. Alors j'ai continue ma promenade dans ces dedales de rues de Parnell, tout a coup, une demi-heure plus tard, j'entend quelqu'un qui me fait "hey guy", je me retourne, mon dieu, cette fille etait la. A croire qu'elle m'a suivi en douce. Et de nouveau, le numero recommence. Ne sachant plus quoi faire avec mon adoratrice, je cherchais lachement la fuite. Voyant un grand super-marche un peu plus loin, je m'y suis engouffre et profiter de la cohue pour lacher ma poursuiveuse. Et oui, c'est aussi ca les aleas du voyage mes chers.&lt;br /&gt;&lt;span class="tlf_cexemple"&gt;&lt;br /&gt;Le troisieme jour, visite de North Shore et Devonport avec le ferry, car a pied, c'est simplement impossible. Le quatrieme jour etait consacre a Waiheke Island, 30 min. de ferry d'Auckland. Une ile de 92 km2 et 40 km de plage. Le spot favori des gens d'Auckland. Cette ile offre une grande variete de sentiers amenages longeant les plus beaux coins de l'endroit et comporte egalement un grand nombre de vignobles. D'ailleurs pas mal de tours sont organises a l'intention des touristes pour la visite des caves avec degustations etc... Moi je prefere les boire le soir sur Vulcan Lane, une rue adjacente de Queen Street ou j'ai mon petit cafe favori qui sert un excellent Pinot noir d'Otago Bay et des tapas de derriere les fagots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinquieme jour a Auckland, la nouveaute du jour est qu'il pleut. Je n'ai plus l'habitude. Bon, grasse matinee et si le temps s'ameliore, j'irai visiter Mount Eden a 5 km de la sur les hauteurs d'Auckland. Debut d'apres-midi, ca a l'air d'aller. Alors je saute dans le bus no D17 pour Mt-Eden. Mais en arrivant au village, j'ai juste eu le temps de faire quelques photos depuis la colline qui domine Auckland City et la pluie se met de nouveau a tomber. Et ca n'a plus arrete jusqu'au lendemain, jour ou je devrai quitter Auckland pour Tauranga. Le temps tournait carrement a la tempete, des vents qui vous clouait sur place. Avec mon gros sac a dos, sur le chemin qui va au Pick Up Point d'ou part le bus pour Tauranga, j'ai ete plusieurs fois carrement arreter par la force du vent. Il est vraiment le bon moment de f... le camp d'ici, me disais je. Cap sur Tauranga ou un de mes amis a traine ses guetres au debut des annees 90 et y a fait une belle rencontre. Mais tout ceci sera l'objet du prochain billet mes amis. Alors a soon et gros becs a tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8045410426751460469?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8045410426751460469/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8045410426751460469' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8045410426751460469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8045410426751460469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/03/on-road-again-2-auckland.html' title='On the road again 2 (Auckland )'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8500704250253459175</id><published>2009-02-28T01:06:00.000-08:00</published><updated>2009-04-02T08:46:24.046-07:00</updated><title type='text'>On the road again 1 (Sydney)</title><content type='html'>&lt;div&gt;Salut a vous chers lecteurs, j'espere que vous allez bien ? Moi, je suis un peu ereinte apres une journee de marche a travers les Blues Mountains qui se trouvent  a deux heures de train de Sydney. C'est la que les gens de la ville vont chercher le frais et passer le week-end dans cette region entoure d'une nature sauvage et grandiose. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mais je vais commencer par le debut, mon arrivee ici en provenance du Vietnam s'effectue par un vol de Singapore Airlines, une dizaine d'heures a se laisser dorloter par le personnel de bord, avec une courte escale a Changi, l'aeroport de Singapour. Toujours attentif et aux petits soins pour les passagers. Vraiment la classe ! Le vol passe presque trop vite a mon gout car a part la bonne chere, nous avons la de quoi rendre le vol bien agreable. Des films recents pour tous les gouts selon que vous etes europeens, chinois,indiens ou encore japonais. De la musique a profusion. Bref, a chaque vol avec cette compagnie, c'est toujours un plaisir.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'avion s'est pose a Kingsford Smith International Aiport a midi tapant. Les formalites de douanne sont un petit peu longuets car l'Australie a toujours la crainte que les voyageurs introduisent des choses qui peuvent mettre a mal la faune et le flore du pays. Alors on fait la chasse aux plants, aux animaux, a tout ce qui est nourriture a l'exceptions du chocolat deja confectionne. J'ai ensuite pris un Aiport Shuttle qui a la particularite de deposer le voyageur directement devant son hotel. Le mien est une auberge de jeunesse, le YHA, tres populaire ici en Australie. Celui de Sydney est la rolls de sa categorie, pour un prix raisonnable, vous avez un lit dans un des immeubles tres bien situe de la ville avec tout ce que le voyageur peut desirer comme prestation. Services de voyage, de reservation pour d'autres YHA du pays, de transferts pour l'aeroport, soirees a themes etc... En plus, il est dote d'une piscine sur le toit, de restos, de bars etc...  Vraiment tres bien comme truc, sauf que les single rooms, il y en a pas beaucoup, et les doubles sont un peu cheres pour une personne seule. Alors j'ai du me contenter d'un dortoir de quatre avec le risque de tomber sur tout et n'importe quoi. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;En touts cas, les 3 premiers jours, je suis tombe sur de droles de compagnons, des gens qui ne repondent jamais a votre salut. Peu causants et en plus d'un sans gene grave. Ils s'approprient  tout, les prises electriques, les chaises, les espaces communs etc... Et flotte toujours dans cette chambre une odeur de panards mal laves, doublé de celle d'habits sales et mouilles qu'on laisse secher comme ca. Je peux vous dire que pour dormir la nuit dans de telles conditions, il faut etre solide.  Il y a la un gars, le plus desagreable de tous, qui se pique de meditations. Alors dans la journee, il fait encore jour, il faut de l'obscurite a monsieur pour faire ses exercices de yoga et de culture physique, et il faut surtout pas allumer ou tirer les rideaux car le bonhomme veut etre dans la penombre.  Mieux vaut ignorer, si non ca tournera a la bagarre. Je peux vous dire que ce n'est pas l'envie qui me manquait. Ou un autre que je surnomme le dormeur car de jour comme de nuit, chaque fois que je rentre dans la chambre, il dort. Zarbie je vous dis !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A present ca va mieux, depuis deux jours, j'ai d'autres copains de chambre, des Hollandais beaucoup plus charmants que ces 3 zigotos. Alors tout va de nouveau pour le mieux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A part ca, what's about Sydney ? Mais c'est tout simplement une cite magnifique, multiculturelle et bouillonnante, lové dans une baie de toute beauté dont les emblemes sont le Harbour Bridge et l'extraordinaire Opera en forme de voiles multiples qui se deployent dans le ciel de Sydney. C'est une grande ville mais encore a visage humain. A part le quartier de City, il y a peu de grands et hauts immeubles. Et beaucoup d'espaces verts comme le Grand Jardin Botanique et le Domain ou il est agreable de flâner parmi ces droles d'oiseaux au longs becs apprivoises et des familles qui pique-niquent sur l'herbe ou des employes de bureau du voisinage qui viennent manger un sandwich entre deux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'ai aussi la chance d'etre a YHA qui est situe tout pres de George Street, la grande artere qui traverse presque Sydney de part en part. De la, on a acces a tout ce que la ville compte de sites interessants a visiter.  Avec, en plus, Central Station juste a cote d'ou partent les trains inter-villes et ceux de City Rail qui desservent toute la ville. Ce qui veut dire que depuis ou je suis, on peut quasiment faire tous les centres d'interet a pieds. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le premier apres-midi en arrivant, je suis alle baguenauder aux Rocks, le quartier historique de Sydney, ou s'est etablie la premiere colonie europeenne de la ville, un coin avec des rues pavees et des charmants edifices coloniaux bien restaures ou flotte un petit air d'histoire. Ensuite un tour a Sydney Harbour a deux pas de la, avec son fameux Opera et le Harbour Bridge qu'un peut traverser a pied, en haut duquel, on a une vue grandiose sur toute la baie. De l'autre cote du pont, on arrive a Lanson, un quartier tranquille ou j'ai mange un repas thai le premier soir de derriere les fagots. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le lendemain, mon choix s'est porte sur Manly de l'autre cote de baie qu'on peut atteindre en ferry. C'est un moyen de transport pratique et permet aux touristes de jouir d'un panorama fantastique de cette baie. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Manly est le joyau de la rive nord, une etroite peninsule qui s'alonge juqu'aux spectaculaires falaises de North Head. Les gens viennent surtout ici pour paresser sur les plages de sable blanc,  nichees un peu partout sur la cote. Et le long de cette cote est amenage un sentier de randonnee de 9 km, vous partez du niveau de la mer pour monter jusqu'a une altitude de quelques centaines de metres, de toute beaute. Mais il vaut mieux etre en bonne forme physique car par moment, ca grimpe sec et surtout sous un soleil qui tape dur. Je l'ai fait bien sur car le vieux se sent dans une excellente forme physique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;Au retour, en fin de journee, il est temps de prendre un autre ferry depuis Circular Quay sur Sydney Harbour  pour se rendre a Darling Harbour dans l'ouest du centre ville. Il s'agit d'anciens docks transformes en boutiques de luxe, de restos branches qui drainent tout ce que Sydney compte de yuppies qui viennent se pavaner sur les terrasses du port. Interessante sans plus.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A deux pas de la, en revenant sur George Street vous tombez pile sur le China Town ou tout un quartier de Sydney parlent et mangent chinois et ou les noms de rues et les enseignes des magasins sont en deux langues. Des alignes de restos de 'Food Court" ou les plats copieux et delicieux se consomment a prix derisoires. C'est mon quartier favori pour la bouffe, on y trouve, en plus de la cuisine de toutes les regions de Chine, aussi celle du Vietnam, de la Coree, du Japon etc...  &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A propos des fils du ciel, c'est une communaute tres dynamique ici en Australie. On les trouve partout, de la Nouvelle Galles du Sud, jusqu'au fin fond de la Tasmanie. En tout cas ici a Sydney, on en voit enormement, et aussi des Vietnamiens qui sont arrives depuis la chute de Saigon vers le milieu des annes 70, et ils sont pas moins actifs que les Chinois. Moi qui arrive de Saigon, je ne suis pas du tout depayse car a tous les coins de rue, j'entend parler vietnamien. Dement !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;Les jours suivants, Wooloomooloo (joli nom n'est ce pas ?) un quartier boheme a cote de Kings Cross qui est tout aussi baba-cool avec en plus pas mal de marginaux qui trainent leur spleen dans les rues. Entre deux, je reviens souvent au Centre vers Matin Place qui se targue d'etre plus ou moins le vrai centre de Sydney avec MacQuarie Street juste a cote qui compte le plus de batiments historiques de la ville.&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Hier, la journee etait consacre a Bondi Beach, la plage a voir et a etre vu a Sydney. Belle plage de sable fin, mais plutot petite, rien de tres cassant donc, par contre c'est sympa de voir les surfeurs s'adonner a leur sport favori. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je suis venu pour voir Bondi donc mais surtout pour faire la randonnee sur la route cotiere qui mene de Bondi a Cogee Beach. Neuf kilometres de marche sur une promenade cotiere amenagee de toute beaute. Le soleil tape fort et la route par moment monte pas mal, a l'arrivee, j'etait plutot content de prendre un bus pour rentrer sur Sydney centre. Et, une douche plus tard, d'aller diner a Surry Hill qui abrite une population heteroclite et une tapee de restos ethniques de quasi tous les pays du monde, bons et pas chers. Et boire un verre dans un de ces pubs sympas du coin pour bien finir la soiree.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;Aujourd'hui, mon dernier jour a Sydney, je me suis rendu dans les Blues Mountains, ou la porte d'entree est la ville de Katoomba. Comme j'ai dit plus haut, le coin sert de refuge du week-end pour ceux qui veulent fuire l'effervescence de la capital de la Nouvelle Galles du Sud.&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Katoomba est une petite ville charmante avec ses B&amp;amp;B typiques et ses cafes Art deco. Une sympathique atmosphere et un climat plus clement que Sydney. La petite ville et ses voisines Leura et Wentworth Falls sont entourees forets de gommiers et de gorges (profondes bien sur !) une nature sauvage et pleins de chemins de randonnees bien amenages vous permettent de faire de belles excursions sans trop de difficultes. Katoomba est aussi celebre pour les montagnes qui se nomment les 'Three Sisters" qu'on peut voir depuis un mirador nomme 'Echo Point" juste a la sortie de la ville. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;Apres m'etre tape, quasiment tout la journee,  ces sentiers de montagnes de Katoomba, je suis pas mecontent de rentrer a Sydney pour me restaurer et essayer de finir le billet consacre a Sydney a votre intention mes lecteurs adores.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;En tous cas, Sydney est une superbe experience, d'un multiculturalisme legendaire, une magnifique ville  qui va rester bien dans mon esprit. Traditionnelle terre d'immigration et figure d'Eden pour pas mal de desherites jetes sur la route. Cette ville est composee d'une multitude de communautes differentes, ayant garde leur tradition, mais aussi fiers d'etre des "Aussies" citoyens d'un pays jeune et dynamique et donc le resultat est un melting pot etonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai qu'ils sont adorables ces Australiens avec une "decontraction attitude" legendaire, malgre l'origine britanique de la majorite de ses citoyens,  ils n'ont rien de coinces comme leurs lointains ancetres.&lt;br /&gt;Je reviendrai volontiers en Australie plus longtemps pour voir le reste, car il y a tant de belles choses a voir dans ce beau pays. Mais pour l'heure, il va falloir que je vous quitte car l'ecran de mon ordi va devenir noir vu que la recharge n'est pas effectuee. Alors je vous dis a bientot pour un autre billet qui sera sur la Nouvelle Zelande ou je vais arriver demain en fin de journee. D'ici la, je vous embrasse bien fort mes chers. See you soon mates !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Peter&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8500704250253459175?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8500704250253459175/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8500704250253459175' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8500704250253459175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8500704250253459175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/02/on-road-again-1-sydney.html' title='On the road again 1 (Sydney)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-5795792270660982756</id><published>2009-02-26T02:35:00.000-08:00</published><updated>2009-07-09T04:25:02.280-07:00</updated><title type='text'>Sur les traces du passe [suite et fin] (Delta du Mekong -Saigon)</title><content type='html'>Salut a tous, a mon retour d'An Loc, pour changer les idees et echapper un peu a la chaleur etouffante de Saigon, j'ai pris un package pour 2 jours d'excursion dans une region se trouvant a l'Ouest du Sud-Vietnam plus connue des occidentaux sous le nom du Delta du Mekong.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant etre a Saigon le samedi afin de voir l'ami Claude qui a du bosser toute la semaine, j'ai pris un tour organise pour touristes avec transport, hotel etc... a l'exception des repas qui sont a notre charge. C'est un peu contraire a mes principes routards je sais, mais il ne me reste plus que jeudi et vendredi pour le faire alors autant passer par une agence, et vu le coût derisoire de ces tours, je suis plus gagnant surtout pour le temps, que si je fais tout par moi meme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Delta du Mekong est la mere nourriciere du Vietnam, et aussi de pas mal d'autres pays, maintenant que le Vietnam est classe au troisieme rang d'exportateur de riz mondial ! Cette region ainsi appelee car ce grand fleuve qu'est le Mekong, apres avoir pris sa source au Tibet et traverse plein de d'autres pays d'Asie, finit ici au Vienam dans ce delta ou le fleuve se divise en deux branches principales qui s'appellent le Tiền Giang (« fleuve à l'avant ») et le Hậu Giang (« fleuve à l'arrière ») ; celles-ci entrent en mer de Chine méridionale par neuf estuaires, expliquant ainsi le nom vietnamien pour le fleuve, "Sông Cửu Long" qui signifie le fleuve de neuf dragons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une region benie des dieux ou les rizieres sont a perte de vue. Avec deux recoltes par an, elle couvre largement le besoin du pays en riz et exporte le reste dans le monde entier. En plus du riz, tout pousse dans ce pays qui est egalement couvert de vergers regorgeant de fruits. Le coin est entourre d'eau, constelle de tant de rivieres et d'arroyos qu'une barque a plus de valeur qu'une voiture. Et on y trouve aussi plein de "fish farms" qui elevent des poissons destines a l'exportation et ou la peche est egalement florissante. Bref, tout pour bien faire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs la nouveaute pour les touristes est que l'aller du trip est maintenant effectuee par bateau depuis Saigon et retour par la route. Bonne initiative, car la descente de Saigon a My Tho, la premiere ville d'importance du Delta en bateau est superbe avec de beaux paysages et pleine de scenes de vie typique tout du long du parcours. Le fleuve prend une telle importance dans cette region que lorsqu'une femme se marie, on dit qu'elle traverse la rive. Le terme finit par s'imposer aussi au reste du Vietnam lorsqu'on parle de mariage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y ai passe deux journees sympas en compagnie d'autres gentils touristes sous la conduite debonnaire d'un jeune gentil GO, avec au programme, le premier jour, un petit marche flottant a Ben Tre ainsi qu'un tour d'arroyo a bord de petits sampans et la visite d'une fabrique artisanale de fruits confits puis des vergers avec degustation de fruits typiques vietnamiens, agremente de musique folklorique. Rien que du classique avec ces tours organises. Pas tres transcendant mais pas desagreable non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et apres une nuit a Can Tho, la capitale du Delta, nous sommes alles tot le lendemain matin voir le fameux "foating market" du coin, le plus grand et le plus interessant du Vietnam où dès poltron minet, il y a deja une activite incessante sur l'eau. Des bateaux de toutes tailles se livrent a une sorte de ballet qui s'approchent, qui s'eloignent pour faire du commerce. Tous les bateaux ont a la proue une sorte de longue perche et au bout de laquelle, sont attachees la ou les marchandises qu'ils sont censes vendre. Certains n'ont au bout de cette perche qu'une courge, d'autres qu'une botte d'haricots et d'autres encore, pleins de legumes, fruits ou encore d'autres marchandise. Et se faufilent au milieu des tous ceux-ci, une multitude de petites embarcations vendant des soupes, des sandwiches et toute sorte de nourriture. Tres pittoresque et c'est vraiment un moment typique et sympa a passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'apres-midi, nous avons repris la route pour Saigon ou je suis arrive vers le debut de la soiree. Le temps de me rendre compte d'un appel de Claude sur mon portable et une demi-heure plus tard, stresse et douche, pret pour une experience culinaire sympa au fameux "Com Nhieu", un resto plutot branche de la capitale. Je m'y suis rendu en "moto-taxi", une institution ici au Vietnam. N'importe qui possede une petite moto (50 cc) peut s'improviser "mototaximan" et on trouve de plus en plus de femmes qui le font car la demande des clientes est en augmentation. C'est un moyen de transport bon marche et pratique car avec la circulation chaotique dans la capitale, les motos se frayent plus facilement un chemin dans cette jungle urbaine. Et comme le chomage frappe durement aussi ici, c'est une activite qui a encore de beaux jours devant elle meme si la concurrence est feroce. Certaines personnes font ca comme un 2e boulot a la fin d'une journee de travail normale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous a rejoint au "Com Nhieu" une ami veveysanne de Claude, Delphine qui arrive de Ha Noi ou elle est en poste depuis une annee apres avoir ete a Manille et aussi a Saigon. Une veveysanne, vous rendez vous compte ? Le monde est vraiment devenu un village. Pourtant je n'ai pas le souvenir de l'avoir croisee en ville de Vevey et encore moins au "Natio". Il faut dire que Delphine se trouve en Asie depuis 3, 4 ans si j'ai bien compris. Ceci explique surement cela.&lt;br /&gt;Nous avons deguste un excellent repas dans ce resto ou la specialite a un petit rapport avec l'enseigne: il s'agit d'un riz special, legerement plus sec et cuit dans une marmite en terre cuite. Lorsque la cuisson est obtenue, les serveurs cassent la marmite devant les clients et le riz reste colle comme un gros gateaux rond qu'il faut par la suite debiter en petits morceaux. Plus spectaculaire que vraiment bon. Enfin, c'est mon humble avis. Par contre le reste etait exquis. Apres ca, nous avons termine par quelques bieres a Pham Ngu Lao et refaire le monde jusque tard dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, sur gentille proposition de Claude, j'ai quitte l'hotel ou je suis descendu depuis le debut de mon sejour pour passer la derniere nuit chez lui.&lt;br /&gt;Claude vit dans une belle maison sise dans un quartier tranquille pres de l'aeroport de Tan Son Nhut. En taxi, cela fait a peine 5 minutes, pratique pour quelqu'un qui a un avion a prendre. Nous avons passe ainsi un dimanche soir tranquille autour d'un repas leger a l'europeenne: jambon de Parme, fromage de Gruyere et pinard Australien. Une soiree sympa a parler surtout de nos amis en Suisse et des voyages passes ou a venir. Merci encore mon cher Claude au cas ou tu liras ces lignes. Et au plaisir de te revoir au mois de juillet dans la douce Helvetie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mon sejour au Vietnam arrive a son terme. Place maintenant a l'Australie, Sydney plus precisement et qui sera, mes chers, l'objet de mon prochaine billet. D'ici la, je pense a vous, mais oui, ce n'est pas une blague et je vous embrasse tres fort. A tout bientot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-5795792270660982756?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/5795792270660982756/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=5795792270660982756' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5795792270660982756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5795792270660982756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/02/sur-les-traces-du-passe-suite-et-fin.html' title='Sur les traces du passe [suite et fin] (Delta du Mekong -Saigon)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-1892819769992930990</id><published>2009-02-24T03:43:00.000-08:00</published><updated>2009-11-11T08:49:01.715-08:00</updated><title type='text'>Sur les traces du passe 3 (An Loc 2 et fin)</title><content type='html'>Cela fait maintenant 3 semaines que je vis dans un bunker de cette place forte militaire qui se prepare a resister jusqu'au dernier car la fuite n'etait tout simplement pas possible. Nous etions encercles par 3 divisions communistes appuyees par l'artillerie et un certain nombre de chars russes. Les defenseurs de la ville se battaient a un contre trois, et apres les premiers jours de l'attaque, la moitie de la ville etait deja dans leurs mains. Les renforts envoyes par Saigon n'arrivaient pas car il fallait progresser sur cette nationale 13 qui etait completement bloquee par les assaillants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie continue tant bien que mal pour tout le monde dans la base. Au moins les nouvelles qui nous parviennent sont rassurantes car la situation est plutot calme dans la zone ou se trouve ma maman. Mes copains et moi, nous passons nos journees a esperer une bonne nouvelle concernant la situation militaire et aussi a etre epargnes par les obus qui peuvent tomber a tout moment. Les soldats de notre bunker ont la tache dangereuse de maintenir les transmissions telephonistes. Ils doivent souvent effectuer des sorties perilleuses pour reparer des lignes, sous la menace constante des snipers, ou des obus tires par nos communards des hauteurs des alentours. Nous, on s'occupait comme on pouvait, comme nous ne sommes pas tous dans le meme bunker, nous profitons des moments calmes pour nous rendre visite les uns aux autres avec toujours le risque de recevoir un petard sur la tete. Et justement c'est quand c'est calme que le danger est le plus grand car vous etes a decouverts, et c'est la que les autres ont un certain plaisir a vous surprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que nous redoutions tous finit par se produire, un jour en sortant des bunker pour prendre un peu d'air et s'echanger des nouvelles, un obus tombe a l'improviste a fauche un des notre et blesse legerement deux ou trois autres amis, j'etais indemne par miracle. Et une autre fois, pour monter faire ses besoins (car dans ces bunkers peu sophistiques, il n'y a pas de toilettes !), un autre copain a ete blesse et malgre la petite gravite de sa blessure, le pauvre est mort une semaine plus tard faute de soins adequats et de medicaments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien d'amis, de connaissances, j'ai vu ainsi fauches dans la fleur de leur jeunesse. La guerre, cette p... de grande faucheuse, ne fait jamais de difference.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis un matin, ce qu'on craignait encore plus que les obus est arrive. Nous avons recu l'ordre de deguerpir car le gouverneur ne voulait plus de civils dans cette base. Et le probleme pour moi est que nous sommes enjoints par le Big Chef de rejoindre les autres civils survivant qui vivent sous une relative protections des soldats a la partie nord de la ville. Une zone completement a l'oppose de celle ou vit ma maman et ce ne sera pas evident pour moi d'aller la chercher. Pour des raisons que j'ai parle plus haut et meme si la bataille commence a perdre un peu de son intensite et evolue plutot vers une drole de guerre de position, elle n'en reste pas moins dangereuse et faire toujours plein de morts et de blesses tous les jours surtout parmi les civils. J'ai fait plusieurs tentatives pour essayer d'aller la recuperer mais aucune n'a abouti car je ne savais pas par ou passer et j'ai meme essuye des tires en quelques circonstances. Pour moi le risque etait trop grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait maintenant bientot 10 jours que les copains et moi se re trouvent dans cette zone qui est relativement epargnee par rapport a d'autres quartiers de la ville. Et les gens essayent d'organiser un semblant de vie normale pendant des accalmies un peu plus frequentes par rapport au debut de la bataille. Les gens se mettent a troquer des choses entre eux car l'argent n'avait plus autant de valeur. Et c'est ainsi que l'un de mes copains a pu echanger un peu de riz recupere lors des parachutages contre un peu de tabac avec un membre des minorites ethniques qui vivent en temps normale dans les forets autour de la ville. Du coup, tous les matins j'ai pris l'habitude d'aller lui quemander un peu de fumette. Ce matin la, nous venons de rouler une cigarette avec ce tabac grossier qu'en temps ordinaire, nous dedaignons avec mepris. Soudainement, une explosion sourde retentissait au dessus de notre tete. Un petit obus (heureusement) a explose contre le toit de tole nous surplombant, une forte douleur dans le dos me fait comprendre que j'ai ete touche. Et un morceau de tole reste plante dans ma tete dont la moitie etait encore dehors. Un coup de pince pour le retirer et c'est bon ! Quant a mon dos, j'etait quitte pour un trou avec un petit shrapnel dedans mais heureusement que ce n'etait pas trop grave. Finalement l'explosion de l'obus n'a cause que des degats legers, mon copain s'en est tire avec deux dents cassees car un petit eclat lui a tape la bouche et ses deux dents de devant ont fait office de "para-shrapnel". C'etait ma premiere blessure de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, comme vous avez lu plus haut, la guerre est toujours la et l'encerclement ne faiblit pas. Toujours coinces dans An Loc, nous assistons tous les jours a des scenes drammatiques ou des familles sont parfois detruites entierement. Un long cortege de morts et de blesses causes par des pilonnages des assaillants, et aussi, l'ironie du sort, par des tires amis. Des dizaines de morts et de blesses ont ete ainsi causes une fois par nos helicopteres qui ont pris notre coin pour un campement communiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un matin, un evenement s'est produit. Lors d'une de ces accalmies, je vois avec etonnement passer un soldat d'aspect un peu louche, juche sur une moto et cigarette au bec juste devant nous. Mes amis me disent que c'est certainement quelqu'un qui se livre a des trafics du genre marchandises prises des parachutages contre toute sorte de choses des civils telles que l'or ou d'autre bijoux par exemple. Deja qu'une moto qui roule et, denree rare a ce moment la, la cigarette. Intrigue, je demande a ce soldat d'ou il venait et la, bingo. Il me dit venir de l'autre cote, de la partie sud de la ville. Celle ou se trouve precisement ma mere. J'ai demande sans trop y croire s'il me prendrait avec avec lui car j'aimerais aller ramener ma maman ici avec moi. A ma grande surprise, il l'accepte et me dit de l'attendre au coins de la route quand il reviendra de ses affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derriere le soldat sur sa petit moto, j'ai compris mais un peu tard qu'il fallait faire une demi boucle de la ville en contournant precisement devant le QG et passer de l'autre cote. C'est comme ca que j'ai compris que le front s'est stabilise et la ville est bel et bien partagee en deux camps bien distints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrives devant sa position situee a cote de l'eglise, derriere laquelle, il y a un petit bois, et juste apres ce bois se trouve le quartier catholique ou s'est refugiee ma mere avec moi au debut de la bataille, le soldat me dit de faire attention en y allant car, d'apres lui, l'ennemi est juste de l'autre cote de la route. Drole de guerre je vous ai dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la, en me voyant partir en direction de l'eglise, le gars m'a couru apres et me dit: "c'est mieux que je t'y conduis car tu risques de ne pas t'en sortir, en plus des bruits couraient comme quoi, les civils qui vivent la ont quitte recemment le coin".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous deux de depasser l'eglise et de s'enfoncer dans le bois en direction du quartier catholique. Au milieu du bois, voyant un groupe de quelques civils creuser un trou pour enterrer quelqu'un, le soldat me dit qu'il vaut mieux leur demander si les rumeurs de depart qu'il a entendues etaient fondees. Juste avant de les atteindre, de loin, je voyais une dame tourner la tete vers nous. Avec un mauvais pressentiment, j'ai reconnu Mme Cai qui etait notre voisine en temps normal et avec qui ma mere est restee quand je l'ai quitte pour aller avec les soldats au QG d'An Loc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous nous approchons, me reconnaissant, la dame s'est mise a pleurer. C'est comme si le ciel etait tombe sur ma tete, petrifie, j'ai compris que la personne a mettre en terre etait ma mere. Je suis arrive avec un jour de retard. P... de sort, quel destin de con ! Elle mourait la nuit precedente en disant a cette dame que son fils lui manquait et elle espere qu'il s'en sortira. Je me sentais coupable de n'avoir pas reussi a la recuperer plus tot, juste un jour de plus. Pourtant ce n'etait pas faute d'essayer, au peril meme de ma vie. Comme dans un mauvais melo realise par un mauvais cineaste, le scenario a ete ecrit comme ca sans que j'ais la possibilite de le modifier. Notre voisine me dit qu'au moins j'ai pu la voir et lui faire un dernier adieu avant qu'elle ne soit mise en terre. Contrairement a beaucoup d'autres qui n'etaient meme pas enterres. C'est vrai, mais je suis inconsolable, et je m'en veux pour n'avoir pas pu faire ce qu'il fallait avant. Lorsque tout est fini, en voulant remercier le soldat pour sa bonte, je constate qu'il s'est eclipse discretement. Sans doute par soucis de ne pas gener. Mon bon soldat inconnu, quoi qu'il ait pu faire, il a prouve par son action qu'il est une personne bien, qui a du coeur. Je ne l'oublierai jamais et j'espere qu'il a pu survivre a cette bataille et s'en sort plus tard a la paix revenue. J'ai toujours une pensee pour ce monsieur depuis plus de trente ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Presque 3 semaines plus tard et une seconde blessure, plus grave que la premiere (j'ai maintenant 3 jolies petits trous dans le dos avec 3 morceaux de sraphnel dedans) j'ai pu quitter la ville en me joignant a tout ce qu'il reste de civils de cette ville qui n'en peuvent plus d'etre assieges et de souffrir si longtemps. Nous etions aussi favorises par l'essoufflement des communistes et aussi par les renforts qui ont reussi a s'approcher davantage de la ville le long de cette sanglante route qu'est la nationale 13 de sinistre reputation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tentant une sortie de derniere chance, nous avons reussi, qui apres 2 jours de marche, qui grace a deux helicos comme moi (une chance inouie, car nous etions une vingtaine sur 3, 4 milliers de personnes a etre pris par ces 2 helicopteres qui ravitaillaient une position sud-vietnamienne sur la N 13, quand nous etions bloques la apres etre sortis d'environ 15 km de la ville), a atteindre Lai Khe a mi-chemin entre An Loc et Saigon et de ce fait , completement hord de danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres une nuit dans le camp de refugies de Binh Duong, j'ai pris le lendemain un bus pour Saigon et aller me presenter au Consulat suisse dans cette meme ville. Tout le monde me croyait mort !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ils ont fait passer tous les soir un avis de recherche a la Television sud-vietnamienne et ils n'ont jamais recu de nouvelles. On m'a propose de me rapatrier en Suisse aux frais de la Confederation, mais j'ai refuse, ce que je voulais c'est que mon pere soit informe de la situation, afin qu'il me fournisse une aide et pour l'instant, je voulais rester encore au Vietnam au cas ou An Loc sera degagee de son siege pour pouvoir assurer une meilleure sepulture a ma mere. Helas, le siege d'An Loc n'a ete leve que des mois plus tard, et pour des raisons de securite, les civils d'An Loc n'ont plus le droit de revenir dans leur ville. Non seulement, elle a ete a plus de 90% detruite, il y a aussi le probleme des grenades, obus pieges, bombes non explosees etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une annee plus tard, plus d'espoir de revoir An Loc avant longtemps, je me suis resigne a venir en Suisse retrouver mon pere et a cause de la situation politique (la victoire du Nord sur le Sud du Vietnam en 1975, s'ensuivaient de longues annees ou le Vietnam reunifie etait ferme aux etrangers) je n'ai pu revenir dans ce pays qu'en 1995 en compagnie de mon pere et de ma belle mere. Nous n'avons passe que 3 heures dans cette ville, qui n'etait toujours pas reconstruite completement et l'endroit ou ma mere etait enterree n'existait plus, du moins comme a l'epoque. L'eglise etait tjs au meme endroit, le petit bois derriere etait tjs la mais les tombes ont disparu ! Desespere et submerge d'emotions, j'ai prefere m'en aller en me promettant de retourner de nouveau a An Loc mais seul car ceci est mon histoire et je veux la vivre tout seul. Je suis retourne au Vietnam dans le Sud une autre fois en 97, mais comme je vous ai dit dans le premier billet consacre a An Loc, je n'y suis pas alle car je ne me sentais sans doute pas encore pret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois oui, je me sens enfin en mesure d'affronter ce passe qui, meme s'il comportait beaucoup de moments heureux, etait aussi entache de terribles moments dus a cette sanglante bataille. Et une fois descendu de ce bus a An Loc ce 16 fevrier 2009, 37 ans plus tard et trouve un hotel, je me suis mis a deambuler dans cette ville qui a completement change, a part l'eglise qui a ete reconstruite sur le meme emplacement, tout est nouveau. Les quartiers ont ete redessines et aucune ancienne maison ou batiments administratifs de l'epoque n'ont subsiste. J'ai retrouve l'emplacement de ma ancienne maison grace a la rue qui existe toujours mais a la place de la maison, c'etait un terrain vague. Je l'ai reconnue aussi grace au puit qu'on avait dans le jardin et qui est maintenant bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pousse ensuite en direction de l'eglise, ou sur l'esplanade, la statue decapitee de la vierge pendant la bataille etait encore conservee en l'etat comme une sorte de relique. Et le bois derriere l'eglise dans lequel ma mere etait enterree est maintenant un verger agremente de quelques maisons et clotures par des barrieres. J'ai du me contenter d'une priere silencieuse pour ma mere en pensant tres fortement a elle, et j'ai comme l'impression qu'elle est la et qu'elle m'entend. Et cela m'a donne une sorte de serenite apaisante. Par la suite, j'ai poursuivi mon pelerinage a travers la ville pendant de longues heures et a chaque fois en croisant des gens, je les entends murmurer sur mon passage: vous avez vu, on dirait un Americain, il etait peut-etre un conseiller militaire ici pendant la guerre. Ou: que fait-il ici cet etranger, il n'y a rien a voir ici pourtant. Tout cela en pensant que que je ne comprend pas le Vietnamien. Amusant non ? Un detail qui a son importance, les gens qui vivent a An Loc maintenant sont composes de quasi 97, 98 % de gens qui n'ont jamais vecu ici jusqu'en 1972 compris. En tout cas, je n'ai trouve personne de connue de l'epoque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aussi l'impression, plus nette que les autres fois encore, que j'ai definitivement le c... entre deux chaises. Je ne sais plus si je suis encore un peu vietnamien ou deja trop suisse. C'est vraiment tres etrange ! Etrange aussi la nuit que je passe a An Loc, avec la fatigue certainement, mais aussi avec un calme si inhabituel pour un ancien du temps de guerre comme moi, j'ai dormi comme un bebe sans l'ombre d'un cauchemard. Ce n'etait pas comme ca dans ces annees troubles. Et peut-etre aussi que je me sens un peu plus apaise, maintenant que j'ai affronte ce que j'appelle les fantomes du passe. Je me suis toujours reproche de n'avoir pu aller chercher ma mere mais je me dois de faire une raison. C'est surement ca le destin, il etait ecrit pour tous quelque part la-haut par une main invisible et on ne peut surement pas aller contre le cours des choses. Dans tous les cas, ce retour m'a fait enormement de bien. Et il n'est pas impossible que je reviendrai encore a An Loc mais dans un autre esprit pour tourner definitivement la page. Il m'a fait chaud au coeur aussi de voir que la ville s'est relevee et est maintenant une cite pimpante, dynamique, plus grande et plus belle qu'avant. Au revoir ma chere ville de mon enfance et a bientot, qui sait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila mes amis, ainsi finit ce chapitre "Anlocien" un peu triste mais ca m'a fait du bien de raconter cette histoire qui me permettrait d'exorciser definitivement ces souffrances communes a beaucoup de Vietnamiens de mon epoque qui ont eu a subir une guerre des plus longues et des plus destructrices pour des generations. Promis, les prochains billets seront beaucoup plus gaies et dans le ton des vacances. Vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-1892819769992930990?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/1892819769992930990/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=1892819769992930990' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/1892819769992930990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/1892819769992930990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/02/sur-les-traces-du-passe-3-loc-2-et-fin.html' title='Sur les traces du passe 3 (An Loc 2 et fin)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-2264419997144817291</id><published>2009-02-18T06:10:00.000-08:00</published><updated>2010-02-05T08:21:04.806-08:00</updated><title type='text'>Sur les traces du passe 2 (An Loc - premiere partie)</title><content type='html'>"Nguoi xuong An Loc sua xoan di, chung toi ngung 5 phut chuoc khi ma xe tiet tuoc di Bu Dop"* La phrase de l'aide-chauffeur me tire brutalement de ma torpeur. J'ai du m'assoupir depuis un petit moment, ecrase par la chaleur qu'il fait dans ce mini-bus qui draguait des clients depuis bientot 3 heures le long de la route nationale 13, surnommee a mon epoque la route sanglante. Nous sommes arrives a An Loc, qui est maintenant une petite ville plutot coquette de premier abord, plus rien a voir avec la petite bourgade endormie que j'ai connue dans mon enfance. A la descente du bus, j'ai mis un petit moment pour me rendre compte qu'en fait, on se trouve dans la rue principale qui traverse la ville dans toute sa longueur. Et la, le passe longtemps enfoui en moi, a la fois bien lointain et en meme temps tres proche, me revient d'un coup a la surface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes fin Mars 1972 , en pleine saison seche, propice aux grandes manoeuvres militaires comme ca a toujours ete le cas ici au Vienam depuis bientot plus de 15 ans que la guerre civile perdure. Les nouvelles sont alarmantes depuis quelques jours, il parait que Loc Ninh, l'avant-poste d'An Loc situee a 25 km de la est sur le point de tomber. Et les renforts heliportés depuis d'autres regions du Vietnam commencent a affluer en nombre a An Loc. On a jamais vu autant de militaires en ville. On dirait que toute la ville est en vert treilli ! Les pauvres, ils ne savaient pas ce qui les attendait en face plus tard, et nous non plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ville il y a une tension presque palpable. La route vers Saigon est bloquee par les forces communistes, plus rien ne peut sortir, ni entrer. Les gens commencent a faire des provisions en vue de tenir, si non, un long siege, au moins de quoi tenir sur la route au cas ou on peut fuire les combats qui s'annoncent. Les chanceux, ou qui ont des relations ont pu partir se mettre au chaud avec les rares derniers helicopteres qui acceptaient des civiles a bord. Les autre, comme ma mere et moi, se preparaient au pire tout en esperant encore un miracle, comme les autres fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que ce n'est pas la premiere fois que la ville connait une telle situation, mais a chaque fois, on passait a cote de l'orage. Nous continuons a esperer, a prier pour que cette fois encore, ca se passe comme les autres fois. Comme lors de l'offensive du Tet en 68 par exemple, ou quasiment toutes les villes du Sud etaient touchees, mais nous, on a eu juste quelques escarmouches sans gravites. Alors pourquoi ce ne sera pas de nouveau comme ca, se disait-on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fois, ca a l'air serieux, Loc Ninh est tombee, la nouvelle est confirmee a la radio. Et quelque chose nous dit que le miracle ne se reproduirait plus. Nous sentions que l'attaque de la ville est imminente, mais nul ne sait quant exactement. Nous sommes dans les premiers jours du mois d'Avril, les catholiques celebrent les fetes de Paques, il fait un temps magnifique, tout semble irreel car les gens continuent a vaquer a leurs occupations, juste les ecoles etaient fermees, pour les conges de Paques. Les commerces sont ouverts, et l'eglise de la ville est bondee de fideles. Comme si on voulait conjurer le mauvais sort qui allait s'abattre sur cette petite cite de 10000 ames.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;An Loc a l'epoque, etait une petite bourgade perdue loin de Saigon, plutot quelconque mais jouissait, en matiere de geostrategie, d'une importance certaine car c'est le dernier verrou qui commande l'acces a la capitale du Vienam du Sud, a 110 km de la. Et elle avait aussi le tort de se trouver a une trentaine de kilometres a peine du Cambodge voisin qui servait a l'epoque de sanctuaire inviolable des forces communistes Nord-Vietnamiennes. Et c'est justement a cause de tout ceci que la ville est un endroit peu sur. Les habitants de la ville vivent dans un etat d'insecurite permanent a l'exception de quelques periodes d'accalmie vers la fin des annees soixante dues surtout a l'incursion enfin decidee des troupes sud-vietnamiennes et americaines au Royaume Khmer suite au coup d'etat de Lon Nol contre le roi Sihanouk. On subissait souvent des pillonages, voire des attaques eclaires qui ont toujours lieu la nuit avant que le calme ne revienne au petit matin. Bref, on etait plutot blinde et un peu fataliste en ce qui concerne les risques et avait pas mal d'habitude en matiere de guerre, et aussi habitue a vivre coupe du monde. C'est que la seule route qui mene a la ville, la nationale 13 precisement, etait la plupart du temps coupee par les communistes et tres souvent la ville ne doit son approvisionnement qu'aux avions de l'armee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville vit principalement de l'industrie du caotchouc et est, de ce fait, entouree de forets d'heveas, les arbres qui saignent. Une industrie appartenant a une grosse compagnie francaise (La Compagnie des Terres Rouges) qui a du frayer avec les communistes, sous forme de paiement de grosses taxes pour pouvoir continuer ses affaires pendant tout ce temps de guerre. C'etait un secret de polichinelle et tout le monde faisait comme si, y compris de la part des autorites sud-vietnamiennes. Ces arbres forme une espece de jungle qui enserre la ville, favorisent ainsi les embuscades le long de la nationale 13 et constituent des cachettes ideales pour les assaillants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ma mere, nous habitions une petite maison non loin de la lisiere de la ville qui, comme presque toutes les villes du Sud a l'epoque, est entouree d'une sorte de defense sur tout le pourtour (on appelait ca des hameaux strategiques) et la situation de notre maison, nous expose ainsi a plus de risques sur les autres habitations plus au centre, loin de cette ceinture defensive relative qui entoure la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait deja quelques nuits, comme toujour en cas de tension, que ma mere m'envoie dormir la nuit chez des connaissances du centre ville, esperant ainsi m'epargner le risque d'etre emmene de force par les communistes en cas de razzias (comme decrit plus haut: une attaque eclaire la nuit, puis ils se retirent au petit matin) comme c'est deja arrive malheureusement a certains des jeunes de mon quartier. C'est que nos amis communistes avaient besoin de bras, et les jeunes de 16, 18 ans comme nous a l'epoque faisaient tres bien l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est maintenant bientot une semaine que cette situation perdure, et les nouvelles entendues a la radio sont toujours plus alarmantes. On parle d'une attaque de grande envergue sur beaucoup de localites du Sud-Vietnam. Une attaque finale de part des Nord-Vietnamiens nous dit-on. Et deja que Quang Tri, la grande ville du Centre est dans leurs mains, celle de Kon Tum sur les Hauts Plateaux est sur le point de l'etre, et si An Loc tombe aux mains des communistes, c'en sera fini du regime du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce soir la, un de plus, je m'en allais dormir chez des amis du centre ville avec mon baluchon d'habits et une petite somme d'argent que ma mere me dit de garder pour le cas ou nous sommes separes et des recommendations au cas ou le pire se passerait. Et le plus important, me disait-elle, s'il lui arrive quelque chose, et que je m'en sors, la premiere chose a faire serait d'aller m'annoncer au Consulat Suisse a Saigon. Oui maman, je lui dis, mais mon insouciance de jeune homme fait que je pense qu'il ne sera pas necessaire d'en arriver la. Je me suis lourdement trompe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit etait plutot calme, a part quelques explosions d'obus, notre menu habituel. Et le matin, nous sommes un 6 ou un 7 avril je ne sais plus tres bien, se leve avec un soleil radieux. En disant a mes amis que je m'apprete a rentrer chez moi, tout-a-coup, on voit passer des soldats sud-vietnamiens de la 18e division qui passent devant les maisons et ca n'avait rien d'un repli tactique en bon ordre. Certains ont commence a jeter les munitions, les fusils et enlevent leurs habits militaires en se retrouvant en calecons et maillots de corps. Et tous nous dit de partir car, disent-ils, les communistes arrivent. Ce que nous ne savion pas, c'est que la defense Est de la ville a ete percee presque sans combattre, et au meme moment, j'entendais les bruits de chenilles de chars, je n'y comprenais plus rien, car normalement les communistes n'avaient pas de tanks. Et aussi dans le meme temps des bruits d'avions et des bombes qui nous explosaient tout autour. C'etait un moment de panique totale. On ne sait plus qui est qui. En grimpant sur le toit pour esperer voir quelque chose je voyais sur la route en contre bas, des colonnes de Bo Doi (les fameux soldats du Nord) en casques de latanier et armes de AK 47 qui s'avancaient escortes par des tanks T54 russes. Mon dieu, c'est la fin du monde, me disais je, car avec ces tanks, ils ont un avantage certain. Et tout d'un coup, des bombardiers sud-vietnamiens qui piquaient sur les chars communistes. S'en suivaient une situation completement brouillonne, on se demandait ce qu'il fallait faire. Partir ? nos baluchons d'habits et de vivre etaient prets. Et ou aller ? Ou rester pour le moment ? Et a tout moment, des elements epars de l'armee du Sud, par petits groupes, toutes unites melangees passent devant nous prudemment, cherchant a rejoindre d'autres soldats en nous demandant si la voie etait libre. Au moins ceux la etaient decides a se battre. Quant a nous, nous nous demandions toujours ce qu'il fallait faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En debut d'apres-midi, la situation etait toujours aussi confuse, avec des explosions, suivies de moments de calme presque effrayants. Apres de longues conciliabules, les gens du quartier ont decide de partir car l'endroit etait devenu la premiere ligne maintenant que les defenseurs de cette partie etaient en pleine debandade.&lt;br /&gt;En sortant de ce quartier constitue de beaucoup de venelles, nous debouchons sur cette fameuse rue transversale de la ville et la, ce que nous voyions nous remplissait d'effroi. Des carcasses de chars fumants, de vehicules militaires detruits, des cadavres de militaires des deux camps, et de civils jonchaient la rue. D'autres blesses qui reclament de l'aide. Certains etaient dans un etat desepere et qui agonisaient en pleine rue. Et comme nous sommes legerement sur une hauteur, nous avons vu que l'autre moitie de la ville, la partie est, est completement rasee et des colonnes de fumees s'elevent de partout. Une vision dantesque !&lt;br /&gt;Le bruit courait parmi la foule, comme quoi, il faut aller se refugier a l'eglise vu que l'autre edifice religieux de la ville, une pagode, est deja reduit en cendre. Nous y sommes arives haletants, entre les balles qui sifflent, des gens qui tombent et les explosions des bombes larguees par les bombardiers sur les tanks communistes. Et la, j'avais le bonheur de retrouver ma mere qui s'y trouvait deja et nous sommes tombes dans les bras l'un de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que debutait en ce mois d'Avril 1972, la bataille d'An Loc, surnommee le Stalingrad vietnamien, une des plus sanglantes de cette guerre et ou les civils innocents ont paye un terrible tribut. La vie, pour ceux qui ont trouve refuge a l'eglise, s'organise tant bien que mal et la, au moins on etait devant une position solidement defendue par des soldats sud-vietnamiens. Les premiers jours de la bataille se passaient entre frequentes attaques communistes et vigoureuses defenses sud-vienamiennes, avec les pauvres civils entre les deux qui se protegeaient comme ils pouvaient. Des morts et des blesses au quotidien, des blessures de presque rien egalent une mort certaine. Plus d'hopital, deja detruit le premier jour, et le peu de moyens medicaux aux mains des militaires sont destines en priorite aux soldats. On ne peut compter que sur la providence. Les jours passent ainsi, entre la fureur des affrontements selons les endroits de la ville surtout les nuits, my god, ces nuits remplies d'angoisse que je n'oublierai jamais. Certaines nuits, couche avec d'autres sur l'esplanade meme de l'eglise (le batiment lui meme, et les salles de classes de l'ecole catholique attenante sont d'abord pour les familles et les personnes ages et tout est rempli jusqu'au moindre recoin), j'assiste tremblant de tout mon etre aux deversements de milliers d'obus qui explosent tout autour en se disant quand ca va etre notre tour. Et l'angoisse aussi de ces attaques nord-vietnamiennes qui, si elles sont reussies et que nous ne sommes pas morts avant, pourraient signifier pour nous une longue vie errante dans la jungle de tous les dangers aux mains des communistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientot un mois que ca dure, par chance ma mere et moi, nous sommes toujours sains et saufs mais la nourriture commence a manquer a tous, notre reserve de riz est bientot vide, nous commencons a ajouter au riz des racines trouvees ici et la pour lui donner un peu plus de consistance et nous sommes toujours sous la menace de ce que j'ai decrit plus haut. Comme nous sommes entre deux feux, un soir, une incursion communiste a failli mal tourner pour les quelques jeunes que nous etions et comme un des jeunes a son frere qui est militaire dans la force territoriale base dans le QG de la ville qui se trouve dans la moitie qui tient encore de la ville, ses parents ont demande a ce dernier de le prendre en douce dans cette base militaire, au moins il ne risque pas d'etre emmene de force par des communistes pour servir de bras supplementaires. Il accepte de nous prendre egalement, les amis de son frere. Ma mere y voyait un endroit plus sur pour moi, alors elle m'a conseille de les rejoindre dans cette base. C'est ainsi que notre separation a commence car une fois parti la-bas, il sera difficile pour nous de revenir dans cette partie de la ville, le chemin etait risque car on peut se faire tirer a vue a tout moment.&lt;br /&gt;JPB&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Se termine ici la premiere partie du billet consacre a An Loc mes chers amis, la suite dans le billet suivant. Vous embrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Les passagers pour An Loc sont pries de se preparer, 5 minutes d'arret et le bus continue sur Bu Dop&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-2264419997144817291?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/2264419997144817291/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=2264419997144817291' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2264419997144817291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2264419997144817291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/02/sur-les-traces-du-passe-2-loc-premiere.html' title='Sur les traces du passe 2 (An Loc - premiere partie)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-5979001950518325926</id><published>2009-02-15T05:51:00.000-08:00</published><updated>2009-06-09T08:25:44.450-07:00</updated><title type='text'>Sur les traces du passe 1  (Saigon)</title><content type='html'>Il est 17h35, heure vietnamienne, le vol LH 771 de Lufhansa en provenance de Francfort  amorce le dernier virage sur Saigon avant d'entamer sa longue descente en vue de l'atterrisage. Le processus du retour aux sources qui a germe dans mon esprit depuis pas mal de temps commence a s'approcher de sa phase concrete. J'ai les tripes nouees, comme inquiet de devoir  affronter   enfin les fantomes du passe. Allez, courage petit, me disais je, il est temps pour toi maintenant de faire ton devoir de la memoire.&lt;br /&gt;L'aeroport de Tan Son Nhut, celui par lequel je suis parti du Vietnam en 1973  pour un depart qui se voulait definitif en laissant derriere moi un pays meurtri par une guerre fratricide qui a laisse des traces dans mon corps et dans mon esprit, est en cours d'agrandissement. Plus rien a voir avec celui que j'ai connu en 73 et en aussi en 97 lorsque je suis retourne dans le Sud du Vietnam en me contentant de faire le parfait touriste et de tourner autour du pot sans avoir le courage d'aller affronter mon passe. Les formalites sont expediées en deux temps, trois mouvements. Et ca aussi, rien a voir avec l'ancienne epoque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la sortie, on est happe  par une chaleur etouffante, et assailli par une floppee de taximen tous plus fourbes les uns que que les autres. Comme il est tard, il n'y a plus de bus navettes, la plupart vous proposent des courses sans mettre le compteur et les prix peuvent doubler, voire tripler. A force de palabres, j'ai quand meme trouve un qui acceptait de faire fonctionner son compteur et hop, direction Pham Ngu Lao, le fameux quartier routard de Saigon. Pendant le trajet, j'ai eu la nette impression d'une hausse du niveau de vie des habitants de la cite par rapport  a 1997. Un traffic dementiel,  je n'ai jamais vu autant de voitures a Saigon. Et aussi des armees habituelles de motocyclistes  qui se faufilent dans le flot de la circulation avec une dexterite qui confine a la temerite. Des buildings qui poussent un peu partout, et des boutiques qui rivalisent de marchandises en vue de la Saint Valentin. La mondialisation fait aussi des ravages ici car a mon epoque et dans les annees 80, 90, on ne savait pas ce que voulait dire la Saint Valentin ou encore Halloween, si non que c'etait juste une invention occidentale ! Une combine a depenser du fric pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant a Pham Ngu Lao, connu de tous les routards du monde, je ne l'ai plus reconnu, le quartier garde toujours l'esprit routard, vu la quantite de touristes sacs a dos qui le frequentent. Mais jusqu'a quand ? car l'embourgeoisement commence a le guetter. Heureusement qu'il y a toujours  sur les trottoirs des stands de nourriture  ou on mange divinement bien et pour pas cher. D'ailleurs mon repas du premier soir etait un enorme bol de "pho" avalee avec beaucoup de bruits comme font les Vietnamiens, assis sur un petit tabouret en plastique a meme le bitume .&lt;br /&gt;Le pho est la fameuse soupe vietnamienne originaire du Nord du pays,avec des vermicelles de riz accompagnees de fines lamelles de boeuf, le tout dans un bouillon. Hum, miam, miam, je sens que je vais en manger beaucoup pendant mon sejour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin,  en prenant mon "banh cuon" en guise de petit dej sur une de ces terrasses de bistrots improvises, entoure de Vietnamiens du  petit peuple, conducteurs de "motobay" le terme vietnamien du moto-taxi, tireurs de "cyclo-pousse", petits employes etc..., je vois arriver avec surprise, une sorte de Lady occidentale, bien habillee et qui se met a ma table (les autres etaient toutes occupees). La conversation s'engage naturellement et Sharon, c'est son nom, est Neo-Zelandaise et vit a Saigon en donnant des cours d'anglais. En plaisantant, et comme on est le 14 Fevrier, Sharon me dit qu'on est entrain de feter la Saint-Valentin a notre facon, assis sur le un trottoir de Saigon devant deux "ca phe sua" l'extraordinaire cafe au lait condense   tres populaire ici au Vietnam. C'est drole en effet, et j'y vois un clin d'oeil marrant car la Nouvelle Zelande est une des  destinations de la suite de mon voyage. Normalement on devrait se revoir avant mon depart du Vietnam, histoire de se dire au revoir devant un "ca phe sua" justement. Sympa !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai ensuite contacte Claude, un ami Suisse qui vit a Saigon depuis trois ans et il me proposait de les accompagner le soir meme, lui et son amie vietnamienne, au concert de Fabba, ces clones du fameux groupe suedois qui remplissent les salles du monde entier depuis quelque temps avec le spectacle "Mamma mia" tire d'une des chansons d'Abba. Nous avait rejoint un autre ami de Claude, Axel le Belge qui est aussi 1 expat au Vietnam. La salle n'etait pas completement remplie car il faut dire que les billets sont un peu chers pour le vietnamien moyen. Si non, le spectacle etait super avec ces morceaux qui ont berce une partie  de ma jeunesse.&lt;br /&gt;C'est drole car a mesure que les chansons s'egrenent dans cette salle, dans l'etat d'eprit que mon voyage au Vietnam inspire, je me voyais transporte avec une certaine emotion vers une epoque qui correspond aux premiers pas du jeune homme timide que j'etais dans les premieres annees en Suisse. Et que la, en ce moment meme, je suis un quinqua a l'automne de sa vie qui s'apprete a retourner sur lieux de son passe au Vietnam. Ah, nostalgie quand elle nous tient !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, grasse matinee car on a fini tard, vous pensez bien. Apres le concert, comme c'est samedi soir et c'est aussi la Saint Valentin, meme si la plupart des vienamiens s'en foutent, Claude, Loi son amie et Axel, apres une semaine de boulot, avaient envie de decompresser. Alors cap sur l'Apocalypse, une des plus anciennes boite de Saigon post-guerre, son nom fait reference au fameux film de Coppola sur la guerre du Vietnam: Apocalypse Now, et ou un des plus fameux cocktail est le B 52, et comme ces terribles bombardiers, ils font un ravage terrible dans la tete. On est rentre au petit matin, so today, rest day. Quelques balades au marche Ben Thanh et le centre ville puis un petit tour le long de la riviere de Saigon.&lt;br /&gt;Apres un super repas ce soir aux restos ouverts du marche Ben Thanh, je suis maintenant dans un de ces cyber-cafes pour tenir mon blog en pensant a vous mes chers. Voila mes deux premiers jours au pays, rien de tres special, je me prepare maintenant mentalement pour aller a l'essentiel du voyage, le retour a An Loc, la ville ou j'ai passe mon enfance et mon adolescence et qui est l'objet veritable de mon retour au Vietnam cette fois. Alors mes chers, je pense a vous, c'est vrai ! Et vous dis a bientot pour un autre billet dont la teneur en emotion sera certainement toute autre. Je vous embrasse tous tres fort.&lt;br /&gt;JPB&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-5979001950518325926?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/5979001950518325926/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=5979001950518325926' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5979001950518325926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5979001950518325926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2009/02/sur-les-traces-du-passe-1-saigon.html' title='Sur les traces du passe 1  (Saigon)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-7953040605766308768</id><published>2008-05-29T03:54:00.000-07:00</published><updated>2009-02-03T04:32:56.954-08:00</updated><title type='text'>Voyage dans l'Empire du Milieu 7 (Pekin - et fin du periple)</title><content type='html'>Pekin, dernier jour du voyage, il fait pour la premiere fois, un beau ciel bleu, avec de beaux nuages. C'est extremement rare ici il faut le dire. Je me demande si le Comite international olympique n'a pas fait aujourd'hui un ultime controle sur le fameux taux de pollution que connait Pekin.  Blague mise a part, mais je l'ai lu il y a pas si longtemps que, lorsque les pontes de l'Olympie sont venus faire ce genre de controle ici a Pekin en 2001 avant d'attribuer definitivement les Jeux a cette ville. Les autorites de la megalopole ont fait arreter completement les industries de la ville et des alentours, du coup, les Pekinois n'en croyaient pas leurs yeux mais ils avaient pendant 2, 3 jours un ciel d'un bleu et d'une nettete inhabituels pour ici. Qui sait ? Par contre, il y avait un vent a decorner le plus solide des cocus et en plus il charrie du sable fin du desert de Mongolie au Nord (les fameuses tempetes de sable que connait la capitale surtout en Avril, mais ca peut aussi arriver de temps a autre comme aujourd'hui), c'est desagreable au possible. Sorti de l'hotel avec mon t-shirt noir, au bout de 5 minutes il est devenu presque dore. De quoi se sentir un golden-boy ! De fines particules s'infiltrent dans vos yeux, dans les cheveux, vraiment emmerdant. Pour contrer ce desagrement, les elegantes pekinoises ont trouvee la parade. Elles se mettent sur la tete une espece de filet de camouflage, un peu comme les apiculteurs de par chez nous. On dirait des guerriers japonais dans la jungle asiatique avec ce meme genre d'accessoire pour se proteger des insectes comme on en voit dans les films de guerre. Amusant ! En plus, ca peut etre dangereux car on peut recevoir sur la tronche des petites branches d'arbres, voire d'autres objets tombes des toits a cause du vent. Seule solution, marcher le nez en l'air. Pour les longs nez que nous sommes, ce n'est pas trop difficile.&lt;br /&gt;Et oui, je suis de nouveau a Pekin depuis deux jours apres un vol qui n'etait pas de tout repos pour la simple raison que suite a mon voyage en bus de nuit l'autre jour de Lijiang a Kunming, comme ma couchette se trouvait juste sous le toit du bus, a cote de la bouche d'aeration du clim, le resultat est que j'ai atrappee une creve carabinee. Tout a commence la nuit a Kunming qui precede mon vol pour Pekin du lendemain. Toute la nuit avec la gorge en feu et des quintes de toux a arracher le palais. Pas dormi une brique, et a 7 plombs du mat, il fallait s'arracher du lit afin de prendre la route un peu plus tard pour l'aeroport. Dans l'avion, je commencais a etre pris de nausees et de petites frissons, une fievre de cheval. Durant les trois heures de vol, j'ai lutte contre le froid et l'envie de vomir. Le personnel de bord, n'ayant pas de medicaments a bord, n'a rien pu faire d'autre que de me donner du the chaud et une bonne couverture. Arrive a bon port, j'ai traversee la ville comme un zombie avec mes sacs et tout content de rallier enfin le fameux hotel repaire de courtisanes dont je vous ai decrit au premier billet de ce periple. A peine poses mes sacs, dans la meme chambre que j'avais comme par hasard au premier sejour. J'etais tombe comme une masse sur le lit, avec juste le temps d'enlever mes chaussures. Et j'ai dormi, dormi et dormi ! De quatre heures de l'apres-midi jusqu'au lendemain matin a huit heures. Quel bien ca fait, et grace aussi aux remedes chinois que m'a donnes Ma, la tenanciere de "l'underground bar" du Chang Gong Hotel, je me suis senti bien mieux le matin suivant et de nouveau en mesure de profiter des derniers jours de mon voyage.&lt;br /&gt;Ces deux derniers jours pekinois etaient consacres aux choses que je n'ai pu voir lors du premier sejour. Des promenades au quartier Tatare le premier jour avec les Tours jumelles du Tambour et de la Cloche, ou on trouve parait-il la plus grosse cloche du monde. Ensuite revenir a pied le long des lacs Xi Han, Bei Han etc... a travers les hutongs populaires qui me plaisent tant. Et la, heureuse surprise, ces hutongs en amont de la Cite Interdite ont ete l'objet d'un veritable plan de renovation serieuse et ce sans denaturer l'esprit des lieux. Un espoir subsiste donc pour les habitants de ces endroits emblematiques du vieux Pekin. Ceci rejouit le voyageur etranger que je suis et aussi certainement les Pekinois amoureux de leur ville. Comme quoi, les protestations populaires ont, je pense, abouti quand meme a quelque chose de positif. D'ailleurs, les "Hutong Tours" a tricycles connaissent un succes phenomenal, non seulement aupres des touristes etrangers mais aussi aupres des touristes chinois. Les autorites ont du flairer la aussi, une bonne combine pour faire entrer les RMB.&lt;br /&gt;Sorti d'un de ces hutongs, on se retrouve tout-a-coup sur le fameux Tian An Men Square ou il se passe toujours des choses. Une promenade superbe agreable. Et le soir, comme la fin du voyage est proche, je me suis offert un petit plaisir en allant diner dans le celebre restaurant que frequentaient jadis le Grand Timonier et le petit Dieng Xiao Ping. Le Red Wall, c'est son nom, ou tout le mobilier etait recupere dans des palais gouvernementaux de l'epoque et ou on peut enfin boire du bon pinard de France, d'Italie et meme de Suisse. D'ailleurs avec mon menu laobai (vieille cuisine pekinoise), j'ai bu une demi bouteille de Dole des Monts qui sentait bon notre vieille Helvetie.&lt;br /&gt;Je m'en suis sorti pour quelque chose comme 50 francs suisses. Derisoire pour le standard d'un tel resto, enfin pour nous car pour les locaux, ce n'est pas donne du tout. Aujourd'hui, dernier jour en Chine, je suis alle voir le Temple du Ciel, une realisation architecturale aussi ancienne et belle que la Cite Interdite avec juste un peu moins d'ampleur et ensuite, me promener a Wangfujing Street, les Champs Elysees de Pekin, l'occasion de faire quelques achats de souvenirs et de visiter du meme coup la fameuse "rue de la soif" du coin. Une alignee de restos, de food-stands et on y trouve pele-mele, des brochettes de scorpions, d'hippocampes, de serpents, bref plein de choses inconnues de l'autre cote du Mekong ! En ce moment, je suis entrain de siroter une draft de Tsingtao a "l'underground bar" de mon hotel ou la fete bat son plein et ou je suis entrain de vous ecrire sur un ordi juste a cote du bar. Toute une floppee de chinois, des etudiants du Shaanxi sont venus loger a l'hotel pour un sejour d'etudes a Pekin, une equipe de joyeux drilles qui se debrouillent plutot bien en anglais et qui ont soif d'apprendre en se frottant a des "laowai", plus cette habituelle faune des expatries ainsi que les locaux qui gravitent autour des etrangers avec parmi eux, certainement quelques "fleurs du mal" comme on appelle ici les filles qui cherchent a se mettre avec des etrangers. Tout cela donne un cocktail des plus detonnants et festifs ces derniers soirs dans ce venerable hotel. Pas deplaisant du tout pour le "night bird" que je suis vous pensez bien.&lt;br /&gt;Voila, dans quelques heures c'est le retour a la maison, le retour a la vrai vie apres une agreable parenthese d'un mois. Je ne suis pas triste, au contraire car je vais retrouver une vie que j'apprecie et des gens que j'aime. Des proches et des amis. Bref, heureux qui comme Ulysse, revient a la maison apres un beau voyage.&lt;br /&gt;Pour conclure ce beau periple, un petit mot sur la Chine, un pays surprenant, voire deroutant au premier abord pour l'etranger. Et les gens, sous des dehors de rudesse, et chez certains, le civisme elementaire n'est peut-etre pas encore completement dans les moeurs (mais ca commence a venir), souvent devant les guichets, il n'est pas rare qu'on vous passe devant comme de rien n'etait, des petites choses comme ca. Mais des qu'on s'avance ouvert vers eux sans prejuges, on recoit souvent en retour des tonnes de gentillesse et de generosites. L'etranger est respecte et recu avec gentillesse et courtoisie, mis a part bien sur, quelques margoulins des lieux super touristiques qui essayent comme partout de tirer quelques profits des visiteurs d'ailleurs au prix de quelques petites arnaques pas trop mechantes. Bref, un pays a explorer sans retenu et sans crainte car avec le Japon et le Vietnam, la Chine est un des pays les plus surs du monde malgre la disparite de classes entre certaines categories de la population depuis que le pays s'est ouvert a l'economie de marche, donc fini le bol de fer pour tout le monde comme a l'epoque. Et c'est aussi un pays capable de compassion contrairement au prejuges d'invidualisme qu'on leur affuble. Lors du seisme meurtrier qui a frappe la region de Setchuan ou plus de 30.000 morts sont recenses (chiffres officiels) et plus de 200.000 blesses ou disparus, dans tout le pays ou je suis passe, les gens ont fait preuve d'une solidarite remarquable. Les riches comme les pauvres, tous ont mis la main a la poche ou a se porter volontaire pour aller aider leurs compatriotes. Disons que je suis decu en bien en bon Vaudois.&lt;br /&gt;Voila mes tres chers, il faut revenir pour mieux repartir car il y a encore tellement d'autres contrees formidables a visiter dans l'avenir. Alors adores lecteurs, a bientot pour d'autres aventures, pour d'autres decouvertes et d'autres histoires a raconter. D'ici la, je vous embrasse tres, tres fort et vous donne rendez-vous dans quelques mois, et vous remercie aussi pour avoir voulu lire les elucubrations d'un vieux routard en goguette. Salut a tous !&lt;br /&gt;JPB&lt;br /&gt;P.S.: pour ceux qui peuvent, a 23 heures le vendredi soir 30 Mai, digestifs party au Natio ! See you there all !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-7953040605766308768?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/7953040605766308768/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=7953040605766308768' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7953040605766308768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7953040605766308768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2008/05/voyage-dans-lempire-du-milieu-7-pekin.html' title='Voyage dans l&apos;Empire du Milieu 7 (Pekin - et fin du periple)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-2001638918916261449</id><published>2008-05-26T06:47:00.000-07:00</published><updated>2008-08-20T03:19:04.824-07:00</updated><title type='text'>Voyage dans l'Empire du Milieu 6 (Dali - Lijiang - Kunming)</title><content type='html'>&lt;div&gt;Ah ces maudits piments ! Il a eu la main un peu lourde mon cuistot avec cet ingredient. Ou il etait amoureux le bougre car a Kunming en ce printemps, les femmes sont belles et l'air est empli d'un petit quelque chose de leger, de glamour, propre a mettre tout le monde en joie. Le resultat de tout ca, c'est que mon plat de "Nouilles qui traversent le pont", une specialite celebre ici dans le Yunnan, est plus que "hot", une allumette et je prendrais feu sans autre. A part ca, c'etait bon a manger ce truc. Ce plat ne d'une legende qui raconte qu'une femme qui,  pour apporter a manger a son mari, a du deployer des tresors d'ingeniosite pour traverser le pont sans que ses nouilles ne prennent froids et de fait, subisse les foudres de son tout puissant de mari. Et bien, en quoi cela consiste- il ? De simples nouilles servies avec un bouillon a part, bien releve (voire plus comme ce soir) et accompagnees de viande, de poissons, de fruits de mer, ainsi que tout un tas de legumes divers. Le tout est pose sur une table tournante et on trempe ces nouilles ainsi que les autres choses dans le bouillon et avale avec beaucoup de bruits. Hroup, hroup !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le meilleur endroit pour en manger ici a Kunming est le Yunnan Flavor Restaurant en face de mon hotel. C'est une institution  de la ville et tout le monde dans la region se doit de venir au moins une fois dans sa vie dans ce resto pour gouter a ce plat. De ce fait, on voit arriver par cars entiers de groupes de chinois des alentours, dont la plupart sont composes de minorites ethniques nombreuses ici dans le Yunnan en tenue du dimanche, dans un grand renfort de raclements de gorges mais heureusement pas de crachats car l'endroit est plutot chic pour le standard de la ville.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Imaginez un resto presque aussi grand qu'un terrain de foot et ce sur deux etages donnant sur une scene ou est donne pendant le repas un spectacle folklorique par des membres de differentes ethnies de la region. Mais pour moi le spectacle est plus dans la salle que sur la scene, car c'est bien connu, des chinois lorsqu'ils festoyent, ils se relachent completement. La temperature monte avec l'alcool, le ton egalement et apres quelques tounees de toasts portees a l'amitie, tout le monde se met a brailler des chansons que je suppose paillardes et certains messieurs tombent egalement la chemise et a torses poils, continuent a chanter et a boire jusqu'a plus soif. Il n'est pas rare qu'a la fin du repas, certains ont du etre soutenus pour regagner leurs cars. Bref, on n'y mange bien et on se marre bien aussi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;Voila mes chers, tout ce long preambule consacre a la plus celebre specialite culinaire du Yunnan, c'est parce que je suis de nouveau a Kunming depuis ce matin apres un trajet epouvantable dans un bus de nuit en provenance de Lijiang. Comme le train ne va pas partout dans cette region montagneuse, reste le bus et ici on a des bus de nuit equipes de lits comme des couchettes dans les trains mais beaucoup moins confortables. Si j'avais su, j'aurais pris un bus avec des sieges normaux car ces sleeper-bus sont inconfortables au possible. Il y a juste de l'espace entre les "lits" ou on doit marcher en crabe et pas de front et une fois dedans, c'est "couche-couche panier" et pas autrement. Il n'est pas possible de rester assis quelque part, il faut prendre sa couchette et si vous etes en haut comme moi, pas d'autres possibilites que de rester couche. Quelle merde ! Et ceux qui ont des grandes tailles, bonjour les degats car les couchettes sont faites pour des gens de 1m75 max. Le tout dans une forte odeur de panas car tout le monde enleve ses chaussures. Je dois dire ici que les miens de pieds ne sentaient pas non plus la rose car apres une journee de vadrouille dans Lijiang, ils n'etaient pas en meilleur etat que ceux de mes compagnons. Heureusement que le spectacle qu'offrent les paysages magnifiques du Yunnan Fu le long de la route au crepuscule, ainsi qu'une scene de crepage de chignon entre une passagere et la patronne d'un relais de la route contribuent a faire oublier un tant soit peu l'inconfort de la situation.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Avant ca, j'etais deux jours a Dali et un jour et demi a Lijiang. Deux des endroits les plus fameux du Yunnan pour la beaute et l'excellente conservation de leurs deux vieilles villes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'ai commence par Dali, a 5 heures de route de Kunming, le fief des Bai, une minorite ethnique bien connue pour leur sens du commerce, dans cette region du Yunnan qui compte dans une trentaine sur les soixantaines que compte la Chine. Certains vivent a cheval sur la frontiere entre le Vietnam et la Chine, heureux peuples, libres comme l'air et pour qui la notion des frontieres n'existe pas. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dali, une ville qui aurait pu servir de decor au film "Tigres et dragons" d'Ang Lee bien connu en Occident. Une toute vieille ville avec des maisons typiques d'epoque dont aucune ne depasse deux etages et des ruelles etroites pavees et bien patinees par le temps. Le tout est entoure par des remparts aussi d'epoque, surmontes de portes d'entree majestueuses aux quatre points cardinaux. Il est bon de flaner dans cet endroit hors du temps compare a la modernite qui regne dans la ville moderne a deux pas de la. Mais voila, la rancon du succes, conjuguee avec la hausse du niveau de vie fait que Dali, comme Lijiang que je decrirai plus tard, comme Yangsuo pres de Guilin, est envahie par une multitude de groupes de touristes chinois du matin au soir, certains ne viennent que pour la journee avant de repartir plus loin ou rentrent chez eux. D'autres restent un jour ou deux et depensent bien plus que les occidentaux de passage. Et bien sur, dans ces conditions, on privilegie plus les groupes que les voyageurs individuels et les prix montent, meme si pour l'instant ce n'est pas encore franchement catastrophique. Dans quelques annees, je me demande ce que ca va devenir car comme partout ici, des que le succes est la, les municipalites chinoises multiplient les initiatives farfelues, soutenues par des armees d'entrepreneurs cupides et disposant d'appuis en hauts lieux grace a des pots de vin genereusement distribues ( la corruption est le fleau ici comme dans bien d'autres pays). On commence souvent par agrandir petit a petit l'espace au prix de quelques demolitions discretes pour reconstruire a neuf dans le faux style ancien, voire carrement accoler a l'endroit toute une nouvelle ville construite a l'identique a l'autre. Une fausse ancienne ville en quelque sorte, croyant que ca va emmener encore plus de touristes.  Mais ils se sont mis les doigts dans l'oeil car j'ai pu constater de visu, la "nouvelle ancienne ville" rassemblee de toute piece a cote de Dali ancienne est deseperement vide et les commercants qui ont achetes des maisons la, tirent la langue car les gens ne sont pas cons. Les chinois comme les autres, personne ne veut aller voir un endroit par trop factice et depourvu d'ame. Esperons que ca servira de lecons a tous ces promoteurs mafieux stupides. Le premier jour, arrive en fin de journee et fatigue de porter mon sac, j'ai pris un hotel signale par "Guide du Routard" comme un endroit sympa pas trop cher, et pan dans le nez. On me demande 180 RMB la nuit pour une single avec douche privee.  Pour nous, ce n'est peut-etre pas cher (18 EUR) mais pour le standard d'ici, franchement surfait. Je l'ai prise car il se fait tard, et le lendemain, j'ai trouve une sorte de pension de famille nouvellement ouverte dans la vague du fric facile avec le tourisme. Une simple maison transformee, chambres simples mais propres avec sanitaire commune assez clean pour 20 RMB (2 EUR). Une difference enorme. A part la vieille ville qu'on a vite fait de faire le tour, il y a plein d'autres choses interessantes a voir autour de Dali, soit en velo tranquillement a travers les rizieres bourdonnant d'activite comme a cette periode de l'annee car c'est le repiquage du riz, ou les fameuses gorges dont je me rappelle plus les noms un peu plus loin. Bref, il y a de quoi s'occuper pendant 3, 4 jours au moins dans le coin. Mais comme le temps presse pour moi, j'ai poursuivi sur Lijiang, une autre fameuse ancienne ville a 180km de la.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il y a beaucoup de similarites entre Lijiang et Dali, mais seulement ici, j'ai l'impression que les choses sont gerees avec plus de bon sens qu'a Dali qui est entrain de perdre son ame. Bon, c'est aussi bourree de touristes braillant et crachant, mais les Naxi, autre minorite ethnique du Yunnan, qui vivent dans ce coin, ont su mieux resister a la pression des promoteurs. Enfin c'est l'impression que j'ai. Les maisons m'ont l'air mieux preservees et et gens ont su faire de leur activite traditionnelle une arme commerciale redoutable. Il n'est pas rare de voir des commercants qui vendent des choses produites par eux meme. Des tisserands qui tissent de superbes etoffes dans leurs boutiques, les bijoutiers fabriquent eux meme les bijoux, les bouchers qui vendent de la viande sechee de yaks, preleves sur leurs troupeaux, les cordonniers artisanaux font des chaussures et les vendeurs de T-Shirts dessinent eux meme les motifs imprimes sur l'etoffe prise ches les tisserands a cote. Et l'hotellerie pratique encore des prix corrects. Bref, plus sympa qu'a Dali et en plus, la region autour n'est pas depourvue d'atouts touristiques avec les hautes montagnes qui entourrent la ville offrant pas mal d'activites de grimpe, de randonnees etc... Et la musique Naxi, mes amis, de toute beaute. Des sonorites qui ressemblent etonnament a la musique andine avec beaucoup de flutes, de tambours. Superbe entrainante. Tous les soirs sur la place centrale de la vieille ville, on branche le haut-parleur, et en avant la musique. La danse commence, les rondes se multiplient jusqu'a remplir la place entiere. Touristes et autochtones entremeles et a la fin tout le monde pousse un "Ha" liberateur. Aussi jouissif qu'une "salsa rica" c'est vous dire.&lt;br /&gt;Ne restant qu'un jour et demi ici, en attendant mon bus du soir, j'ai confies mes bagages a l'hotel et mis a profit la journee qui me reste a explorer un peu les alentours de Lijiang et a visiter aussi la ville moderne qui n'est pas sans interet surtout parce qu'on y croise pas du tout de groupes de touristes et qu'on est pas harcele a tout moment pour un rien car on a un look de "laowai" (long nez = etranger pour les chinois).&lt;br /&gt;En milieu d'apres-midi, comme il me reste encore du temps a perdre de facon agreable, car le bus ne part qu'a 19h, j'ai decide de m'offrir une experience cinematographique chinoise. Passant devant une salle de cine de la ville, je vois une affiche avec notre Vincent Perez national dessus. Pensant que le film est en  francais sous-titre en chinois, j'ai essaye de le savoir avec la caissiere qui ne parle que chinois. A la fin, elle a quand meme compris et a decroche son telephone, pour s'informer je crois, aupres de l'operateur. Helas, tout est en chinois mais par contre, m'a-elle fait comprendre que l'autre film, une production hongkongaise parlant mandarin mais a des sous-titres en anglais. Pourquoi pas, me dis je, meme si le film, d'apres son affiche, ne me botte pas trop. Il s'agit d'une histoire "fantastico, humoro, kungfuesque" un peu dans le style de "Tigres et dragons" justement mais un peu moins poetique, avec les grands stars de Hong Kong comme Jackie Chang, Jet Li bien connus en Occident. Et bien, meme si j'ai un peu de peine a partager l'enthousiasme bruyant de mes compagnons de salle, je dois dire que j'ai passe un moment fort agreable, une experience sympa, surtout au frais quand dehors, il doit faire dans les 32 degres a l'ombre.&lt;br /&gt;Voila, apres une penible nuit de voyage car autant vous dire que je n'ai pas dormi grande chose dans ce "sleeper-bus", suis de nouveau a Kunming, la cite du printemps eternel. Un climat toujours aussi agreable pour les voyageurs qui debarquent d'ailleurs car  du soleil a revendre mais  toujours raffraichi par des petits vents bienvenus. J'ai profite pour reserver ma place dans l'avion pour Pekin pour  le lendemain et me promener dans ce vieux quartier des marches aux fleurs et aux oiseaux qui, malheureusement, n'existerait bientot plus. En 2005, quand je suis venu ici, c'etait un grand quartier, a present il ne reste quasiment plus rien, a part quelques petites poches qui resistent encore. Figurez vous que quand j'ai quitte Kunming pour Dali, il y a de cela 4 jours,  ils ont eu le temps de faire disparaitre des pans entiers de ce quartier. Completement dement ! Heureusement, il reste toujours le Parc Cuihui, le poumon vert de la ville ou les gens du coin vont pour se detendre, se grouper suivant les passions communes pour le chant, pour la musique, ou pour la danse. En vous promenant dans ce parc, c'est l'occasion de de faire le tour des differents styles de musiques et de danses en vogue dans le coin. Ici vous avez des adeptes de l'opera traditionnel, la vous avez des orchestres amateurs de folklores, plus loin, vous avez des gens qui pratiquent des danses traditionnelles chinoises et aussi du "cha cha cha" Surprenant. D'ailleurs, votre serviteur a esquisses quelques pas de danse avec des chinois tout ravis de voir un "laowai" partager leur passion. Un apres-midi super agreable. En revenant a pied a mon hotel en fin de journee, je me suis arrete un instant vers la Place du peuple pour me faire masser pendant 45 minutes sur le trottoir par un des masseurs aveugles qui officient dans le coin. Ces masseurs sont une institution de Kunming, habiles a vous remettre de vos fatigues avec leurs mains. C'est d'ailleurs leur seul moyen de vivre car la securite sociale n'esxiste pas en Chine. En leur confiant votre corps, vous faites aussi une bonne action en quelque sorte.&lt;br /&gt;Voila, mes chers, ca commence a faire long comme article je crois, alors je vais arreter la et vous donne rendez-vous pour le dernier billet doux qui sera consacre a Pekin pour mes derniers jours en Chine avant la rentree au bercail, et d'ici la, je vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "ruishiren" en goguette&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-2001638918916261449?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/2001638918916261449/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=2001638918916261449' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2001638918916261449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2001638918916261449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2008/05/voyage-dans-lempire-du-milieu-6-dali.html' title='Voyage dans l&apos;Empire du Milieu 6 (Dali - Lijiang - Kunming)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8752846892791010298</id><published>2008-05-21T06:05:00.000-07:00</published><updated>2008-06-02T01:39:14.816-07:00</updated><title type='text'>Voyage dans l'Empire du Milieu 5 (Canton - Guilin)</title><content type='html'>Salut a vous, vaillants lecteurs. Vous allez bien j'espere ? Mieux que moi certainement car je viens de me taper un long trajet en train de Guilin a Kunming, 18 heures de train je ne vous dis pas. En plus, je n'ai quasiment pas dormi car dans le compartiment a cote du mien, il y a une equipe de jeunes chinois fetards qui n'ont pas arrete de la nuit. Du coup, je n'ai pas d'autres solutions que de me joindre a eux, et au nom de l'amitie des peuples, nous avons leve le coude pour des lendemains radieux.&lt;br /&gt;Du whisky chinois et pas mal d'autres alcools innomables coulaient a flot, inutile de vous dire que j'ai regagne mon compartiment dans un etat assez lamentable et tombe sur ma couchette comme une vieille chaussette. Seulement, le sommeil etait un peu court et en plus, le train est arrive a Kunming avec un peu d'avance sur l'horaire prevu. Heureusement que je connais deja cette ville de Kunming pour y etre alle il y a de cela 3 ans avec mon pere et ma belle mere en venant depuis le Vietnam pour passer quelques jours avant de regagner Ha Noi. Alors hop, un taxi pour l'hotel Camellia, connu des routards de tout poil, une chambre bien proprette dans son annexe au prix tres doux ; et un sommeil reparateur apres une bonne douche.&lt;br /&gt;Requinque maintenant (je viens de finir mon souper dans un bistrot sympa a cote de l'hotel - et en plus ils ont aussi l'Internet) alors je profite pour vous ecrire un petit billet doux mes chers, car la derniere fois, je vous ai laisse du cote de Hong Kong avant de faire route sur Canton a 100 km de la avec les habituels raclements de gorge et les crachats tous azimuts.&lt;br /&gt;Canton, un nom qui evoque une fameuse cuisine exportee dans le monde entier par la diaspora chinoise originaire de cette ville. Dans n'importe coin du globe on est assure de trouver un bouis-bouis, ou un grand resto servant cette cuisine car les cantonais sont les champions toute categorie de l'immigration chinoise. Le cochon de lait laque, les pigeons farcis a la mode de Canton, le riz cantonais bien connu de nos palais occidentaux, les fameux dimsums (ces bouchees farcis aux crevettes, a la viande, aux legumes etc... cuites a la vapeur et servis dans des paniers en bambou tresse) que les gens d'ici mangent a tout moment de la journee. Voila quelques unes des specialites culinaires du coin, sans compter une kyrielle de mets aussi bizarres et deroutants que les plats a base de serpent, de chat, de ragondin, de singe ou les testicules de porc, voire le penis de boeuf servis dans des restos specialises dans tous les coins de la ville. Pour certains de ces mets, on peut meme chosir la pauvre bete enfermee dans une cage devant l'etablissement comme dans un zoo.&lt;br /&gt;Mais Canton, ce n'est pas que sa cuisine, il y a aussi plein d'autres choses a voir  comme sa vieille ville toute pittoresque, ou l'ile de Shamian, ancienne concession etrangere suite toujours a cette fameuse guerre de l'opium dans les annees 1831-32 , un havre de paix dans cette ville  surpeuplee et theatre de monstrueux embouteillages car le progres economique est arrive trop vite et aussi parce que cette megalopole de plus de 7 millions d'habitants n'est pas consideree comme un exemple d'urbanisation en Chine. Sur l'ile de Shamian, juste a cote de la riviere des Perles, il n'y a pas ou presque de voitures, pas d'immeubles de plus de 2 etages, que des maisons d'epoque, plein d'espaces verts ou les vieillards font leur Tai Chi, les enfants jouent et les amoureux se becotent sur les bancs publics comme dans la chanson de Brassens. C'est hyper agreable de flaner dans ce coin car on a l'impression d'etre un peu en dehors du temps.&lt;br /&gt;Apres la promenade dans cet ilot de serenite, les promeneurs peuvent continuer leur ballade le long des berges de la riviere des Perles ou la nuit, les ponts sont illumines comme des sapins de Noel et ou on peut voir plein de saltimbanques et on y trouve aussi plein de petits stands de nourriture typique. Finalement, j'ai passes deux jours sympas ici a Canton qui n'est pour moi au depart qu'une ville d'etape sur la route de Guilin. L'occasion de recharger ses accus, bien manger et de se reconstituer une nouvelle energie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guilin maintenant, un des spots touristiques les plus fameux de Chine, vous savez, l'endroit ou coule une riviere tranquille qui serpente entre ces pains de sucre qui sortent de terre et ce meme jusqu'en pleine ville de Guilin comme des phallus geants et ou une bonne part des habitants gagnent leur vie avec la peche aux cormorants le soir, cette technique de peche specifiquement chinoise qui remonte a la nuit des temps.&lt;br /&gt;J'y suis arrive apres un court vol d'une heure de Canton avec China Southern Airlines. Debarque sous une pluie battante, juste le temps de sauter dans la navette de l'aeroport pour la gare routiere d'ou part le bus pour Yangsuo car Guilin la grosse ville n'est pas interessante en soi. Les touristes, a part les richards qui paient une fortune pour faire la croisiere sur la riviere Li depuis Guilin et retour avec repas et tout et tout, partent directement sur Yangsuo a une heure de bus de la, ou l'hotellerie est moins chere et  ou on trouve plein de coins interessants a faire en velo louable dans tous les coins du village.&lt;br /&gt;Le seul hic, c'est que Yangsuo qui - pendant longtemps, etait considere comme un petit paradis pour routards (d'apres mon guide du meme nom) qui venaient la pour poser leur sac un certain temps et profiter pour ballader a bicyclettes a travers les charmants villages entoures de rizieres et de montagnes enchanteresses, et aussi des descentes le long de la rivieres entre ces pains de sucre sur des radeaux en bambou a moteur - est devenu maintenant comme un emporium (le terme est toujours du meme guide). C'est vrai, et la faute est a mettre sur le compte de la hausse du niveau de vie des chinois qui du meme coup, decouvrent les joies des vacances a la portee de tous ou presque. Il y a quelque temp, pas si loin que ca, c'etait un luxe reserve a une certaine elite, maintenant, a Yangsuo, jour et nuit on croise des hordes de touristes chinois avec fanions et haut-parleurs, braillants et crachants allegrement. Du coup, la municipalite a cru bon d'agrandir leur village et se mettent a construire n'importe comment en rasant des vieilles maisons et a la place, erigent des blocs entiers de maisons dans le style faux-vieux et ouvrent des centres commerciaux a tout va. On arrete pas le progres. Et les gens du coins, vous pensez bien, et je peux leur comprendre, veulent tous profiter de la manne du touriste. On delaisse les activites traditionnelles pour s'improviser guides, ouvrent des Guesthouses, des stands de colifichets etc... Meme les pecheurs au cormorants, ils ne font plus ca que pour des shows pour touristes, mise a part quelques irreductibles. C'est quand meme malheureux je trouve.&lt;br /&gt;Et avec le temps, ils sont tous un peu pourris par tout ca. En voulant tout faire par moi meme sans passer par les Tours Organisators, j'avais de la peine a faire ma ballade sur la riviere car ils voulaient tous travailler avec des groupes, chinois ou etrangers envoyes par des hotels car ca rapporte plus. Le touriste individuel, rien a cirer. Ce matin la, en descendant du bus pour Xingping, je suis alle visiter le marche qui lui, etait encore authentique. Et ensuite, j'ai voulu faire un tour sur la riviere en croyant naivement qu'il suffit de venir a l'embarcadere payer sa place et monter a bord. Tu parles, je me suis foutu le doigt dans l'oeil car aucun bateau ne voulait m'embarquer. Tout etait reserve aux groupes, les seuls qui voulaient me prendre, c'etait des radeaux comme j'ai decrit dessus, mais le hic c'est qu'ils demandent 200 RMB, pour a peine 1h30, 2h de ballade sur l'eau. Pour ici, c'est une fortune. Heureusement je suis tombe sur Collin, un gentleman britanique et sa copine chinoise qui m'ont propose de me joindre a eux, et Li, la copine chinoise de Collin a reussi a negocier un radeau pour nous trois a un prix bien inferieur a ce qu'ils demande pour moi seul. La petite croisiere etait superbe car le coin est reellement de toute beaute. C'est une terre qui a inspire bien des peintres et des poetes chinois et sa beaute n'est vraiment pas usurpee.&lt;br /&gt;Malgre tout ce mercantilisme touristico-merdique, Guilin et l'environ meritent certainement une visite, je n'ai pas regrette mon passage ici car il y a une certaine atmosphere, une beaute epoustouflante, il y a quelque chose de la Baie d'Halong au Vietnam, seul difference c'est que au Vietnam, ces blocs karstiques sortent de la mer et pour moi, ils sont encore plus grandioses (je ne suis pas a demi-vietnamien pour rien, alors un peu de chauvinisme, ca fait du bien ha ha !).&lt;br /&gt;Voila mes chers, j'aurai aime reste encore un jour ou deux a Yangsuo pour visiter encore un peu les environs mais helas mon planning est serre, si je voulais voir Dali et Lijiang dans le Yunnan, je ne dois pas trop trainer helas. D'ou ma venue a Kunming aujourd'hui, une ville que je connais deja, mais que je ne pouvais pas eviter car c'est la porte d'entree de la region du Yunnan Fu. Tout passe par Kunming dans cette region, et la ville du printemps eternel comme on la surnomme est assez sympa pour rester un jour et musarder dans ses interessants vieux quartiers musulmans ou celui du marche des oiseaux et des fleurs.  Alors a bientot mes adores lecteurs, en attendant je vous embrasse tres tres fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8752846892791010298?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8752846892791010298/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8752846892791010298' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8752846892791010298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8752846892791010298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2008/05/voyage-dans-lempire-du-milieu-5-canton.html' title='Voyage dans l&apos;Empire du Milieu 5 (Canton - Guilin)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-1689591252232255529</id><published>2008-05-15T08:53:00.000-07:00</published><updated>2008-06-05T02:19:39.035-07:00</updated><title type='text'>Voyage dans l'Empire du Milieu 4 (Hong Kong - Macao)</title><content type='html'>Bonsoir a vous mes lecteurs adores. Vous allez bien j'espere. Il est minuit ici a Hong Kong et je viens de sortir d'un resto cantonais dans le quartier de Temple Night Market a Kowloon la canaille, avec un ventre a faire palir Obelix. Pour une somme tout-a-fait modique, j'ai eu droit a un repas largement suffisant pour 3 personnes normalement constituees: Wonton Soup, Saunted vegetable "a la cantonaise", Roasted Pork Chinese Style et Fried Rice a la mode de Singapore. Gargantuesque ! C'est une institution ici a Hong Kong le marche de nuit de Temple Street, des alignees de stands d'habits, de sacs en cuir, de fanfreluches en tout genre et pas mal de contre-facons Vuiton, Boss, Armani, Rolex et autres. Avec tout du long de la rue, des bouis-bouis sympathiques avec tables et tabourets sur le trottoir qui servent d'excellents repas a des prix defiant toute concurrence. S'y bousculent le touriste a l'affut d'une bonne combine et autochtones se promenant en famille avec grande-mere, bebes et animaux de compagnie. Du moins ceux qui sont pas destines a la casserole car on dit que les cantonais (les 90% de la population hongkongaise) mangent tout ce qui volent sauf les avions et tout ce qui a quatre pattes sauf les tables et les chaises !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me trouve depuis maintenant trois jours a Hong Kong, apres un vol sans probleme ou presque de Shanghai pour Shenzhen. Sans probleme ou presque j'ai dit car le matin en partant pour l'aeroport de Hongquiao, j'ai pris un taxi et tout fier de montrer le mot Hongquiao ecrit en chinois au chauffeur, je me suis dit que c'est bon, et bien que nenni, le gaillard commencait a gesticuler  en me faisant comprendre qu'il n'est pas sur de l'endroit ou je voulais aller. J'ai du mimer le geste d'un avion et la son visage s'eclairait. Alors on demarre, le feu passe au rouge, et mon gaillard est sorti du vehicule en courant dans les buissons au bord de la route pour satisfaire un besoin urgent. Me trouvant tout seul dans le taxi au moment ou le feu est passe au vert, j'ai ete la cible de toutes les injures et des doigts d'honneur des automobilistes derriere nous et qui passaient en frolant la voiture de pres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrive a  la gare de Shenzhen ou ce n'etait pas facile a trouver l'endroit d'ou partent les  trains pour Hong Kong car rien n'est indique, tout est en chinois et les gens a la gare ne savent rien. Quel supplice chinois ! Finalement je l'ai trouve apres un long moment de recherche, et apres de longues et tatillones formalites de controle pour passer la frontiere chinoise-hongkongaise, j'ai atteri a East Tsim Tsa Tsui (un nom a coucher dehors vraiment), terminus de la ligne Shenzhen-Hong Kong ou j'ai mon hotel qui se situe sur la presqu'ile de Kowloon. J'ai parle plus haut de controle transfrontalier car Hong-Kong est toujours considere comme territoire etranger pour les chinois du continent malgre son retour dans la mere patrie depuis 1997. Certainement pour eviter que des horses de plebeens des campagnes chinoises sans travail depuis que la Chine a commence sa mutation economique, ne viennent surcharger encore un territoire qui est deja exigu et qui possede une densite de population des plus grandes au monde, mais aussi un des coins les plus riches de la planete. Ici c'est la symphonie de la verticalite des constructions car il n'y a plus de terres contructibles et tout est fait pour que "business keep going on". Question foules, c'est encore pire que la Chine continentale car il y a trop de monde sur une trop petite surface. On se fait marcher dessus partout dans la rue ici. C'est fou, fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hong Kong dont le nom local signifie "Port aux Parfums" a quelque chose de vrai quand on se promene le long des rues de Kowloon ou j'ai mon hotel, en s'eloignant de Nathan Road la pricipale rue commerciale de la presqu'ile. Des effluves de cuisines avec une forte odeur d'ail melangees avec d'autres senteurs indefinissables. C'est une autre Chine ici, comparee a la vraie sur le continent. Deja qu'on roule a gauche, du coup, j'ai failli me faire renverser le premier jour en traversant la rue et regarder dans le mauvais sens. Et la monnaie est le dollar hongkongais et plus le RMB chinois. Ici les gens ont aussi une "decontraction attitude" completement differente de ceux de la Chine continentale. Et ayant un sens civique plus developpe egalement. C'est qu'ils ont ete nourris au sein de la democratie britanique pendant longtemps les Hongkongais et en discutant avec certains d'entre eux, on s'appercoit qu'ils tiennent beaucoup a leur liberte d'expression et aux procedes democratiques. Assez critique envers la nouvelle orientation decidee par le pouvoir qui placent des gens qui lui sont infeodes aux postes dirigeants de l'ile et qui sont de ce fait, peu regardant sur la chose democratique. Pour l'instant, ils sont encore des privilegies car malgre tout, Pekin tient parole et applique, avec quelques legeres differences pres, le fameux: "un pays, deux systemes" cher a feu Mister Dieng, qui permet de ce fait a Hong Kong une certaine liberte plus grande que les continentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venant de Chine continentale, on est surpris par la discipline des gens d'ici en ce qui concerne les simples choses civiques. Tout est propre, pas de megots dans les rues, on ne fume pas dans les etablissements publics et surtout, personne ne crache de facon deliberee dans la rue. Le premier jour, je me suis dit: bizarre, il y a quelque chose qui manque par ici, c'est que depuis des jours, je suis tellement habitue aux fameux "kre, kre" fortement gutturaux, bruits caracteristiques des raclements de gorges puis le non moins fameux "pfuit, pfuit" du crachat. Ici rien, et je peux vous dire que ca fait drole apres 10 jours passes sur le continent. Si non Hong Kong, c'est 260 iles et ilots, mais a part ces petites iles habites par des pecheurs et ou se trouvent des cites dortoirs (New territories), c'est principalement l'ile de Hong Kong ou Central avec la City adossee aux fameux Victoria Peak) et la presqu'ile de Kowloon de l'autre cote de la baie avec ses usines a routards car c'est ici qu'on trouve les hotels les moins chers de Hong Kong. J'en ai trouve un justement a Kowloon, dans une espece de HLM limite crade de 17 etages avec plein de dedales, heureusement qu'il y a des ascenseurs car on s'y perd dans ces corridors labyrinthiques. Il faut juste esperer qu'il n'y a pas le feu car ce sera la tour infernale assuree. J'y ai une chambre de 2 m de large sur 3 m de long avec une salle de douche et sanitaire, sans fenetre mais avec AC et TV. Encore raisonnable et ca va juste pour dormir le soir, si non c'est tout de suite le coup de fusil car la vie est beaucoup plus chere ici qu'en Chine continentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier soir, j'ai assisste a un spectacle son et lumiere extraordinaire sur la baie de Kowloon. C'est que tous les soirs, les gens d'ici ont droit a un light show en musique a faire rugir certainement de plaisir mon ami Pak le specialiste du genre. A 20 heures piles, tous les gratte-ciel en face de la baie de Kowloon sur l'ile centrale, se parent de leurs plus belles lumieres changeantes et a grand renfort de laser et en musique, offrent un show epoustouflant. Un spectacle vraiment ravissant ! Et en revenant sur Nathan Road gentiment, passant devant le Sheraton, j'ai ete le temoin d'une scene assez rare, une fourgonnette de police arrive juste devant et tout a coup, je vois sortir de l'hotel, menottes aux poignes, et les tetes dans des sacs noirs couvrant tous leurs visages, une longue file de jeunes gens alpagues par les policiers en civil et le tout sous les cameras des televisions de l'ile. Dieu sait ce qu'ils ont fait mais les flics n'ont pas l'air de plaisanter, ca bardait sec. Ce qui est drole, c'est que les tele et les touristes de passage comme moi ont pu photographier, filmer sans problemes et meme de pres sans que les policiers s'en emeuvent. Etonnant !&lt;br /&gt;Passes ces moments d'emotion, j'ai pour une fois dormi comme un bien heureux et frais, dispo pour la grande vadrouille sur Hong Kong central le lendemain. Avec bien sur, au programme l'incontournable Victoria Peak d'ou on jouit d'un panorama grandiose sur l'ensemble de la ville de Hong Kong et les vestiges de la colonisation britanique. Une ville ou tout est fait pour inciter a la consomation, au business. Il y a un dicton hongkongais qui dit en anglais: "With my money in my mind and my mind in my money" ca veut tout dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxieme jour, j'ai traverse la baie de Hong Kong avec le turbojet ferry pour aller a Macao l'enfer du jeu. Il me revient justement a l'esprit ce fameux reggae chante par l'equipe du Splendid avec l'ami Coluche, ce morceau m'a bien fait rire sans savoir qu'un jour je me retrouverai sur cette ile. C'est un autre confetti colonial mais portugais cette fois. Une autre atmosphere et finalement beaucoup plus charmant que Hong Kong. Dans la vieille ville de Macao, on a l'impression de se trouver dans un petite ville portugaise. Pleine de petites places ombragees, et les noms de rues fleurent bon la Luisitanie avec des ruelles pavees et les murs couverts d'azulejos (ceramique typiquement portugaise). Meme la cuisine a subi une influence qui donne des specialites luiso-macanaises superbes. Avant de rendre Macao a la Chine en 1999, le Portugal a prise l'excellente initiative de restaurer tous les edifices coloniaux de l'ile assortie de clauses qui empechent leur destruction, et de ce fait Macao est reste une pimpante cite ou il fait bon flaner sans but. Un peu plus loin, vers la mer, on trouve plein de casinos flamboyants dont le plus fameux est le Grande Lisboa qui appartient au magnat Stanley Ho qui controle quasiment toute l'ile, du moins sur le plan economique. Ce casino a la particularite d'etre toujours en renovation. Savez vous pourquoi ? Car un medium a predit a Ho qu'il sera mort le jour ou son casino sera acheve. Du coup le vieux Ho (bientot 90 ans cette annee) n'a jamais arrete la renovation de son truc meme si ce n'est plus necessaire du tout. Comme quoi, il vaut mieux ne pas savoir ce que sera demain. Si non, il faut avoir des ronds comme ce bon vieux Ho pour conjurer le mauvais sort. Voila mes chers, deux jours et demi sur Hong Kong et Macao, c'est un peu court mais ca me suffit largement. Car finalement ca peut etre fatiguant de se trouver dans des endroits ou il n'y a que le mot business a l'esprit. Si on a le look etranger, on ne fait pas deux metres sans se faire alpaguer par toute sorte de gens qui vous proposent des costumes tailles a la journee, ou des salons de massage, ou de Rolex certifies made in Switzerland et j'en passe. Depuis hier je suis a Canton, juste de l'autre cote de la frontiere. Le coin est repute pour sa cuisine. Je vais profiter pour me remplir la panse vous pensez bien. Hum, la cuisine cantonaise, fameuse dans le monde entier grace a la diaspora chinoise eparpillee partout sur cette vaste terre. Mais ceci est une autre histoire mes amis. Je vais devoir quitter ce cybercafe car le temps qui m'est reparti arrive gentiment a terme. Alors a bientot pour un autre billet doux, je vous embrasse bien fort. Salut.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-1689591252232255529?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/1689591252232255529/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=1689591252232255529' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/1689591252232255529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/1689591252232255529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2008/05/voyage-dans-lempire-du-milieu-4-hong.html' title='Voyage dans l&apos;Empire du Milieu 4 (Hong Kong - Macao)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-5192504077031402693</id><published>2008-05-12T00:01:00.000-07:00</published><updated>2008-06-12T05:25:29.742-07:00</updated><title type='text'>Voyage dans l'Empire du Milieu 3 (Shanghai la demesure)</title><content type='html'>Ni Hao a tous, j'espere que tout le monde va bien. Me revoici apres quelques jours de silence car j'etais completement absorbe par le gigantisme de cette ville de Shanghai. C'est une ville de la demesure avec deja un pied dans le troisieme millenaire. Avec une population de trois fois la Suisse, elle n'a plus rien a voir avec le Shanghai endormi de la fin des eighties. A la fin de ces annees, la ville n'etait qu'une cite dechue, triste et surpeuplee, mais depuis le changement de cap de la Chine, elle a recouvree tout sa splendeur et se retrouve la figure de proue du capitalisme d'etat cher a feu Mister Dieng Xiao Ping. Ceci grace aussi a l'apport de ses deux anciens maires qui ont ete propulses a la tete de l'etat dans les annees 90 et le gouvernement actuel compte sur cette megalopole pour faire acceder la Chine au rang de superpuissance economique mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les Tintinophiles, Shanghai est aussi la ville de l'album "Le lotus bleu", ville ou pourtant Herge n'a jamais mis le pied. Par contre tout etait exacte dans son album en ce qui concerne la cite car Herge a pu beneficier de la connaissance de son ami chinois Tchang Tchong Jen qui a servi de modele a son personnage homonyme. Un etudiant originaire de Shanghai et ayant etudie en Europe. L'abum parle de ce fameux Shanghai des annees 20, 30, celui des concessions etrangeres qui etaient imposees aux Chinois suite a la fameuse guerre de l'opium et ou les ressortissants de ces pays etrangers beneficient d'avantages exorbitants et n'obeissent qu'aux lois de leurs pays et non pas a celles de la Chine. Celui aussi des fumeries d'opium, marchandise qu'on pouvait aussi se faire livrer a la maison comme des pizzas d'aujourd'hui (dixit mon "Routard"), des salles de jeux, des exquis bordels (il parait qu'on a recense pres de 670 de ces maisons a l'epoque - tjs selon mon "Routard") et des reglements de compte entre gangsters. De cette epoque, popularisee par de mombreux films (Shanghai Express, Le Dramme de Shanghai etc...) et de romans, subsiste encore des temoins architecturaux le long du Bund, la fameuse promenade le long de la riviere Huangpu comme par ex. le Big Ben de Shanghai, la Banque de Chine, ou encore le Peace Hotel, un des deux seuls hotels de la ville a n'avoir jamais changee de fonction apres l'arrivee des troupes de Mao en 1949, ainsi que d'autre edifices moins renommes. Des quartiers ou se trouvaient des concessions etrangeres existent toujours maintenant et on retrouve encore des signes qui temoignent de leur passe comme l'ancienne concession francaise ou je me trouve maintenant entrain de vous ecrire, chers lecteurs adores. Quand on est dans cette partie de la ville, quelque chose nous rappelle la France. Les rues sont bordees de platanes et les maisons sont basses, tres peu de hauts immeubles et comme par hasard, on trouve plein de boulangeries "a la francaise". Beaucoup de mignonnes boutiques de mode, de restos sympas, le coin compte aussi la rue commerciale la plus renommee de Shanghai apres celle de Nanjin Lu du quartier du Bund qui elle, est consideree simplement comme les "Champs Elysees" de toute la Chine pour les locaux.&lt;br /&gt;Je suis alle me promener hier a l'ancienne ville chinoise qui elle, n'a quasiment pas change. Un reseau inextricable de venelles, une sorte de labyrinthe ou on se perd a chaque pas. Beaucoup de cachets, tres pittoresque, plein de vie, sympa comme tout mais malheureusement aussi beaucoup de problemes d'hygiene pour les habitants qui vivent parfois a je ne sais combien de personnes dans une meme piece. Dans ces venelles les gens vivent en compagnie de poules, canards etc... tout proche, hum... la grippe aviaire on en a pas peur par ici ! Un systeme sanitaire general a la limite de l'insalubrite. Il flotte toujours dans l'air une odeur plutot incommodante emanant des lieux d'aisance qui n'ont rien d'aisant du tout ! Mais la promenade est superbe pour plein de scenes insolites, pour la vie qui transpire et pour la beaute de certaines maisons anciennes encore debout. Jusqu'a quand ? Car j'ai bien peur que toute ce coin va etre rase pour faire du neuf, ce n'est qu'une question de temps car la renovation n'est pas trop le point fort des municipalites chinoises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Now, what about modern Shanghai ? Et bien comme j'ai dit plus haut, Shanghai a deja un pied dans le troisieme millenaire. Depuis les annes 90, d'apres mon "Routard" plus de 3000 tours et gratte-ciels sont sortis de terre et ca continue tous les jours. Des chantiers dans tous les coins de la ville, et ca bosse jour et nuit. Ils ne s'arretent jamais. Les ouvriers dorment sur place dans des baraques et travaillent en equipes qui se relaient.&lt;br /&gt;Une ville entierement nouvelle (Pudong) a ete creee en 10 ans sur la rive droite de la riviere Huangpu et fonctionne comme zone economique speciale. De cette partie de Shanghai, il est sorti de terre une profusion de gratte-ciel aux formes futuristes et concus par des grands architectes internationaux qui rivalisent d'audace et d'originalite. Le resultat de toute cette folie de construire fait que le sol s'affaisse de 1,5 cm par an ! Quand on se promene sur le Bund, cette ville futuriste apparait comme une sorte de Manhattan asiatique bourre d'ambitions et d'orgueil. C'est que le pays est fier de sa croissance et veut montrer a la face du monde sa reussite.&lt;br /&gt;On dit que Shanghai, outre le projet de 13 villes nouvelles dans le genre de Pudong, ambitionne aussi de contruire dans un futur proche une "tour bionique" s'inspirant a grande echelle de formes existant a petite echelle (arbres plantes, fleurs etc...) dans la nature, le projet le plus fou de Chine mais aussi surement du monde. Proposee par deux architectes espagnols, cette tour ferait 1228 m de hauteur et compte 300 etages capables d'abriter 300.000 personnes. La tour infernale ? Dire que l'edifice le plus haut du monde actuellement est de 500 m et des poussieres. Ils sont fous ces Chinois ! Et un peu megalo aussi certainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ca, ces quatre jours ici a Shanghai s'etaient passes de facon fort agreable pour moi, n'etant les courbatures ressenties a la fin de chaque jour, car a pedibus (enormement) entre deux metros, vue la monstrueuse immensite de la megalopole, vous etes cuits a la fin de la journee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'autant plus agreable que j'ai ete accueilli tres chaleureusement dans cette ville par l'amie chinoise de Caroline (coucou Caro et Fredo), une charmante personne au doux nom de Jane Liang, c'est ma "Dame de Shanghai". Cette charmante jeune femme a vecu a Vevey ou elle a fait des etudes de management dans une ecole a La Tour de Peilz, et depuis son retour, elle travaille pour une boite etrangere implantee ici et de ce fait, fait partie de ce qu'on peut appeler des Shanghaiens priviligies ayant acces plus facilement aux produits encore consideres comme inaccessibles malgre tout a quand meme pas mal d'autres habitants de la ville et aussi a la possibilite d'habiter seule dans un appart en toute independance. Car selon ce que j'ai pu lire, seulement 3 a 5% de Shanghaiens gagnent plus de 2000 RMB (200 EUR). Et le reve de tous ces jeunes d'ici est de pouvoir se faire embaucher dans une societe etrangere offrant plus haut salaire et plus d'avantages sociaux. Et du coup, entrer de plein fouet dans la societe de consommation chere a l'Occident.&lt;br /&gt;Grace a Jane, j'ai pu voir pas mal de choses qui echappent aux touristes ordinaires et passer quelques soirees fort sympathiques. J'ai pu ainsi faire connaissance avec toute sorte de cuisine regionnale de Chine (on dit qu'a Shanghai, vous pouvez manger une cuisine differente chaque jour pendant 10 ans !) avec notamment une soiree dans un resto du Xijang (une region musulmane de Chine) ou nous avons eu droit a un repas succulent au sons de melopees arabo-orientales en live par une equipe de fiers Xijangiens des plus festifs. C'etait des moments formidables, merci Jane et aussi merci a Caro qui m'a permis de connaitre cette superbe fille pleine de douceur et jolie en plus, ce qui ne gate rien.&lt;br /&gt;A part ca, it's time to move for me, car apres quatre jours d'exploration dans une megalopole demente comme Shanghai, personnellement je ne suis pas trop mecontent de reprendre mon baton de pelerin. Demain cap sur Shenzhen et de la, droit sur Hong Kong.&lt;br /&gt;Shenzhen, zone economique speciale (une des toutes premieres de Chine) est juste le transit pour moi car pour aller a Hong Kong, il vaut mieux acheter un billet jusqu'a Shenzhen, puis sauter dans un train pour Hong Kong. Il y en a pour juste une heure. Comme ca on gagne une economie de 40% sur le billet d'avion (c'est vrai en plus - ce conseil du "Routard") au lieu d'aller directement a Hong Kong depuis une autre ville chinoise. Toujours ca de pris pour un routard qui se respecte.&lt;br /&gt;Voila mes chers amis, a bientot pour un autre billet consacre a Hong Kong et aussi Macao (Macaoooooo, oh, oh. oh Macaooooo... - le reggae de l'equipe du Splendid avec Coluche and co remember ?), d'ici la je vous embrasse bien, bien fort. Salut !&lt;br /&gt;JP.&lt;br /&gt;P.S.: pour les accents, c'est toujours la cata avec ces machines. Je croyais avoir decouvert le secret la derniere fois mais ce n'etait pas le cas. Desole ! A part ca, mon blog est toujours inaccessible ici en Chine. C'est quand meme ridicule non ? Pas grave dans la mesure ou vous pouvez tjs le lire la-bas. Sam'suffit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-5192504077031402693?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/5192504077031402693/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=5192504077031402693' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5192504077031402693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5192504077031402693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2008/05/voyage-dans-lempire-du-milieu-3.html' title='Voyage dans l&apos;Empire du Milieu 3 (Shanghai la demesure)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-6094159029031431686</id><published>2008-05-06T06:50:00.000-07:00</published><updated>2008-06-12T05:26:50.180-07:00</updated><title type='text'>Voyage dans l'Empire du Milieu 2 (Un vrai billet: Pekin suite - Xi'an et ses guerriers en terre cuite)</title><content type='html'>Bonsoir à tous, vous allez bien ? Moi ca va, malgré un petit problème bizarre qui m'empêche d'accéder à mes archives et ce depuis 4 jours maintenant. Non je ne suis pas parano mais il y a surement un petit truc qui fait que celà est impossible. Tout simplement quelque chose a été fait pour que les gens qui veuillent aller sur mon blog ne peuvent pas le faire depuis la Chine quelque soit l'ordinateur. Je peux toujours écrire mes billets, et là-bas en Europe ou ailleurs, vous pouvez les lire (une copine m'a dit qu'elle a pu lire les 2 billets sans problème) mais ici en Chine, tin-tin. N'oubliez pas que la Chine a toujours exercé un contrôle très stricte sur la toile et surtout dans le contexte politique que nous connaissons actuellement. Il suffirait que j'écris le mot qui signifie l'autre entité que vous connaissez pour déclencher une espèce de paranoia de la part des autorités locales. J'en ai pour preuve que tout-à-l'heure, pour écrire ces mots, il fallait que je puisses accéder à la partie "publication d'un message - modifier un message déjà publié etc..." Et bien, j'ai pu y aller sans problème mais quand j'ai voulu ruser en cliquant sur le premier billet comme si je voulais modifier quelque chose dans le texte, c'était simplement impossible et pourtant il y avait là toute la liste des billets dont celui-ci. Alors que je pouvais accéder aux autres sans problèmes, il était vain d'essayer d'accéder à mon premier billet de mon voyage en Chine. Et aussi quand je vais sur Google, et taper Homo Burnatus, d'habitude on y trouve plein de textes de mon blog qui peuvent être consultés, voire mon blog en entier avec profil du blogeur et tutti quanti, là c'est le néant car la demande a été surement faite depuis un ordi en Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas grave, du moment que vous pouvez toujours suivre mon périple, pour moi c'est le plus important, alors maintenant revenons à nos moutons, je vous raconte la suite de mon voyage dans ce pays surprenant à bien des égards. Avant de quitter Pékin, j'ai profité de ma dernière journée pour aller voir de près cette fameuse Grande Muraille de Chine, à Badaling précisément où le gouvernement a débloqué des sommes énormes pour les restaurer et elles sont grandioses ces murailles, c'est vrai. Pour quelque dollars de plus, et pour mépargner un peu d'énergie contrairement à mes habitudes, j'ai pris un tour organisé qui propose une visite de la Grande Muraille couplée avec celle des tombeaux royales de Ming. Et bien, je n'aurai pas du car si la Gde Muraille et les tombeaux étaient magnifiques, notre guide (nous étions quatre touristes), une jeune fille, charmante au demeurant,  ne pensait qu'à nous emmener dans des "factories de jade" voire dans des maisons de thé, et les visites des sites étaient plutôt raccourcies. Et à la fin, elle nous a même emmenés dans une clinique chinoise spécialisée dans la médecine traditionnelle avec en prime une séance de massage des pieds que je n'ai pas voulue car d'une part ce n'était pas prévu dans le programme et d'autre part, après une journée de crapahutage et de grimpette sur la Grande Muraille, mes pieds auraient faites défaillir les pauvres masseuses. En plus, ce n'était pas donné. J'ai bien ri en voyant la tête de mes trois compagnons qui sont plutôt sympas. Il y a là un jeune Gallois qui revient au pays après ses deux ans d'enseignement d'anglais en Corée du Sud, et il profite pour faire un stop-over à Pékin. Les deux autres sont des physiciens Polonais à la retraite et qui s'occupe en voyageant. Vraiment sympa comme équipe et le soir, nous sommes allés manger ensemble le Pekin Roast Duck dans un resto sympa dans mon ""hutong". Une superbe soirée que nous avons poursuivie Giles le Gallois et votre serviteur car les Polonais vu leur âge, ont préféré renoncer. Et devinez où ? Au "underground bar" de mon hotel bien sur ! Et ce soir là, mes chers, c''etait mémorable. Comme je l'ai dit, ce bar n'est pas fréquenté que par les hotes, il l'est aussi par toute une faune hétéroclite du coin. Des Chinois, mais aussi des expatriés Américains et Européens. Ce soir, avec nous il y avait Daren un noir américain de Caroline du Sud qui est à Pékin depuis 14 ans et qui parle un chinois à couper le souffle, un couple de jeunes chinois qui s'improvisaient chanteuse et guitariste avec leurs amis, ainsi que toute une équipe de Japonais et Coréens qui logent à l'hotel. Et la fête fut plus que belle. Oh nuits de Chine, nuits câlines...&lt;br /&gt;Le lendemain, je quittais presque à regret Pekin avec le train de nuit pour Xi'an ou je suis arrive hier matin. Cette nuit dans le train était une expérience humaine formidable. J'ai voulu voyager en "hard seat" c'est la classe la moins chere, ce n'etait pas pour le prix car les couchettes ou les "soft seats" coutaient a peine plus cher pour nous avec l'avantage du change, mais pour voyager comme les gens simples d'ici contrairement a d'autres touristes qui prefèrent le confort d'autres classes, et je peux les comprendre car en "hard seat", ce n'est pas de la tarte. Et mes amis, malgré le confort spartiate et la surpopulation dans ces wagons, j'ai passe une soirée formidable. Les gens étaient d'une formidable gentillesse avec l'étranger que je suis. Passé le premier moment de surprise, ils sont plein d'attention et sans arrêts me proposent des choses a manger et comme ils mangent presque tout le temps, j'ai eu un peu de mal a décliner les offrandes. Il faut savoir que les chinois sont les champions de grignottage et quand ils voyagent, la nourriture occupe une place enorme dans leur bagages. Et pour se faire comprendre, on utilisait les geste et quelque fois avec l'aide de mon petit lexique de voyage. Inoubliable soirée !&lt;br /&gt;Quant a Xi'an, c'est une magnifique ville avec une partie vieille ville entourrée de remparts antiques super bien conservés et une partie moderne hyper-dynamique. Mais le principal attrait de la ville est le musée a une heure de route d'ici ou se trouvent l'armée de terre cuite de l'empereur Qui Sun Huang, ils ont des milliers d'années ces guerriers mais sont dans un état de conservation incroyable. Dire qu'ils ont été découverts tout-à-fait par hasard en 1974 par un paysan du coin qui voulait creuser son puit. Tout a coup, il voit un guerrier puis encore un autre... C'est le départ d'une histoire extraordinaire et une découverte archéologique exceptionnelle. Ces guerriers sont considérés comme la huitième merveille du monde par les Chinois. Quand on les voit comme ca en ordre de bataille, ca degage quelque chose de magique et d'émouvant surtout en pensant qu'ils étaient il y a de celà à peine plus de 40 ans, encore dans leur tombes et ce depuis plus de 2000 ans. Un grand moment démerveillement pour moi.&lt;br /&gt;Bon il n'y a pas que ca, il commence à se faire tard ici et je vais me dépêcher d'aller manger une morce car les gens mangent tôt dans ce pays. Demain, cap sur Shanghai et ca va être de nouveau un long voyage en train et comme d'hab., je n'ai pas dormi grande chose ces derniers jours, alors il va falloir que je me couche un peu plus tôt ce soir. J'arrête ici mes chers et je vous embrasse bien fort. A tout bientôt pour un autre billet doux.&lt;br /&gt;JPB&lt;br /&gt;P.S.: vous avez remarqué que les accents ont été mis ? je crois que j'ai découvert le secret cette fois. Mais parfois, ca ne marche pas on ne sait pas pourquoi. C'est encore des Chinoiseries comme dirait mon ami Pac&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-6094159029031431686?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/6094159029031431686/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=6094159029031431686' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/6094159029031431686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/6094159029031431686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2008/05/voyage-dans-l-empire-du-milieu-2-essai.html' title='Voyage dans l&apos;Empire du Milieu 2 (Un vrai billet: Pekin suite - Xi&apos;an et ses guerriers en terre cuite)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-4256783783384814418</id><published>2008-05-03T08:50:00.000-07:00</published><updated>2009-01-23T07:50:23.888-08:00</updated><title type='text'>Voyage dans l'Empire du Milieu 1 (Pekin)</title><content type='html'>Ni hao les amis, comment allez vous ? Moi pas trop mal, apres un vol rendu encore plus long par privation de cigarettes depuis l'aeroport de Franfort, jai enfin pose les pieds sur le sol des fils du ciel a l'heure ou Pekin commence a se reveiller. Un temps lourd ou le soleil peine a trouer la couche de smog qui couvre completement la cite. A peine sorti de la navette qui me depose en ville, commence a trotter dans ma tete cet air d'Edith Piaf: "Emporte par la foule..." et oui, c'est terrifiante cette enorme foule qui vous entoure. Une sensation d'etre pris dans un tourbillon de gens.&lt;br /&gt;Plus d'un milliard de Chinois et moi, et moi... , tout petit perdu au milieu de cette foule grouillante a se frayer un chemin a la recherche d'une bouche de metro afin de me rendre a Qu'ian Men, quartier ou se trouve mon hotel. Sorti du metro apres avoir manque de me faire ecraser par une meute en delire dans une rame pleine comme un oeuf, il faut encore reperer mon auberge qui se trouve dans le coin mais quasi impossible a trouver car il est dans ce qu'on appelle ici un "Hutong" c'est a dire le vieux Pekin populaire couvert de venelles ou meme deux velos ont de la peine parfois a se croiser.&lt;br /&gt;Un veux tireur de cyclo, voyant mon air depite m'a propose de l'aide dans un sabir anglo-chinois et pour une modique somme m'a tire sur sa bicyclette poussive jusque devant l'auberge. Alors la mes amis, c'est vraiment "the auberge" ! Imaginez une sorte de palace en bois sur deux etages qui entourre une cour carree ou rien ou presque n'a change depuis deux cents ans. L'endroit servait a l'epoque de repaire a courtisanes ou les seigneurs venaient s'adonner aux plaisirs des "Nuages et de la pluie"* depuis leur Cite interdite tout proche. Imaginant m'endormir dans une de ces chambres ou jadis ont eu lieu des "ebats princiers" me remplit d'un plaisir fremissant. Oui, c'est comme faire l'amour avec l'histoire, vous rendez vous compte ?&lt;br /&gt;Au sous sol de l'hotel, il y a un bar "underground"  et ce dans tous les sens du terme. Dans ce bar, il existe un tunnel sous-terrain secret ou l'empereur lui meme utilisait pour venir s'encanailler en toute discretion. Maintenant, il est frequente non seulement par les clients de l'hotel mais aussi par tous les gens du coin et ou de temps a autre, il y a des concerts, des parties etc... Autant vous dire qu'on ne vient pas ici pour avoir du repos. Depuis que je suis la, je n'ai jamais pu fermer l'oeil avant 2, 3 heures du mat. Et le quartier est pittoresque a souhait, c'est l'un des derniers "hutongs" de Pekin qui subsistent car les autorites chinois etaient prises pendant longtemps d'une folie de destruction de ces vieux quartiers pour y faire du neuf. Il y avait pas mal de drammes car des familles entieres ont du quitter ces vieux endroits pour des HLM de banlieu dans des delais tres courts et pour une miserable indemnite.&lt;br /&gt;Heureusement que sous la pression des defenseurs du patrimoine qui ont enfin prise conscience de la valeur de ces tresors a conserver, ils ont reussi a faire flechir un peu les autorites chinoises. Et pour l'instant les derniers 'hutongs" continuent a exister mais jusqu'a quand car les speculateurs n'ont pas encore abandonnee la partie.&lt;br /&gt;Ici c'est le Pekin des petits gens, des artisans, des petites gargotes, des coolies qui triment dur, du matin au soir ca deborde d'activite et de bruit. Ca transpire la vie quoi ! Des venelles inextricables dont certains sont encore en terre battue. Se promener dans ces endroit vous fait remonter a des dizaines d'annees en arriere dans Pekin. Vraiment super comme coin.&lt;br /&gt;L'avantage aussi pour moi a resider ici est qu'on est a 10 minutes a pied de la fameuse place de Tien An Men (remember ce qui se passait sur cette place en1989, quand soufflait un vent de liberte inedite sur la Chine qui tenait le monde entier en haleine pendant des jours ?) et de la Cite Interdite.&lt;br /&gt;La place de Tien An Men est l'endroit ou tout se passe. Des commemorations, des manifestations en faveur du Parti, des celebrations etc... toujours noir de monde et doit battre tous les records du monde en matiere de presence policiere. Des flics a tous les coins, en gris, en vert kaki, en noir, des unites de SWAT (police de choc) sans compter l'armee dont les membres se tiennent raides, engonces dans leur uniforme et d'une rigidite a toute epreuve. Et aussi des flics en civil fondus dans la foule. C'est drole, je n'y ai vu aucun sympathisant de la cause du Tibet.  Etonnant non ? A part ca, une foule enorme de chinois debarques tous les jours par cars entiers de toutes les provinces sous la conduite des guides portant drapeaux et haut-parleurs pour visiter le memorial du Grand Timonnier et la cite interdite tout proche. Tout cela dans un concert de crachats, de rots et autres bruits gutturaux. Pour ceux qui ne le savent pas, un des sports nationaux en Chine est le crachat, tout le monde le maitrise avec une superbe dexterite. Pour commencer, on se racle la gorge le plus bruyamment possible et ensuite, on doit expedier le glaire le plus loin possible. Comme touriste, il faut se gaffer de ne pas ramasser les glaires perdus car il arrive qu'un quidam se tourne la tete sans regarder, et le coup part. J'ai failli en ramasser un l'autre jour dans le hutong de mon hotel, le gars qui marchait devant moi, s'est tourne et pan, ca m'a passe tout pres de la figure. Et oui mes amis, autre pays, autre moeurs !&lt;br /&gt;Ce matin, je suis alle visiter la Cite Interdite, l'endroit ou vivaient a l'epoque les Empereurs et leurs familles entoures de leur cour de fonctionnaires imperiaux et d'une armee d'eunuques. Un ensemble architectural charge d'histoire et d'une beaute a couper le souffle. Peu de gens savent que ces fameuses constructions etaient l'oeuvre d'un prisonnier vietnamien tombe au mains de l'armee chinoise de l'epoque (ca vaut bien un petit cocorico pour le demi-vietnamien que je suis). Au beau milieu de la visite, j'etais pris dans un orage d'une formidable intensite. Du jamais vu, a 9h30 du mat, il faisait quasiment nuit noire, et la pluie a tout inonde sur son passage, tout le monde etait bloque dans des endroits un tant soit peu abrites sauf les plus courageux ou plus prevoyants qui etaient equipes en consequence. En plus, un vent froid s'est leve et la mes amis, j'ai creve de froid car j'ai laisse mon pull a l'hotel, me fiant un peu trop a la chaleur matinale avant la tempete. Du coup la visite de La Cite Interdite etait un peu baclee, je n'avais qu'une hate, rentrer a l'auberge et me mettre au chaud. A propos du temps, le Pekin de ce debut Mai n'est vraiment pas le Perou. Depuis deux jours que je suis ici, je n'ai pas encore vu le soleil, un terrible smog plane en permanent sur la ville, l'air est lourd, irrespirable presque. Tout est gris, pire que le mois de novembre en Helvetie. Ce ne sera pas de la tarte pour nos amis les athletes aux prochains Jeux Olympiques au mois d'Aout.&lt;br /&gt;Demain je pars pour une excursion d'une journee a la Grande Muraille et les tombes royales de l'Empereur Qing en esperant que le temps sera un peu plus clement. Voila chers lecteurs, mes premieres impressions de l'Empire du Milieu, et comme il commence a se faire tard maintenant, quelque chose comme 2h du mat, je vais aller boire le dernier au "Underground Bar" et vous planter la mes chers. La suite pour une autre fois d'acc. ? D'ici la, prenez bien soins de vous mes chers, je vous embrasse tres fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JPB&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Des nuages et de la pluie est la facon poetique des Chinois pour parler des jeux du sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S.: mille excuses, je n'ai pas trouve comment faire pour les accents sur cette machine. Sorry !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-4256783783384814418?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/4256783783384814418/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=4256783783384814418' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4256783783384814418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4256783783384814418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2008/05/voyage-dans-lempire-du-milieu-1-pekin.html' title='Voyage dans l&apos;Empire du Milieu 1 (Pekin)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-7446424623546470574</id><published>2007-06-07T06:22:00.001-07:00</published><updated>2008-10-15T02:51:16.897-07:00</updated><title type='text'>Au Pays du Solei levant 8 [et fin] (Tokyo - Kamakura)</title><content type='html'>Kombanwa a tous. Et domo arrigato pour avoir accordee votre attention a mes elucubrations de routard. Voici est venu le moment pour moi de dire au revoir au Japon (et aussi a la Coree) apres 6 semaines de voyage d'une formidable intensite. Des kilometres en train, en bateau, en avion, a pied et qui m'ont permis de voir plein de belles choses et de faire toute sorte de rencontres fantastiques. Il est temps de regagner ses penates et je dois dire que je suis content, qui comme Ulysse a fait un bon voyage et heureux de rentrer retrouver les siens (dixit Homere). En attendant, je passe mon dernier soir a me promener dans ce quartier d'Asakusa qui me plait chaque jour plus. Des ruelles entieres sans voitures et une ambiance qui, sans etre forcement calme, change agreablement de la vie trepidante et stressante des autres quartiers tokyoistes. Comme je vous ai dit lors de mon premier article sur Tokyo, Asakusa est reste un quartier populaire ou subsistent encore pas mal de maisons basses avec des portes peintes et devant les petites boutiques qui pullulent vers Kaminarimon dori, on trouve encore comme a l'epoque d'Edo, des mats portant des effigies qui representent des differentes scenes de la vie traditionnelle. On peut y passer des heures a errer d'une venelle a l'autre au millieu des magasins vendant des articles typiquement japonais et pas forcement pour les touristes, comme les kimonos et autres accessoires tres prises des femmes du quartier, car on voit souvent des femmes, et pas que des vieilles, qui se promenent avec de magnifiques kimonos qui valent des fortunes. Et aussi, comme a Kyoto, beaucoup de diseurs d'aventure (avec une grande majorite de femmes), certains ont pignon sur rue, d'autres qui s'installent le long des rues avec leur petites tables basses et leurs lanternes pour predire le futur aux gens. Et je peux vous dire que ca marche pour eux les affaires car il n'est pas rare de voir des couples, des dames, des jeunes filles ou jeunes hommes, bref tout le monde consulte ces mediums car comme les Vietnamiens (et les Coreens aussi), les Japonais sont tres impatients de savoir ce que leur reserve l'avenir.&lt;br /&gt;Hier, je suis alle a Kamakura, une autre des rares capitales ephemeres de l'empire nippon ou il reste encore enormement de splendeurs a admirer. La ville concurrence Nikko, autre excursion celebre a une heure de train de Tokyo. Kamakura dont le site le plus connu est le Grand Bouddha de Daibutsu, le deuxieme du Japon. Il est un peu plus petit que celui de Nara mais a la difference de l'autre, il est a ciel ouvert. Et la aussi, on croirait que tout ce que le Japon compte de retraites, de contemporains et d'ecoliers se sont donnes rendez-vous pour aller voir le Daibutsu. C'est noir de monde et je defie quiconque de pouvoir photographier le Bouddha tout seul et entier de face pendant les heures de visite. Tout simplement impossible. Juste pas loin, on a le Hase Dera, un ensemble de temples qui compte aussi un jardin avec des belles fleurs de toute sorte (une quarantaine facilement d'apres le depliant remis a l'entree) et une grotte. Ainsi que tout un endroit avec une multitude de petites statues representant des enfants mort-nes (naturels ou surtout par avortement) et pour se repentir, les parents elevent ces petites statues dont certains portant des foulards rouges et viennent souvent pour prier en esperant d'expier leur faute. Un peu triste ! Apres ces deux endroits qui prennent facilement 3 heures de visite entre les seances de photos, de pauses etc... , j'ai fait encore un saut a un autre temple pres de la gare de Kamakura mais le nom, alors la, I forgott, je n'ai pas ma "Planete solitaire" avec moi ce soir au Cafe Internet. Un truc tres beau juche sur une petite hauteur avec autour plein de ponts rouges enjambant des etangs couverts de lotus. Apres ca, il etait presque 4h de l'apres-midi et il y a dans le coin encore beaucoup d'autres belles choses a voir (comme a Nara, il faut du temps) mais je me sentais vraiment las, un peu fatigue d'avoir mal dormi la nuit d'avant et aussi, je dois dire, depuis bientot 6 semaines de voyage, j'ai du voir des dizaines et des dizaines de temples, et de jardins... Alors la, je sens comme une surdose et pas mecontent de prendre le train de retour sur Tokyo. Et une bonne douche plus tard, aller faire bombance a Ueno, a s'empiffrer de yakitoris, de Tonkotsu Ramen arrosee de Sake. Je ne sais pas si le Sake a fait de l'effet mais ce matin je me suis reveille a midi tapant. C'est la premiere fois que cela m'arrive au cours de ce voyage, et ca fait un sacre bien. Tout cet apres-midi etait consacre aux emplettes. Des commandes speciales de la part de certaines amies et quelques petits souvenirs pour d'autres. Un apres-midi agreable a faire les boutiques, marchander par gestes ou encore jouer au mime avec les gentilles boutiquieres japonaises qui riaient en mettant toujours la main sur leur bouche. Sympa ! Voila mes chers, je vais vous laisser ici car il est minuit passe ici a Tokyo et demain, j'ai mon vol de retour a la maison et il n'est pas question de faire le c... comme la derniere fois a Seoul qui a failli me laisser en rade. J'espere que mon reveil de voyage fonctionne au moins encore jusqu'a demain a 6 heures car ma montre a deja lache. Et je peux vous dire que sans montre sur soi a l'etranger, c'est vraiment pas pratique. Et merci encore a tous d'avoir fait la gentillesse de lire les aventures d'un Helviet en Extreme-Orient. Je vous adore et vous embrasse tres tres fort. A une prochaine pour un autre voyage dans ce vaste monde ou il y a tellement de coins extraordinaires a visiter. Salut !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaniski Pierroshi Burnatawa&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-7446424623546470574?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/7446424623546470574/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=7446424623546470574' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7446424623546470574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7446424623546470574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/06/au-pays-du-solei-levant-8-et-fin-tokyo.html' title='Au Pays du Solei levant 8 [et fin] (Tokyo - Kamakura)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-2102755129088619156</id><published>2007-06-06T06:37:00.000-07:00</published><updated>2008-04-18T06:30:18.418-07:00</updated><title type='text'>Au Pays du Matin calme 3 (Seoul suite et fin)</title><content type='html'>Chers amis, j'espere que vous allez bien, Moi, ça vole, en effet je suis de retour a Tokyo depuis hier apres un vol de 2h30 de Seoul avec Asiana, une compagnie "low cost" coreenne qui pratique des prix hyper-interessantes pour differentes villes d'Asie depuis la Coree. Heureusement que je l'ai attrappe de justesse mon vol car a une demi heure pres, c'etait la catastrophe. C'est qu'on a un peu fete mon depart avec l'equipe de "Stay Korea" le Guesthouse ou j'ai elu domicile a Seoul. Du coup, le lendemain, j'avais un peu la tete dans le ... mais ouf, tout est bien qui finit bien.&lt;br /&gt;Dans le dernier billet, je vous disais que je suis arrive tres tot le matin dans cette ville. Et bien vers 7 heures du mat, j'ai debarque a Hong-Ik, le quartier ou se trouve le Guesthouse et le plus dur reste a faire. Pourtant on est bien a 3 minutes a pied de l'auberge, mais il est presque impossible de le trouver. Meme avec l'adresse complete, numero, nom de rue, de quartier etc... C'est qu'en Coree, les maison ont bien sur des nos comme partout dans le monde mais c'est d'apres l'annee de construction, une numerotation completement aberrante que meme les habitants du quartiers ne s'y trouvent pas alors autant vous dire que c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin pour le voyageur etranger. Pourtant j'avais recu une aide super-sympa de la part d'une jeune fille qui travaille dans la superette du coin qui a carrement laisse la boutique a sa collegue pour m'accompagner dans la recherche de cette foutue maison et ce pendant quasiment une heure de son temps. De guerre lasse et comme elle ne peut pas delaisser son travail plus longtemps, la pauvre a du bredouiller plusieurs fois des excuses en etant malheureuse de ne pas pouvoir plus. De la gentillese comme ca, difficile a croire en Europe. Bref, en voulant poser mon sac dans un cafe un peu plus loin, mon regard croise un tableau au debut d'une impasse portant l'inscription du "Stay Korea". Un sacre coup de chance. Je comprends mieux maintenant ce que disait mon guide a propos du succes des maison de fax et des imprimeries en Coree car tout le monde est oblige d'imprimer le plan sur les cartes de visite et les faxer aux amis pour qu'ils puissent trouver le bon endroit.&lt;br /&gt;Le "Stay Korea" est aussi un genre de Backpacker mais ils ont quelques chambres individuelles dont on peut profiter. C'est bien car vous etes en compagnie mais la nuit vous etes tout seul dans votre chambre et beneficiez d'une paix parfaite. L'auberge est sympa et c'est aussi le repaire des voyageurs francophones en Coree. La plupart y sont pour une assez longue duree. Il s'agit surtout de jeunes gens qui viennent etudier le Coreen six mois ou une annee ici a Seoul. Et a l'auberge, ils beneficient d'une reduction assez importante, deja que ce n'est pas trop cher. D'ou le succes de la maison. Dans le lot, pas mal de metisses ou enfants adoptes par des familles francaises et qui ressentent le besoin de mieux connaitre leur pays d'origine. Il y a aussi toute une equipe d'anglophones: Americains, Anglais ou Canadiens qui vivent en Coree en donnant des cours d'anglais dans des petites villes et qui viennent de temps a autre a Seoul pour se changer les idees. Une bonne equipe qui savent faire la fete sans faire chleu les autres et avec qui le courant s'est bien passe. Et la patronne, parfaitement trilingue: coreen, francais et anglais. C'est que la dame a vecu presque 20 ans a Paris. Une personne charmante et bourree de culture. Nous beneficions de sa bibliotheque mise a disposition des voyageurs avec des livres francais et aussi anglais de bonne qualite litteraire. Petit-dej inclus et l'Internet est completement gratuit, cuisine a disposition et le soir, elle nous laisse gerer la maison a notre guise car elle rejoint son mari dans la banlieu chic de Seoul. Et bien, ca marche car nous faisons quelques fois la fete mais toujours avec mesure et dans un esprit qui justifie sa confiance. Vraiment une maison a recommander si vous allez a Seoul. En plus le quartier est calme, mais a 10 minutes de marche de la, vous avez tout ce qu'il faut pour vous eclater. Le quartier de Hong-Ik est connu comme l'endroit a fetes avec plein de boites, de bars, de restos etc...&lt;br /&gt;Maintenant, what's about Seoul ? Et bien c'est une megalopole qui n'a rien a envier a Tokyo. Peut-etre un peu moins trepidante mais c'est tout aussi gigantesque. Avec le temps, Seoul est devenue a present une capitale d'envergure mondiale et qui joue un role importante dans l'economie mondiale. Un succes que sont venus confirmer les jeux olympiques de 1988 et La Coupe du monde de football en 2002 (coorganisee avec le Japon, chose qui a contribue a rapprocher davantage les deux ex-ennemies). Une capitale moderne encerclee par des montagnes et qui conservent encore pas mal de vestiges historiques classes parmi les tresors de l'humanite. Par ex. le palais de Gyeongbokgung edifie en 1395 et restaure apres certaines destructions a la fin du 19e siecle ou etaient courronnes les rois de Coree et ou a vecu juqu'en 1910 le dernier roi, annee qui debute la colonisation du pays par le Japon. Magnifiquement conserve et tous les jours, on peut assisster a la releve de la garde habillee comme a l'epoque Choson, A cote du palais, se trouve le musee national ou sont deposes les tresors du pays. Et a deux pas de la, le sympathique quartier d'Insandong ferme tous les apres-midi aux voitures ou on peut flaner parmi les saltimbanques, assister a des concerts gratuits ou faire ses emplettes. La ville compte aussi des fabuleux marches plein de vie (Namdameun et Dondameun parmi les plus celebres) et pour ceux qui ressentent le besoin de s'eloigner de la pollution, le mont Namsan est tout pres ou se trouvent pas mal de ballades sympas et du haut de sa tour de telecommunication, on peut assister aux fantastiques couchers du soleil sur la ville. Parmi d'autres tresors, on a aussi le Palais Changdeokgung qui se compose d’un espace public officiel, de la résidence du roi et d’un jardin à l’arrière. Et la, on a le Pont Geumcheongyo, construit durant la 11ème année du règne du Roi Taejong (1411), ce pont de pierres est le plus ancien de la sorte qui reste à Séoul. Le seul truc un peu casse-pieds ici, c'est qu'il faut visiter le palais en groupe et ce a des heures precises sous la conduite d'un guide anglophone, sympa pour les explications mais chiante si on veut rester seul pour photographier et pour l'apprecier pleinement sans devoir tout faire aux pas de courses. Et aussi disseminees dans la ville des anciennes portes qui commandaient l'entree de la ville qui subsistent en assez bon etat et d'autres palais moins importants dans une certaine mesure. Si non la chose la plus frappante pour le touriste est le cote fourmi des Coreens et c'est encore plus marquante ici a Seoul. C'est un peuple qui bosse dur et mettent les bouchees doubles pour combler les dernieres fosses qui les separent des pays avances. Et on peut dire que le pari est en passe de reussir car partout, des chantiers sont en cours et la Coree est entrain de prendre le leadership dans bien des domaines ou en passe de l'etre. On voit bien ce dynamisme et si on discute avec eux, on sent une fierte pour tous d'atteindre des objectifs bien eleves mis en place par le gouvernement. Bien sur, il y a aussi des rates car on voit dans pas mal de coins de la ville, meme dans les quartiers assez chics, un peu avant midi ou avant 18h, des longues queues se forment en attendant la soupe populaire par des gens qui n'ont pas su, ou pu prendre le train de la prosperite en marche. Et parmi eux, pas mal de jeunes qui tombent dans l'alcoolisme et qui sont en complete decheance. Il n'y a pas de securite sociale ou de retraite ici en Coree (a l'exception de certaines corporations comme la police, l'armee ou des fonctionnaires), on compte sur la famille et si on en a pas alors la, dur, dur. Mais c'est comme ca partout, marche ou creve. Rien de nouveau sous le soleil. Si non pour moi, le sejour Seoulite (ca ne fait rien, mettez m'en deux !) etait plus que sympa. Dommage du peu car une semaine en Coree etait un peu juste. Le pays a tellement de choses a decouvrir, peut-etre une autre fois qui sait.&lt;br /&gt;Voila mes chers, je suis de nouveau a Asakusa a Tokyo, au "Yellow Submarine" remember ? Avec toujours l'habituelle odeur des panas a l'entree mais cette fois avec un single room que par chance j'ai pu avoir, donc tout va pour le mieux pour profiter des derniers jours du voyage Japono-Coreen avant le retour en Suisse ou je vous retrouverai avec plaisir car vous commencez a me manquer, c'est vrai ! Alors a tout bientot mes biches pour le dernier billet doux. D'ici la, portez vous bien. Je vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaneong Pieryongju Burnatkwondo&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-2102755129088619156?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/2102755129088619156/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=2102755129088619156' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2102755129088619156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2102755129088619156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/06/au-pays-du-matin-calme-seoul-suite-et.html' title='Au Pays du Matin calme 3 (Seoul suite et fin)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-2675559166614398744</id><published>2007-06-01T05:05:00.000-07:00</published><updated>2007-06-15T07:11:29.931-07:00</updated><title type='text'>Au pays du Matin calme 2 (Pohang - Ulleung-do Island)</title><content type='html'>Bonsoir a vous chers lecteurs adores et j'espere que vous allez bien. Je pense que ca doit etre le cas etant donne que le week-end est bientot la dans une douce chaleur printaniere helvetique. Ici il est 21h15 et je suis en ce moment a Pohang, une grosse ville industrielle plutot deprimante et en plus il pleut et il ne fait pas chaud. Je vous ecris depuis un PC Bang (Internet Cafe en Coree) en face de la gare routiere ou je devrai prendre un bus a minuit pour Seoul ou j'arriverai demain matin vers 6 heures du mat. En quittant Gyeongju avant-hier, je devrai normalement aller directement a l'ile d'Ulleung-do via Pohang, mais je me suis fait avoir en me fiant un peu trop a ma"Planete Solitaire" mon guide-book. D'apres celui-ci, il doit y avoir quelque chose comme 3 bateaux par jour pour cette ile. Et le dernier doit quitter Pohang normalement au debut de l'apres-midi. Alors le vieux se disait, pourquoi se lever trop tot vu que Pohang n'est qu'a 40 minutes de bus de Gyeongju. Du coup, j'ai debarque tranquillement la-bas vers 10h30 du matin tout excite d'aller visiter cette mystere d'ile pendant deux jours. Arrivant sur place, je me pointe au kiosque de l'Office du Tourisme de la ville en face de la gare routiere pour demander l'horaire exacte du traffic maritime pour Ulleung-do et la, panique a bord, aucune des deux charmantes dames du kiosque ne comprend un traitre mot anglais ou autre. Alors a force de signe, de dessins et a l'aide du glossaire de "Lonely Planet" j'ai enfin reussi a les faire comprendre ce que je voulais. Du coup, et c'etait vraiment drole comme situation, les dames ont compose le no de tel. de l'office regionale du tourisme, et on m'a passe une personne qui parle anglais pour m'expliquer ce qu'il en est. Et la, catastrophe, j'ai appris que seulement la saison haute en juillet et aout oui, 3 bateaux par jour, mais le reste de l'annee jusqu'en juin, il n'y a qu'un et je l'ai loupe car il est parti a 10h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Erreur de debutant, car le guide datait de 2004, je l'ai oublie, et j'ai un peu neglige les sources locales. Et oui, les voyages forment la jeunesse mais aussi la vieillesse. La lecon est retenue en tout cas ! Comme ca m'emm... de revenir en arriere, alors tant pis pour ma pomme, il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur, meme si Pohang qui est une grosse ville de plus d'un million d'habitants et dont le seul titre de gloire est d'etre le deuxieme producteur mondial d'acier (Pohang Steel and Iron Company) n'offre rien de particulier, je peux toujours aller voir le beau temple de Bogyeonsa, a 30 km de la, repute pour son architecture et son bel emplacement. Adosse a la montagne comme presques tous les temples coreens, celui-ci est aussi le point de depart d'une randonnee par un sentier de montagne un peu difficile mais bien entretenu qui mene jusqu'a une montagne du nom de Naeyeonsan (950 m) . Le chemin traverse une magnifique vallee jalonnee de 12 superbes cascades , de gorges enjambees par des ponts suspendues et de stupas et aussi d'ermitages ou des moines vivent une vie contemplative hors du temps. J'en ai rencontres quelques uns justement qui entretenaient leur jardins et avec un, qui parle un anglais plus que correct, j'ai echange quelques mots. Meme en menant une vie d'ermite et meditative, ils ont quand meme pas perdu le nord ces moines car justement, celui avec qui j'ai eu une conversation, me dit que c'est lui qui a eu l'idee de placer un automate a cafes et a thes un peu en contrebas de leur ermitage car ca met un peu de beurre sur leur epinard. C'etait un coup de maitre car l'endroit est l'arrivee d'une cote assez raide et les randonneurs sont contents de s'offrir une pause the-cafe en grillant une cigarette. C'etait quand meme un apres-midi bien occupe et un beau moment, cette breve conversation avec ce moine. Et a propos de randonnees, si vous avez l'occasion de venir en Coree, il ne faut surtout pas oublier de prendre avec vous des bonnes chaussures de marche comme disait "Lonely Planet" car ce pays (le Japon n'est pas mal non plus de ce cote la) offre une multitude de parc nationaux et d'autres endroits splendides avec des sentiers de randonnees bien entretenus qui traversent des paysages fantastiques. L'occasion aussi de conjuguer le tourisme avec une activite physique qui fait du bien. Depuis que je suis dans ces deux pays, avec ces differentes marches pour aller voir des choses, (et aussi au regime sec, il faut le dire) je peux vous dire que j'ai retrouve une forme et une silhouette de mes vingt ans. Alors avis aux dames libres qui me liront, il parait que que je suis pas mal du tout (quel bien de se lancer quelques fleurs de temps a autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour trouver le bus qui mene a ce temple, c'etait aussi toute une histoire, Le Lonely Planete se contentait de dire qu'un bus va jusqu'a la-bas mais ils ne disaient pas lequel (quel no, par ou il passe etc... ) alors je suis de nouveau retourne au kiosque du "Tourist Information" (et oui in english marque dessus) et de nouveau le branle-bas de combat. De nouveau le telephone et de nouveau la meme personne qui m'a renseigne le matin a propos des bateaux qui doit me dire quel bus prendre etc... On a bien ri ! Le soir apres une rapide promenade au centre ville et un hamburger-frites-nuggets pour changer au Lotteria, le concurrent coreano-japonais de McDonalds en Asie (incroyable, meme les nuggets sont piquants - et les gamins de 4, 5 ans les avalent comme des sweeties) je suis alle mettre la viande dans le torchon de bonne heure comme disait mon ami Hitchkock du FC Vignoble car le lendemain, il s'agit de ne pas louper le bateau, deja que j'ai perdu un jour sur mon programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois heures de ferry, et voila Ulleung-do qui m'apparait a travers la brume un peu comme dans un reve. Vue du bateau, elle est de tout beaute avec ses reliefs accidentes et ses pics qui emergent de la brume de fin de matinee. D'origine volcanique et ancien repaire de pirates, elle n'est habitee que depuis la fin du 19e siecle. Pas de plages de sable, que des falaises vertigineuses et des montagnes boisees escarpees. Deux gros villages dont Dodong-ri ou se trouve le port et les batiments administratifs et Jeodong-ri qui abrite un grog bourg de pecheurs specialises dans la peche aux calamars. Et des fermes dissemines un peu partout sur l'ile qui compte dans les 10.000 habitants en temps normal et le double, voire plus durant les deux mois de Juillet et Aout. Le calamar est une des deux specialites de l'ile qu'on laisse secher un peu partout devant les maisons. L'autre est le tourisme, essentiellement coreen. En haute saison, juillet-aout, d'apres Mr Lim (que je vous presenterai tout soudain), il y a dans le lot quelques "longues nez" c'est a dire des blancs. En tout cas j'etais le seul etranger a debarquer sur l'ile ce jour la. Premiere chose a faire, trouver un "yeogwan", auberge coreen pas cher, il y en a pas mal du cote du port mais le probleme est de savoir laquelle de ces maisons est un auberge car tout est en coreen, quelques fois on peut se fier a un signe qui ressemble a une casserole a l'envers avec des volutes de vapeur qui sortent mais ce signe designe aussi bien les restaurants que les hotels ici en Coree. J'en ai finalement trouve un, mais il faut s'adresser au resto juste a cote. Quand je suis entre avec mes deux gros sacs, les clients me regardaient avec des gros yeux. Une fois reussi a expliquer a la patronne par geste ce que je voulais, je me suis vu donner une chambre qui etait encore occupee par des dames qui devaient quitter l'ile par le bateau avec lequel je suis venu. Bon pas grave, j'ai pose les sacs et avant de faire un petit tour, je voulais demander a la patronne de l'auberge de me fournir un linge propre pour la douche plus tard et si elle peut faire aussi nettoyer un peu la chambre quand ces dames l'auront quitte. Mais impossible de lui faire comprendre ce que je voulais. Alors c'est la que Mr Lim est intervenu. En fait la patronne l'a appele sur son portable et 10 minutes plus tard il est venu en personne pour regler le probleme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un personnage haut en couleur ce Mr Lim, s'exprimant dans un anglais parfait car il a vecu 31 ans a Los Angeles. La soixantaine bien coquet avec des cheveux teints et des manieres de gentleman. Apres m'avoir aide a arranger le coup, il se presente comme etant le consultant honoraire de l'office du tourisme de l'endroit et duquel, il touche un petit defraiement. Et on fait appel a lui lorsqu'il faut quelqu'un pour servir de traducteur ou regler un malentendu quelconque. A la retraite, il fait ca juste pour le plaisir de converser dans la langue de Shakespeare et passer son temps de facon utile. En tout cas c'est bien ma providence car il a l'air de bien m'apprecier et n'a pas lesine sur son temps pour me faciliter la tache, que ce soit sur les randonnees a faire, par ou il y a des "short cuts" pour gagner du temps etc... Et apres une formidable ballade de 2 heures sur ses conseils, jusqu'au phare cote ouest de l'ile avec des vues a couper le souffle depuis les falaises, j'ai retrouve Mr Lim au port pour aller visiter les deux musees de l'ile et son mirador desservi par un telepherique d'ou on a une superbe vue sur quasi toute l'ile, oh my god, quel panorama mes amis. En tout cas c'etait un apres-midi super. Et le soir j'ai insiste pour offrir un repas a Mr Lim, et c'est l'occasion justement de manger enfin ce fameux barbecue coreen car il faut etre deux. Ici sur l'ile ce n'est pas le Bulgogi (barbecue avec du boeuf) mais avec du calamar et du porc avec bien sur plein d'a cotes: tofu, legumes des montagnes de l'ile, bouillon piquant etc... Un super repas avec un convive agreable et aussi la premiere fois de ce voyage que je ne mange pas seul. Cela fait plaisir meme si je suis un voyageur solitaire dans l'ame. Interresante aussi la vie mouvementee de Monsieur Lim, parti tout jeune aux Etats Unis, il y a pratique toute sorte de metiers, bourlingue partout du Nord au Sud avant de rentrer a Seoul. Un jour il est venu sur Ulleung-do juste pour faire un peu de tourisme et il est tombe sur un typhon qui interdisait tout mouvement de bateaux. Coince sur l'ile pendant 15 jours, il a appris a connaitre les iliens et a les apprecier. L'annee apres, il y est venu s'etablir definitivement. Et comme il connait tout le monde, chaque fois que quelqu'un entre dans le bistrot, il fallait a chaque fois boire un verre de soju, une sorte d'eau de vie coreen qui ressemble un peu a la vodka, autant vous dire que je ne suis pas rentre tres droit ce soir la. Au moins je n'ai pas eu trop de difficultes a m'endormir comme il arrive souvent. Par contre je n'etais pas assez cuit pour ne pas m'inquieter de ce qu'il disait. S'il fait mauvais temps et la mer est demontee, alors la, le ferry ne viendra pas du tout. Et tant que ca dure, rien ne naviguera et je serai bon pour rester coince sur l'ile un bon bout de temps. J'imagine deja la tete de mes employeurs si cela se produit, et aussi celle de mon porte-monnaie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement en me levant le matin, il fait un soleil radieux a rugir de plaisir. J'ai profite de la matinee qui me reste pour faire un petit tour de l'ile en bateau. Avec des commentaires en Coreen mais ce n'est pas grave. L'ile est encore plus belle quand on fait le tour depuis un bateau qui permet de l'apprecier sous differents angles. En tout cas je comprends Mr Lim qui prefere la beaute mysterieuse d'Ulleung-do a l'agitation de Seoul ou Busan. Lui qui a deja pas mal vu du monde (c'est un specialiste du Sud Est asiatique, en particulier du Vietnam, et grand amateur de cuisine vietnamienne et thailandaise ou il va quasiment chaque annee) et cette ile qui attire comme une aimante, c'est vrai. J'ai regrette beaucoup en tout cas de n'etre reste qu'un jour et demi ici car il faut au moins une semaine pour explorer les coins secrets de l'ile, accessible uniquement a pied. Des coins magiques selon Sung Kyu Lim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps est passe si vite, le ferry est deja la, et parmi tous les groupes de touristes coreens qui descendent, il y a un jeune Neo-Zelandais et nous rions avec Mr Lim en voyant le jeune homme qui grimace car le personnel du Kiosque touristique de l'ile ne comprend pas ce qu'il demande. Et la, Mister Lim me dit: dans 2 minutes mon portable va sonner tu verras. Effectivement, cela n'a pas manque. Alors j'ai profite pour faire mes adieux a ce cher Sung Kyu Lim, et lui laisser venir en aide a ce jeune homme qui a l'air si perdu au millieu de tout ce monde. Encore merci a vous cher Monsieur Lim si vous lisez ces lignes, c'etait un grand plaisir de vous rencontrer et si vous passez une fois par la Suisse, comme vous avez dit, n'oubliez pas de me le faire savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, de nouveau 3 heures de navigation et j'etais de nouveau a Pohang. Le soir etait deja la et mon bus pour Seoul n'est qu'a minuit. Alors vite une petite soupe au boeuf bouilli accompagnee de tofu et de radis pimente et l'incontournable kimchi au buffet de la gare routiere. Et mettre a profit cette longue attente pour vous ecrire ces lignes, mes chers lecteurs adores. Je suis arrive tres tot le lendemain matin a Seoul (4h et demi du mat - le trajet etait plus court que je ne pense), trop tot pour aller au Stay Korea Guesthouse ou j'ai une chambre reservee car il n'est pas ouvert avant 8 heures du matin. Et Seoul s'eveille a peine, alors le vieux a attendu que la station routiere ouvre ses portes a 5 heures pour poser ses sacs et faire un petit roupillon dans la salle d'attente avant de prendre le metro pour Hong-ik ou se trouve le Guesthouse. Et la suite de tout ceci sera dans le prochain chapitre mes amis. Alors en attendant, je vous dis a tres bientot et vous embrasse bien, bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaneon Pierreongju Burnatkwondo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S: chere Caroline, je t'ai pris deux sachets de piments en poudre (c'est bien ca le piment concasse ? - si non, me dire et je ferai l'echange) et je te donne aussi ici l'adresse mail de Mr Lim (&lt;a href="mailto:qslim@hanmail.net"&gt;qslim@hanmail.net&lt;/a&gt;) car il m'a dit que tu peux lui ecrire, il te donnera tous les secrets pour preparer des kimchis du tonnerre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-2675559166614398744?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/2675559166614398744/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=2675559166614398744' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2675559166614398744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2675559166614398744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/06/au-pays-du-matin-calme-2-pohang-ulleung.html' title='Au pays du Matin calme 2 (Pohang - Ulleung-do Island)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-8545640973346799462</id><published>2007-05-29T01:08:00.000-07:00</published><updated>2007-10-25T08:28:08.730-07:00</updated><title type='text'>Au pays du Matin calme 1 (Busan - Gyeongju)</title><content type='html'>Salut a vous, mes lecteurs bien aimes, tout le monde va bien j'espere. Voici le billet inaugural de la partie coreenne de mon voyage. La Coree, un pays plutot mysterieux pour l'Occident, et communement appele le Pays du Matin calme n'est pas aussi calme que ca. Des l'aube, en tout cas ici a Busan, une activite debordante mobilise tout le monde et les bruits des machines de chantiers, des camions, des sirenes de bateaux, les cris des commercants vantant leur marchandises font plutot penser a Naples, autre celebre ville portuaire du sud de l'Italie. Une vitalite et une tumultuosite bruyantes toutes meridionales. C'est que la Coree, le deuxieme dragon de l'Asie, fait tout pour se developper et concurencer son frere ennemi, le Japon qui joue pour l'instant encore le role du premier de la classe. Busan (ou Pusan - pres de 4 millions d'habitants), deuxieme ville de Coree apres Seoul et quatrieme port mondial pour le traffic de conteneurs est une ville hyper active, tout bourdonne du matin au soir et des la fin de la journee, quand on va se promener a Nampodong ou a Seomyeon ou j'ai mon hotel, c'est la folie. Dans ces ruelles ou on peut a peine se croiser, il y a un de ces peuples et plein de gens sortent de ces boutiques de luxe qui vendent des produits importes d'Europe (vetements de marque, chaussures Puma, Nike, parfums connus etc...) avec des sacs bien remplis. Les magasins et les bars, restaurants... ouverts jusque tard dans la nuit ne se desemplissent pas. Il est loin le temps de mes annees d'adolescence ou la Coree (celle du Sud bien sur - car celle du Nord...), dans les annees soixante faisait figure de pauvre parmi les pauvres en Asie.&lt;br /&gt;C'est aussi et surtout une ville de culture, des jolis musees a visiter ainsi que les centres d'exposition qui presentent aussi pas mal d'artistes etrangers. En outre, le plus grand festival de cinema en Asie se tient chaque annee ici a Busan. A cote de ca, et malgre une urbanisation tout beton qui est un peu anarchique, la ville offre aussi pas mal d'autres choses qui peuvent retenir le voyageur quelques jours. De magnifiques temples comme celui de Beomeosa adosse au flanc de la montagne, ou encore de belles plages ainsi que les fameux spas qui attirent pas mal de touristes (surtout japonais et russes - bizzarement, nos amis russkofs ont l'air d'adorer cette ville car j'en vois pas mal dans la rue).&lt;br /&gt;J'ai parle plus haut de cette sorte de competition qui anime la Coree et le Japon, cet etat de chose se remarque surtout par le parc des voitures. J'ai observe qu'au Japon, on trouve toutes les marques de voitures possibles, sauf les marques coreennes. Et bien, ici au Coree c'est le meme topo. Que des voitures coreennes et aucune japonaise. Meme pas une autre marque europeenne, nada, niente (peut-etre a Seoul ?). Et chacun de s'ingenier a fabriquer les ordinateurs, ou les lecteurs MP3, ou les voitures les plus performants possibles. Ceci doit agir comme un super stimulant pour les Coreens qui ont ont connu pas mal de souffrance due aux annees d'occupation par son voisin. Toutes ces annees ou les Coreens ont ete traites comme des etres inferieurs par les occupants et ou la plupart des tresors, richesses de ce pays ont ete spolies. Toutes les cicatrices resultant de cet episode douloureux pour le pays n'ont pas encore ete completement refermees mais les rapports ont l'air d'aller de mieux en mieux comme en temoigne le nombre de touristes japonais visitant la Coree et vice-versa (les japonais arrivent en premier pour le nombre de touristes etrangers en Coree et les coreens, en premiere position pour le Japon - et aussi toute sorte d'echanges commerciaux ou artistiques). Quant aux apparences physiques, ca aussi, rien a voir. Les Coreens ont dans l'ensemble des traits un petit peu plus durs, a la maniere des gens, un peu brusques aux premiers abords, plus directs mais finalement plein de gentillesse. Les gens ont aussi le souci de donner une bonne image d'eux aux etrangers. Le premier jour a Busan, tout pres de mon hotel, j'etais entrain de consulter la carte quand un couple me l'a carrement enleve des mains et me disent dans un anglais approximatif: Laissez nous vous aider et au besoin, nous vous y conduirons devant l'hotel. Sympa non ? Et bien ils ont pris 20, 30 minutes de leur temps et m'ont conduit devant l'hotel. Tout simplement formidable ! Et la cuisine aussi, completement differente de ce qu'on a connu. Surtout quand on arrive du Japon. Tout est plus epice, et quand je dis epice c'est que ca arrache. Dans n'importe quel plat elabore, a l'exception des plats de grillades comme les "bulgogi ou dakgalbi" bien connus ici en Coree et aussi en Europe (les fameux barbecues ou vous trouvez dans des restos specialises avec des tables equipees de grilles au millieu) ou on vous les met a cote les piments, ails, legumes etc... (j'ai pense a vous Caroline et Fred que je salue ici en passant) il faut aimer les choses piquantes si non, c'est dur, dur. Moi j'aime bien les piments alors no problems ! Par contre, je suis persuade que celui qui trouve le remede miracle pour les hemorroides ferait fortune sans coup ferir ici en Coree car du vieillard au petit gamin, tout le monde doit en etre affecte, ce n'est pas possible autrement. Et les plats sont gargantuesques, la premiere fois, j'ai commande un plat montre en photo sur la devanture d'un resto. C'etait une fameuse soupe aux boeufs et je m'attends a recevoir un gros bol de soupe comme sur la photo. Et bien non, le bol etait gros certe, mais a cote on m'a apporte aussi un plat de kimchi (chou marine et piquant - plat national du pays), un plat de radis vinaigre, un bouillon, et un autre plat de tofu. Tous epices comme il se doit. En ce qui concerne les fameux barbecues, il y a juste un petit probleme car a l'instar de l'hotellerie sud coreenne, ce n'est pas tout a fait un pays pour le voyageur solo. Pour un plat de barbecue, il faut etre a partir de deux personnes, a moins de manger pour deux si vous etes seul. Pour les chambres des hotels, c'est le meme topo, il n'y a pas de "single room", ca n'existe pas dans ce pays. Si vous etes seul, vous payez la chambre au prix de deux. Moralite, c'est plus avantageux de visiter la Coree a deux. Alors, venez en couple, legitime, illegitime, homo ou hetero, on s'en fout mais venez en couple. Je n'ai pas trouve une routarde solitaire sur la route cette fois, alors tant pis pour moi.&lt;br /&gt;J'y ai passe deux jours sympas entre une visite de Beomeosa, de musees ou une baignade a Haundae, et j'ai pris le bus hier pour venir ici a Gyeongju, une ville a dimension humaine (seul. 250000 habitants !) une petite cite d'une grande richesse historique stupefiante. C'etait l'ancienne capitale de la dynastie Silla qui a gouverne le pays pendant plus de mille ans. Et tous les jours, encore actuellement, les archeologues decouvrent encore des vestiges de cette civilisations. Ils sont montres dans un musee a la sortie de la ville dont la visite est super interessante. La ville elle meme est comme un musee a ciel ouvert. Au millieu du centre ville, vous trouvez des alignes de tumulis geantes qui sont des tombes royales (tertres funeraires couverts d'herbes) et partout ou que vous tournez la tete, vous voyez des temples, des tumulis, des roches sculptees, des pagodes, des ruines archeologiques, des palais ou chateaux en ruines etc... C'est tout simplement extraordinaire ! Et la aussi il faut au moins une semaine pour voir la grande partie de ces richesses historiques. Moi, je n'ai que deux jour, alors je me suis contente de faire un choix des sites les plus significatifs comme les temples de Bulguksa cet ensemble magnifique de temples sur les montagnes a 16 km de la ville ou des choses facilement accessibles depuis la ville.&lt;br /&gt;Pour l'hebergement, j'ai trouve la combine cette fois. Tout pres des gares routieres des villes coreennes, il y a toujours des "yeogwans" genre motels qui servent aussi de "love hotels" et la, pour des chambres doubles a prix corrects (env. 30 francs suisses) vous beneficiez du meme confort que ces "business hotels" coreens un peu chers. Ils sont pas en plein centre, mais ce n'est pas grave, en 15, 20 minutes de marche vous y etes. Et souvent ici, le surnom du pays est justifie car les matins sont d'un calme fantastique. Si non, le pays est d'un bon rapport "qualite prix" surtout quand on voyage en couple comme j'ai explique plus haut. Les transports publics sont moins chers qu'au Japon et la nourriture bonne et correcte est d'un prix tout a fait abordable. Bref, un pays tout pour bien faire.&lt;br /&gt;Voila mes lecteurs adores, mes premieres impressions du Pays du Matin calme. Je m'arrete ici car mon estomac commence a crier grace, je vais m'offrir ce soir un plat faramineux de Bibimbap, c'est du riz avec au dessus toute sorte de legumes, de la viande et un oeuf au plat. Bien melange le tout avant de manger, et c'est un regal. Alors a tout bientot mes amis pour un autre billet doux. Je vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaneong Pierreongju Burnatakwondo&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-8545640973346799462?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/8545640973346799462/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=8545640973346799462' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8545640973346799462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/8545640973346799462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-matin-calme-1-busan-gyeongju.html' title='Au pays du Matin calme 1 (Busan - Gyeongju)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-5165621377366412733</id><published>2007-05-27T02:24:00.000-07:00</published><updated>2007-05-27T04:46:51.116-07:00</updated><title type='text'>Au pays du Soleil levant 7 (Fukuoka/Hakata - Kumamoto - Kaghosima et l'ile de Sakurajima)</title><content type='html'>Bonjour mes chers, comment allez vous ? Bien j'espere. Moi ca navigue, suis en Coree du Sud depuis hier a Busan, une traversee de 3h avec un hydroglisseur depuis Fukuoka ou j'ai fait etape dans ma descente vers le sud du Japon.&lt;br /&gt;Fukuoka, une des cinq plus grandes villes du Japon, appelee aussi Hakata par les japonais est une cite de 1.400.000 habitants et un centre strategique pour les echanges internationaux avec l'Asie. D'ci on peut prendre le bateau pour aller en Chine, en Coree du Sud et meme plus loin. Ville dynamique et agreable a vivre avec plein d'espaces verts et des quartiers hyper-vivants ou il fait bon de flaner le soir parmi la foule. La ville est consideree comme le centre de divertissement de cette partie sud du pays et ou la culture occupe aussi une large place. Concerts avec des artistes etrangers, expositions, festivals, et des musees parmi les plus fameux du pays avec entre autre l'extraordinaire Fukuoka Asian Art Museum specialise dans l'art modern asiatique et considere comme une rarete dans le monde. Bref, il y a de quoi bien s'occuper pendant quelques jours.&lt;br /&gt;C'est aussi ici que j'ai fait pour la premiere fois une sympathique experience de l'hotel capsule, specialite exclusivement japonaise. Il n'y a qu'eux pour inventer un truc pareil.&lt;br /&gt;C'est une experience vraiment unique, pas deplaisant du tout. Celui ou j'ai elu domicile pendant mes trois jours a Fukuoka est un immeuble de 12 etages et c'est utile de le preciser ici, exclusivement pour hommes. Avant d'entrer, il faut enlever ses chaussures et avant d'aller a la reception, il faut les mettre dans un box qui porte un numero dans une piece juste a cote. Une fois les formalites remplies, vous donnez la cle du box a la reception et on vous refile une cle genre cle qu'on recoit quand on va a la piscine chez nous. Cette cle porte le numero de votre capsule ou vous dormirez et sert surtout a cadenasser l'armoire qui vous sert de vestiaire ou vous mettrez toutes vos affaires personnelles (bagages, habilles etc... et oui, il faut aussi se deshabiller) Ces vestiaires occupent toute la 2e etage du building ou se trouvent aussi les lavabos avec gratuitement les linges, les rasoirs, les brosses a dents, les peignes, du dentifrice, du savon, du shampoing, eaux de cologne, mousse a raser, lotions pour la peau etc... et j'en passe. Et a la place de vos vetements, on vous donne une espece de pyjama a la nipponne (deja depose dans votre armoire-vestiaire). C'est drole car on voit partout des mecs avec la meme tenue jaune caca avec des petites fleurs. Et lorsque vous sortez, vous vous remettez vos habits au 2e, vos chaussures au rez de chausse et redonner les cles aux receptionistes.&lt;br /&gt;Du 3e au 9e etage de l'etablissement, ce sont des capsules sur 2 niveaux, alignes comme des armoires coulissantes qu'on voit dans les morgues. Dedans, il y a une petite television, une radio et un reveil, lumiere a l'intensite reglable. C'est non fumeur dans les parties ou se trouvent les capsules (un coin fumeur avec tele est prevu a chaque etage ainsi que les distributeurs de boissons sans alcool, ainsi que les sanitaires, lavabos...). Le 10e etage est un restaurant ouvert 24 heures sur 24, et le 11e etage mes amis, le reve. Tout un etage consacre aux differents bains japonais, jacuzzis et saunas (des bassins ou l'eau est a 39, 7 ou 41, 3 degres) et last but not least, le 12e etage est un "rotenburo" c'est a dire un bain thermal a toit ouvert. Tout simplement fantastique ! Quel bien ca fait, vous ne vous rendez pas compte, de faire trempette dans ces bains chauds apres une journee bien remplie a faire du tourisme. Au debut, c'est un peu genant car les japs sont tres a l'aise avec la nudite, meme s'il y n'y a que des hommes, nous en Europe, on est un peu plus reticents. Mais apres quelques minutes, on n'y pense plus. Ici au Japon, ce genre d'etablissements a du succes car les 3 jours que j'etais la, l'hotel ne desemplit pas. Par contre, je doit etre le seul etranger du lot, mais je passe inappercu car ils me prennent tous pour un des leurs et il sont vraiment surpris quand je dis que je ne parle pas japonais. C'est vrai que beaucoup de monde ici me prennent pour un japonais, la receptioniste du Backpackers a Hiroshima me dit que qu'elle m'a pris pour un compatriote avant que je n'ouvre ma bouche. Quant a l'hotel capsule, c'est vraiment quelque chose d'unique, j'ai bien aime car on paie un prix derisoire pour toutes les prestations fournies. Rendez vous compte, un truc pareil me revient a 2900 yens par jour, c'est a dire 30 francs suisses. Pour le Japon, vu le cout de la vie, on ne peut pas demander mieux. Je le referai certainement car finalement, apres une premiere impression bizzarre, je peux dire que j'ai tres bien dormi dans cette sorte de sarcophage avec en prime, pendant ces 3 soirs, en zappant sur la tele de mon capsule, je suis tombe sur un cycle de films francais de Francois Truffaut (Deux anglaises et le continent, Baiser vole, et mon prefere, L'homme qui aimait les femmes) en version originale francaise SVP, sous-titres en japonais. Genial !&lt;br /&gt;Bon, je n'etais pas a Fukuoka uniquement pour profiter des bienfaits offerts par mon hotel. D'ici, je suis alle visiter Kumamoto (qu oi ma moto) qui n'est pas en panne. C'est une jolie petite ville avec des beaux jardins zen et un super chateau ou on peut passer un agreable apres midi. Et aussi une journee a flaner a Kaghosima, la ville la plus au sud du Japon, surnommee la Naples japonaise au rhytme de vie bien nonchalant. D'ailleurs l'avenue principale de la ville s'appelle Napoli-dori, oui, oui ! Elle a aussi son Vesuve qui est juste a cote (l'ile de Sakurajima a 15 min. de ferry) mais contrairement a celui de la vraie Napoli, il est encore bien actif celui-ci, et bien souvent, la ville est recouverte de cendres quand il se reveille. Et cela arrive souvent ! Le jour ou j'y suis alle, il dormait et en plus il n'a pas arrete de pleuvoir de tout la journee, du coup, mon projet de faire une petite ascension (1050 m - ce n'est pas haut) ou du moins monter jusqu'a la platteforme d'observation etait tombe a l'eau. On ne voyait meme pas son pic qui d'habitude crache une belle fumee visible de loin. Tant pis !&lt;br /&gt;Et encore une soiree a profiter de l'animation de Fukuoka, particulierement a Tenjin ou des que le soir arrive, on voit des milliers de "Yatais" qui s'installent le long des arteres animes du quartier. C'est une autre des particularites de Fukuoka, ce sont des stands ambulants de nouilles et aussi d'abats de porc (miam miam, les groins et les oreilles de porc a la mode de Fukuoka) tres prises des habitants de la ville. Ca cree une ambiance super festive, ces milliers de "yatais" qui nourrissent les affames pour quelques centaines de yens, et il faut se jouer des coudes sur ces minces banquettes pour avoir son bol de nouille ou autre. Ca favorise les contacts et c'est super sympa ! Le lendemain, pour ouvrir la parenthese Coree du Sud, j'ai pris le Floating Beetle (scarabbee flottante) , pour aller a Busan ou je me trouve depuis hier soir. Une toute autre ambiance mais tout aussi sympa et ce sera l'objet de mon prochain billet doux mes chers lecteurs bien aimes. Je vous laisse ici et vous embrasse bien fort. A tout bientot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaniski Pieroshi Burnatawa&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-5165621377366412733?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/5165621377366412733/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=5165621377366412733' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5165621377366412733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/5165621377366412733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-soleil-levant-7.html' title='Au pays du Soleil levant 7 (Fukuoka/Hakata - Kumamoto - Kaghosima et l&apos;ile de Sakurajima)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-4279290262166846878</id><published>2007-05-24T07:32:00.000-07:00</published><updated>2008-01-03T02:57:53.590-08:00</updated><title type='text'>Au pays du Solei levant 6 (Hiroshima [mon amour !]* - Ishukushima</title><content type='html'>Bonsoir a vous, mes lecteurs preferes. Vous allez tous bien j'espere. Moi ca va aussi bien que quelqu'un qui a faite une marche de plusieurs km sous un soleil qui tape dur. J'etais cet apres-midi a Kumamoto, une ville qui s'etire tout en longueur et les choses interessantes a voir sont eparpillees dans tous les coins. Comme la ville n'est pas aussi touristique que Hakata/Fukuoka ou je me trouve en ce moment, les devantures des bus n'ont pas les indications en romanji. Alors pour eviter de me retrouver au mauvais endroit, je prefere me fier a la carte et tout faire a pinces. Et ca use, ca use. Le vieux est tout content de profiter ce soir du spa de l'hotel capsule qu'il a pris a Hakata pour se remettre de ses fatigues. Mais avant de vous parler de de tout ceci, il est d'abord question d'une ville martyre (Hiroshima) et de son voisin sacre pour tous les japonais (Ishukushima).&lt;br /&gt;C'est un endroit qui ressemble a la Louisianne, a l'Italie, il y a des linges etendus sur la terrasse et c'est joli... ti, ti, ti, ti.... Cette chanson de Nino Ferret est la premiere chose qui me vient a l'esprit quand le train entre dans Hiroshima. Le soleil brille, les linges sont etendus aux fenetres et une formidable chaleur vous impregne. Et les gens sont d'une gaiete et d'un esprit espiegle tout meridional, pas de doute, on est dans le Sud. La preuve, en sortant du train, comme j'ai pris l'habitude, avant de me mettre a la recherche de l'hotel, je me pose un moment dans un cafe, boire un petit noir et fumer une cigarette, histoire de prendre un peu la temperature de la cite. Cette fois la, en allant aux petits coins, il y avait un autre voyageur et moi, et pendant qu'on s'affairait a quoi vous savez, il arrivait un monsieur tout comme il faut qui se met a cote de nous et tout a coup, il a commence a flatuler bruyamment a tout va. Au meme moment, surgi un de ces copains qui se met aussitot au diapason. Mais quels petomanes mes amis, j'ai jamais vu ca, meme pas dans les chambrees militaires. Un veritable concerto pour pets majeurs. Et les deux de se marrer comme des baleines. C'etait d'un drole, de voir ca surtout dans un contexte japonais. Et bien, apres cet accueil tout en fanfare, il faut encore trouver le "Tramway nomme desire" qui  conduira votre Kowalski a Dobashi ou j'ai reserve une place dans un dortoir pour Backpackers car depuis bientot 3 semaines que je sillonne le Japon, j'ai ressenti un peu le besoin de contact avec d'autres voyageurs qui parlent, si non le francais, l'anglais ou n'importe quelle autre langue latine. Et la a J. Hopper Inn, genre d'auberge de jeunesse pour routards aux moyens modestes, J'ai fait la connaissance d'un charmant couple de Quebecois de Montreal, Valerie et Jean-Francois (j'ai parle de toi Genevieve !), avec qui j'ai passe deux jours sympas. Ca fait quand meme du bien de parler francais apres des jours de langage du signe et de monosyllables. Mais pour le reste, je crois que je suis trop vieux pour supporter tous les soirs les affres des jeunes voyageurs anglo-saxons, qui apres s'etre bourres la gueule a la biere achetee au kilo au "convenience stores" du coin, vont se coucher tres tard, dans le dortoir ou on est 6, voire 7 pers en faisant, meme sans le vouloir, un boucan du diable. Il y en a eu un qui a meme trouve le moyen de fermer la chambre a cle en laissant son copain dehors. Alors la, je ne vous dis pas, les coups de bucherons a la porte pour qu'on lui ouvre la porte, son cop etait trop bourre pour l'entendre. Pour dormir correctement dans ces backpackers, il faut vraiment etre solide.&lt;br /&gt;Quant a Hiroshima, devenue tristement celebre depuis qu'un certain 6 aout 1945 a 8h 16 min et o2 sec. precis, la premiere bombe atomique de l'histoire a ete larguee sur une ville causant sa totale destruction et tuant plus de 250000 de ses habitants, elle est maintenant une ville tres agreable a vivre. Une jolie cite traversee en son millieu par le Honkawa River et sillonnee par le rhytme tranquille de ses antiques tramways. Lorsque l'Enola Gay du Captain Tibbets a larguee cette premiere bombe A , ils disaient que pendant 75 ans, rien ne poussera plus sur cette portion de terre, et bien les habitants d'Hiroshima ont releve le defi et, tel le Phenix, elle se renait de ses cendres et encore plus belle qu'avant. La ville est aujourd'hui l'un des principaux centres industriels et portuaires du pays et abritent aussi les usines fabriquant les automobiles de Mazda bien connues en Suisse. De la tragedie atomique, ne subsiste plus que les ruines du Genbaku Dome, qui etait à l'origine le Palais d'exposition industrielle du département de Hiroshima, l'un des seuls batiments  a ne pas avoir ete completement detruits. Il a ete conserve dans son etat pour memoire et est considere maintenant comme un monument universel pour l'humanité entière, symbolisant l'espoir d'une paix perpetuelle et l'abolition definitive de toutes les armes nucleaires sur la Terre . C'est ausi un site inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. Un musee de la Paix et un vaste parc, le parc de la Paix ont ete construits a cote du Dome et ou, chaque annee, le 6 aout, une ceremonie commemorative est organisee. C'est egalement un endroit prise des habitants de la ville pour leurs promenades et beaucoup d'evenements artistiques, musicaux y ont regulierement lieux. Je suis alle voir le musee le dernier matin avant de prendre le train pour Fukuoka, et bien mes chers, j'ai pleure a chaudes larmes a la vue de tous ces objets ayant appartenus aux victimes, avec dans le lot beaucoup d'enfants, et legues au musee par leurs familles. Des simples objets tels que les sandales, les vetements, les jouets de gamins etc...  C'est aussi l'effet des souvenirs d'une autre guerre certainement , celle du Vietnam ou j'ai aussi assiste a des scenes terribles, qui me reviennent a la surface . Je suis sorti de la tout secoue. Eh oui.&lt;br /&gt;C'est aussi a cote d'Hiroshima, sur la petite ile de Myajima, a 15 min. de train et 15 autres de ferry, qu'on peut voir le fameux temple d'Ishukushima avec son fameux Torij (portail d'entree des temples) flottant. Une des trois plus belles vues du Japon pour les gens de ce pays. C'est un temple sacre pour les gens et le fameux Torij a ete contruit a l'epoque sur l'eau a seul but que les simples gens ne puissent pas l'approcher. Seuls les pretres pouvaient le faire en bateaux. L'endroit est magnifique, encore plus a maree haute, et ici aussi, on peut voir gambader les fameuses biches en toute liberte. Il y a aussi de belles autres choses a voir sur l'ile notammament un joli temple perche sur une colline d'ou on a une superbe vue sur le port et son Torij. Voila mes chers, c'est a peu pres tout ce ce que j'ai a dire sur ces 2 localites qui m'ont beaucoup plu. Depuis 3 jours je me trouve a Fukuoka/Hakata, un peu plus au Sud, encore un autre port hyper actif et surtout point de passage par voie de mer pour la Chine et la Coree et qui fera l'objet de mon prochain billet doux. D'ici la, je vous embrasse bien fort et vous dis a tres, tres bientot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaniski-Pieroshi Burnatawa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Film d'A. Resnais (1959) avec Emmanuelle Riva et Eiji Okada: belle meditation sur la vie, le temps, l'amour, la memoire, evocation de la premiere bombe atomique lancee sur une ville et la reconciliation des peuples.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-4279290262166846878?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/4279290262166846878/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=4279290262166846878' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4279290262166846878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4279290262166846878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-solei-levant-6-hiroshima-mon.html' title='Au pays du Solei levant 6 (Hiroshima [mon amour !]* - Ishukushima'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-4818178451615289438</id><published>2007-05-22T04:06:00.000-07:00</published><updated>2007-06-29T03:59:06.181-07:00</updated><title type='text'>Au pays du Solei levant 5 (Osaka - Himeiji - Nara)</title><content type='html'>Bonsoir mes biches, ca va toujours ? Moi, je suis un peu contrarie ce soir car j'ai appris qu'il y avait une petite inondation chez moi a la cuisine a cause de l'eau refoulee des lavabos (ils ne sont vraiment pas beaux les lavabos !). Et il y avait meme plein de nourritures des voisins qui ont atteri dans my kitchen, d'apres mon ex. femme qui passe de temps a autre a la maison pour le courrier. Mais tout est rentre dans l'ordre, une dame de menage a ete requise pour tout remettre en place, alors je ne vais pas vous enquiquiner avec ces histoires domestiques. Il est temps pour moi de vous parler maintenant d'Osaka, la ville phare du Kansai, moteur economique de toute la region. Ici, les habitants ont la reputation de travailler tres durs, mais ils sont aussi les premiers a faire la fete. Et je peux vous l'affirmer que c'est vrai. Quelque soit le soir de la semaine, dans le quartier de Minami ou j'ai mon hotel, il regne une effervescence completement demente. C'est fascinant, on dirait que toute la ville est dehors, et des bars, clubs, restaurants... , il y en a tant qu'on ne pourra jamais compter. Et il y en a pour tous les gouts, de l'echoppe a "ramen" a 500 yen (5 Frs) le bol, au restos de luxe a 80 Frs le repas, en passant par des clubs avec petites fraulein ou le verre a whisky vous revient a 50 balles. Bref, presque un bar par habitant. C'est quelque chose d'absolument fabuleux de voir cette maree humaine qui erre d'un resto, d'un bar a un autre. Minami est aussi connu pour ses "love hotels" qui ne sont pas a confondre avec des hotels de passe. Cela n'a rien a voir avec de la prostitution, ils sont surtout frequentes par des couples parfaitement legitimes qui s'offrent un moment de liberte qu'ils ne peuvent souvent pas avoir chez eux a cause de la promiscuite comme c'est souvent le cas dans des familles japonaises avec les grand-parents ages a charge et le peu d'espace. D'ailleurs je me suis trompe en voulant louer une chambre dans un de ces hotels lorsque au derrnier moment, il m'a semble bizzarre que les tarifs etaient soient de 2500 yen si on ne reste que 4h ou 5000 yen si on reste toute la nuit. Et heureusement que le garcon qui m'a propose son aide a chercher l'endroit ou se trouve l'hotel que je devais prendre (mais qui etait complet) m'a signale la chose. Ce sont surtout des belles maisons avec une deco completement kitsch, souvent on voit sur les fenetres des dessins representant le monde merveilleux de Blanche Neige, ou Cendrillon et qui portent des noms comme: Fairy Tales (Contes de fees), Cinderella, Le Rendez-Vous, Charming Princesses etc... Assez amusant dans l'ensemble, par contre il y en a un qui verse carrement dans le mauvais gout, devinez quel est le nom de cet hotel ? Hotel 69, oui ca ne s'invente pas , je peux meme vous montrer la photo si si. Et je me marrai carrement comme une baleine quand j'ai vu au bout de la rue, tout pres de la, un bar (tout ce qui a de serieux - c'est un bar a music avec concert etc...) qui porte le nom de SoulFuckTry en un mot. Je ne peux m'empecher de me faire la reflexion suivante: apres s'etre repus physiquement, on peut carrement envoyer paitre les choses de l'ame. Try to fuck soul and you'll see !&lt;br /&gt;J'aimerai vous parler maintenant de ce gentil garcon qui m'a donne un coup de main, il s'appelle Masaomi Wada en japonais, me dit-il, cela veut dire Ministre des affaires militaires, sans blague. Wada veut dire ministre en japonais, et Masaomi= affaires militaires. Quel joli nom n'est ce pas ? Mais il n'a rien de martial ce jeune homme, qui se definit comme job hunter car en ce moment il cherche du boulot apres l'uni. Me voyant un peu perdu dans ces dedales de rues d'Osaka, il a demande si je voulais de l'aide. Bien sur, ca ne se refuse pas une aide aussi spontanee et desinteressee comme sont souvent capables ces gentils japonais. Deja a Sapporo, un jeune couple a fait carrement 40 minutes de detour pour m'aider et la, Masaomi n'a pas compte sa peine. C'est quelque chose cette amabilite, cette gentillesse de ce peuple. Finalement avec l'aide de ce jeune homme, j'ai trouve un super hotel, bien situe et surtout pas trop cher. J'ai du insister longuement pour que Masaomi accepte que je lui paie un verre et on a bavarde un bon moment. Bref, une superbe rencontre, et je lui ai dit que je parlerai de lui dans mon blog, et je serai heureux qu'il le lit comme il me l'a promis. Salut Masaomi, si tu lis ces lignes, sache que c'etait un grand plaisir pour moi de te connaitre.&lt;br /&gt;A part ca, je dois dire qu'en dehors de ce quartier de Minami, je n'ai pas vu grande chose d'autre d'Osaka car les 2 jours que j'ai passe ici, etaient surtout consacrer a la visite de Himeiji et Nara qu'on peut atteindre facilement avec les trains depuis Osaka.&lt;br /&gt;Himeiji que je suis alle visiter le lendemain, etait surtout connue pour son chateau. C'est le seul chateau japonais de l'epoque feodale a conserver sa structure originelle d'epoque. Tous les autres chateaux japonais etaient reconstruits avec des techniques modernes car ils etaient detruits, soit par le feu, soit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. C'est vrai qu'il est impressionnant ce chateau qui domine majestueusement la ville Himeiji en contre-bas, on peut visiter l'interieur apres avois enleve ses chaussures et enfiler ces chaussons mises a disposition des visiteurs. Depuis le donjon, on a une vue magnifique sur la ville qui, elle, est completement moche. Ce jour la, par contre il y avait une monstre manisfestation avec une foule enorme, il s'agissait d'une fete typiquement japonaise avec des participants habilles comme a l'epoque d'Edo, les dames en costume traditionnelles et les messieurs aussi mais avec juste un cache sexe un peu comme ceux que portent les sumotoris. Et ils portent des repliques d'autels shintoistes pesant jusqu'a plusieurs centaines de kilos. Et toute la journee au son des tambours, ile tournent autour d'un terrain emmenage a cet effet, et soulevent ces lourds autels a intervalles reguliers. Et la foule est completement subjuguee comme en transe elle aussi par le son du tambour. Super spectacle, mais quasiment impossible de s'approcher pour photographier car les gens font la queue des l'aube pour etre tout pres de l'arene.&lt;br /&gt;Le jour suivant, je suis alle a Nara, premiere veritable capitale du Japon dans l'histoire et compte 8 sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco. Cette ville arrive juste apres Kyoto en ce qui concerne sa contribution a l'heritage culturel japonais. Autant dire qu'une journee ne suffit pas a tout voir. Comme Kyoto, il faut des semaines voire d'avantage pour tout les faire mais helas, comme pour pas mal d'autres visiteurs, je ne suis venu ici que pour un jour sous peine de ne pas voir d'autres choses que le pays a a offrir. Et la chose que tout le monde vient voir en premier lieu ici a Nara, c'est le Temple de Todai-ji, avec son immense salle de Daibutsu-den ou trone un gigantesque bouddha en bronze. C'est une des statues de bronze les plus grande au monde. Originellement fondue en 746, et refondue a l'epoque Edo, elle mesure 16 m de hauteur et pour un total de 437 tonnes de bronze et de 130 kg. d'or. Impressionnante ! Quant au temple qui l'abrite, il est la plus vaste edifice de bois au monde. Et la, mes chers, on se fait bousculer de partout par des armees de retraites, des cliques de contemporains, des classes faramineuses d'ecoliers (a croire qu'ils ne font jamais de classe ces garnements) et aussi et c'est plus amusant, par ces fameuses biches qui vivent la en liberte et qui se promenent nonchalamment au millieu des visiteurs et parfois font pleurer les gamins en sautant sur leurs glaces. Partout des etals vendant des biscuits pour ces biches et quand elles ne recoivent rien, elles vont meme jusqu'a arracher les cartes des mains des gens et les bouffent. Si non, elles sont assez dociles, se laissent facilement caresser par les visiteurs. Pas aux abois pour un sou la biche ! A cote de la, justement c'est leur terrain de predilection, le jardin de Nara-koen, un espace ouvert a tous, humains et biches. Un endroit bucolique, avec des petits etangs, ou les familles pique-niquent, jouent a la baballe avec les biches en vadrouille tout autour. Charmant tableau. Je suis aussi alle visiter quelques autres merveilles comme le Kasuga Taisha, le Shoso-in (Salle des tresors imperiaux), le Kofuku-ji et encore plein d'autres. Une journee chargee, intense mais pleine de beautes a se mettre sous les pupilles. Extra !&lt;br /&gt;C'est aussi a Nara qu'on s'imagine facilement ce qu'etait le Japon d'autrefois. Un pays tres attache a ses traditions imemoriales. Toutes ces merveilles du passe et le mot Nara me font penser a ce tres beau film de Shohei Imamura: "La ballade de Narayama" (Narayama en japonais, cela veut dire la montagne de Nara) qui a gagne la Palme d'or a Cannes en 1983 si ma memoire est bonne. L'histoire raconte le dilemme d'un fils et celui de sa mere a une epoque ou on ne plaisantait pas avec la tradition. A cette epoque lointaine, au Japon, les personnes agees, quand elles pensent qu'elles sont trop agees et deviennent une charge pour le reste de la famille, doivent d'elles meme partir sur la montagne et s'y laisser mourir. Dans le film, la mere etait agee certe mais encore vigousse, et le fils l'adorre. Mais le poid de la tradition et aussi le regard des voisins, font que la mere se sente obligee de se soumettre a cette cruelle issue malgre son etat de sante plus que bon. S'ensuit pour le fils une lutte entre le desir de conserver la mere aupres de lui et a la grace de dieu, et le devoir de se plier a cette tradition si incomprehensive pour lui. Un tres beau film, tres emouvant et surtout tres Narayen !&lt;br /&gt;Au retour a Osaka, m'asseyant sur le lit un instant avant d'aller sous la douche quand soudain, j'ai ressenti une petite secousse, le lit bougeait l'espace d'une seconde comme ca, et oui, on est dans le pays des tremblements de terre ici mes amis, je l'ai completement oublie celle la. D'ailleurs le lendemain matin aussi, de nouveau une infime secousse. La je me disais, il est temps de quitter Osaka et d'aller encore plus vers le Sud, vers cette ville martyre d'Hiroshima, premiere ville a avoir soufferte de cette invention meurtriere qu'est la bombe atomique. Mais ceci mes amis, ce sera l'objet de mon prochain billet doux. Pour l'instant je dois me depecher de finir ce texte et aller manger une morce car je suis dans un Media Cafe comme ils l'appellent ici ces espaces Internet, Biblio Mangas, cabines de DVD, jeux videos derniers cris etc... avec fauteuils inclinables, machines pour le massage des pieds, boissons sans alcool gratuits et ou on peut meme passer la nuit pour pas trop cher pour dormir ou pour jouer. Franchement dement !&lt;br /&gt;Alors mes biches, je vous embrasse et vous dis a tout bientot.&lt;br /&gt;Burnat-San&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-4818178451615289438?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/4818178451615289438/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=4818178451615289438' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4818178451615289438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4818178451615289438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-solei-levant-5-osaka-himeiji.html' title='Au pays du Solei levant 5 (Osaka - Himeiji - Nara)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-7797408377243057301</id><published>2007-05-19T06:59:00.000-07:00</published><updated>2007-06-29T04:05:45.583-07:00</updated><title type='text'>Au pays du Soleil levant 4 (Sapporo - Wakkanai - Aomori)</title><content type='html'>Bonsoir mes biches, j'espere que vous allez bien. Il est question de biches ici car demain, depuis Osaka (ou je me trouve depuis hier soir apres une autre de ces journees a traverser quasiment tout le Japon) je vais faire une visite d'une journee a Nara, l'ancienne capitale royale nipponne ou il y a un fameux parc, le Nara-koen ou vivent un troupeau de quelque 1200 biches qui, avant l'introduction du bouddhisme, etaient considerees comme les messagers des dieux (dixit ma "Planete solitaire"). Promues au rang de tresors nationaux, elles vivent la heureux et passent leur temps a quemander des friandises aux touristes. Mais justement, demain est un autre jour et qu'une belle histoire est celle qui a un debut, un millieu et une fin, alors je vous parlerai de Nara dans un autre billet car la derniere fois, je vous ai laisse a Sapporo, la 5e plus grande ville du Japon et capitale de l'ile de Hokkaido.&lt;br /&gt;Sapporo dont le nom vient des Ainus, indigenes natifs de Hokkaido, etait a l'origine un petit village de pecheurs et de chasseurs (qui ne font pas forcement des menteurs) ainus vivant en autarcie, est devenue avec le temps une grande cite bien agreable avec plein d'arbres et de jolis parcs. On peut y poser son sac et passer deux jours tranquilles a se promener, et le soir, a participer aux evenements festifs dans le quartier des distractions de Sushukino. Et ce qui est agreable aussi a Sapporo, c'est qu'il n'est meme pas necessaire de sortir loin de la ville pour etre au contact avec la nature. La foret est juste la, a cote du parc de Maruyama-koen. Il faut dire que le Hokkaido fait figure dexception ici au Japon, car dans un pays ou la densite de la population est tout simplement impressionnante, cette ile la plus au Nord represente 20% de la surface du pays mais ne compte que 5% de sa population totale. Ici tout n'est que nature grandiose, des forets a perte de vue,　des montagnes impressionnantes offrant des paysages magnifiques et des onsens (sources thermales) delicieuses. Le peu d'habitants s'explique aussi par le fait que cette partie du pays souffre d'un froid siberien de novembre a fin mars. La Russie est toute proche. Mais ce froid est aussi source de rentrees d'argent pour la region car beaucoup de touristes japonais et etrangers viennent ici pour les sports d'hiver et la, ils sont surs d'avoir de la neige. A propos de ski justement je suis alle voir le Musee des sports d'hiver a Sapporo,　ville qui a organise les Olympiades d'hiver en 1972, et cette annee la, souvenez-vous, les braves skieurs helvetes ont fait une formidable razzia de medailles et dont les gens en parlent encore maintenant. Les Russi, Nadig, Collombin, Kaelin, Steiner, Tresch et consorts ont encore leurs portraits bien en place ici dans ce musee. Nostalgie, nostalgie...&lt;br /&gt;Apres Sapporo, j'ai reprise ma route pour Wakkanai (prononce Va canaille en japonais), la pointe la plus septentrionale du Japon. Au dela, il n'y a plus rien si ce n'est la mer d'Okhotsk et la Russie. Il n'y a pas besoin de me le dire deux fois, j'ai entendu Va canaille, alors j'y vais. C'est aussi simple que ca.&lt;br /&gt;Wakkanai est une petite ville de 42.000 habitants et un port assez actif dans le fret et le traffic de passagers vers les iles de Rishiri et de Rebun, deux iles extraordinaires pour la beaute de leurs paysages et sur lesquelles il y a aussi une multitude de sentiers de randonnees qui traversent des endroits fantastiques. Et c'est aussi d'ici que partent les ferries pour les Iles Sakhalines en Russie (je regrette bien de n'avoir pas plus de temps car je ferais bien un saut chez nos amis les Russkofs).　D'ailleurs la plupart des panneaux indicateurs et les enseignes des commerces de Wakkanai sont aussi indiques en Russe car les Ivan font de temps a autre des arrivees en force et achetent tout ce qu'ils peuvent ici pour revendre ensuite chez eux.&lt;br /&gt;A part des des promenades sur les collines qui surplombent la ville et qui offrent un panorama magnifique sur la mer et le port, surtout une vue a 360 degres depuis la Tour du souvenir qui culmine a je ne sais combien de metres, et le soir, quand le ciel et la mer se parent des couleurs fantastiques au crepuscule. Il n'y a rien a faire ici a Wakkanai, ce n'est en tout cas pas l'endroit pour s'encanailler car des la tombee de la nuit, il n'y a plus un chat dans les rues. En plus il fait un froid de chien avec ce vent vicieux qui vient de l'Est, on se croirait en plein mois de decembre en Suisse, sauf qu'ici, en decembre le thermometre peut descendre jusqu'a moins 40. C'est aussi ici que pour la premiere fois, je ressens une espece de solitude du voyageur car cette ville et son atmosphere de bout du monde finit par vous retomber un peu sur le moral. Et pour trouver un resto valable ouvert le soir, c'est la croix et la banniere. Le premier soir, apres avoir fait et refait la plupart des rues completement desertes - on croirait entendre le fameux "Stranger in the night" de notre cher crooner Frankie the Voice), j'ai fini par trouver quelques bistrots ouverts d'apres les lanternes et les demi-rideaux sur les devantures (le signe distintif des restos japonais), mais le probleme est que tout est en japonais et on ne sait jamais ce qu'on va trouver dans son assiette. Personne ne parle un mot d'anglais ou autre dans ce bled (ceux avec qui j'ai eu a faire en tout cas, avec ma logeuse du Ryokan, super demeure par ailleurs, par ex. c'etait le langage des signes et des onomatopees). J'etais sur le point d'entrer dans le Family Mart du coin (au Japon ce qui est formidable, c'est que meme dans le bled le plus perdu, il y a tjs un "convenience store" ouvert jusqu'a plus d'heures et ou on peut trouver de quoi boire et manger: nouilles lyophilisees, sandwiches, gateaux, bieres etc...) quand mon regard est accroche par un enseigne en Italien: Trattoria Vivo, 5e etage, cuccina italiana etc.. Formidable, un resto italien dans ce trou a ours (et oui, ce n'est pas une blague, il y a partout a Wakkanai des panneaux mettant en garde les visiteurs sur le risque de tomber nez a nez avec un ours si on s'eloigne un peu de la ville !) et quel bistrot mes amis. Plutot chico, atmosphere intime et surtout, une vue superbe sur la ville et le port des ferries du haut de son 5e etage. A part un gaillard attable au comptoir, je suis le seul autre client. Et personne ne parle italien. Par contre les spaghettis arrabiattas etaient succulents et le vino della casa etait bien goulu. Bref, un super repas meme si c'etait un peu chero pour le standard japonais.&lt;br /&gt;Je vous ai parle plus haut de ces fameux iles Rishiri et Rebun, et justement les touristes, surtout japonais car je n'ai appercu que deux russes en ville l'apres-midi du premier jour ici, viennent ici a Wakkanai rien que pour ces deux joyaux. Rishiri qui etait un volcan surgi de la mer il y a longtemps et Rebun, appelee ici l'ile aux fleurs. N'ayant que peu de temps par rapport a mon programme, j'ai choisi d'aller sur Rebun car celle ci peut etre visitee en une journee depuis Wakkanai. Pour cela, le lendemain des poltron minet (5h du mat) le vieux etait deja debout pour prendre le premier ferry qui part a 6 heures afin de pouvoir voir un maximum avant de prendre le ferry de retour sur la terre ferme. En route, le bateau passe tout pres de Rishiri et la mes amis, un spectacle de toute beaute cette ile surgie tout droit de la mer comme un cone et encore couverte de neige. Je n'ai pas pu m'empecher de la photographier a plusieurs reprises. Elle a tout simplement l'air irreel. Quant a Rebun, l'ile aux fleurs, en fait de fleurs je n'ai vu que des bambous nains avec quelques bourgeons car il fait encore trop froid cette annee au mois de Mai et les fleurs ne seront la qu'au mois prochain. Tant pis, la randonnee de 4h que j'ai faite valait quand meme le coup car du haut de ces montagnes, la vue sur la mer etait tout simplement grandiose. De retour a Wakkanai, la nuit etait deja la, et comme j'etais un peu las d'avoir marche autant, un passage au Family Mart, une cannette de biere et une boite de nouilles instantanees faisaient l'affaire. Un bon bain a la japonaise prepare par ma logeuse et un bon dodo reparateur sur le futon car le lendemain, une autre journee marathon m'attend car il fallait partir d'ici a 7h du mat pour pouvoir gagner Aomori sur le Japon centrale. J'y suis arrive en fin de journee apres 3 changements de train (local, Ltd Express, et Shinkansen). Poser le sac dans un business hotel, une bonne douche et depart pour une petite exploration de la ville. Aomori ville de 300000 habitants et qui tire son orgueil de son tunnel sous marin le plus long du monde qui relie cette partie du Japon a l'ile de Hokkaido. Pour cela, elle sert surtout de ville etape pour ceux qui vont sur, ou qui reviennent de Hokkaido. Pas grande chose a voir et le soir c'est a peine un mieux anime que Wakkanai. Diner dans un Izakaya, sorte de pub nippon ou on a souvent l'occasion de voir les salarymen festoyer entre eux ou avec leurs clients. Et la, on voit aussi ce cote contradictoire de ce peuple. Quand on les voit la journee, tout serieux et jouent a qui fait des courbettes les plus reverencieux, tout coince-coince, le soir alors la mes amis, la plupart font des foirinettes pires que les troisiemes mi-temps de mes amis du FC Vignoble. Et la, plus d'etiquettes, plus d'hierarchie, on se bourre la gueule a qui mieux mieux a coup de tapes dans le dos et des gueulees gutturales dignes des films de guerre mettant en scene l'armee nipponne. Ce soir la, a cote de ma table, il y avait toute une equipe de ces salarymen a moitie debrailles et je n'en croyais pas mes oreilles, ils faisaient de ces rots a percer les tympans. Je me suis bien marre en tout cas avec eux. Ensuite une bonne nuit de sommeil s'imposait car de nouveau le lendemain, pour entamer ma descente dans le sud du pays, une autre journee de train au programme et je suis arrive ici a Osaka hier en fin d'apres-midi afin d'aller visiter Nara et le Chateau d'Himeiji, deux sites incontournables au Japon.&lt;br /&gt;Voila mes chers, il est bientot une heure du mat ici et le vieux est un peu fatigue apres une journee de viste a Himeiji precisement. Je vais vous planter la et aller me coucher car je suis un peu raide, je vous parlerai de Nara, de Himeiji et surtout d'Osaka une ville completement demente pour sa vie nocture et son dynamisme dans le prochain chapitre. Au plaisir de vous ecrire bientot, je vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaniski Pieroshi Burnatawa&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-7797408377243057301?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/7797408377243057301/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=7797408377243057301' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7797408377243057301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7797408377243057301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-soleil-levant-4-sapporo.html' title='Au pays du Soleil levant 4 (Sapporo - Wakkanai - Aomori)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-7033009846677124366</id><published>2007-05-11T06:43:00.000-07:00</published><updated>2007-05-14T07:34:00.813-07:00</updated><title type='text'>Au pays du solei levant 3 (Sendai - Matshushima Bay - Hakodate)</title><content type='html'>Bonsoir a tous, j'espere que vous allez bien. Il est 22h44 ici a Hakodate ou je me trouve depuis la fin de l'apres-midi. Il fait plutot frais car nous sommes ici dans l'ile de Hokkaido, la partie septentrionale du pays ou l'hiver n'a pas encore completement plie les bagages. En sortant aller manger ce soir, j'ai vu que le thermometre du grand magasin Maru affiche un petit 11 degre. Cela me fait regretter presque de n'avoir pas prise la grosse doudoune avec moi ici au japon.&lt;br /&gt;J'ai quitte Sendai ce matin vers 10h et de nouveau une journee quasi a passer dans les trains nippons. Normalement le voyage ne doit durer que 4h et quelque mais aussi etrange que cela puisse paraitre, il y a eu un monstre bordel ce matin a la gare de Sendai au niveau des Shinkansen. Ils etaient tous en retard et ca a occasionne un sacre desordre. Les agents du Japan Rail ont du s'employer ferme pour parer au plus presse. Du coup on est parti de Sendai avec pas mal de retard et ce qui devait arriver, arriva. J'ai loupe la correspondance a Hachinohe pour Hakodate et il a fallu prendre le train suivant, c'est a dire 2 heures apres, un semi-direct qui s'arrete quasiment a tous les pissoirs comme disait mon ami Hitchkock du FC Vignoble. Ainsi, je suis arrive a destination avec bien 4 heures apres l'horaire prevu.&lt;br /&gt;Ce genre d'incidence est extremement rare au Japon et il a fallu que ca tombe sur moi. Pas　grave, ca fait aussi parti des aleas du voyage. Le pire pour moi etait de ne pas pouvoir fumer car une fois qu'on a passe le tourniquet et se trouvant sur les quais et ensuite dans les trains, fumare e proibito, nada smoking. L'occasion pour moi d'ouvrir une petite parenthese a propos de la fumee ici au Japon. C'est un des pays qui comptent le plus de fumeurs au monde mais on ne voit pratiquement pas de megots dans les rues. Si vous regardez par terre en marchant dans les rues japonaises, vous verrez de temps a autre sur le trottoir des dessins representant une cigarette tordue avec la mention: pensez a preserver la sante des passants qui marchent pres de vous. Et pour les fumeurs inveteres, il y a tous les X metres, des endroits amenages specialement avec cendriers etc... Bien sur, il y a toujours quelques irreductibles qui fument en marchant mais presque tout le monde joue le jeu. Et oui la discipline japonaise, ou la collectivite prime sur l'individu et ce n'est pas un cliche. Toujours a propos des rues, regne partout ici une proprete impeccable, pas un papier ou un sac plastique qui trainent, a faire palir le Suisse que je suis. J'ai beau cherche des poubelles comme on a l'habitude d'en voir chez nous, et bien il n'y en a pas, a part devant des "convenience stores" genre de superettes ouvertes 24 heures sur 24 et ou on trouve de tout, meme les poubelles bien alignees devant et prevues pour plusieurs sortes de dechets differents. Tout ce civisme est assez fascinant pour l'etranger que nous sommes, mais si on regarde bien, il y a aussi queques failles, surtout parmi la nouvelle generation. Ce qui surprend par ex. quand observe les gens faire la queue patiemment devant les stations de bus devant les gares ou dans la rue, voire en attendant l'arrivee d'un train etc.... Jusque la, il n'y pas de probleme, mais une fois que la porte du bus, (ou du train) passee, c'est la ruee a qui mieux mieux et tant pis pour les personnes agees, ils n'ont qu'a rester debout. C'est ce cote legerement contradictoire de la mentalite japonaise qui me surprendra toujours, et a propos de quoi, je me suis permis lors de mon premier papier, vous souvenez-vous ?, un raccourci un petit peu audacieux, pour ne pas dire fallacieux avec ma therorie de couper les poils pubiens qui depassent etc... Mais quand on voit tout ce respect, toute cette pudeur typiquement nippons et en meme temps, dans ces quartiers chauds des villes japonaiseｓ, se pratiquent les "pornoseries" les plus sordides, les plus terrifiantes possibles, qu'on ne trouve meme pas au fameux quartier chaud d'Amsterdam. Mais tout est un peu cache, c'est tout. Je me rappelle aussi du jeune francais rencontre au Backpackers de Tokyo qui me fait part une fois de son etonnement de voir dans un cafe chico des salarymen japonais en compagnie de tres jeunes lyceenes dans des poses plutot langoureuses. Il ne sait peut-etre pas mais c'est un phenomene qui prend de l'ampleur depuis quelques annees ici, des lyceenes de bonne famille s'affichent avec ces salarymen, les tenir compagnie dans des soirees, et certaines vont meme encore plus loin pour pouvoir simplement assouvir leur passion de la mode, car il n'y a que les habits griffes et de derniere mode qui comptent et ils coutent plutot cherots pour elles. Amazing Japan !&lt;br /&gt;A part ca Sendai etait une etape assez agreable. C'est une grande ville de plus d'un million d'habitants avec de larges avenues bordees d'arbres plutot coquettes. Un endroit agreable pour se poser un jour ou deux, mettre de l'ordre dans ses courriers, envoyer quelques Emails et aussi profiter des lumieres de la ville avant d'aller sur la cote ou les campagnes alentours.&lt;br /&gt;La ville est sympa a decouvrir a pied, on peut y consacrer moins d'une journee en faisant le tour de toutes les choses qui valent d'etre vues. Et la specialite culinaire du coin, vous savez quoi ? C'est la langue de boeuf. Ici elle est appretee a toutes les sauces (sauf a celle aux capres comme chez nous), j'en ai mange l'autre jour dans un resto specialise, a la sauce barbecue avec du riz et une soupe a l'orge. Divin ! Mais les touristes viennent surtout ici pour aller voir une des trois merveilles du Japon a 30 minutes de train local de la, j'ai nomme Matshushima Bay.&lt;br /&gt;C'est un chapelet d'iles (250 env.) couvertes de pins, erodees par le vent et des vagues, ayant des formes etranges et dissemines dans la baie de Matshushima qui attirent un nombre impressionnant de touristes surtout japonais car le jour ou je suis alle la voir, je n'ai vu que deux gaijins (etrangers). On y voit des armees de vieux contemporains en goguette, voire des nouveaux maries, ou des classes entieres de lyceens en uniforme sous la conduites de leurs professeurs. Et tout le monde, apres avoir fait un tour autour du port et la visite du Zuigan-ji le plus beau temple zen du Tohoku, prend un de ces bateaux pour faire le tour de la baie qui dure en 50 minutes. Le coin est tres beau mais je dois dire que mais ca ne vaut quand meme pas la baie d'Ha Long au Vietnam et ce n'est meme pas du chauvinisme.&lt;br /&gt;Voila, depuis hier je suis ici a Hakodate ou il fait toujours aussi froid, ca oscille entre 9 et 12 degres. Brrrr... (je n'ai pas eu le courage de finir ce billet hier soir, trop creve), la premiere ville d'importance du Hokkaido, le gateway comme ils disent. C'est un des premiers port du Japon, avec Nagasaki et une autre ville dont je ne me souviens plus du nom, a s'ouvrir au commerce avec l'etranger et d'ailleurs on s'en appercoit un peu en voyant les maisons du cote de Motomachi ou est venue s'etablir une petite communaute etrangere vers la fin du 19e et au debut du 20e siecle. Un quartier coquet, adosse a une colline avec une vue magnifique sur le port de Hakodate. Certaines de ces maisons sont sonstruites dans un style qui fait penser a la Russie, voire l'Europe du Nord. D'ailleurs pas mal d'endroit de Hakodate sont encore signales en Russe en plus du Japonais et de l'Anglais. N'oublions pas que de l'autre cote de Hokkaido, ce sont les Iles Sakhalines et la Russie. Cette ville portuaire est encore de taille humaine ou il fait bon vivre et apres Motomachi, il est tres agreable de se promener du cote du port ou les anciens docks ont ete transformes en restaurants, bars, boutiques, voire brasseries avec de la musique bavaroise a tue-tete. Il y a aussi pas mal d'eglises dont la belle ancienne eglise orthodoxe russe qui est devenue un des endroits touristiques de la ville qui compte aussi un nombre importante de japonais chretiens. Mais un des endroits qui m'a le plus touche est le Cimetiere des Etrangers de Hakodate. Sont enterres la dans les premieres annees du XXe siecle des gens connus comme les anciens consuls de Russie et de Grande Bretagne mais aussi des anonymes comme tous ces marins russes ou britaniques. Il est situe juste un peu en surplombe de la mer avec une vue superbe et degage une espece de melancolie qui nous saisit quand on pense que tous ces gens sont venus mourir ici si loin de chez eux.&lt;br /&gt;Un petit mot encore a propos de l'hotel que je trouve interessant pour le rapport qualite-prix. Suite a l'experience plutot engageant de Sendai, j'ai pris un hotel de la meme chaine (Toyoko Inn) ici a Hakodate. C'est une nouvelle chaine de bussiness hotels comme ils appellent ici ce genre d'hotels. Destines surtout a une clientele d'hommes d'affaires ou les voyageurs de commerce, ils sont tous pareils, le meme deco, le meme genre de chambre assez petite mais avec tout le confort possible: Wifi, LAN etc... pour la connection des laptops, TV avec CNN, seche-cheveux, pyjama fourni chaque jour (un horrible truc a la grand-papa - comme une jupe qui descend jusqu'aux chevilles) WC dernier cri a la nipponne avec la douche pour le seant, linges changes tous les jours et Internet dans le lobby completement gratuit pour les clients. Avec les promos actuellement dans le Hokkaido, ca revient a 40 Frs par jour avec le petit dejeuner inclu. Que demande le peuple ? Ｃ'est genial pour le Japon, pays ou le dernier des dortoirs a 6 gueulus dedans coute deja 30 Frs. J'ai saute sur l'occasion vous vous en doutez bien.&lt;br /&gt;Voila mes chers, je commence a avoir les paupieres qui se ferment, je vous laisse ici car demain, il va me falloir se lever pas trop tard pour de nouveau prendre la route. Cap sur Sapporo, ville qui doit rappeler de bons souvenirs aux Suisses qui aiment le ski, celui des competitions de grandes envergures. A tout bientot pour un autre billet doux. Je vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeaniki Pieroshi Burnatawa&lt;br /&gt;P.S.: Je n'ai toujours pas trouve le secret des accents sur ces ordinateurs japonais. Toutes mes humbles excuses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-7033009846677124366?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/7033009846677124366/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=7033009846677124366' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7033009846677124366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/7033009846677124366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-solei-levant-3-sendai.html' title='Au pays du solei levant 3 (Sendai - Matshushima Bay - Hakodate)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-2828082967303539173</id><published>2007-05-08T04:33:00.000-07:00</published><updated>2007-05-11T07:37:40.410-07:00</updated><title type='text'>Au pays du soleil levant 2 (Kyoto - Amanohashidate ou Le Pont de la voie lactee - Kanazawa)</title><content type='html'>Salut a tous, j'espere que vous allez tous bien. Moi ca roule et c'est le cas de dire car le lendemain en quittant Kawaguchiko ou je vous ai laisse la derniere fois, j'ai passe quasiment tout la journee dans des transports publics japonais. Apres un trajet ereintant en bus local qui s'arrete partout pour rejoindre Mishima et de la, prendre le fameux Shinkansen (TGV nippon) pour Kyoto, je suis arrive a l'ancienne capitale (enfin une des premieres car la premiere veritable est Nara dans l'histoire du Japon) enfin de journee dans un etat de fatigue avancee.&lt;br /&gt;Kyoto, une ville chargee d'histoire, riche de plus de 2000 temples, de sanctuaires et plus que n'importe quelle autre ville du pays, donne le spectacle authentique de ces visions revees du Japon qu'entretiennent les Europeens. Et pourtant des la sortie de la gare, elle ne m'a pas paru terrible, profusion de beton et de neon comme Tokyo a l'instar de sa gare qui, par son architecture audacieuse, n'en finit pas de susciter des polemiques parmi ses habitants. Vingt minutes de marche et je suis arrive a K's House de Kyoto, et oui le meme que celui de Tokyo, c'est une chaine. Ils en ont 3, ou 4 entre Tokyo et les Alpes japonaises. Meme deco, meme odeur des pieds a l'entree et meme clientele en majorite anglo-saxonne.&lt;br /&gt;Le lendemain, pour visiter la ville, j'ai pris un One day pass pour les bus urbains, ici c'est plus facile de circuler en bus qu'en metro qui est moins developpe. En plus toutes les destinations sont affichees en 2 langues: anglais et japonais. De meme pour les annonces dans les bus. Bref, c'est le pied de pouvoir aller partout pendant tout un jour pour 5 Frs.&lt;br /&gt;Comme il faut des semaines, voire des mois pour tout voir de Kyoto, et en ne restant que 3 nuits ici, je me suis limite le deuxieme jour a consacrer la plus grande partie de mon temps a visiter les 2 principaux temples qu'il faut voir absolument: Gingakuji (Le Pavillon d'Argent) et Kinkakuji (Le Pavillon d'Or). Quant au Palais royale, c'etait rape car le dimanche, c'est fermee. Les deux temples sont de veritables merveilles, dommage qu'il a fait un temps de m... ce jour la. Il n'a pas arrete de pleuvoir toute la journee, c'etait un peu penible de devoir tenir le parapluie dans une main et photographier de l'autre. Malgre tout, c'etait quand meme de formidables moments a passer dans ces splendeurs empreintes de serenite. J'ai aussi pris un moment pour parcourir la fameuse Allee des Philosophes situee tout pres de Gingakuji, qui doit etre plus belle et romantique sous les cerisiers en fleurs et par beau temps que sous la pluie comme l'autre jour. Rien que la visite de ces deux temples, ca m'a pris presque une journee, et comme c'est la fin de l'apres-midi, je suis alle visiter plus en detail la gare de Kyoto qui est un monument a elle meme. Construite dans un style futuriste, c'est presque une ville dans la ville. Grande comme plusieurs terrains de football et dotee de 11 etages avec des grands magasins de luxe, des boutiques, des restos, des hotels... figurez vous que le onzieme etage est entierement constitue de restos pour ramen (soupes de nouilles). Du haut du Sky Line sur son toit, on voit la ville a ses pieds. Tout simplement gigantesque.&lt;br /&gt;Le dernier jour a Kyoto, j'ai pris un train pour aller voir Amanohashidate ou "Le pont de la voie lactee" pour les Japonais dans la Peninsule du Tango. Cet endroit est considere comme l'une des trois plus "grandes vues du Japon" avec Myajima dans le Sud et les iles de la baie de Matshusima dans le Tonhoku juste avant le Nord. Alors ma belle Amanohashidate, me disait je, on va la danser cette tango et de facon plutot langoureuse.&lt;br /&gt;Le pont est en fait une langue de sable couverte de pins (8000 arbres a ce qu'il parait) et qui s'etend sur 3,5 km de long. Quand on arrive de l'autre cote du "pont", on peut monter avec un funi a Kasamatsu-koen d'ou on a une vue fantastique sur "Le pont de la voie lactee" et la, l'usage locale consiste a tourner le dos a la langue de sable et a se plier pour la regarder entre ses jambes. De cette facon, ils disent que la voie apparait comme flottante ! C'etait pas mal Amanohashidate mais j'avoue que je m'attendais a plus.&lt;br /&gt;Au retour, c'est "Lost in Translation", il fallait bien que ca arrive, presse de prendre le train de retour pour Kyoto (j'avais juste une minute pour le choper) et ayant mal compris les dires du guichetier (en japonais of course et qui me montrait de la main un train a l'arret sur le quai) a propos de la voie, je me suis retrouve dans le train pour Osaka et il a fallu taper le retour sur Kyoto depuis la-bas. Heureusement que j'ai le JR Pass, si non ca m'aurait douille un max. C'est aussi ca les charmes des voyages dans des contrees lointaines ou les quiproquos sont monnaie courante. Bref, je suis rentre a Kyoto la nuit est deja tombee. C'est l'occasion d'aller faire un tour a Gion, fameux quartier de la nuit ou on peut appercevoir des veritables geishas allant a des soirees, souvent escortees par toute une cour de suivantes et suivants. Tout un spectacle. Le coin est aussi plein de bars, de boites de nuit, de restos sympas le long d'un canal ou les maisons sont eclairees par des lanternes et ou se trouvent pleins de jeunes amoureux. C'est vraiment agreable de flaner dans ces ruelles sans but veritable et de regarder vivre les gens. Hier, j'ai quitte Kyoto un peu a regret car passe le premier moment de deception au moment ou on la voit la toute premiere fois, je dois dire que cette ville degage quelque chose de magique qui ne se revele que si on prend un peu de temps pour le decouvrir. Mais c'est ainsi car je dois respecter le planning fixe si non, je n'aurai pas le temps de voir tout ce que je me suis promis de ce pays.&lt;br /&gt;Alors cap sur Kanazawa, une charmante ville ou il subsiste encore pas mal de vestiges de l'epoque feodale avec des quartiers de samourais et de geishas encore bien conserves, et surtout son fameux jardin le Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon. Mais d'abord il fallait trouver en arrivant cette ryokan (auberge japonais) au charmant nom de Yamadaya perdu dans le vieux quartier de Nagamachi ou vivaient jadis ces terribles samourais. Pourtant je me suis fait aider par la receptioniste de l'hotel de Kyoto pour la reservation, ainsi que de me faire expliquer par ou passer en sortant de la gare de Kanazawa. Prendre le bon bus et descendre au bon arret, jusque la, ce n'etait pas trop difficile. Mais par contre, une fois dans le quartier, personne n'est capable de me dire ou se trouve cette auberge. De guerre lasse, et fatigue a force de tourner en rond en portant mes lourds sacs. Je suis entre dans un bar pour boire une biere et fumer une cigarette tout en reposant un peu mon dos qui commence a siffler a cause du poid. La, a part une vielle dame qui buvait son verre et le barman, il n'y avait pas grand monde. En commandant une biere (facile, il suffit de dire Ashahi), le barman me sort une longue tirade dans une langue qui ressemble au chinois voire coreenne. C'est qu'en voyant ma face de semi-asiatique, il a du me prendre pour un Coreen ou quelque chose comme ca. En apprenant que je viens de Suisse (savez vous que Suisse se prononce telle quelle aussi en japonais?), la dame du bar se mele aussi a la conversation (tout en japonais of course), et la ils ont pu me faire un plan approximatif de l'endroit ou se trouve cette fameuse auberge. Et encore ils n'etaient pas surs. Par chance je n'etais pas loin et a la fin je suis tombe sur une dame qui a fait tout un detour pour m'y conduire. Toujours cette extraordinaire gentillesse nipponne. Effectivement, l'hotel etait plutot discret, juste un enseigne tout petit et en japonais sur le devant. Une fois devant la porte, j'ai beau sonne, pas de reponse, j'en etais a me demander si on ne m'a pas mene en bateau. Sur le fait, arrive une vielle dame toute ratatinee avec des rides comme des sillons de champs de riz, on dirait une sorciere vraiment. En me voyant, elle s'est repandue en excuses tout en japonais et a force de courbettes (je suppose qu'elle disait m'attendre plus tot car la miss de Kyoto lui disait que j'arriverai dans la matinee, et la il etait passe midi, du coup elle etait allee faire une course car je la voyais avec un cabas a la main) .&lt;br /&gt;Et bien mes amis, ca valait la peine tous ces desagrements car la maison est tout simplement superbe, elle appartenait a un chef samourai de l'epoque et ma sorciere bien aimee l'a transformee en hotel. C'est une maison pleine de recoins et toutes les chambres etaient de style japonais, avec quasiment pas de meubles a part une petite table basse, un miroir suspendu et des coussins pour s'asseoir si non le sol est en tatamis et le soir on dort sur un futon sorti des placards juste a cote. A la japonaise. Et Mme Yamada, c'est le nom de ma logeuse, est une dame pleine de gentillesse et tres coquette. Toujours maquillee comme une geisha, et pleine d'attention pour son hote, le seul probleme c'est qu'elle ne parle que japonais avec juste 2, 3 mots d'anglais, alors j'ai du me surpasser en jouant a Marcel Marceau. Comme j'ai de la chance d'etre l'unique client de l'auberge ce jour la, alors il n'y en avait que pour moi. Du the en veux tu en voila, allez prenez encore un petit gateau, et goutez moi ceci... Trop gentille vraiment Mme Yamada, ma sorciere bien aimee comme je l'appelle affectueusement. A part sa fille qui n'est pas la en ce moment, Yamada-san vit en compagnie de tout une armee de chats et de chiens qui couraient dans tous les sens, une veritable arche de Noe.&lt;br /&gt;Pour l'apres-midi qui me reste a visiter la ville, j'ai du prendre conge a regret de Mme Yamada. J'ai commence mon exploration de Kanazawa par le quartier ou j'ai mon hotel, Nagamachi, l'ancien fief des samourais, des petites maisons basses dans de petites ruelles ou coule au millieu un canal tranquille. Ensuite le fameux Kenroku-en, et la je dois dire que l'on ne m'a pas menti a son sujet, ce jardin est tout simplement extraordinaire. Il est d'une beaute a couper le souffle. Apres l'avoir sillonne avec bcp de plaisir de long en large, j'ai poursuivi un peu plus loin en direction de l'ancien quartier des geishas avec une visite rapide en passant par le Kanazawa jo, le chateau de la ville ou ce qu'il en reste. Le quartier des geishas est aussi magnifique, des maisons bien conservees ou restaurees, toutes ont des lattes de bois typiques devant chaque maison. C'est le signe distintif qui les designe pour les differencier des autres.&lt;br /&gt;Une fois de plus, j'ai du couvrir des kilometres a pinces pour toutes ces visites, alors le soir, apres un repas dans un resto thailandais pour changer, je suis vite rentre chez Yamada-san pour faire un peu d'Internet (mis a disposition gratuitement aux hotes de la maison - genial car ici au Japon, ce n'est pas donne les Cyber Cafes) et hop au dodo. Quel bien ca fait mes amis de pouvoir dormir tout seul dans sa chambre et faire ce qu'on veut sans deranger les autres, et surtout sans etre derange par eux - meme si je ne suis pas un douillet. Surtout qu'avec un peu de recherche, on peut trouver des auberges charmantes comme celle-ci avec 1 chambre individuelle pour a peine une dizaine de francs de plus.&lt;br /&gt;J'ai quitte Kanazawa ce matin pour Niigata, a trois heures de train de la. C'est la ville ou j'aurai du debarquer en venant au Japon si mon projet de passer ici depuis la Siberie a pu se faire (remember ?), et bien en voyant Niigata, dieu sait pourquoi, je n'avais pas envie de rester. A moins de partir sur l'interessante ile de Sado-gashima qui est a deux heures de bateau d'ici, la ville ne semble pas avoir grande chose a offrir. Apres un court instant d'hesitation et une soba-soup vite avalee au comptoir de gare, j'ai pris le Shinkansen, justement il y en avait un qui part sur Omya et de la prendre un autre Shinkansen pour Sendai ou je me trouve en ce moment entrain de vous ecrire cet article chers lecteurs bien aimes. J'ai ainsi passe de nouveau toute une journee quasiment dans les trains japonais mais ca ne fait rien. Je ne sentais pas Niigata. Tandis qu'ici a Sendai, c'etait prevu dans mon plan car c'est la porte d'entree pour la baie de Matshushima une autre des trois "plus fameuses vues du Japon" dont je vous ai parle plus haut. Et Sendai c'est ideal comme base de depart pour rayonner dans ces beaux coins du Tohonku, le dernier territoire avant le nord sauvage du Japon (Hokkaido). Arrive a la nuit tombee et n'ayant pas prevu de venir deja aujourd'hui, je n'ai pas fait de recherches d'hotels au prealable, du coup, il m'a fallu en trouver un comme ca. Au passage au bureau d'Information pour Hotels, Ryokans etc... de la gare, ou me repond une charmante dame qui ne parle aucune autre langue que le japonais. L'affaire etait mal engagee vous vous en doutez, alors en sortant de la, portant mes lours sacs, je me suis promene un peu au hasard et je suis tombe sur cet hotel ou je suis en train de vous ecrire ces lignes precisement. Un peu cher pour ce que je prends habituellement (dans les 63 francs suisse la nuit au lieu de 30, ou 40 que je paie d'habitude) mais par contre le petit-dej. est compris et en plus Internet a volonte pour pas un rond. Je ne suis pas perdant je crois. Voila mes chers, il commence a se faire tard, minuit passe ici au Japon et le vieux est un peu las, alors je vous dis bonne nuit, plutot bonne journee car il doit faire dans les 8 heures du mat en Suisse si je ne me trompe. Et a tout bientot pour un autre billet doux. Je vous embrasse bien fort.&lt;br /&gt;Burnat-san&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-2828082967303539173?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/2828082967303539173/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=2828082967303539173' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2828082967303539173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/2828082967303539173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-soleil-levant-2-kyoto.html' title='Au pays du soleil levant 2 (Kyoto - Amanohashidate ou Le Pont de la voie lactee - Kanazawa)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-4810832959827546566</id><published>2007-05-03T02:07:00.000-07:00</published><updated>2007-11-16T09:24:47.621-08:00</updated><title type='text'>Au pays du soleil levant 1 (Tokyo et Kawaguchiko)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Salut a tous, j'imagine votre impatience d'avoir des nouvelles d'Extreme-Orient de la part de votre vieux routard. Et bien voici le premier chapitre des tribulations d'un helviet au pays du Soleil levant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Apres un long vol penible a cause d'une soiree d'adieu plutot arrosee, je suis arrive a Tokyo au petit matin a l'heure ou normalement l'astre solaire doit se montrer, mais au lieu du spectacle d'un soleil levant radieux, le ciel etait d'un gris tristounet et il faisait plutot frais. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les formalites de sortie etaient un peu tatillons mais d'une courtoisie toute japonaise a force de courbettes. Apres il a fallu trouver le bon train qui mene en ville dans tous ces dedales labyrinthiques de l'aeroport de Narita. Une heure de train a travers la banlieu populeuse sans fin de la grande Tokyo et un changement de metro plus tard, je me suis trouve a Asakusa, un endroit plutot tranquille par rapport a la vie trepidante de cette gigantesque metropole. Encore 5 minutes de marche d'apres le plan fourni par mon hotel et je suis arrive devant le "Yellow Submarine" comme on le surnomme mon auberge dans le coin a cause de sa couleur jaune au millieu d'un ensemble d'immeubles tous blancs. A l'entree, une odeurs de pieds vous saute a la gorge car comme dans la plupart des petits hotels, auberges japonais (ryokans)..., il faut enlever les chaussures avant d'entrer et le hall d'entree en est litteralement couvert. Le K's House Backpackers est, comme son nom l'indique, un hotel destine surtout aux voyageurs sacs a dos, une veritable tour de Babel, on y entend parler toutes les langues et surtout l'anglais. Plutot correct pour la categorie. Meme dans les dortoirs de 5, 6 lits, il y a des toilettes et lavabos dans la chambre avec, il faut le voir pour le croire, un WC de dernier cri avec meme le jet d'eau qui vous nettoie le... apres un grand service. Et oui mes chers, c'est du raffinement a la japonaise.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce premier jour, je me suis limite a une petite exploration a pied dans le coin. A Asakusa ou se trouve mon hotel et aussi vers Ueno le quartier limitrophe. Asakusa est considere comme le "Old Tokyo", un quartier populaire avec plein de temples et de ruelles ou il est tres agreable de se perdre au cours des flaneries. A l'epoque d'Edo, c'etait le quartier malfame des plaisirs de Tokyo et plus tard, il devient lui-meme un quartier de divertissements et en particulier, le centre du "Kabuki" le theatre traditionnel japonais, et c'est aussi ici qu'avait lieu la premiere representation d'opera occidental donnee a un public japonais. C'est aussi le coin qui voit s'ouvrir les premiers cinemas du pays. Bref plutot sympa comme endroit. Quant a Ueno, un petit peu plus loin et accessible a pieds, c'est un lieu connu surtout pour son quartier Ameya-yococho, le celebre repaire du marche noir apres la Seconde Guerre mondiale. A present, c'est un quartier commercant anime et plein de petits troquets sympas ou les salarymen nippons, tout de nois vetus comme des pingouins, arrivent par grappes entieres pour s'encanailler le soir avec la compagnie parfois de tres jeunes femmes. A part cela, Ueno a aussi un tres joli parc, Ueno-koen, qui regroupe la plus forte concentration de galeries et de musees du Japon. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce tout premier contact avec le Japon est plutot agreable. Les gens sont aimables et respectueux envers l'etranger et surtout une formidable sensation de securite se prevaut, ce qui n'est pas desagreable par rapport a pas mal d'endroits ou j'ai traine mes guetres. A l'auberge  mes compagnons de chambre viennent de divers horizons: un Canadien d'origine coreenne, une Japonaise charmante mais un peu tete de linote (tous les soirs, elle cherche son tel. portable en pleine nuit en faisant sans le vouloir, un boucan du diable et qui reveille tout le monde, plutot ch... pour moi qui manque serieusement de sommeil car du coup, j'ai du mal a m'endormir de nouveau apres), un anglais tres oxfordien malgre lui et, last but not least, un sympathique jeune francais du nom de Gwen completement fele du Japon, hyper interessant pour ses connaissances sur ce pays et toujours pret a rendre service. Bref, une chouette equipe. Notre "sous marin jaune" a tout l'air de l'auberge espagnole le soir venu. Tous ceux qui ne sortent pas se retrouvent autour du salon pour discuter, jouer aux cartes etc... pendant que les autres rentrent, sortent dans un brouhaha et toujours cette persistante odeur de pieds, discrete mais tenace. Les charmes des backpackers mes amis ! Le lendemain, mon exploration de Tokyo continue, apres un bon petit dej., par une bonnarde croisiere sur la Sumiva, le fleuve qui traverse la ville. J'ai debarque a Haramikyu, le beau jardin qui servait jadis de jardin d'ete a l'empereur et qui etait le lieu de reception pour les dignitaires etrangers. Apres une visite aux pas de charge et un the au "tea pavillon", J'ai poursuivi vers vers Ginza la bourgeoise, le "Faubourg st-Honore" tokyoiste. Partout des magasins, des boutiques de luxe et des galeries d'art hors de prix pour le touriste moyen, mais le coin est super pour faire du leche-vitrine, et on peut aussi se promener dans ces grands magasins de luxe dans leurs sous-sols au rayon d'alimentation ou il y a tjs des degustations de bons produits. Apres, cap sur la gare principale de Tokyo un peu plus loin pour valider mon JR Pass (Japan Rail Pass) et de nouveau on the road again, head to Shinjuku, by Jr line of course, le coin qu'il faut voir pour avoir une idee du Japon moderne. Des grattes-ciels partout d'une modernite epoustouflante et le fameux quartier chaud actuel de Tokyo: Kabuki-cho, le genre d'endroit qui resume le mieux toute la complexite du Japon. D'un cote ils sont tres attache a leur education confuceenne, a leur tradition empreinte de pudeur et de respect, a la limite du coince-coince. De l'autre, ils sont d'une audace inouie en matiere de sexualite comme en temoignent les fameux cabarets, boites hard-core etc... qui pullulent dans ce quartier. Vous le savez peut-etre, ici au Japon on peut tout faire, tout montrer, sauf montrer les poils pubiens. Alors coupez moi celui-ci qui depasse ! Le bikini est-il un mot japonais ? je plaisante bien sur mais c'est un peu ca. Bon, treve d'elucubrations erotico-philosophiques, on peut aussi venir a Kakuki-cho pour d'autres plaisirs plus innocents comme c'etait le cas pour moi cet apres-midi la, voir vivre les gens, boire une biere ou encore aller au cinema tout simplement. Je suis rentre a l'hotel dans un etat de fatigue avance car des kilometres a pied, ca use, ca use. En plus avec le manque de sommeil because of who vous savez, j'ai a peine eu le temps d'avaler un bol de soupe de nouilles japonaise et hop, au pieux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A propos de soupe, savez que l'on mange tres bien ici au Japon ? Meme pour les "non fish eater" comme moi. La nourriture est superbe bonne et tres variee, il y en a pour tous les gouts et pour tous les genres de cuisine. En plus ce n'est pas cher du tout, a part des tout grands restos et ceux qui servent la grande cuisine japonais avec du boeuf de Kobe ou le fameux Fugu (poisson globe qui contient dans son foie un poison mille fois plus fort que la cyanure) que seuls les cuisiniers specialises avec diplome pouvaient le preparer, ce qui n'empeche pas que chaque annee, il y a des morts a cause de ca. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le dernier jour a Tokyo, j'ai fait un saut a Shibuya, le coin de la jeunesse branchee tokyoiste. Un endroit surtout consacre a la mode vestimentaire pour et par les jeunes. On en voit partout dans des accoutrements les plus delirants. Punks, Gothiques, Dandys BCBG... J'ai l'impression que le coin est vide des vieux tellement les jeunes ont investi les rues de la cite. Certains d'entre eux, selon mon guide Lonely Planet viennent surtout des banlieus triste de Tokyo ici la journee et une partie de la nuit juste pour avoir l'impression d'exister avant de retourner dans leurs tristes HLM des environs surpeuples de la capitale nipponne. La suite de la journee, je l'ai passe tranquillement a Roppongi le coin des oiseaux de nuit et des expos.  C'est l'endroit qu'il faut normalement venir la nuit pour danser d'une boite a l'autre avant de s'ecrouler de fatigue dans un hotel capsule du quartier. Ce que je vais certainement faire vers la fin de mon sejour japonais quand je reviendrai a Tokyo avant de rentrer en Suisse, pas pour cette fois ci.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un petit mot maintenant a propos des transports urbains de Tokyo. Hormis les bus que les touristes ne prennent jamais car trop compliques, tout le monde utilise le reseau de metros tokyoiste. A premiere vue ca semble impressionnant car il y a pas moins 12, 13 lignes de metros differentes avec chacune une couleur, en plus de la ligne de JR Yamanote qui fait un large boucle autour de la ville vraiment pratique ainsi que d'autres lignes de trains de banlieus. Quand on voit tout ca, on attrape une espece de stress incommensurable. On se demande comment on va faire pour se reperer, et une foi jete a l'eau, apres quelques premiers tatonnements, on attrape vite le coup et au bout de 2, 3 courses, tout devient clair et apres c'est presque une partie de plaisir. A part les sorties des grandes stations comme Shinjuku par ex. car c'est carrement une ville dans la ville avec des galeries, des restos, des super-marches, des agences de voyage etc ... et pleine de sorties labyrinthiques. Savez vous que c'est a Shinjuku qu'il y a la plus grande frequentation de passagers du monde d'une station de metro ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voila mes chers, mon premier sejour a Tokyo touche a sa fin, j'ai pris le bus ce matin pour Kawaguchiko (a la station de Shinjuku justement, c'etait la croix et la banniere pour trouver le bon endroit d'ou part le bus - Jai failli le louper pour une minute a cause de ces fameuses sorties mal signalees) un lieu de villegiature apprecie des Tokyoiste. C'est la region des lacs nichee a l'ombre protectrice du fameux Fujiyama, la montagne sacree pour tous les Japonais et que tous les touristes ont envie de voir. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans le bus, assis a la rangee devant la mienne, un couple dans la quarantaine apparemment tres amoureux ont commence a ouvrir une bouteille de vin francais. Et entre deux bisous ils font kampai (sante) en sirotant leur vin d'un air extasie qui me font presque envie car depuis quelques jours, je n'ai pas eu une goutte de pinard dans le gosier. Ils sont horriblement chers ici au Japon. En leur demandant un renseignement concernant l'arret a Kawaguchiko qui ne me parait pas tres clair, j'ai eu l'agreable surprise de m'entendre repondre dans un anglais parfait (compare au mien) par la dame qui commence par me demander d'ou je vien etc ...  et du coup, je me vois offrir un verre de vin, vraiment sympa ! La dame me dit qu'elle s'appelle Keiko et son compagnon repondant au nom de Manubu. J'ai aussi apris qu'elle a failli devenir hotesse de l'air pour Swissair a l'epoque qui avait besoin des japonais pour epauler le personnel helvetique sur les vols Tokyo-Zuerich-Tokyo. Elle ne l'a pas fait car son pere voulait qu'elle finisse son universite. Maintenant, elle et son ami Manubu sont professeurs dans un lycee a Tokyo et ils partent aujourd'hui pour un jour de detente au bord du lac de Kawaguchiko, en ce moment, il y a de courtes vacances pour les japonais travaillant dans l'administration. Ils ont propose de m'aider en arrivant a Kawaguchiko pour appeler l'hotel qui doit me prendre a la gare en voiture. Nous avons echange nos adresses et discute de tout et de rien. Ils veulent absolument que je vienne les voir a mon retour a Tokyo avant ma rentree en Suisse. Et meme apres, si je reviens une autre fois au Japon, ils tiennent a me loger chez eux. Vraiment une superbe rencontre avec des supers gens pleins de sympathie et de gentillesse. Le genre de rencontre qu'on ne fait qu'en voyage.  En laissant mes amis Keiko et Manubu a leur occupation de detente, j'ai pris mes quartiers a l'hotel, un autre K's House de la meme chaine que celui de Tokyo. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'apres-midi est deja avance, j'ai loue un velo pour explorer la region avec le Mt. Fuji qui semblait juste a cote tellement elle belle et imposante avec son pic qui pour une fois, n'est pas trop couvert par les nuages. Kawaguchiko est une jolie bourgade tranquille au bord d'un lac ou viennent passer des moments de detente les familles de Tokyo et des alentours. C'est un apres-midi plutot agreable. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voila mes premiers jours au Pays de Solei levant, un pays nippon ni mauvais bien au contraire, tout a decouvrir. Demain je pars sur Kyoto, et justement mes amis, demain est un autre jour alors je vais vous laisser ici et je vous donne rendez-vous pour un autre chapitre dans quelques jours. Et excusez moi pour les accents qui manquent dans ce texte car je ne sais pas comment faire avec cette satanee de machine japonaise qui est d'un complique. Alors a bientot mes chers, je vous embrasse bien fort. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-4810832959827546566?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/4810832959827546566/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=4810832959827546566' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4810832959827546566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/4810832959827546566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2007/05/au-pays-du-soleil-levant-1-tokyo-et.html' title='Au pays du soleil levant 1 (Tokyo et Kawaguchiko)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-114214679154821265</id><published>2006-03-11T20:08:00.000-08:00</published><updated>2006-04-04T09:58:21.040-07:00</updated><title type='text'>Quito - Mitad del Mundo (Le Milieu du monde)</title><content type='html'>Voilà chers amis, mon voyage en Equateur touche à sa fin, je suis revenu à Quito en provenance des Galapagos 3 jours avant mon vol de retour en Suisse. Atteri à Quito le samedi après-midi, première chose à faire, téléphoner à la maman de Freddy, le copain équatorien de Vevey car normalement elle devait me donner quelque chose à remettre à son fils. Le rendez-vous est fixé mardi matin à 7h30 avant mon départ pour l'aéroport de Mariscal Sucre. Le reste du samedi après-midi était consacré à la rédaction de l'article relatant mon périple aux Galapagos et c'était le stress car je l'ai fini à peine dix minutes avant d'aller au Chalet suise où je devais retrouver Benz et Thérésa pour un apéro et ensuite un gueuleton qu'on rêvait pendant toute notre semaine de croisière dans ces îles enchanteresses. Ce n'est pas qu'on mangeait mal sur le bateau, je vous ai parlé assez en bien de la cuisine d'Eddy, notre cuistot du Poseidon. Seulement il nous tardait de s'envoyer un bon de morceau de bidoche accompagné d'un bon vin chilien et pour finir avec un gâteau au chocolat comme ils font si bien à La Casa de mi Abuela dans le Quito moderne. C'est une adresse incontournable dans la capitale équatorienne pour les amateurs de viande rouge et bien saignante. Des beaux morceaux attendris dans de la bière et servis à la cuisson désirée par le client. Et c'est assez rare à souligner car ici comme dans d'autres pays d'Amérique du Sud (à l'exception de l'Argentine et le Brésil), il n'est pas rare de recevoir dans son assiette une belle pièce mais dûre à mâcher car ils ne savent pas toujours les cuire comme il se doit. D'ailleurs, çà a du être le repas le plus cher de tout notre voyage en Equateur, quelque chose comme 5o francs pour 3 avec filets mignons, Tbone steaks, vin, desserts et cafés... Après, j'ai pris la direction de la Estacion de la Salsa, sans Benz et Thérésa, un petit bar assez limite, presque louche mais la salsa distillée par Veronica la DJ est vraiment muy rica. C'est là que je finis d'habitude mes nuits quiténiennes. Ce bar me rappelle un autre que j'ai connu à Oaxaca au Mexique, fréquenté seulement par des locaux, de drôles de gens aux mines patibulaires, et pas d'étrangers. Les fois où j'y suis allé, j'était le seul gringo du bar, mais un gringo qui apprécie et qui se démerde pas mal pour la salsa. Il n'en fallait pas plus pour que je devienne une sorte de personalité appréciée par les habitués du coin et par les deux patrons qui me réservent chaque fois un accueil des plus chaleureux. Le lendemain, je passais ma journée dans le vieux Quito qui, le dimanche, est rendu aux piétons, à l'exception des troles (trolleybus) qui font la navette entre les deux parties de la ville. C'est agréable de s'y promener parmi les quiténiens qui font leur sortie dominicale et dans tous les coins de la vieille ville, il y a des spectacles de rue, des concerts, en plus la plupart des musées sont ouverts gratuitement aux visiteurs. Bref, il y a de quoi passer une bonne journée à se déambuler d'un coin à l'autre entre ces vieux murs plusieurs fois centenaires. Le lundi, dernier jour en Equateur, est consacré à la visite de Mitad del Mundo ; vous l'avez traduit, c'est le Milieu du Monde. Et ce n'est pas à Pompaples dans le Canton de Vaud mais bel et bien en Equateur. Altitude 2483 m. Latitude: 0 0 0. Longitude: 78 27 08. Pour y aller, l'endroit se trouve à 22 km de Quito, normalement je dois prendre le bus à l'angle de Colon et de l'av. America selon le guide. Et bien, j'y suis allé et là pour être sûr, j'ai demandé à un jeune homme si c'est bien d'ici que part le bus pour Le Milieu du Monde, il m'a dit que c'est correct et que je dois normalement prendre un bus de couleur verte. J'avais beau m'écarquiller les yeux, après bien 45 min., je n'ai vu passer que des bus rouges, blancs, bleus, marrons etc. mais aucun vert. Il ne le savait pas et le "Routard" non plus, que depuis quelque temps, une nouvelle ligne de trole a été créée pas loin de là et qui va jusqu'à Colocotoa, de là un autre bus vert prend le relais pour La Mitad del Mundo.&lt;br /&gt;La ligne de l'équateur a été trouvée au XVIIIe siècle par une expédition de la mission française de géophysique dirigé par Charles de la Condamine et en 1949, l'Institut géographique a déterminé l'exacte situation de la la ligne équatoriale. Ils se sont rendu compte que la mission de la Condamine s'est trompé de quelques kilomètres. Du coup, l'équateur symbolisée par une ligne rouge qui sert de ligne de symétrie au site de Mitad del Mundo, où les touristes locaux et étrangers viennent pour se faire photographier un pied dans l'hémisphère nord et un autre dans l'hémisphère sud, n'est pas la bonne car la vraie ligne de l'équateur se trouve un peu plus au nord dans le musée Inti Nân. Après avoir sacrifié au rite photographique sur les deux sites, j'ai un peu visité le coin qui est très touristique et sert surtout de but de promenade dominicale aux gens de Quito qui viennent pour passer la journée de congé dans de grands complexes qui font restaurant, piscine et parc de jeu. Même un faux village colonial y a été créé avec une multitude de restos où on peut déguster le plat typique du coin: le cuy (prononcer "couille") une sorte de cochon d'inde. Et c'est aussi ici qu'il faut venir pour se faire peser si on a des problèmes de poids car on est plus léger sur la courbe de la terre. A part çà, rien de très intéressant, si non quelques expériences amusantes présentées au Musée Inti Nân où se trouve la véritable ligne de l'équateur comme faire tenir un oeuf dur sur une tête de clou ou de voir un lavabo se vider sans tourbillon d'eau.&lt;br /&gt;Ayant rencontré de nouveau mes amis Benz et Thérésa sur le site de Mitad del Mundo, nous avons convenu pour notre dernier soir en Equateur de manger ensemble avec Ursina leur fille et Marcelo l'ami équatorien de cette dernière qui a passé 3 mois à Cuenca pour apprendre l'espagnol. Notre repas de fin des vacances avait lieu dans un resto de style romain où les plats sont servis par des garçons habillés comme des gladiateurs, c'était assez drôle et le cadre est plutôt joli mais la cuisine n'était pas terrible. Heureusement que le vin maison et les desserts étaient bons. Le lendemain, comme prévu, Graziela la maman de Freddy était là pile à l'heure. J'ai de nouveau hérité du gros sac que j'avais déjà à l'aller de la part de Freddy avec cette fois, à l'intérieur, pas d'habits mais des fritadas, spécialités à base de porc que raffolent les gens d'ici, concoctées pour Freddy par sa mère. Comme çà la boucle est bouclée, toute belle chose a une fin, et il est temps maintenant de revenir à la vrai vie, celle où on a ses proches, ses amis, son travail et c'est très bien ainsi car il ne faut jamais abuser des bonnes choses, au risque de devenir blasé. On serait de nouveau content de repartir pour un autre ailleur une autre fois avec toujours le même plaisir dêtre sur la route. Voilà mes chers, je vous donne rendez-vous pour une autre aventure (peut-être La Russie avec le Transibérien et le Japon comme cerise sur le gâteau) d'ici quelques mois. Alors à tout bientôt, je vous embrasse tous très fort et vous remercie encore d'avoir bien voulu vous intéresser à mes élucubrations routardes. Ciao !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-114214679154821265?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/114214679154821265/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=114214679154821265' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114214679154821265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114214679154821265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2006/03/quito-mitad-del-mundo-le-milieu-du.html' title='Quito - Mitad del Mundo (Le Milieu du monde)'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-114160559500241865</id><published>2006-03-05T15:40:00.000-08:00</published><updated>2006-03-29T06:40:55.456-08:00</updated><title type='text'>Galapagos ou Les Îles enchantées</title><content type='html'>A plus de 1000 km des côtes équatoriennes et composé de 19 îles ainsi que d'une quarantaine d'îlots qui s'étendent sur 8006 km2, l'archipel de Colon, plus connu sous le nom des Galapagos ou Las Islas encantadas pour les locaux, est un monde mystérieux. Un archipel au nom évocateur et au pouvoir onirique qui agit sur des générations entières de globe-trotters. Et pour moi, enfant de la patrie des voyageurs, le jour, pas de gloire, mais tant attendu, de départ pour les Galapagos est cette fois arrivé. Après un vol d'un peu plus de 2h avec une escale à Guayaquil, l'avion de la TAME s'est posé sur Baltra, un îlot situé à côté de Santa Cruz, une chaleur étouffante vous saute à la gorge dès la sortie de l'avion. Formalités expédiées en moins de deux et direction la caisse. Cent dollars américains par visiteur et par ici la monnaie. On croirait entendre le gling-gling des caisses enregistreuses des supermarchés un samedi après-midi en Suisse ! En tout cas c'est une affaire qui marche car depuis la démocratisation des voyages, les Galapagos ne sont plus l'apannage exclusif des riches en goguette (ce qui freine fortement le nombre des visiteurs). Et c'est tant mieux bien sur, sauf qu'à la longue, l'afflux des visiteurs toujours plus nombreux risque de mettre à mal l'écosystème de ces îles. C'est l'éternel dilemme des endroits de rêve qui méritent certe d'être vus par le plus de monde possible, et en même temps, ne peuvent à terme préserver leurs particularités propres. Selon mon Guide du Routard, plus de 90000 personnes ont visité l'archipel en 2003. Normalement, il y a un système de quota mais le gouvernement équatorien ne l'applique pas toujours de façon très stricte. On peut le comprendre, çà représente tellement de rentrées de devises pour le pays qui en a fortement besoin.&lt;br /&gt;Bon, trêve d'élucubrations, Mister John du Poseidon (notre bateau) est là pour nous souhaiter la bienvenue dans un anglais parfait. Tout le monde dans le bus et cap sur le débarcadère où un bac poussif nous emmène sur l'île de Santa Cruz, deuxième plus grande île de l'archipel. Encore une heure de bus jusqu'à Puerto Ayora, principale agglomération de l'île où nous attend le bateau ancré un peu au large. Moi et mes compagnons de croisière, un sympathique couple de bernois avec leur charmante fille et deux jeunes amoureux suédois, prenons places à bord d'une lancha (petit bateau qui sert d'annexe au grand et dont la pricipales tâche est de nous assurer le débarquement sur les îles à visiter et de nous ramener au big boat ensuite) pour se rendre au grand bateau. Le Poseidon est un ancien bâtiment de pêche converti en hôtel flottant avec un équipage de 5 personnes. Il y a là Erling le capitaine, Boris le mécano, Pablo le steward et homme à tout faire, Eddy le cuistot et John le guide naturaliste. Ce n'est pas le grand luxe comparé aux autres unités, ce n'est pas pour rien qu'il est le meilleur marché parmi ceux qui naviguent dans ces eaux, mais notre Poseidon, le bien nommé, a de la gueule et l'athmosphère à bord est plutôt sympathique. Les cabines sont petites et très sommaires avec deux couchettes superposées et de minuscules hublots, mais avec douche, lavabo et WC etc... C'est plus que basic mais on n'est pas là pour le confort des croisières du Club Med, de toute façon, nous sommes la plupart du temps à moitié nus sur le sundeck du bateau au frais en dehors des visites programmées sur différentes îles (ou îlots). Ce qui est bien, c'est que les visites, activités aquatiques ou autres se font dans la journée et le bateau navigue seulement le soir. Celà nous permet de voir un maximun d'endroits sans perdre trop de temps pour les déplacements.&lt;br /&gt;J'ai hérité de Benz le Bernois comme compagnon de cabine. Un quadra dynamique et sympa avec son français fédéral. Une bonne entente règne entre nous, ce qui est super car ce n'est pas toujours évident suivant sur qui on tombe. Avant de venir ici, Benz et Thérèsa sa femme, et Ursina leur fille, ont fait un périple qui leur mène de Buenos Aires aux Galapagos en passant par le Pérou et la Bolivie. Pas mal non ? Quant à Frederik et Joséphine, nos deux tourteraux suédois, ils sont adorables et très amoureux. Toujours entrain de se coller l'un à l'autre. Il y avait déjà là depuis quelques jours Ula et Louise, un autre couple de suédois. Bref, une superbe équipe. Jusqu'ici, il n'était question dans mon texte que de choses et d'êtres humains, il est temps maintenant pour moi de vous parler des des vrais habitants de ces îles qui sont les animaux qui n'ont jamais vu d'humains avant le XVIe siècle. C'est tout simplement exceptionnel. Découvertes seulement en 1535, tout est demeuré intact pendant des années, l'homme n'a ainsi pas l'occasion de forger la nature à son gré. Des animaux partout: sur terre, dans l'air, dans l'eau: Iguanes terrestres et marins, tortues de mer, de terre, lézards de lave, manchots, cormorans (ceux des Galapagos ont la particularité de ne pas pouvoir voler), pélicans, albatros (que hélas, je ne pourrai voir car ils sont en vacances au Pérou de janvier à mars chaque année ces privilégiés), fous à pattes rouges, à pattes bleues, masqués etc... Des frégates simples et des frégates magnifiques qui, pour attirer les femelles, transforment leurs gorges en un gigantesque ballon rouge très spéciaux. Sans compter une autre multitude d'oiseaux dont 28 espèces n'existent que sur ces îles.&lt;br /&gt;Des lions de mer qui sont ici chez eux, on en voit sur toutes les îles et qui viennent volontiers nager avec les visiteurs. Aussi des otaries, des requins de plusieurs sortes, des raies mantas de facilement 6m d'envergure, des dauphins, des baleines et j'en passe. C'est absolument fou ! Et le plus étonnant c'est que ces animaux n'ont pas la crainte de l'homme, on peut facilement s'approcher de ces superbes créatures. C'est aussi ici que Charles Darwin a élaboré sa thèse qui se résume à ceci: l'évolution de la vie s'est faite sur la terre à partir d'éléments simples par le moyen de sélections naturelles, c'est à dire que tous ceux qui ne sont pas capables de s'adapter à un milieu donné sont tout simplement appelés à disparaître. C'est ainsi qu'on voit des oiseaux de la même espèce, ont d'une île à l'autre, des ailes ou des becs différents suivant la nature du sol ou de la végétation.&lt;br /&gt;Justement en parlant du grand Charles, la première visite de l'après-midi de notre arrivée est prévue au Centre international Darwin qui abrite des tortues géantes dont le fameux Georges qui a au moins 150 ans. Notre vénérable vieillard y vit avec deux compagnes qu'on lui a adjointes mais Georges s'en fout complètement. Il n'a simplement plus d'appétit sexuel ou peut-être qu'il est gay comme certaines mauvaises langues le prétendent. Le reste de l'après-midi est consacré à découvrir Puerto Ayora avant la navigation nocture qui nous emmènera le lendemain matin à Floréana, deuxième île de notre itinéraire d'une semaine de croisière.&lt;br /&gt;Floréana, à 6h de navigation de Santa Cruz. Une soixantaine d'habitants que nous ne verrons pas car débarqués sur l'autre côté de l'île. Il y a une tradition qui remonte à l'époque de baleiniers: on peut poster son courrier dans un tonneau, et les visiteurs suivants sont chargés de les acheminer selon leurs pays de provenance. A voir ici, des oiseaux commes les blue footed bobbies (fous à pattes bleues), des flamants. Et on y fait aussi notre premiere sortie "snorkelling" en mer autour des récifs. C'est la première fois que je fais çà, et au début, j'ai eu quelques difficultés à m'habituer avec le masque et le tuba. Une fois trouvé le truc, c'est tout simplement extra. Qu'est ce qu'on peut voir comme créatures aquatiques dans ces eaux claires. Et aussi une première frayeur, un requin "whitetip" pas trop gros, quelque chose comme 1m me frôle à 2m à peine. J'avoue que je n'étais pas trop tranquille pour cette première fois. Ensuite, me passe à côté une superbe raie manta énorme qui flotte tranquillement comme un vaisseau fantôme. Et aussi une rencontre sympathique avec une tortue marine et des lions de mer qui viennent mordiller par jeu mes palmes. Quels pieds mes amis ! Ensuite la plage, sympa mais un peu chiant à la longue car il fait très chaud et en plus on se fait souvent piquer par des "horse flies", un genre de mouches vampires dont les piqures sont assez douloureuses. Le fléau de ces îles car on en rencontre presque sur toutes les plages. Après, retour au Poseidon en fin de journée, où un super repas nous attend, concocté par Eddy notre super cuisinier. Nous avons très bien mangé pendant toute cette semaine, une nourriture variée, toujours beaucoup de fruits frais aux desserts et aux petit-déj. Du poisson une fois par jour et là, j'avoue que j'ai fait un peu mauvaise fortune bon coeur car je ne suis pas un fish eater convaincu. Mais au moins il est tjs frais notre poisson.&lt;br /&gt;Les journées se déroulent ainsi entre les "wet landings" et les "dry landings" termes utilisés par John notre guide pour désigner les débarquements pour les visites des îles avec pieds mouillés ou non pour qu'on sache ce qu'il faut mettre aux pieds, les séances de "snorkellings", les repas à l'heure plus ou moins fixe. Entre les visites on "snorkelle", et selon les distances, on visite une ou deux îles dans une journée.&lt;br /&gt;Après Floréana, nous avons visité le 3e jour l'île d'Española, le paradis des oiseaux et le seul endroit au monde où se reproduisent les albatros des Galapagos. Avec bien sûr comme partout des lions de mer et des otaries. L'après-midi se passe à Puerto Baqueirizo Moreno sur l'île de San Cristobal, escale qui permet à l'équipage de prendre quelques heures de congé après une semaine de travail non stop sur le bateau. Et aussi de recharger en marchandises, essence etc...&lt;br /&gt;Le quatrième jour était consacré à la visite de Santa Fé et Plaza Sur, deux îlots qui nous permettent de voir des gros iguanes terrestres, des cactus géants et des algues rouges, aussi des requins des récifs presque fluorescents dans l'eau.&lt;br /&gt;Le cinquième jour, nous avions Seymour North où le matin nous sommes allés observer les frégates magnifiques avec leurs gros ballons rouges à la place de la gorge. Ensuite cap sur Baltra de nouveau pour laisser débarquer Ula et Louise qui nous quittent et prendre en charge des nouveaux croisiéristes. Nous rejoignent au bateau, Astrid, une gentille allemande avec sa copine canadienne Anisha, des gens charmants. Et un couple d'allemands Andreas et Francesca, un cas rare, qui sont détestés par nous tous car ils regardent tout le monde de haut, se montrent méprisants avec le personnel navigant, sans gêne avec les chaises longues sur le sundeck (il n'y en avait que 4 pour les dix que nous sommes). Bref, des gens à oublier au plus vite. Le reste de la journée, nous sommes allés visités Bachas, autre îlot réputé pour les manchots et nous avons terminé la journée par une séance de snorkelling comme il se doit.&lt;br /&gt;Au programme du sixième jour, Bartolomé et Puerto Egas. La première est une des plus petites îles de l'archipel mais c'est aussi la plus visitée avec son extraordinaire paysage volcanique presque lunaire. Un escalier de bois de 114m mène au sommet où on a la vue de la carte postale la plus vendue des Galapagos. Quant à Puerto Egas, sur l'île de Santiago, c'est un endroit absolument fantastique pour snorkeller et un des plus fascinants de l'archipel. Il y a là une superbe plage et de magnifiques reliefs marins où on voit toute sorte de poisson, de requins, de tortues marines, de sting rays et bien sûr des lions de mer qui viennent faire joujou avec les snorkellers. Un souvenir inoubliable.&lt;br /&gt;Au septième jour, débarquement à Rabida le matin. Un îlot avec de spendides plages de sable rouge et un paysage de western spaghetti avec des cactus et un soleil de plomb. Et bien sûr, de nouveau du snorkelling. Ensuite, retour au bateau pour le repas de midi avant la viste de Cerro Dragon, le fief des énormes et débonnaires iguanes terrestres. La montée sur la colline se faisait sous un cagna qui tape dur et tout le long du chemin, nous étions accompagnés par une armée de sauterelles en rut, oui il n'y avait pas d'autre mot car c'est la saison des amours pour eux, et il y avait là des miliers de couples de sauterelles collés l'un sur l'autre et qui se projettent en l'air à intervalles réguliers. Je crois comprendre mieux maintenant d'où venait l'expression populaire de "s'envoyer en l'air"!&lt;br /&gt;Voilà, notre semaine de croisière aux Iles enchantées touche ainsi à son terme, après une dernière nuit à faire la fête à bord avec Eddy le cuistot chanteur et guitariste et son équipe, le lendemain matin nous étions transférés à Baltra pour le vol de retour sur Quito. C'était une semaine fantastique à tout point de vue, j'ai vu des choses grandioses et je suis rempli de souvenirs pour toute une vie. Juste un regret, un tout petit. Nous avons vu pas mal d'île et d'îlots mais le programme du Poseidon ne nous a pas permis de voir la plus importante d'un point de vue volcanique et de taille. L'île d'Isabela avec ses six volcans dont l'un a le deuxième cratère le plus grand du monde. Peut-être une autre fois qui sait ? Voilà mes chers, les tribulations d'un helviet au pays des animaux rois. A bientôt, vous embrasse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-114160559500241865?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/114160559500241865/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=114160559500241865' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114160559500241865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114160559500241865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2006/03/galapagos-ou-les-les-enchantes.html' title='Galapagos ou Les Îles enchantées'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-114082955718694132</id><published>2006-02-24T16:08:00.000-08:00</published><updated>2006-04-04T09:50:29.616-07:00</updated><title type='text'>Bike trip to Cotopaxi</title><content type='html'>Salut à tous, ça va toujours ? Certainement je crois, car le week-end a déjà commencé pour vous non ? Il est vendredi soir 19h10 ici à Quito et je viens de rentrer il y a un instant d'un trip à vélo vraiment génial. Comme je vous ai dit, pour meubler cette journée, et aussi par envie de voir d'un peu plus près le fameux volcan Cotopaxi qui trone à 5897 m d'altitude juste pas très loin de Quito, je suis allé m'inscrire chez le Biking Dutchman à un tour en VTT qui combine l'avantage d'une activité sportive (pas trop dur car c'est presque tjs de la descente) et une approche d'assez près de ce monstre couvert de neige éternelle. Je vous ai aussi dit dans le dernier missive que je voulais me coucher tôt en prévision de cette activité - remember ? Et bien c'était rappé car presque tout la nuit sous la fenêtre de ma chambre d'hôtel, l'antivol d'une voiture parquée là se mettait à tout moment en action. Quelle horrible nuit mes amis, j'ai du dormir quelque chose comme deux heures pas plus. Et ce matin, à 6h30 du mat, rien n'est ouvert dans Quito pour au moins boire un café. C'est avec une gueule d'enterrement qu'on me voit arriver à l'agence pour monter dans le 4x4 qui nous emmène au pied du refuge du Cotopaxi à tout de même 4500 m d'altitude. Et là, la vue du monstre m'a tout de suite réveillé, il est tout simplement majestueux ce volcan vu de si près. On ne voit juste pas malheureusement le sommet car il y a trop de nuages. Et je suis aussi réveillé par le froid qu'il fait là-haut. On est quand même à presque 5000 m mes chers. Heureusement que l'agence a tout prévu, gants, casque etc... Eh bien c'est parti, on s'est lancé depuis 4500 m jusqu'en bas avec une halte pour le repas de midi qui fait du bien car mon estomac était entrain de crier grâce. Le parcours est magnifique dans un décor lunaire et la beauté des paysages fait que je ne ressentais aucune fatigue, malgré la mauvaise nuit et le ventre vide. Il est aussi moins dur et plus beau que celui de la Route de la mort que jai faite en Bolivie l'an passé. Ici, il n'y a pas d'à-pics vertigineux et il n'y a pas de trafic d'automobile, à part le 4x4 de l'agence qui nous suit pour transporter la bouffe, des vélos de rechange et aussi pour ceux qui ont un petit coup de barre. Des montagnes, de la pierre volcanique, des chevaux sauvages, et oui, qui galopent crinières au vent. J'étais en compagnie de 4 canadiens anglophones, super sympas et d'un chauffeur ainsi que d'un guide locale parfaitement bilingue spanish-english. La journée s'était ainsi déroulée au rythme tranquille de nos deux roues et c'est vraiment une des bonnes expérience de mon périple équatorien. Peut-être un peu moins émotionnelle que celle que je ne vous ai pas relatée dans le dernier chapitre. Celle que j'ai faite à Baños avec la traversée au dessus du vide (300 m de précipice et sur env. aussi 300 m de distance) entre les deux versants des montagnes, dans une nacelle qu'utilisent les indiens pour transporter des gens ou de la marchandises. De nos jours, ce truc est tiré par un moteur et plus à la main comme jadis. C'est vraiment de la séquence émotion cette tarabita comme ils l'appellent là-bas. Voilà chers amis, je vous laisse ici car il commence à faire faim. Demain c'est le départ pour Las Islas Encantadas, autrement dit les Galapagos. Il n'y aura sûrement pas d'Internet sur le bateau (un petit comme le mien), alors si jamais, ce sera pour samedi prochain à mon retour sur Quito. D'ici là, mes chers je vous embrasse bien fort. Ciao.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-114082955718694132?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/114082955718694132/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=114082955718694132' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114082955718694132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114082955718694132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2006/02/bike-trip-to-cotopaxi.html' title='Bike trip to Cotopaxi'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-114074308441706570</id><published>2006-02-23T14:59:00.000-08:00</published><updated>2006-03-29T06:28:49.273-08:00</updated><title type='text'>Baños (de Santa Agua) - Latacunga - Saquisili</title><content type='html'>Salut à tous, j'espère que vous allez bien. Voici la suite des tribulations d'un helviet au pays des volcans. La dernière fois, je vous ai laissé à Riobamba, et bien le lendemain, j'ai sauté dans un bus pour Baños, dont le vrai nom est Baños de Santa Agua. Textuellement, celà veut dire Les Bains de l'Eau bénite. C'est une station thermale réputée ici en Equateur et aussi la porte d'entrée de l'Amazonie malgré son environnement de montagnes car ici vous pouvez vous inscrire pour les tours de 3, 4 jours ou une semaine dans la jungle amazonienne. Elle détient aussi un record dans le pays en matière de densité de restos, bars, auberges, discothèques etc... au mètre carré. Imaginez un bled comme La Tour-de-Peilz, encerclé de près par les montagnes, dont le redoutable Tungaruhua (5700 m), un volcan toujours actif et dont la dernière alerte jaune a eu lieu en 2004. Ce volcan, extrêment surveillé, est susceptible d'entrer en éruption à tout moment, et il arrive très souvent que la ville de Baños, ainsi que celle d'Ambato qui est pourtant à plus de 60 km de là soient recouverts de cendres crachées par ce monstre. Heureusement pour moi, il est resté endormi les 2 jours que j'ai passés là-bas. C'est assez amusant quand je lis le "Routard" à propos de Baños. Dans le guide, ils disent sur le ton de la plaisanterie que, si on va à Baños, on fera bien de brûler une cierge en honneur de la Vierge de Santa Agua (la sainte patronne de cette ville), et de faire d'abord son testament. Certe, c'est une plaisanterie, mais c'est aussi une réalité car les gens d'ici vivent constamment dans l'idée d'un désastre possible. Il faut savoir que si le Tungaruhua se met en colère pour de vrai, la ville de Baños sera recouverte de lave en 15 minutes. D'ailleurs, la population a du être évacuée en 1999 lorsque le volcan s'est mis en éruption mais pas au point de tout détruire. Elle n'est revenue qu'en 2003, et de force, suite au reportage d'un journaliste qui montre que certains éléments incontrôlés de l'armée, qui devait sécuriser la zone et protéger les maisons, se sont mis à piller les habitations. Quand on débarque ici, on est tout de suite mis au courant par les hôteliers, ce qu'il faut faire en cas d'évacuation etc... Suite à 1999, un pont a été construit sur le profond ravin sis à côté de la ville pour servir de voie de secours au cas où. Bon, j'ai fait confiance à ma bonne étoile, et dieu merci, elle brille toujours de mille feux. Et puis, il faut vivre dangereusement non ? Qui a dit çà déjà ? A part çà, Baños est un joli coin, très agréable à rester quelques jours. Il y a plein de monde, Equatoriens en villégiature, et aussi pas mal de routards. Et bien sûr, des bains thermaux dont un, Las Piscinas de la Virgen, est carrément sous une cascade. Le must est d'y aller tôt le matin, et après avoir barboté dans une eau à je ne sais combien de degrés, en tout cas c'est superbe chaude, se taper un desayuno roboratif dans le resto d'à côté. Après on est comme un sou neuf et prêt à participer à quelques excursions. Les possibilités ne manquent pas ici et il y en a pour tous les goûts. Des activités pépères genre visiter les cascades autour de la ville, ou plus sportives comme le rafting avec les sauts en élastiques en prime, les balades (longues) en VTT, ou 2, 3 jours voire une semaine dans la jungle avec les guides etc... Et le soir, çà vit, c'est la fête, avec des peñas, des bars à gogo en passant par les salsotecas. Vous imaginez bien que le vieux est aux anges, et plutôt content de pouvoir danser queques salsas ricas avec des locales qui sont assez surprises de voir un gringo se débrouillant pas si mal que çà pour cette danse. Et j'ai aussi rencontré à Baños, ( en fait on s'est déjà vus à Alausi pour le train) une charmante demoiselle coréenne qui voyage pendant une année en Am. Sud et qui répond au doux nom de Jiu Ji. La veinarde, elle voyage pour accumuler de l'expérience pour sa profession. Elle est agente de tourisme à Séoul.&lt;br /&gt;Non, ce n'est pas un autre flirt de vacance, ou de flirt tout court, rien de tout celà je vous le dis de suite. Juste une amitié entre asiatiques aux sensibilités proches et entre deux voyageurs solitaires qui sont contents de pouvoir parler avec quelqu'un d'autre. Nous allons aux bains, manger ensemble, parler de la Corée, du Vietnam aussi car chose extraordinaire, son oncle était soldat au Vietnam pendant la guerre au sein de la fameuse division sud-coréene qui faisait si peur aux soldats communistes. C'étaient des sacrés durs guerriers. C'est sympa, d'autant plus que la frêle Jiu Ji ne craint pas de faire la fête le soir. En tout cas celà me change des autres soirs où je suis au lit au plus tard à 23h, eh oui, qui l'eut cru, lustucru, de la part d'un gars à la vie de bâton de chaise comme moi. Bref, c'était vraiment bonnard ces 2 jours à Baños. En quittant ce bourg et Jiu Ji qui s'en va en Amazonie au pays des réducteurs de têtes (les Jivaros), je mettais le cap sur Latacunga où je suis arrivé hier. Rien de spécial à voir dans ce bled, mais c'est là qu'il faut venir se loger le mercredi, la veille d'un autre de ces fameux marchés équatoriens, celui de Saquisili. Un magnifique marché que j'ai vu ce matin, et pour çà il a fallu me lever dès poltron-minet et prendre un de ces bus brinquebalants pour Saquisili à environ 30 km de là. C'est quelque chose de superbe ce marché, très haut en couleur, surtout pour les indigenas du pays et pas du tout pour touristes. D'ailleurs il y avait très peu de Gringos ce matin dans ce marché. On y voit beaucoup de choses pour la vie de tous les jours, et presque pas d'artisanats. Des choses comme les cordes, les ustensiles de toute sorte, les légumes, les grains etc... Très authentique comme marché. Je n'ai vraiment pas regretté d'être venu à Latacunga et me lever à 6h ce matin pour lui. Vers 10h, c'est pratiquement fini et j'ai repris le bus pour Latacunga et mes affaires en consigne à l'hôtel pour remonter à Quito. Après une heure et quelque de route à travers un paysage extraordinaire, il y a comme 7 ou 8 volcans le long de la route entre Latacunga et Quito ! je suis arrivé vers 14h cet après-midi, et pour cette fois, j'ai pris un hôtel repéré au début de mon séjour Quiteño, en plein zona roja de la ville avec tout ce qu'il faut autour pour un couche-tard. C'est pratique et sûr, en plus l'auberge est super confortable, avec un prix tout doux de 11 USD par jour. Que demande le peuple ? Et comme il y a une journée à passer demain ici avant de m'envoler pour les Galapagos le samedi, je suis allé m'inscrire chez le Biking Dutchman (on l'appelle ainsi ce hollandais qui tient une agence à Quito et propose des excursions assez sportifs à vélo) pour le tour du Cotopaxi (l'autre volcan près de Quito - aussi dans les 5700 m d'altitude). Rassurez vous, on ne va pas grimper au sommet du Cotopaxi, mais on va quand même tout près, vers le dernier refuge à 3500-4000 m en véhicule, et après on descend en VTT. Il faut compter une bonne journée avec repas inclu etc... Ce sera quand même assez physique, alors je crois que je vais vous laisser ici en attendant car il commence à faire nuit sur Quito, il est bientôt 20h, il va falloir que je me tape un T.bone steak bien saignant chez l'Argentin d'à côté pour prendre des forces, ensuite me coucher un peu plus tôt car demain, debout à 6h30 et il va falloir pédaler sec. Alors mes chers, je vous dis à tout bientôt et vous embrasse bien fort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18998243-114074308441706570?l=homoburnatus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://homoburnatus.blogspot.com/feeds/114074308441706570/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18998243&amp;postID=114074308441706570' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114074308441706570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18998243/posts/default/114074308441706570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://homoburnatus.blogspot.com/2006/02/baos-de-santa-agua-latacunga-saquisili.html' title='Baños (de Santa Agua) - Latacunga - Saquisili'/><author><name>JPB</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04852212525093564969</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_0XujcHj1jAo/SBiQ9ft99ZI/AAAAAAAAAAM/CB_0z8-oL-g/S220/DSCN0054.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18998243.post-114040396644843676</id><published>2006-02-19T18:49:00.000-08:00</published><updated>2006-04-06T07:44:03.656-07:00</updated><title type='text'>Cuenca - Alausi - Riobamba</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/6/O/79069113O743114690.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; 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float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/8/O/79081320O311452230.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/8/O/79081656O504404290.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/8/O/79081656O504404290.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/8/O/79081826O511214426.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/8/O/79081826O511214426.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/8/O/79082050O153804535.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://photo-origin.tickle.com/image/79/0/8/O/79082050O153804535.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Salut à tous, j'espère que vous avez passé un bon week-end et que vous êtes en pleine forme pour s'attaquer à cette semaine qui débute. Il est encore dimanche soir (19h)ici à Riobamba où je suis arrivé il y a à peine une heure. Il fait un petit 18 degrés mais pas de vent, c'est plutôt agréable avec un léger pull-over. Avant de venir ici, j'étais à Cuenca, une superbe cité coloniale où il fait vraiment bon vivre. En venant de Guyaquil pour Cuenca, la route traverse un parc national d'une majestueuse beauté, avec par moment, des paysages qui ressemblent beaucoup à la Suisse. Il y a pleins de troupeaux de vaches noires et blanches, des sapins et pas mal de petites lagunes qui font penser un peu aux alpages fribourgeois chers à Jeannette. C'est aussi ici que débute l'avenue des volcans ainsi surnommée par Alexandre von Humboldt him-self. De Cuenca à Quito, la route est encerclée par une chaîne de montagnes dont 10 volcans qui culminent tous à plus de 5000 m. Parmi eux, le fameux Chimborazo, le point le plus haut d'Equateur, qui perche à 6300 m et quelque et qui se trouve juste à côté de Riobamba où je suis actuellement.&lt;br /&gt;Mais revenons à Cuenca la coloniale, classée Patrimoine culturelle de l'humanité par l'Unesco. Une ville propre et coquette, et l'architecture coloniale est dans toute sa splendeur. D'ailleurs on reconnait tout de suite les touristes car ils marchent tous le nez en l'air. De la couleur, des stucs, des balcons en corbeillement (c'est comme ça qu'on dit ?) en veux-tu, en voilà. Et surtout une certaine douceur de vivre qui tranche avec la frénésie malsaine de certaines villes de la côte. La ville s'étend des deux côtés d'une tranquille rivière nommée Tomebamba et entourée de montagnes magnifiques. D'ailleurs une de mes activités favorites pendant mon séjour Cuencano est d'aller me promener le long de cette rivière sous des arbres et des belles maisons s'étendant sur les deux rives. On y voit aussi des lavandières indiennes occupées à laver leur linges, des gosses qui jouent, les amoureux qui se bécotent sur des banc publics. Bref, il y a comme une espèce de sérénité qui vous emplit et ça fait vraiment du bien. Savez vous que Cuenca est aussi la capitale du Panama (mais non, pas le pays), le fameux chapeau synonyme d'élégance. Car contrairement à ce qu'on croit, le Panama n'est pas une spécialité du Panama, mais d'Equateur. Fabriqués à l'origine en Equateur, par des artisans qui maîtrisent la technique de tressage des pailles qu'on ne trouve qu'ici et donc le savoir-faire est connu depuis la nuit des temps, pour protéger les travailleurs creusant le canal du Panama. Sous le cagna qui tape dur là-bas, il leur fallait quelque chose de léger, solide et indéformable, et c'est ainsi qu'avec le temps, ce chapeau est devenu un symbole de l'élégance. Il fallait voir ces dames indiennes avec leur chapeau, c'est quelque chose. Je suis allé voir le fameux Alberto Pulla, artisan mondialement connu pour la qualité de ses Panamas. Ici on dit qu'il est plus connu que le président de l'Equateur. Un super gentil pépé, qui ne peut plus parler à cause d'une opération subie il y a quelques années mais ses yeux malicieux parlent pour lui. A tous ceux qui viennent voir sa boutique, il leur ouvre grande la porte de son antre, l'atelier où il les fabriquent ou il les réparent. Lorsqu'il apprend que je viens de Suisse, il a ouvert un énorme classeur et dedans, une quantité de lettres, de cartes postales de Suisse et de tous les pays du monde. Merveilleux endroit, des chapeaux partout et il y en a pour tous les prix. Imaginez qu'un Panama de grande qualité peut coûter jusqu'à plus de 300 dollars ! C'est pour celà que certains font réparer leurs chapeaux plutôt que d'acheter une autre. Moi je me suis modestement contenté d'un Panama à 30 dollars et alors là, cet été, ça va en jeter sur les bords du lac à Vevey. L'avantage avec ce Panama, c'est qu'on peut le tordre dans tous les sens, il reprend tjs sa forme initiale, c'est pratique pour mettre dans un petit carton dur et hop dans le sac de voyage. Contrairement au Borsalino (épisode d'Otavalo), quelle merde, ça fait des jours que je le trimbale à la main partout lorsqu'il faut prendre le bus. J'ai quitté Cuenca hier un peu à regret mais là, le temps commence à devenir un peu restreint. Je suis allé hier à Alausi, un petit village qui ne s'animent que 3 jours par semaine. Mercredi, Jeudi et Dimanche, car ces jours là, arrivent de Riobamba le fameux train des Andes qui partait à l'époque de Quito et qui va jusqu'à Guyaquil sur une tracée faramineuse de paysages fantastiques, et sur certains tronçons, on peut voyager sur le toit pour profiter du paysage. Hélas, depuis quelques années, et bien des glissements de terrains plus tard, il ne circule plus que depuis Riobamba jusqu'à Nariz del Diablo (Narine du Diable) juste après Alausi. Ainsi bien des touristes, comme moi, préfèrent voyager d'Alausi jusqu'à Nariz del Diablo car c'est le tronçon le plus spectaculaire. Voilà, après une nuit à m'emmerder un max à Alausi, j'ai pris le train ce matin en compagnie d'une ribambelle de touristes, certains sont emmenés en bus depuis on ne sait d'où, rien que pour ce petit trajet. Mais il y a une petite déception, le vrai train ne roule plus et à la place, c'est un Autoferro (bus monté sur rails) comme celui que j'ai voulu prendre d'Ibarra à San Lorenzo. Tant pis, c'est plus pour le trajet que pour le genre de locomotion. Bien sûr, on a voyagé sur le toit et effectivement, le trajet est court mais magnifique, des paysages grandioses, seul hic, il a fait ce matin un temps maussade, et plein de brume. Mais c'était quand même une superbe expérience. D'ailleurs j'ai pensé à quelqu'un et ça m'a fait rire (un peu méchant peut-être, mais non ce n'est pas méchant) en arrivant au point appelé Narine du Diable, pourquoi ? Et là, mes collègues de travail auront peut-être une idée de qui je parle. Parce que effectivement le coin ressemble à un nez, et il y a pleine de végétation qui sortent de ces narines de pierre. Bon assez de plaisanterie car on va me taxer de médisant. Et bien, après un pollo a la plancha (dans ces petits bleds, la cuisine n'est pas très variée), j'ai pris le bus pour Riobamba où je suis en ce moment, entrain de taper ces lignes pour vous, mes chers afficionados. Première impression, pas terrible comme ville. Une grosse ville banale, et comme c'est dimanche en fin de journée, presque pas de monde dans les rues. Par contre je suis tombé par hasard sur un hôtel 
